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<title>IN THE MOOD FOR DEAUVILLE 2026 - premieres</title>
<description>Par Sandra Mézière. L'actualité de Deauville et du Festival du Cinéma Américain depuis 25 ans. Pour l'actualité cinéma et son actualité d'auteure : Inthemoodforcinema.com. Le 51ème Festival du Cinéma Américain de Deauville en direct ici.</description>
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<title>50ème Festival du Cinéma Américain de Deauville – Première – NI CHAÎNES NI MAÎTRES de Simon Moutaïrou</title>
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<author>noreply@inthemoodfordeauville.com (Sandra Mézière)</author>
<category>PREMIERES (Festival du Cinéma Américain )</category>
<pubDate>Sun, 08 Sep 2024 23:39:00 +0200</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6620541&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.inthemoodfordeauville.com/media/02/00/3958408714.jpg&quot; alt=&quot;ni chaines ni maitres film.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;En ce deuxième jour du 50ème Festival du Cinéma Américain de Deauville, ce film courageux, puissant, audacieux et sensoriel de Simon Moutaïrou a indéniablement marqué les esprits. Scénariste (notamment des remarquables&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/archive/2022/02/05/critique-de-goliath-de-frederic-tellier-6364566.html#:~:text=Goliath%20a%20encore%20gagn%C3%A9.,personne%20ne%20voulait%20l%27entendre.&quot;&gt;&lt;em&gt;Goliath&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp;et&amp;nbsp;&lt;em&gt;Boîte noire)&lt;/em&gt;, pour son premier long métrage en tant que réalisateur, Simon Moutaïrou n’a pas choisi la facilité. Parmi un impressionnant casting figure le président du jury de ce 50ème Festival du Cinéma Américain de Deauville, Benoît Magimel, qui incarne un personnage particulièrement antipathique, mais toujours avec le même talent et la même intensité.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;1759. Isle de France (actuelle île Maurice). ​Massamba (Ibrahima Mbaye) et Mati (Anna Thiandoum), esclaves dans la plantation d’Eugène Larcenet (Benoît Magimel), vivent dans la peur et le labeur. Lui rêve que sa fille soit affranchie, elle de quitter l’enfer vert de la canne à sucre. Une nuit, elle s’enfuit. Madame La Victoire (Camille Cottin), célèbre chasseuse d’esclaves, est engagée pour la traquer. Massamba n’a d’autre choix que de s’évader à son tour. Par cet acte, il devient un « marron », un fugitif qui rompt à jamais avec l’ordre colonial.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Le cinéaste a choisi d’aborder un sujet dont le cinéma français s’est peu emparé : celui des « marrons », ces esclaves fugitifs qui ont eu le courage de briser leurs chaines.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;C’est d’abord un film de contrastes, entre le décor paradisiaque de l’île Maurice, et les horreurs indicibles dont sont victimes les esclaves. Entre le vert et le bleu de l’île, et le rouge de leur sang. Le chef opérateur Antoine Sanier a ainsi créé une réalité hallucinée, presque fantastique, avec une aura magique qui fait écho aux mythes et légendes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;C’est avant tout l’histoire d’hommes qui retrouve leur fierté, l’éloge de leur courage. Les vrais héros ce sont eux. Ce sont aussi leurs visages qui clôturent le film et cette scène d’une force tragique ineffable.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Seul Félix Lefebvre qui incarne le fils de l’esclavagiste fait preuve d’humanité. La musique d’Amine Bouhafa souligne astucieusement les moments de tension, d’horreur ou de rare accalmie.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Une expérience entre thriller et film fantastique. Un film ambitieux et marquant. Une histoire nécessaire de dignité retrouvé portée par deux comédiens remarquables, Ibrahima Mbaye et Anna Thiandoum.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Ouverture du Festival du Cinéma Américain de Deauville 2025 : une édition qui s’annonce étincelante !</title>
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<author>noreply@inthemoodfordeauville.com (Sandra Mézière)</author>
<category>CEREMONIES D'OUVERTURE</category>
<category>PREMIERES (Festival du Cinéma Américain )</category>
<pubDate>Fri, 06 Sep 2024 23:55:00 +0200</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6620058&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.inthemoodfordeauville.com/media/02/02/4163155642.jpg&quot; alt=&quot;20240906_202816.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;« Les gens ont tous quelque chose en commun : ils sont tous différents. » C’est par cette citation de Robert Zend que le Maire de Deauville, Philippe Augier, a ouvert cette tant attendue 50&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;édition du Festival du Cinéma Américain de Deauville, dans la salle majestueuse du Centre International de Deauville (CID).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Une ouverture placée sous le signe du prestige et de l’émotion. Cette cérémonie a en effet débuté par un hommage à Anouk Aimée, disparue le 18 juin dernier (par Camelia Jordana qui a chanté le célèbre air de Francis Lai) et à &amp;nbsp;Gena Rowlands, deux actrices indissociables de Deauville, la première avec le film de Lelouch qui l’a immortalisée,&amp;nbsp;&lt;em&gt;Un Homme et une femme&lt;/em&gt;, la seconde par sa venue au festival (je me souviens ainsi de sa présence charismatique lors de la 22&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;édition).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6620059&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.inthemoodfordeauville.com/media/01/01/3143100110.jpg&quot; alt=&quot;20240906_194830.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;L’ancienne Maire de Deauville, Anne d’Ornano, a tenu à remercier toutes les personnes qui ont rendu ce festival possible il y a 50 ans.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6620060&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.inthemoodfordeauville.com/media/01/00/3162009035.jpg&quot; alt=&quot;20240906_192712.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Un prix d’honneur a été remis à Michael Douglas des mains de Ludivine Sagnier. Il venait ainsi pour la cinquième fois à Deauville, « certainement pas la dernière » a-t-il ajouté. Il a évoqué sa suite éponyme à l’hôtel Royal et a surtout tenu à remercier toutes les personnes avec lesquelles il a travaillé tout au long de ces années. Le prix nouvelle génération a été attribué à Malia Ann par la directrice du festival Aude Hesbert. &amp;nbsp;Son magnifique conte sur le deuil et la solitude,&amp;nbsp;&lt;em&gt;The Heart&lt;/em&gt;, a ainsi été projeté ce soir avant le film Lee Miller d’Ellen Kuras qui ouvrait cette 51&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;édition.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Comme chaque année ont également été présentés les deux jurys, présidés cette année par Benoît Magimel et Alice Belaïdi.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Ainsi le Maire de Deauville a-t-il conclu son discours&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Soyez heureux à Deauville dans le partage de notre passion commune, le cinéma.&amp;nbsp;» Voilà une parfaite devise pour cette 50&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;édition&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6620061&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.inthemoodfordeauville.com/media/00/00/153617138.jpg&quot; alt=&quot;20240906_193644.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Je vous donne rendez-vous ici et sur Instagram pour vous faire vivre quotidiennement en direct cette édition anniversaire du Festival du Cinéma Américain de Deauville. Une édition qui s’annonce étincelante avec les présences de Michelle Williams, Natalie Portman, James Gray, Claude Lelouch et son dernier film en clôture…Et comme toujours la compétition qui permet d’établir une radiographie de la société américaine. Avant cela, place au film d’ouverture.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Critique de LEE MILLER d’Ellen Kuras&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6620063&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.inthemoodfordeauville.com/media/01/02/3679461797.jpg&quot; alt=&quot;20240906_205851.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Ce film raconte ainsi l’incroyable vie de Lee Miller (incarnée ici par Kate Winslet), ex-modèle pour Vogue et muse de Man Ray devenue l’une des premières femmes photographes de guerre. Partie sur le front et prête à tout pour témoigner des horreurs de la Seconde Guerre, elle a, par son courage et son refus des conventions, changé la façon de voir le monde.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Quelle belle idée que d’ouvrir cette 50&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;édition par ce portrait de femme combattive, non dénuée de zones d’ombres et d’aspérités !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Lee Miller fut ainsi (notamment) l’une des premières à témoigner de l’horreur des camps en se rendant avec l’armée américaine à Buchenwald et Dachau à leur libération en avril 1945.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;C’est Kate Winslet qui est à l’origine du projet et son investissement se ressent dans la production comme dans son interprétation habitée. C’est en effet cette dernière qui avait contacté Antony, le fils de Lee Miller et Roland Penrose pour lui parler du projet. Il lui avait alors montré tous les scénarios, tous envoyés par des hommes auxquels il n’avait jamais répondu. Il fallut huit ans à Kate Winslet pour concrétiser ce projet. Elle a donc décidé de le produire contre vents et marées en choisissant une célèbre directrice de la photographie qu’elle avait rencontrée en 2003 sur le tournage d’&amp;nbsp;&lt;em&gt;Eternal Sunshine of the Spotless Mind&lt;/em&gt;&amp;nbsp;de&amp;nbsp;Michel Gondry.&amp;nbsp;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;Lee Miller&amp;nbsp;est ainsi le premier film de fiction d’Ellen Kuras en tant que réalisatrice.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Kate Winslet et sa co-productrice Kate Salomon n’ont pas souhaité écrire un biopic classique, de la naissance à la mort. Le film se focalise ainsi sur les années pendant lesquelles la photographe a été correspondante pour Vogue durant la Seconde Guerre Mondiale. Les scénaristes Liz Hannah, Marion Hume et John Collee ont alors inventé le personnage de Josh O’Connor, un journaliste qui interviewe Lee Miller à la fin de sa vie.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Ce sont les véritables photographies de Lee Miller &amp;nbsp;qui figurent dans le film, et c’est là son principal atout. L’un de ses clichés le plus célèbre la représente dans la baignoire d’Adolf Hitler, peu de temps après son suicide.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;On retiendra de ce portrait sensible : sa magnifique photographie, l’investissement de Kate Winslet qui est une Lee Miller d’une énergie débordante et d’une volonté forcenée, un investissement en tant que productrice qui, par une sorte de judicieuse mise en abyme, des années plus tard, fait écho à celui de la photographe qui a dû batailler pour s’imposer. Ce film rend hommage à la photographe talentueuse et à la femme anticonformiste et courageuse et donne surtout envie de (re)découvrir son travail mis magnifiquement en lumière.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Première - Critique de LA ZONE D’INTÉRÊT de Jonathan Glazer</title>
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<author>noreply@inthemoodfordeauville.com (Sandra Mézière)</author>
<category>PREMIERES (Festival du Cinéma Américain )</category>
<pubDate>Fri, 08 Sep 2023 06:58:00 +0200</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6503103&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/01/02/815200025.jpg&quot; alt=&quot;cinéma,critique,film,la zone d'intérêt de jonathan glazer,la zone d'intérêt,jonathan glazer,the zone of interest,critique de la zone d'intérêt de jonathan glazer,festival de cannes 2023,grand prix festival de cannes 2023,sandra hüller,festival du cinéma américain de deauville 2023,dinard festival du film britannique 2023&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6476424&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/02/01/715152172.jpg&quot; alt=&quot;cinéma, critique, film, La zone d'intérêt de Jonathan Glazer, La zone d'intérêt, Jonathan Glazer, The zone of interest, critique de la zone d'intérêt de Jonathan Glazer, Festival de Cannes 2023, Grand Prix Festival de Cannes 2023, Sandra Hüller, Festival du Cinéma Américain de Deauville 2023, Dinard Festival du Film Britannique 2023&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;em&gt;Photo ci-dessus : présentation du film dans le cadre du Festival du Cinéma Américain de Deauville 2023&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;em&gt;La Zone d’intérêt&amp;nbsp;&lt;/em&gt;figurait parmi les films en compétition du dernier&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://inthemoodforcannes.com/&quot;&gt;Festival de Cannes&amp;nbsp;&lt;/a&gt;(d’où il est reparti avec le Grand Prix), et fut présenté hier en avant-première au&amp;nbsp; &lt;a href=&quot;http://inthemoodfordeauville.com/&quot;&gt;Festival du Cinéma Américain de Deauville.&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Rarement un film m’aura autant bousculée, de la première à la dernière seconde, et hantée, des jours après. Cela commence par un écran noir, interminable, tandis que des notes lancinantes et douloureuses viennent déjà heurter notre tranquillité, nous avertir que la sérénité qui lui succèdera sera fallacieuse. La première scène nous donne à voir une image bucolique, celle d’une famille au bord d’une rivière par une journée éclatante. Celle de Rudolf Höss, commandant d’Auschwitz de 1940 à 1943, qui habite avec sa famille dans une villa avec jardin, juste derrière les murs du camp. À qui ignorerait l’histoire (et l’Histoire) et ne serait pas attentif, la vie de cette famille semblerait de prime abord presque « normale ». Un air de vacances et de gaieté flotte dans l’air. Les corps s’exhibent, en pleine santé. Pourtant c’est dans cette normalité, cette banalité que réside toute l’horreur, omniprésente, dans chaque son, chaque arrière-plan, chaque hors-champ. Cette&amp;nbsp;&lt;em&gt;zone d’intérêt&lt;/em&gt;, ce sont les 40 kilomètres autour du camp, ainsi qualifiés par les nazis. Une qualification qui englobe déjà le cynisme barbare de la situation.&amp;nbsp;La biographie de Rudolf Höss avait inspiré&amp;nbsp;&lt;em&gt;La mort est mon métier&amp;nbsp;&lt;/em&gt;de Robert Merle, puis le roman&amp;nbsp;&lt;em&gt;The Zone of Interest&amp;nbsp;&lt;/em&gt;de Martin Amis (publié chez Calmann-Lévy en 2015) dont le film est adapté. Il décrit le quotidien de cet artisan de l’horreur avec Hedwig, son épouse et leurs cinq enfants.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Avant même le premier plan, ce qui nous interpelle, c’est le son, incessant, négation permanente de la banalité des scènes de la maisonnée. C’est le bruit d’un wagon. Ce sont des cris étouffés. Ce sont des coups de feu. Ce sont des aboiements. Ce sont ces ronronnements terrifiants et obsédants des fours crématoires. Mais c’est l’arrière-plan aussi qui teinte d’horreur tout ce qui se déroule au premier, cette indifférence criante qui nous révulse. C’est la vue de cette cheminée, juste au-dessus du jardin, dont une fumée noire s’échappe, sans répit. Ce sont les barbelés. C’est ce prisonnier qui s’affaire dans le jardin du Commandant. C’est la vue de ces trains qui ne cessent d’arriver. Ce sont ces os que charrie la rivière. L’horreur est là, omniprésente, et pourtant insignifiante pour les occupants de la zone d’intérêt qui vivent là comme si de rien n’était, comme si la mort ne se manifestait pas à chaque seconde. La vie est là dans ce jardin, entre le père qui fume, les pépiements des oiseaux et les cris joyeux des enfants, éclaboussant de son indécente frivolité la mort qui sévit constamment juste à côté. La « banalité du mal » définie par Hannah Arendt représentée dans chaque plan.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Hedwig Höss se glorifie même d’être gratifiée du titre de « reine d’Auschwitz » par son mari. Hedwig est en effet très fière : de son statut, de ce qu’elle fait de sa maison, surtout de son jardin, avec sa serre et sa piscine. Son havre de paix au cœur de l’horreur absolue. Son mari est muté. Pour elle, l’horreur absolue s’inscrit cependant là : dans la perspective de devoir déménager de son « paradis ». Cette « zone d’intérêt » qu’elle ne quitterait pour rien au monde. Ce cliché de propagande nazie.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6476427&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/00/02/1891847746.jpg&quot; alt=&quot;cinéma, critique, film, La zone d'intérêt de Jonathan Glazer, La zone d'intérêt, Jonathan Glazer, The zone of interest, critique de la zone d'intérêt de Jonathan Glazer, Festival de Cannes 2023, Grand Prix Festival de Cannes 2023, Sandra Hüller, Festival du Cinéma Américain de Deauville 2023, Dinard Festival du Film Britannique 2023&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6476428&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/02/02/2356414846.jpg&quot; alt=&quot;cinéma, critique, film, La zone d'intérêt de Jonathan Glazer, La zone d'intérêt, Jonathan Glazer, The zone of interest, critique de la zone d'intérêt de Jonathan Glazer, Festival de Cannes 2023, Grand Prix Festival de Cannes 2023, Sandra Hüller, Festival du Cinéma Américain de Deauville 2023, Dinard Festival du Film Britannique 2023&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Claude Lanzmann (dont le documentaire&amp;nbsp;&lt;em&gt;Shoah&lt;/em&gt;, reste l’incontournable témoignage sur le sujet, avec également le court-métrage d’Alain Resnais,&amp;nbsp;&lt;em&gt;Nuit et brouillard&lt;/em&gt;) écrivit ainsi : « L’Holocauste est d’abord unique en ceci qu’il édifie autour de lui, en un cercle de flammes, la limite à ne pas franchir parce qu’un certain absolu de l’horreur est intransmissible : prétendre pourtant le faire, c’est se rendre coupable de la transgression la plus grave. » Le film de Glazer a cette intelligence-là : ne jamais montrer l’intransmissible. L’imaginer est finalement plus parlant encore. Ainsi, nous ne voyons rien de ce qui se déroule dans le camp mais nous le devinons. Nous ne voyons que des objets appartenant aux déportés qui contiennent en eux des destins tragiques et racontent la folie des hommes : un manteau de fourrure, des vêtements d'enfants, des bijoux, ou ce rouge à lèvres appartenant à une déportée qu’Hedwig s’applique soigneusement, et dans cette application en apparence insignifiante s’insinue le souffle glaçant de la mort qui la sous-tend. Le film adopte la retenue qui sied au sujet, au respect des victimes dont l’absence à l’image ne contribue pas à les nier mais n’est que le reflet de ce qu’elles étaient pour leurs bourreaux : des chiffres, des êtres dont on occultait sans état d'âme l'humanité. Le dénouement leur rend la lumière et la dignité.&amp;nbsp;&lt;em&gt;La Zone d’intérêt&amp;nbsp;&lt;/em&gt;a été tourné à Auschwitz même, encore une fois avec ce souci, de respect des victimes et de fictionnaliser le moins possible. Pas d’esthétisation. Pas de lumière artificielle. Le sentiment de contemporanéité n’en est que plus frappant.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Sandra Hüller figurait au générique de deux films remarquables en compétition du Festival de Cannes 2023, puisqu’elle incarne aussi la Sandra de&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/archive/2023/08/15/critique-de-anatomie-d-une-chute-de-justine-triet-palme-d-or-6456747.html&quot;&gt;&lt;em&gt;Anatomie d’une chute&lt;/em&gt;&amp;nbsp;de Justine Triet&lt;/a&gt;, la palme d’or de cette édition. Révélée à Cannes en 2016 dans&amp;nbsp;&lt;em&gt;Toni Erdmann&lt;/em&gt;, dans le film de Justine Triet, elle est impressionnante d’opacité, de froideur, de maitrise, d’ambiguïté. Ici, dans le rôle d'Hedwig, elle est carrément glaçante. Elle se délecte à essayer un manteau de fourrure trop grand pour elle dont il est aisé de deviner l’origine. Elle distribue des vêtements à ses amis dont la provenance ne fait aucun doute là non plus. Elle est si fière d’être cette femme à la vie si privilégiée, clamant qu’elle a une vie « paradisiaque » dans ce jardin qu’elle montre avec orgueil à sa mère, comme cette chambre d’enfant où elle l’héberge, avec fenêtre sur les miradors et cheminées. Elle est monstrueuse dans l’apparente normalité de ses gestes et paroles, et laissant même éclater toute sa violence lorsqu’une assiette n’est pas là où elle doit être. Ou quand elle demande à « Rudolf » de l'« emmener encore dans ce spa italien » &amp;nbsp;tandis que rugissent les fours crématoires, et la mort, alors qu’elle ne pense qu’à jouir de la vie, sans scrupules.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Pour le Commandant (Christian Friedel), seule compte la fierté de servir le 3ème Reich. Obstinément. Des industriels viennent louer les qualités de leurs fours, comme s’il s’agissait d’un quelconque produit industriel. Comment ne pas avoir la nausée devant l’ignominieuse distance et l’abominable froideur avec lesquelles ils discutent des modalités de la solution finale et du principe d’un &quot;four crématoire circulaire&quot;&lt;em&gt;&amp;nbsp;?&lt;/em&gt;&amp;nbsp;Les réunions des directeurs de camps sont aussi nauséeuses dans leur apparence ordinaire. Il est question d’efficacité, de rendement, de logistique. Comme si rien de tout cela ne concernait des êtres humains, et leur mort atroce.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6476429&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/00/01/3432145559.jpg&quot; alt=&quot;cinéma, critique, film, La zone d'intérêt de Jonathan Glazer, La zone d'intérêt, Jonathan Glazer, The zone of interest, critique de la zone d'intérêt de Jonathan Glazer, Festival de Cannes 2023, Grand Prix Festival de Cannes 2023, Sandra Hüller, Festival du Cinéma Américain de Deauville 2023, Dinard Festival du Film Britannique 2023&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;Une folie qui semble contaminer jusqu’aux enfants quand l’un enferme son frère dans la serre. On pense alors au chef-d’œuvre de Michael Haneke,&amp;nbsp;&lt;em&gt;Le ruban blanc&lt;/em&gt;. Ce ruban blanc, dans le film d’Haneke, c’est le symbole d’une innocence ostensible qui dissimule la violence la plus insidieuse et perverse. Ce ruban blanc, c’est le signe ostentatoire d’un passé et de racines peu glorieuses qui voulaient se donner le visage de l’innocence. Ce ruban blanc, c’est le voile symbolique de l’innocence qu’on veut imposer pour nier la barbarie, et ces racines du mal qu’Haneke nous fait appréhender avec effroi par l’élégance moribonde du noir et blanc. Ces châtiments que la société inflige à ses enfants en évoquent d’autres que la société infligera à plus grande échelle, qu’elle institutionnalisera même pour donner lieu à l’horreur suprême, la barbarie du XXème siècle. Cette éducation rigide va enfanter les bourreaux du XXème siècle dans le calme, la blancheur immaculée de la neige d’un petit village a priori comme les autres. La forme, comme dans le film de Glazer, démontre alors toute son intelligence, elle nous séduit d’abord pour nous montrer toute l’horreur qu’elle porte en elle et dissimule à l’image de ceux qui portent ce ruban blanc.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Je ne saurais citer un autre film dans lequel le travail sur le son est aussi impressionnant que dans&amp;nbsp;&lt;em&gt;La Zone d’intérêt&lt;/em&gt;, la forme sonore tellement au service du fond (parmi les films récents, je songe au long-métrage de Vincent Maël Cardona, &amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/archive/2022/04/06/critique-les-magnetiques-de-vincent-mael-cardona-prix-d-orna-6375332.html&quot;&gt;&lt;em&gt;Les Magnétiques&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp;mais le sujet est à des années-lumière de celui du film de Glazer) : cette dichotomie permanente entre ce vacarme et l’indifférence qu’il suscite. Ce grondement incessant qui nous accompagne des jours après. Les musiques composées par Mica Levi et les sons du concepteur sonore Johnnie Burn sont pour beaucoup dans la singularité de cette œuvre et dans sa résonance. Ces dissonances qui constamment nous rappellent que tout cela n'a rien de normal, qui nous oppressent. Et au cas où nous aurions souhaité occulter ce que ces sons représentent, ce qui se joue là, derrière les discussions sur la façon d’agencer le jardin ou les jeux des enfants, un écran brusquement rouge vient nous heurter, comme un écho à l’écran noir du début, nous signifiant bien que ce paradis bucolique masque un enfer, que le vert qui envahit l’écran n’est là que pour masquer le rouge qui déferle à quelques mètres. Seules des parenthèses en négatif laissent éclater un peu d’humanité (lueur d’espoir apparaissant alors comme irréalité au milieu de cette inconcevable réalité), et peut-être le départ anticipé de la mère d’Hedwig avec un mot dont nous ne connaîtrons pas la teneur et dont on a envie de croire qu'il dénonce l'horreur, et qui pourtant a elle aussi profité des déportés, en l’occurrence ses anciens patrons. C’est tout. Pas d'autre lueur d'espoir.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6476433&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/00/01/4159484120.jpg&quot; alt=&quot;cinéma, critique, film, La zone d'intérêt de Jonathan Glazer, La zone d'intérêt, Jonathan Glazer, The zone of interest, critique de la zone d'intérêt de Jonathan Glazer, Festival de Cannes 2023, Grand Prix Festival de Cannes 2023, Sandra Hüller, Festival du Cinéma Américain de Deauville 2023, Dinard Festival du Film Britannique 2023&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;En 2015, avec&amp;nbsp;&lt;em&gt;Le Fils de Saul&lt;/em&gt;, László Nemes nous immergeait dans le quotidien d'un membre des Sonderkommandos, en octobre 1944, à Auschwitz-Birkenau. Saul Ausländer est alors membre de ce groupe de prisonniers juifs isolé du reste du camp et forcé d’assister les nazis dans leur plan d’extermination. Il travaille dans l’un des crématoriums où il est chargé de « rassurer » les Juifs qui seront exterminés et qui ignorent ce qui les attend, puis de nettoyer… quand il découvre le cadavre d’un garçon en lequel il croit ou veut croire reconnaître son fils. Tandis que le Sonderkommando prépare une révolte (la seule qu’ait connue Auschwitz), il décide de tenter l’impossible : offrir une véritable sépulture à l’enfant afin qu’on ne lui vole pas sa mort comme on lui a volé sa vie, dernier rempart contre la barbarie. La profondeur de champ, infime, renforce cette impression d’absence de lumière, d’espoir, d’horizon, nous enferme dans le cadre avec Saul, prisonnier de l’horreur absolue dont on a voulu annihiler l’humanité mais qui en retrouve la lueur par cet acte de bravoure à la fois vain et nécessaire, son seul moyen de résister. Que d’intelligence dans cette utilisation du son, de la mise en scène étouffante, du hors champ, du flou pour suggérer l’horreur ineffable, ce qui nous la fait d’ailleurs appréhender avec plus de force encore que si elle était montrée. László Nemes s’est beaucoup inspiré de&amp;nbsp;&lt;em&gt;Voix sous la cendre,&lt;/em&gt;&amp;nbsp;un livre de témoignages écrit par les Sonderkommandos eux-mêmes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6476434&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/01/01/291662621.jpg&quot; alt=&quot;cinéma, critique, film, La zone d'intérêt de Jonathan Glazer, La zone d'intérêt, Jonathan Glazer, The zone of interest, critique de la zone d'intérêt de Jonathan Glazer, Festival de Cannes 2023, Grand Prix Festival de Cannes 2023, Sandra Hüller, Festival du Cinéma Américain de Deauville 2023, Dinard Festival du Film Britannique 2023&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Avec le plus controversé&amp;nbsp;&lt;em&gt;La vie est belle,&lt;/em&gt;&amp;nbsp;Benigni a lui opté pour le conte philosophique, la fable pour démontrer toute la tragique et monstrueuse absurdité à travers les yeux de l’enfance, de l’innocence, ceux de Giosué. Benigni ne cède pour autant à aucune facilité, son scénario et ses dialogues sont ciselés pour que chaque scène « comique » soit le masque et le révélateur de la tragédie qui se « joue ». Bien entendu, Benigni ne rit pas, et à aucun moment, de la Shoah mais utilise le rire, la seule arme qui lui reste, pour relater l’incroyable et terrible réalité et rendre l’inacceptable acceptable aux yeux de son enfant. Benigni cite ainsi Primo Levi dans&amp;nbsp;&lt;em&gt;Si c’est un homme&lt;/em&gt;&amp;nbsp;qui décrit l’appel du matin dans le camp. « Tous les détenus sont nus, immobiles, et Levi regarde autour de lui en se disant : “Et si ce n’était qu’une blague, tout ça ne peut pas être vrai…” C’est la question que se sont posés tous les survivants : comment cela a-t-il pu arriver ? ». Tout cela est tellement inconcevable, irréel, que la seule solution est de recourir à un rire libérateur qui en souligne le ridicule. Le seul moyen de rester fidèle à la réalité, de toute façon intraduisible dans toute son indicible horreur, était donc, pour Benigni, de la styliser et non de recourir au réalisme. Quand il rentre au baraquement, épuisé, après une journée de travail, il dit à Giosué que c’était « à mourir de rire ». Giosué répète les horreurs qu’il entend à son père comme « ils vont faire de nous des boutons et du savon », des horreurs que seul un enfant pourrait croire mais qui ne peuvent que rendre un adulte incrédule devant tant d’imagination dans la barbarie (« Boutons, savons : tu gobes n’importe quoi ») et n’y trouver pour seule explication que la folie (« Ils sont fous »). Benigni recourt à plusieurs reprises intelligemment à l’ellipse comme lors du dénouement avec ce tir de mitraillette hors champ, brusque, violent, où la mort terrible d’un homme se résume à une besogne effectuée à la va-vite. Les paroles suivantes le « C’était vrai alors » lorsque Giosué voit apparaître le char résonne alors comme une ironie tragique. Et saisissante.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6476435&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/01/02/668036929.jpg&quot; alt=&quot;cinéma, critique, film, La zone d'intérêt de Jonathan Glazer, La zone d'intérêt, Jonathan Glazer, The zone of interest, critique de la zone d'intérêt de Jonathan Glazer, Festival de Cannes 2023, Grand Prix Festival de Cannes 2023, Sandra Hüller, Festival du Cinéma Américain de Deauville 2023, Dinard Festival du Film Britannique 2023&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Autre approche encore que celle de&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/archive/2022/12/02/critique-la-liste-de-schindler-de-steven-spielberg-6415056.html&quot;&gt;&lt;em&gt;La Liste de Schindler&lt;/em&gt;&amp;nbsp;de Spielberg&lt;/a&gt;&amp;nbsp;dont le scénario sans concessions au pathos de Steven Zaillian, la photographie entre expressionnisme et néoréalisme de Janusz Kaminski (splendides plans de Schindler partiellement dans la pénombre qui reflètent les paradoxes du personnage), l’interprétation de Liam Neeson, passionnant personnage, paradoxal, ambigu et humain à souhait, et face à lui, la folie de celui de Ralph Fiennes, la virtuosité et la précision de la mise en scène (qui ne cherche néanmoins jamais à éblouir mais dont la sobriété et la simplicité suffisent à retranscrire l’horrible réalité), la musique poignante de John Williams par laquelle il est absolument impossible de ne pas être ravagé d'émotions à chaque écoute (musique solennelle et austère qui sied au sujet -les 18 premières minutes sont d’ailleurs dénuées de musique- avec ce violon qui larmoie, voix de ceux à qui on l’a ôtée, par le talent du violoniste israélien Itzhak Perlman, qui devient alors, aussi, le messager de l’espoir), et le message d’espérance malgré toute l’horreur en font un film bouleversant et magistral. Et cette petite fille en rouge que nous n'oublierons jamais, perdue, tentant d’échapper au massacre (vainement) et qui fait prendre conscience à Schindler de l’individualité de ces juifs qui n’étaient alors pour lui qu’une main d’œuvre bon marché.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Avec&amp;nbsp;&lt;em&gt;The Zone of Interest&lt;/em&gt;, Jonathan Glazer prouve d’une nouvelle manière, singulière, puissante, audacieuse et digne, qu’il est possible d’évoquer l’horreur sans la représenter frontalement, par des plans fixes, en nous en montrant le contrechamp, reflet terrifiant de la banalité du mal, non moins insoutenable, dont il signe une démonstration implacable. Cette image qui réunit dans chaque plan deux mondes qui coexistent et dont l’un est une insulte permanente à l’autre est absolument effroyable. &amp;nbsp;Si cette famille nous est montrée dans sa quotidienneté, c’est avant tout pour nous rappeler que la monstruosité peut porter le masque de la normalité. L’intelligence réside aussi dans la fin, qui avilit le monstre et le fait tomber dans un néant insondable tandis que nous restent les images de ce musée d’Auschwitz dans lequel s’affairent des femmes de ménage, au milieu des amas des valises, de chaussures et de vêtements, et des portraits des victimes. C’est d’eux dont il convient de se souvenir. De ces plus de cinq millions de morts tués, gazés, exterminés, parfois par des journées cyniquement ensoleillées. Un passé si récent comme nous le rappellent ces plans de la maison des Höss aujourd’hui transformée en mémorial. Une barbarie passée contre la résurgence de laquelle nous avons encore trop peu de remparts. Le film s’achève par un écran noir accompagné d’une musique lugubre, là pour nous laisser le temps d’y songer, de nous souvenir, de respirer après cette plongée suffocante, et de reprendre nos esprits et notre souffle face à l’émotion qui nous submerge. Un choc cinématographique. Un choc nécessaire. Pour rester en alerte. Pour ne pas oublier les victimes de l’horreur absolue mais aussi que le mal peut prendre le visage de la banalité. Un film brillant, glaçant, marquant, incontournable. Avec ce quatrième long-métrage (après&amp;nbsp;&lt;em&gt;Sexy Beast, Birth, Under the skin&lt;/em&gt;) Jonathan Glazer a apporté sa pierre à l'édifice mémoriel. De ce film, vous ne ressortirez pas indemnes. Vous ne pourrez pas (l') oublier. Voyez-le, impérativement.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;em&gt;La Zone d'intérêt&lt;/em&gt;&amp;nbsp;de Jonathan Glazer sortira sur les écrans français le 31 janvier 2024.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Première - Critique LE RÈGNE ANIMAL de Thomas Cailley</title>
<link>http://www.inthemoodfordeauville.com/archive/2022/09/06/premiere-critique-le-regne-animal-6488660.html</link>
<author>noreply@inthemoodfordeauville.com (Sandra Mézière)</author>
<category>PREMIERES (Festival du Cinéma Américain )</category>
<pubDate>Wed, 06 Sep 2023 13:17:00 +0200</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6517210&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.inthemoodfordeauville.com/media/02/01/927569113.png&quot; alt=&quot;cailley.png&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Hier soir, au CID était projeté un film singulier, puissant et saisissant dont vous entendrez forcément beaucoup parler dans les mois à venir, le deuxième film de Thomas Cailley après &lt;em&gt;Les Combattants&lt;/em&gt;&amp;nbsp;(César 2015 du meilleur premier film).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Dans un monde en proie à une vague de mutations qui transforment peu à peu certains humains en animaux, François (Romain Duris) fait tout pour sauver sa femme, touchée par ce phénomène mystérieux. Alors que la région se peuple de créatures d'un nouveau genre, il embarque Émile (Paul Kircher), leur fils de 16 ans, dans une quête qui bouleversera à jamais leur existence.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;D’apparence tout d’abord réaliste, le glissement se fait progressif vers le fantastique avec un parallèle évident avec une période récente&amp;nbsp;: celle d’une réalité qui peu à peu s’est transformée en une situation inédite, angoissante et ubuesque qui a arrêté toute la planète. Ce film possède tant de ramifications qu’il faudrait en parler des heures. J’y reviendrai plus longuement. Il est notamment passionnant en ce qu’il questionne cette frontière entre l’Humanité et la Nature. Une manière particulièrement originale d’aborder les mutations du vivant (et donc écologiques) et les risques qui menacent la planète. L’immersion du fantastique dans la vie «&amp;nbsp;réelle&amp;nbsp;» rend le récit d’autant plus universel, en mêlant aussi astucieusement le spectaculaire et l’intime.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Les Landes de Gascogne forment un décor idéal, presque fabuleux, magique, là aussi intemporel, d’une grande richesse et diversité. La forêt devient alors un personnage à part entière, mise en lumière par la magnifique photographie de David Cailley. Ces décors réels dans lesquels a été tournée la totalité du film rendent l’impensable d’autant plus crédible.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;Après&amp;nbsp;&lt;em&gt;le Lycéen&lt;/em&gt;, Paul Kircher confirme que le cinéma français devra compter sur lui. Son jeu exhale une sincérité et une force rares, sauvages, intense, et la relation complexe avec son père accroissent l’intérêt du film. Et je vous mets au défi de ne pas être bouleversés quand de la voiture, toutes fenêtres ouvertes, s’échappe la musique de Pierre Bachelet tandis que Paul Kircher hurle &quot;maman !&quot;. &amp;nbsp;Soulignons aussi le rôle de Fix interprété par&amp;nbsp;Tom Mercier, dans un rôle d’homme-oiseau, de «&amp;nbsp;tout son être, tout son corps.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Un film atypique, hybride, ambitieux, audacieux intelligemment métaphorique et teinté d’humour. Un récit initiatique et une fable cauchemardesque d’une force rare qui résonne intelligemment avec l’actualité récente mais aussi un fim tendre sur la relation entre un père et son fils. Une auscultation de l’animalité et des mutations de l’homme mais aussi une ode à la différence. Ajoutez à cela une bo absolument magnifique de De Andréa Laszlo De Simone et vous obtiendrez un film d’une grande profondeur derrière un captivant divertissement.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Festival du Cinéma Américain de Deauville 2023 – Conversation avec Luc Besson et critique de DogMan de Luc Besson (Première)</title>
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<author>noreply@inthemoodfordeauville.com (Sandra Mézière)</author>
<category>MASTER CLASS</category>
<category>PREMIERES (Festival du Cinéma Américain )</category>
<pubDate>Sun, 03 Sep 2023 18:49:00 +0200</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6545674&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.inthemoodfordeauville.com/media/01/01/1264289527.jpg&quot; alt=&quot;cinéma,deauville,festival du cinéma américain&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;L’évènement du jour à Deauville fut la master class de Luc Besson après la projection de &lt;em&gt;DogMan&lt;/em&gt; hier soir (dans le cadre des «&amp;nbsp;Premières&amp;nbsp;» du festival), qui a enthousiasmé et ému les festivaliers.&lt;em&gt; DogMan&lt;/em&gt;, fiklm écrit, réalisé et produit par Luc Besson a été présenté en avant-première au Festival de Deauville, et a aussi été sélectionné en compétition au Festival de Venise.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6545676&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.inthemoodfordeauville.com/media/02/00/2499610795.jpg&quot; alt=&quot;cinéma,deauville,festival du cinéma américain&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Le film débute par les images d’un travesti déguisé en Marilyn Monroe. Hagard. Et ensanglanté.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;C’est en lisant un article sur une famille qui avait jeté son enfant de 5 ans dans une cage que&amp;nbsp;Luc Besson&amp;nbsp;a eu l'idée de ce film&amp;nbsp;si singulier. Selon le pitch officiel, &lt;em&gt;DogMan &lt;/em&gt;raconte « l’incroyable histoire d’un enfant, meurtri par la vie, qui trouvera son salut grâce à l’amour que lui portent ses chiens ». Seul l’amour des chiens sauve en effet ce jeune homme traumatisé par les effroyables maltraitances subies dans son enfance. Son « gang » animalier qui aide les victimes de la violence humaine. Tel un Robin des bois, avec leur aide, il vole les riches propriétaires…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;À la suite d’un règlement de comptes qui termine tragiquement, il est arrêté par la police puis interrogé par une psychiatre bienveillante (dont les failles font écho aux siennes). Les flashbacks nous racontent alors sa tragique et romanesque histoire...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;&amp;nbsp;C’est plus que «&amp;nbsp;l’histoire incroyable d’un enfant meurtri&amp;nbsp;». C’est un conte funèbre. La construction d’un (anti)héros mémorable tels Léon et Nikita. &amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Caleb Landry Jones, prix d’interprétation masculine à Cannes en 2021 pour son rôle dans &lt;em&gt;Nitram&lt;/em&gt;, incarne ici un DogMan tantôt attachant, tantôt effrayant, et livre une performance absolument sidérante qui nous embarque avec lui dans ce film hybride entre fable sombre, film social, série B, thriller, avec comme toujours chez Besson l’influence prégnante de la BD et une esthétisation de la violence même si le &amp;nbsp;hors-champs est judicieusement utilisé dans les scènes les plus « carnassières », de même que le son et le montage, remarquables.&amp;nbsp;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: black; background: white;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Au bout de 2 jours, j'étais au spectacle.&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;color: black; background: white;&quot;&gt;C'est un bonheur d'avoir la chance de travailler avec un acteur de ce calibre. La dernière fois que j'ai vu ça, c'est Gary Oldman » a déclaré Luc Besson à propos de Caleb Landry Jones lors de la conversation avec le public cet après-midi.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Bien sûr, ce n’est pas un cinéma de la demi-mesure et de la nuance que nous propose Luc Besson. Mais ce n’est pas là non plus que nous l’attendions. Tout est excessif et emphatique : les malheurs du héros, la musique (d’Éric Serra), l’interprétation, les dialogues. Malgré tout, se dégagent de cette histoire une humanité poignante et une poésie sombre qui finissent par nous emporter, a fortiori si vous aimez les animaux et savez la force que vous pouvez puiser dans leur compagnie.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Un dénouement christique un peu trop surligné (too much diront certains) mais qui a le mérite d’aller au bout de son idée et de susciter l’émotion tout comme cette scène sur la musique de Piaf renversante d’émotions et qui, à elle seule, justifie de voir ce film sur l'art salvateur, à la construction en puzzle qui maintient le suspense jusqu'à la dernière seconde et qui a fait se lever la salle du CID.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;strong&gt;EXTRAITS DE LA MASTER CLASS&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; (Conversation avec Luc Besson animée par Stéphane Charbit)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Créer, c’est se découvrir, c’est s’exposer, c’est se fragiliser.&amp;nbsp;» Luc Besson&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Chaque metteur en scène est fragilisé à cette période.&amp;nbsp; A l’époque du Grand Bleu, on m’a dit 10 millions d’entrées, c’est formidable. Alors j’ai dit, pourquoi les 50 millions ils n’ont pas envie de le voir&amp;nbsp;? Je pense qu’on est très démuni. On prépare en cuisine. On met un beau papier avec un ruban et on espère que ça va plaire. Le film vous appartient maintenant donc prenez soin de lui.&amp;nbsp;» &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Je pense que c’est un rapport d’émotions. Le cinéma c’est le septième art, c’est le dernier, c’est le plus jeune, c’est le résumé des autres. Il y a un peu d’architecture. Il y a un peu de danse. C’est un art préparatoire. Il n’est pas mineur. Il est préparatoire. Il prépare aux autres. Faire écouter de la musique classique à 14 ans, oubliez. Mais avec le cinéma, on y arrive.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Ce n’est pas une impulsion, c’est une nourriture Dans l’art, tout est faux et pourtant on cherche une vérité. Normalement, dans la vie dans la politique tout est supposé être vrai mais on s’aperçoit qu’ils mentent tout le temps donc c’est assez paradoxal. Aller chercher dans quelque chose. Tout le monde sait que quand vous faites une déclaration d’amour il y n’y a pas 50 violons derrière. On le sait mais ça fait du bien. Et si ça peut nous rendre meilleur et si ça peut nous aider. Ce qui est amusant c’est que ce n ‘est pas sa mission de départ. Nous éveiller. Nous emporter. Embellir un peu la vie.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;A propos de la musique de film&amp;nbsp;: &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Grâce à un ami de mes parents qui m’a fait découvrir Miles Davis. J’avais 14 ans. C’est le premier qui m’a montré l’architecture de la musique. La batterie avec la basse. Comment ça se répondait. Je n’avais jamais abordé la musique sous un aspect d’architecture. D’un seul coup, je me suis dit que c’était incroyable.&amp;nbsp; C’est par ce biais de l’architecture musicale que j’ai remonté la filière de Miles Davis…J’avais cette culture-là. Ce qui était un peu compliqué avec mes copains de l’époque. Comme mon beau-père n’avait pas d’électrophone chez lui. Je ne pouvais pas écouter mes disques chez lui. J’essayais d’emmener mes disques en boum. Je mettais Weather Report. Cette culture-là. Eric a cette base-là. Cette base de jazz. On se comprend tout de suite. La musique est le deuxième dialogue dans mes films. Il y a un sentiment qui est en train de naitre chez l’acteur. Il y a deux solutions. L’acteur qui dit ce que tu me dis cela me fait mal. Et puis la musique peut dire la même chose. Mais on ne peut pas dire deux fois la même chose. Il ne faut pas paraphraser. Si le jeune homme ou la jeune femme dit «&amp;nbsp;je vous aime&amp;nbsp;», il ne faut pas forcément balancer les violons. Généralement, je monte en musique de référence, sur d’autres films ou d’autres morceaux. Trente secondes d’un morceau et on prend un autre morceau. Cela guide beaucoup Éric. Cela le guide en termes de tempo. Il peut suivre après. Si on lui met du Mozart après cela peut être compliqué. Donc on essaie aussi de ne pas mettre des trucs trop beaux.&amp;nbsp; Je suis incapable d’écrire sans musique. N’importe où. Ce qui est très rigolo, quand je pars sur un script, j’écoute un album pendant parfois trois mois en boucle. J’ai compris pourquoi après. Quand tous les matins, on remet cet album cela vous remet dans le même tempo et dans le même mood que là où vous avez quitté le script la veille.&amp;nbsp; C’est presque un moyen mémo-technique de revenir à l’endroit où on était. Donc j’écoute tout l’album. Pour &lt;em&gt;DogMan&lt;/em&gt;, c’est un album de Billie Eilish.&quot;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: black; background: white;&quot;&gt;«&amp;nbsp;DogMan catalyse les souffrances de tout le monde.&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;color: black; background: white;&quot;&gt;Il est là pour aider&lt;/span&gt;. &lt;span style=&quot;color: black; background: white;&quot;&gt;L'art qui sauve est le thème du film.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: black; background: white;&quot;&gt;«&amp;nbsp;L'envie primaire de désir de cinéma, c'est simplement d'exister.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: black; background: white;&quot;&gt;Il a déploré «&amp;nbsp;l’appauvrissement du cinéma dans sa globalité.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: black; background: white;&quot;&gt;« J’ai pris une claque en revoyant &lt;em&gt;Le Guépard&lt;/em&gt;.&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;color: black; background: white;&quot;&gt;C'est de l'orfèvrerie, il n'y a plus d'orfèvrerie.&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;color: black; background: white;&quot;&gt;C'est monstrueux, ce film. L'équivalent en architecture des pyramides.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: black; background: white;&quot;&gt;«&amp;nbsp;La force du cinéma, plus que les films, c'est les personnages qui font partie de notre vie.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: black; background: white;&quot;&gt;« J'ai toujours été intéressé par montrer les faiblesses de l'homme et les forces de la femme. »&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: black; background: white;&quot;&gt;«&amp;nbsp;J’ai construit le plan de travail de DogMan en fonction des émotions que le personnage traverse dans l'histoire&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: black; background: white;&quot;&gt;«&amp;nbsp;De Niro est un des piliers du cinéma capable de tout faire de tout jouer.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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<title>Critique de HERE AND NOW de Fabien Constant ( Festival du Cinéma Américain de Deauville 2018) et hommage à Sarah Jessica Parker</title>
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<author>noreply@inthemoodfordeauville.com (Sandra Mézière)</author>
<category>PREMIERES (Festival du Cinéma Américain )</category>
<pubDate>Fri, 07 Sep 2018 23:42:00 +0200</pubDate>
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&lt;section class=&quot;clearfix box-body&quot; style=&quot;background-attachment: scroll; background-clip: border-box; background-color: transparent; background-image: none; background-origin: padding-box; background-position-x: 0%; background-position-y: 0%; background-repeat: repeat; background-size: auto; border-image-outset: 0; border-image-repeat: stretch; border-image-slice: 100%; border-image-source: none; border-image-width: 1; box-sizing: border-box; clear: none; color: #222222; display: block; font-family: Lato; font-size: 16.8px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: 400; letter-spacing: normal; line-height: 24px; orphans: 2; outline-color: invert; outline-style: none; outline-width: 0px; text-align: left; text-decoration: none; text-indent: 0px; text-transform: none; vertical-align: baseline; -webkit-text-stroke-width: 0px; white-space: normal; word-spacing: 0px; padding: 18.64px 0px 18.64px 0px; margin: 0px; border: 0px none #222222;&quot;&gt;&lt;p style=&quot;background-attachment: scroll; 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vertical-align: baseline; padding: 0px; margin: 0px;&quot; href=&quot;http://inthemoodforfilmfestivals.com/wp-content/uploads/2018/09/44ème-Festival-du-Cinéma-Américain-de-Deauville-56-e1537807296415.jpg&quot;&gt;&lt;img class=&quot;aligncenter size-full wp-image-5567&quot; style=&quot;background-attachment: scroll; background-clip: border-box; background-color: transparent; background-image: none; background-origin: padding-box; background-position-x: 0%; background-position-y: 0%; background-repeat: repeat; background-size: auto; border-image-outset: 0; border-image-repeat: stretch; border-image-slice: 100%; border-image-source: none; border-image-width: 1; box-sizing: border-box; font-size: 16.8px; height: 437.7px; max-width: 583.01px; outline-color: invert; outline-style: none; outline-width: 0px; vertical-align: middle; padding: 0px; margin: 0px; border: 0px none #222222;&quot; src=&quot;http://inthemoodforfilmfestivals.com/wp-content/uploads/2018/09/44ème-Festival-du-Cinéma-Américain-de-Deauville-56-e1537807296415.jpg&quot; alt=&quot;44ème Festival du Cinéma Américain de Deauville 56&quot; width=&quot;650&quot; height=&quot;488&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;background-attachment: scroll; background-clip: border-box; background-color: transparent; background-image: none; background-origin: padding-box; background-position-x: 0%; background-position-y: 0%; background-repeat: repeat; background-size: auto; border-image-outset: 0; border-image-repeat: stretch; border-image-slice: 100%; border-image-source: none; border-image-width: 1; box-sizing: border-box; color: #222222; font-family: Lato; font-size: 16.8px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: 400; letter-spacing: normal; line-height: 26.88px; orphans: 2; outline-color: invert; outline-style: none; outline-width: 0px; text-align: left; text-decoration: none; text-indent: 0px; text-transform: none; vertical-align: baseline; -webkit-text-stroke-width: 0px; white-space: normal; word-spacing: 0px; padding: 0px; margin: 9.24px 0px 9.24px 0px; border: 0px none #222222;&quot;&gt;&lt;iframe width=&quot;560&quot; height=&quot;315&quot; style=&quot;background-attachment: scroll; background-clip: border-box; background-color: transparent; background-image: none; background-origin: padding-box; background-position-x: 0%; background-position-y: 0%; background-repeat: repeat; background-size: auto; border-image-outset: 0; border-image-repeat: stretch; border-image-slice: 100%; border-image-source: none; border-image-width: 1; box-sizing: border-box; font-size: 16.8px; max-width: 583.01px; min-width: 0px; outline-color: invert; outline-style: none; outline-width: 0px; vertical-align: baseline; width: 583.01px; padding: 0px; margin: 0px; border: 0px none #222222;&quot; data-mce-fragment=&quot;1&quot; allowfullscreen=&quot;allowfullscreen&quot; frameborder=&quot;0&quot; src=&quot;https://www.youtube.com/embed/qdE2LLb4c7c?rel=0&amp;amp;controls=0&amp;amp;showinfo=0&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;background-attachment: scroll; background-clip: border-box; background-color: transparent; background-image: none; background-origin: padding-box; background-position-x: 0%; background-position-y: 0%; background-repeat: repeat; background-size: auto; border-image-outset: 0; border-image-repeat: stretch; border-image-slice: 100%; border-image-source: none; border-image-width: 1; box-sizing: border-box; color: #222222; font-family: Lato; font-size: 16.8px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: 400; letter-spacing: normal; line-height: 26.88px; orphans: 2; outline-color: invert; outline-style: none; outline-width: 0px; text-align: justify; text-decoration: none; text-indent: 0px; text-transform: none; vertical-align: baseline; -webkit-text-stroke-width: 0px; white-space: normal; word-spacing: 0px; padding: 0px; margin: 9.24px 0px 9.24px 0px; border: 0px none #222222;&quot;&gt;C’était aussi un des évènements de cette édition : la venue de Sarah Jessica Parker et la remise à celle-ci d’un Deauville Talent awards. A cette occasion était projeté le film réalisé par le français Fabien Constant. En plus de jouer le rôle principal, l’actrice le produit également. Elle incarne ici, Vivienne, une chanteuse new-yorkaise, qui ne vit que pour son art et n'aime dépendre de personne. Les résultats d'un examen médical qui la condamnent vont remettre en question le fondement de son être. On pense évidemment au chef-d’œuvre de Varda, &lt;em style=&quot;background-attachment: scroll; background-clip: border-box; background-color: transparent; background-image: none; background-origin: padding-box; background-position-x: 0%; background-position-y: 0%; background-repeat: repeat; background-size: auto; border-image-outset: 0; border-image-repeat: stretch; border-image-slice: 100%; border-image-source: none; border-image-width: 1; box-sizing: border-box; font-size: 16.8px; font-style: italic; outline-color: invert; outline-style: none; outline-width: 0px; vertical-align: baseline; padding: 0px; margin: 0px; border: 0px none #222222;&quot;&gt;Cléo de 5 à 7&lt;/em&gt;. Ici le verdict a déjà été énoncé mais l’annonce de l’imminence de l’inéluctable donne là aussi plus de saveur et de gravité à chaque instant et chaque rencontre qui suspendent le vol du temps. Fabien Constant a bénéficié d’un infime budget et de 16 jours de tournage à peine. Le film est &lt;strong style=&quot;background-attachment: scroll; background-clip: border-box; background-color: transparent; background-image: none; background-origin: padding-box; background-position-x: 0%; background-position-y: 0%; background-repeat: repeat; background-size: auto; border-image-outset: 0; border-image-repeat: stretch; border-image-slice: 100%; border-image-source: none; border-image-width: 1; box-sizing: border-box; font-size: 16.8px; font-weight: 600; outline-color: invert; outline-style: none; outline-width: 0px; vertical-align: baseline; padding: 0px; margin: 0px; border: 0px none #222222;&quot;&gt;sorti en DVD en France le 22 août dernier&lt;/strong&gt;&lt;strong style=&quot;background-attachment: scroll; background-clip: border-box; background-color: transparent; background-image: none; background-origin: padding-box; background-position-x: 0%; background-position-y: 0%; background-repeat: repeat; background-size: auto; border-image-outset: 0; border-image-repeat: stretch; border-image-slice: 100%; border-image-source: none; border-image-width: 1; box-sizing: border-box; font-size: 16.8px; font-weight: 600; outline-color: invert; outline-style: none; outline-width: 0px; vertical-align: baseline; padding: 0px; margin: 0px; border: 0px none #222222;&quot;&gt;.&lt;/strong&gt; Cette errance poétique et mélancolique dans New York dans laquelle l’actrice (qui jamais ne quitte ses talons vertigineux) est de chaque plan nous donne envie d’étreindre furieusement le présent, et d'en étirer chaque seconde. N’est-ce pas là l’un des plus beaux pouvoirs du cinéma ?&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;background-attachment: scroll; background-clip: border-box; background-color: transparent; background-image: none; background-origin: padding-box; background-position-x: 0%; background-position-y: 0%; background-repeat: repeat; background-size: auto; border-image-outset: 0; border-image-repeat: stretch; border-image-slice: 100%; border-image-source: none; border-image-width: 1; box-sizing: border-box; color: #222222; font-family: Lato; font-size: 16.8px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: 400; letter-spacing: normal; line-height: 26.88px; orphans: 2; outline-color: invert; outline-style: none; outline-width: 0px; text-align: left; text-decoration: none; text-indent: 0px; text-transform: none; vertical-align: baseline; -webkit-text-stroke-width: 0px; white-space: normal; word-spacing: 0px; padding: 0px; margin: 9.24px 0px 9.24px 0px; border: 0px none #222222;&quot;&gt;&lt;iframe width=&quot;560&quot; height=&quot;315&quot; style=&quot;background-attachment: scroll; background-clip: border-box; background-color: transparent; background-image: none; background-origin: padding-box; background-position-x: 0%; background-position-y: 0%; background-repeat: repeat; background-size: auto; border-image-outset: 0; border-image-repeat: stretch; border-image-slice: 100%; border-image-source: none; border-image-width: 1; box-sizing: border-box; font-size: 16.8px; max-width: 583.01px; min-width: 0px; outline-color: invert; outline-style: none; outline-width: 0px; vertical-align: baseline; width: 583.01px; padding: 0px; margin: 0px; border: 0px none #222222;&quot; data-mce-fragment=&quot;1&quot; allowfullscreen=&quot;allowfullscreen&quot; frameborder=&quot;0&quot; src=&quot;https://www.youtube.com/embed/RwJfdAklvIU?rel=0&amp;amp;controls=0&amp;amp;showinfo=0&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;background-attachment: scroll; background-clip: border-box; background-color: transparent; background-image: none; background-origin: padding-box; background-position-x: 0%; background-position-y: 0%; background-repeat: repeat; background-size: auto; border-image-outset: 0; border-image-repeat: stretch; border-image-slice: 100%; border-image-source: none; border-image-width: 1; box-sizing: border-box; color: #222222; font-family: Lato; font-size: 16.8px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: 400; letter-spacing: normal; line-height: 26.88px; orphans: 2; outline-color: invert; outline-style: none; outline-width: 0px; text-align: center; text-decoration: none; text-indent: 0px; text-transform: none; vertical-align: baseline; -webkit-text-stroke-width: 0px; white-space: normal; word-spacing: 0px; padding: 0px; margin: 9.24px 0px 9.24px 0px; border: 0px none #222222;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;/section&gt;&lt;section class=&quot;article-bottom&quot; style=&quot;background-attachment: scroll; background-clip: border-box; background-color: transparent; background-image: none; background-origin: padding-box; background-position-x: 0%; background-position-y: 0%; background-repeat: repeat; background-size: auto; border-bottom-left-radius: 0px; border-bottom-right-radius: 0px; border-image-outset: 0; border-image-repeat: stretch; border-image-slice: 100%; border-image-source: none; border-image-width: 1; box-sizing: border-box; color: #575757; display: block; font-family: Lato; font-size: 11.26px; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: 400; letter-spacing: normal; orphans: 2; outline-color: invert; outline-style: none; outline-width: 0px; text-align: left; text-decoration: none; text-indent: 0px; text-transform: uppercase; vertical-align: baseline; -webkit-text-stroke-width: 0px; white-space: normal; word-spacing: 0px; padding: 18.7px 0px 0px 0px; margin: 0px; border: 0px none #575757;&quot;&gt;&lt;div style=&quot;background-attachment: scroll; background-clip: border-box; background-color: transparent; background-image: none; background-origin: padding-box; background-position-x: 0%; background-position-y: 0%; background-repeat: repeat; background-size: auto; border-image-outset: 0; border-image-repeat: stretch; border-image-slice: 100%; border-image-source: none; border-image-width: 1; box-sizing: border-box; font-size: 11.26px; outline-color: invert; outline-style: none; outline-width: 0px; vertical-align: baseline; padding: 0px; margin: 0px; border: 0px none #575757;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;/section&gt;
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