17.03.2010

Dates du Festival du Cinéma Américain de Deauville 2010: 36ème édition

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Alors que le Festival du Film Asiatique de Deauville vient de s'achever, je vous donne d'ores et déjà rendez-vous sur ce blog pour le Festival du Cinéma Américain de Deauville 2010 qui aura lieu du vendredi 3 au dimanche 12 septembre, la 36ème édition du festival qui sera pour moi la 17ème.

 D'ici là, vous pourrez retrouver de nombreuses informations ici sur le 150ème anniversaire de la ville de Deauville dont je vous reparle très bientôt.

 Et bien sûr vous pouvez également suivre l'actualité cinématographiques quotidienne sur "In the mood for cinema", l'actualité cannoise sur "In the mood for Cannes", l'actualité touristique sur "In the mood for luxe".

15.03.2010

Palmarès du Festival du Film Asiatique de Deauville 2010

Comme je suis toujours à Deauville et qu'il m'est un peu difficile de me connecter ce soir, il faudra attendre demain pour lire mon bilan de ce Festival du Film Asiatique de Deauville 2010, mes commentaires sur le palmarès dont je me réjouis ("Paju" et " Judge", les lauréats ayant été mes coups de coeur de ce festival dont je vous avais parlé le premier jour), mes photos et vidéos de la clôture. Alors, à demain pour le dernier compte rendu deauvillais... et à après-demain pour le retour des articles quotidiens et de l'actualité cinématographique.

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08.03.2010

Hommage à Lou Ye

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A l'occasion de l'hommage rendu à la cinématographie de l'Empire du Milieu, le Festival mettra à l'honneur la filmographie du cinéaste chinois LOU YE, en sa présence. Né le 15 mars 1965 à Shanghai, Lou Ye sort diplômé de l'Ecole des Beaux-Arts de Shanghai, section animation, en 1983. Deux ans plus tard, il intègre le département réalisation de l'Académie du Film de Pékin. Il y réalise plusieurs courts métrages et obtient son diplôme en 1989. En 1994, il signe son premier long métrage, « Weekend Lover », un portrait d'une jeunesse sans repères à Shanghai, lui causant ses premiers problèmes avec la censure chinoise. Interdit en Chine pendant deux ans, le film remporte le prix Fassbinder du meilleur réalisateur au festival de Mannheim-Heidelberg en 1996. En 2000, le public occidental découvre Lou Ye avec son deuxième long métrage, « Suzhou River », qu'il a écrit, co-produit et réalisé. Ce film noir qui raconte une histoire d'amour teintée d'onirisme est entièrement tourné en caméra subjective. Bien que très remarqué à l'étranger, le film est interdit en Chine et le cinéaste n'a plus le droit de tourner pendant deux ans car le film avait été présenté au festival de Rotterdam sans avoir reçu au préalable l'aval des autorités chinoises. Lou Ye s'attelle ensuite à l'ambitieux « Purple Butterfly », une fresque consacrée au conflit sino-japonais des années 30, avec Zhang Ziyi dans le rôle principal et qui emprunte à nouveau de nombreux éléments au film noir. Le film est présenté en compétition au festival de Cannes en 2003. Trois ans plus tard, l'auteur revient au festival de Cannes avec « Une jeunesse chinoise », dans lequel il aborde cette fois les événements de la Place Tian An Men, à travers la relation amoureuse de deux étudiants. Il brise ainsi un tabou, ce qui lui vaut une interdiction de tourner en Chine pendant cinq ans. Son dernier film, « Nuits d'ivresse printanière », tourné clandestinement à Nankin et arborant la nationalité hongkongaise et française afin d'éviter les foudres de la censure, remporte le prix du scénario au dernier festival de Cannes.

Seront projetés les films suivants :

SUZHOU RIVER (2000)

De LOU Ye

Avec Zhou Xun, Jia Hongshen, Hua Zhongkai

Un riche homme d'affaires demande à un jeune coursier de conduire sa fille chez sa tante chaque fois qu'il le lui demande. Cette dernière pense que le jeune homme prépare son enlèvement...

PURPLE BUTTERFLY (2003)

De LOU Ye

Avec Zhan Ziyi, Liu Ye, Feng Yuanzheng

Mandchourie, 1928. Un jeune japonais s'éprend d'une jeune chinoise. Son retour au Japon afin de faire son service militaire met un terme à leur bonheur et les contraint à la séparation. SUMMER PALACE (Une jeunesse chinoise) (2006)

SUMMER PALACE (Une jeunesse chinoise) (2006)

De LOU Ye

Avec Hao Lei, Guo Xiaodong, Hu Ling, Zhang Xianmin

Chine, 1989. Deux jeunes amoureux vivent une relation d'amour et de haine, complexe et érotique, dans un pays soumis aux troubles et à l'instabilité politique.

SPRING FEVER (Nuits d'ivresse printanière) (2009)

De LOU Ye

Avec Qin Hao, Chen Sicheng, Tan Zhuo

La femme de Wang Ping le soupçonne d'infidélité. Elle engage quelqu'un pour l'espionner et découvre que son mari a une liaison avec un homme.

Source: Le public Système Cinéma

Autres articles à lire actuellement sur les autres blogs "in the mood":

Critique de "The Ghost-Writer" de Roman Polanski

En direct du Festival du Film Asiatique de Deauville 2010

Vanessa Paradis dans le spot "Rouge Coco" de Chanel

"Tree of life" de Terrence Malick en ouverture du Festival de Cannes 2010?

06.03.2010

Informations pratiques: comment assister au Festival du Film Asiatique de Deauville

festivaldeauville20102.jpgQuelques informations sur les forfaits pour assister au Festival du Film Asiatique de Deauville 2010

Tarifs :

Forfait journalier :
jeudi 12 : 10 €
vendredi 13 : 10 €
samedi 14 : 12 €
dimanche 15 : 12 €

Forfait permanent : 34 €

Forfait permanent étudiants et demandeurs d’emploi : 5 €
(sur présentation d’un justificatif en cours de validité)

Affiche : 2 €
Catalogue : 5 €
Affiche + Catalogue : 6 €

Les lieux de vente :

Dès à présent :
- sur le site internet : http://ww.badgecid.com
- à l’accueil du Centre International de Deauville ouvert du lundi au vendredi de 8h30 à 19h

05.03.2010

En direct du Festival du Film Asiatique de Deauville 2010

festivaldeauville2010.jpgAprès avoir un temps hésité entre le Forum International Cinéma et Littérature de Monaco et le Festival du Film Asiatique de Deauville qui, cette année, se déroulent en même temps, j'ai décidé de rester fidèle à Deauville et d'assister, à nouveau, au Festival du Film Asiatique.

 Vous pourrez donc me suivre quotidiennement en direct de Deauville (sur "In the mood for cinema" et sur "In the mood for Deauville") à partir de jeudi prochain et jusqu'à lundi.

Je suis par ailleurs ravie d'avoir permis à une dizaine d'entre vous de remporter des pass pour ce Festival ainsi qu'à deux heureux élus d'avoir remporté un séjour exceptionnel à l'hôtel du golf.

 Rendez-vous sur ce blog  pour connaître le programme en détails et sur le site officiel du festival.

Regards sur le travail de Lu Chuan

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Depuis quelques années, le Festival a décidé de porter son regard sur le travail de cinéastes émergents. Après le réalisateur sud-coréen LEE Yoon-ki en 2009, le Festival se penchera cette année sur le travail du réalisateur chinois Lu Chuan.

Né le 8 février 1971 dans la province de Xinjiang en Chine, Lu Chuan étudie à l'Académie du Film de Pékin et débute une carrière de scénariste pour des séries télévisées. En 2001, il écrit et réalise son premier long métrage, « The Missing Gun », dans lequel il dirige Jiang Wen. Le film est présenté au festival de Venise l'année suivante. Son deuxième film, « Kekexili, la patrouille sauvage », remporte le Grand Prix du Jury du festival de Tokyo. En 2005, Lu Chuan commence à travailler sur son troisième long métrage, « City of Life and Death », qu'il tourne en 2008 et qui remporte en septembre dernier le Grand Prix du festival de San Sebastian en Espagne.

Seront projetés les 3 films du cinéaste :

THE MISSING GUN (2002)

De Lu CHUAN

Avec Jiang Wen, Fan Nina Huang, Liang Shi

Un policier découvre que son revolver a disparu. Les armes à feu étant rares en Chine rurale, il doit retrouver son arme aussi vite que possible...

KEKEXILI (Kekexili, la patrouille sauvage) (2004)

De Lu CHUAN

Avec Duo Bujie, Zhang Lei, Qi Liang, Zhao Xueying

Un journaliste accompagne une patrouille de volontaires tibétains qui suivent à la trace un groupe de braconniers. La piste les mène sur un plateau isolé aux contreforts de l'Himalaya où vit une espèce rare d'antilope menacée par ces chasseurs...

CITY OF LIFE AND DEATH (2009)

De Lu CHUAN

Avec Liu Ye, Fan Wei, Hideo Nakaizumi, Gao Yuanyuan

Chine, décembre 1937. Les troupes japonaises arrivent aux portes de Nankin, la capitale du pays. Lu, un général charismatique de l'armée chinoise, est déterminé à repousser l'ennemi.

Source: dossier de presse du festival

Le Cinéma Asiatique à l'honneur sur Orange

orange2.jpgPour la deuxième année consécutive, Orange est partenaire du 12e Festival du Film Asiatique de Deauville qui se déroulera du 10 au 14 mars 2010. Pendant le mois de mars, le cinéma asiatique sera ainsi mis à l'honneur sur les portails Orange et sur Orange cinéma séries.

Sur le portail orange.fr

Les internautes pourront découvrir un dossier spécial sur le Festival du Film Asiatique de Deauville, avec notamment la présentation du Festival, la liste des films en compétition et la présentation du Jury.

Sur le portail orange.com

Le portail institutionnel du Groupe mettra en avant le Festival du Film Asiatique de Deauville et l'engagement d’Orange en faveur du cinéma. Ces contenus seront accessibles sur le web et le mobile : http://www.orange.com/deauvilleasie2010

Sur le bouquet Orange cinéma séries

Pour la seconde année consécutive, les chaînes Orange cinéma séries se mettent aux couleurs du Festival du Film Asiatique de Deauville avec une programmation spéciale autour des réalisateurs Takashi Miike et Kim Ki-duk, de la trilogie « Infernal affairs » et « Dead or Alive » …

Sur Orange ciné novo

Le cycle cinéma d’ailleurs : Corée du Sud « Locataires » et « Printemps, Été, Automne, Hiver… et Printemps » réalisé par Kim Ki-duk, « Jiburo », réalisé par Lee Jeong-hyang, et enfin « Le Roi et le Clown », réalisé par Lee Jun-ik

Le cycle Director’s cut Jia Zhang-ke

« Still Life », « 24 City » (film inédit) et « The World »

Sur Orange ciné choc

Le mois Takashi Miike

La trilogie « Dead or Alive » - Takashi Miike livre avec Dead or Alive une trilogie sur le thème de la renaissance et de la création d’un nouveau monde.

« Sukiyaki Western Django » (film inédit), « Audition » et « Ichi the Killer »

Le cycle Full Contact Hong Kong

« The Mission », réalisé par Johnnie To, la trilogie « Infernal Affairs » de Andrew Lau et Alan Mak couronnée sept fois aux Hong Kong Film Awards

Orange et le cinéma

Depuis plus de 10 ans, Orange s'engage aux côtés du cinéma de manière intense et pérenne en soutenant notamment le Festival du Cinéma Américain de Deauville, le Festival de Cannes, les British Film Academy Awards au Royaume-Uni et le Festival International du Film Policier de Beaune. Orange accompagne le cinéma dans toute sa diversité par la coproduction (Studio 37) ou le préachat de films, le soutien à leur sortie en salles via ses portails Internet, TV et mobile, ainsi que par la diffusion de long-métrages sur ses services de VoD, ses bouquets TV et sur les 5 chaînes de son bouquet Orange cinéma séries.

14.02.2010

Festival du Film Asiatique de Deauville 2010: premiers éléments de programmation

Les premières informations concernant le programme du Festival du Film Asiatique de Deauville 2010 viennent enfin de tomber (voir sous l'affiche). Ces différents éléments de programmation seront prochainement détaillés sur "In the mood for Deauville".

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Cette 12ème édition du festival se déroulera du 10 au 14 mars prochain avec, cette année, la Chine à l'honneur (la Corée du Sud l'an passé).

 A cette occasion, la filmographie du cinéaste Lou Ye sera mise à l'honneur.

Le Festival rendra également un hommage (en sa présence) au cinéaste philippin Brillante Mendoza avec la projection de l'intégralité de sa filmographie.

D'autres informations sur la programmation du 12ème Festival du Film Asiatique de Deauville... bientôt.

Je vous rappelle par ailleurs qu'Inthemoodforcinema est le seul blog sur lequel vous pouvez gagner des pass pour ce festival. 40 pass en jeu. Les premiers en cliquant ici. 

12.02.2010

Le cinéma Asiatique à l'honneur avec Orange

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orange2.jpgPour la deuxième année consécutive, Orange est partenaire du 12e Festival du Film Asiatique de Deauville qui se déroulera du 10 au 14 mars 2010. Pendant le mois de mars, le cinéma asiatique sera ainsi mis à l'honneur sur les portails Orange et sur Orange cinéma séries. En voici le programme ci-dessous:
 
Sur le portail orange.fr

Les internautes pourront découvrir un dossier spécial sur le Festival du Film Asiatique de Deauville, avec notamment la présentation du Festival, la liste des films en compétition et la présentation du Jury.

Sur le portail orange.com

Le portail institutionnel du Groupe mettra en avant le Festival du Film Asiatique de Deauville et l'engagement d'Orange en faveur du cinéma. Ces contenus seront accessible sur le web et le mobile : http://www.orange.com/deauvilleasie2010

Sur le bouquet Orange cinéma séries

Pour la seconde année consécutive, les chaînes Orange cinéma séries se met aux couleurs du festival de Deauville Asie avec une programmation spéciale autour des réalisateurs Takashi Miike et Kim Ki-Duk, de la trilogie « Infernal affairs » et « Dead or Alive » ...

Sur Orange ciné novo
Le cycle cinéma d'ailleurs : Corée du Sud
« Locataires » et « Printemps, Été, Automne, Hiver... et Printemps » réalisé par Kim Ki-duk,  « Jiburo », réalisé par Lee Jeong-hyang, et enfin « Le Roi et le Clown », réalisé par Lee Jun-ik

Le cycle Director's cut Jia Zhangke
« Still Life »,  « 24 City »  (film inédit) et « The World »

Sur Orange ciné choc
Le mois Takashi Miike
La trilogie « Dead or Alive » - Takashi Miike livre avec Dead or Alive une trilogie sur le thème de la renaissance et de la création d'un nouveau monde.
« Sukiyaki Western Django » (film inédit), « Audition » et « Ichi the Killer »

Le cycle Full contact Honk Kong
« The Mission », réalisé par Johnnie To, la trilogie « Infernal Affairs » de Wu jian dao couronnée sept fois aux Hong Kong Film Awards)

Orange et le cinéma

Depuis plus de 10 ans, Orange s'engage aux côtés du cinéma de manière intense et pérenne en soutenant notamment le Festival du Film Américain de Deauville, le Festival de Cannes, les British Award Film Academy au Royaume-Uni et le Festival International du Film Policier de Beaune.

Orange accompagne le cinéma dans toute sa diversité par la coproduction (Studio 37) ou le préachat de films, le soutien à leur sortie en salle via ses portails Internet, TV et mobile, ainsi que par la diffusion de long-métrages sur ses services de VoD, ses bouquets TV et sur les 5 chaînes de son bouquet Orange cinéma séries.

11.02.2010

"Un homme et une femme" de Claude Lelouch

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deauville2010.jpgJe poursuis ma semaine « Films romantiques » et après le concours vous permettant de gagner deux places pour l'avant-première de « L'Arnacoeur », après la programmation spéciale « L'amour fou » au cinéma Le Grand Action, après ma critique du « Quai des brumes » de Marcel Carné à l'occasion de sa projection au restaurant ciné-club Les Cinoches, je vous parle aujourd'hui du film romantique par excellence « Un homme et une femme » de Claude Lelouch en vous signalant d'abord au passage que le 14 février prochain, à 15h, le film sera exceptionnellement projeté à Deauville, au cinéma du Casino Barrière. La projection est gratuite et à réserver à l'office de tourisme sachant que le nombre de places est limité à 450. Vous pouvez également réserver par internet. Par ailleurs, ce 14 février, Claude Lelouch, en hommage au 150ème anniversaire de la ville de Deauville filmera tous les amoureux qui viendront s'embrasser sur la plage qu'il a rendue célèbre dans le monde entier (à midi, place Claude Lelouch).

Je ne sais plus très bien si j'ai vu ce film avant d'aller à Deauville, avant que cette ville soit indissociablement liée à tant d'instants de mon existence, ou bien si je l'ai vu après, après que mon premier séjour à Deauville, il y a 17 ans, ait modifié le cours de mon « destin »... Toujours est-il qu'il est impossible désormais de dissocier Deauville du film de Claude Lelouch qui a tant fait pour sa réputation, « Un homme et une femme » ayant créé la légende du réalisateur comme celle de la ville de Deauville, et notamment sa réputation de ville romantique à tel point qu'il y a 4 ans, pendant le Festival du Cinéma Américain 2006, a été inaugurée une place Claude Lelouch, en sa présence et celle d'Anouk Aimée. J'étais présente ce jour-là et l'émotion et la foule étaient au rendez-vous.

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Alors sans doute faîtes-vous partie de ceux qui adorent ou détestent Claude Lelouch, ses « instants de vérité », ses hasards et coïncidences. Rares sont ceux qu'il indiffère. Placez son nom dans une conversation et vous verrez. Quelle que soit la catégorie à laquelle vous appartenez, peut-être ce film « d'auteur » vous mettra-t-il d'accord...

Le 13 septembre 1965, Claude Lelouch est désespéré, son dernier film ayant été un échec. Il prend alors sa voiture, roule jusqu'à épuisement en allant vers Deauville où il s'arrête à 2 heures du matin en dormant dans sa voiture. Réveillé le matin par le soleil, il voit une femme depuis sa voiture, étonné de la voir marcher avec un enfant et un chien. Sa « curiosité est alors plus grande que la tristesse ». Il commence à imaginer ce que peut faire cette femme sur cette plage, avec son enfant, à cette heure matinale. Cela donnera « Un homme et une femme ».

Synopsis : Anne (Anouk Aimée), scripte, inconsolable depuis la mort de son mari cascadeur Pierre (Pierre Barouh), rencontre à Deauville, en allant chercher sa fille à la pension, un coureur automobile, Jean (Jean-Louis Trintignant), dont la femme s'est suicidée par désespoir. Jean raccompagne Anne à Paris. Tous deux sont endeuillés, et tous deux ont un enfant. C'est l'histoire d'un homme et d'une femme qui s'aiment, se repoussent, se retrouvent et s'aiment encore...

 J'ai vu ce film un grand nombre de fois, tout à l'heure encore et comme à chaque fois, avec le même plaisir, la même émotion, le même sentiment de modernité pour un film qui date de 1966, étonnant pour un cinéaste dont beaucoup de critiques raillent aujourd'hui le classicisme. Cette modernité est bien sûr liée à la méthode Claude Lelouch d'ailleurs en partie la conséquence de contraintes techniques et budgétaires. Ainsi, Lelouch n'ayant pas assez d'argent pour tourner en couleurs tournera les extérieurs en couleurs et les intérieurs en noir et blanc. Le montage et les alternances de noir et blanc et de couleurs jouent alors habilement avec les méandres du temps et de la mémoire émotive, entre le présent et le bonheur passé qui ressurgit sans cesse.

Je ne sais pas si « le cinéma c'est mieux que la vie » mais en tout cas Claude Lelouch fait partie de ceux dont les films et surtout « Un homme et une femme » nous la font aimer.  Rares sont les films qui donnent à ce point la sensation de voir une histoire d'amour naître et vibrer sous nos yeux, d'en ressentir -partager, presque- le moindre battement de cœur ou le moindre frémissement de ses protagonistes, comme si la caméra scrutait les visages et les âmes. Par une main qui frôle une épaule si subtilement filmée. Par le plan d'un regard qui s'évade et s'égare. Par un sourire qui s'esquisse. Par des mots hésitants ou murmurés. Par la musique éternelle de Francis Lai (enregistrée avant le film) qui nous chavire le cœur. Par une photographie aux accents picturaux qui sublime Deauville filmée avec une lumière nimbée de mélancolie, des paysages qui cristallisent les sentiments de Jean-Louis et d'Anne, fragile et paradoxalement impériale, magistralement (dirigée et) interprétée par Anouk Aimée. Rares sont les films qui procurent cette impression de spontanéité, de vérité presque. Les fameux « instants de vérité » de Lelouch.

Et puis il y a le charme incomparable du couple Anouk Aimée/ Jean-Louis Trintignant, le charme de leurs voix, notamment quand Jean-Louis Trintignant prononce « Montmartre 1540 ». Le charme et la maladresse des premiers instants cruciaux d'une histoire d'amour quand le moindre geste, la moindre parole peuvent tout briser. Et puis ces plans fixes, de Jean-Louis dans sa Ford Mustang (véritable personnage du film), notamment lorsqu'il prépare ce qu'il dira à Anne après qu'il ait reçu son télégramme. Et puis ces plans qui encerclent les visages et en capturent la moindre émotion. Ce plan de cet homme avec son chien qui marche dans la brume et qui  fait penser à Giacometti (pour Jean-Louis). Tant d'autres encore...

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 Avec « Un homme et une femme » Claude Lelouch a signé une histoire intemporelle, universelle avec un ton très personnel et poétique. La plus simple du monde et la plus difficile à raconter. Celle de la rencontre d'un homme et une femme, de la rencontre de deux solitudes blessées. Il prouve que les plus belles histoires sont les plus simples et que la marque du talent est de les rendre singulières et extraordinaires.

Alors pour reprendre l'interrogation de Jean-Louis dans le film citant Giacometti « Qu'est-ce que vous choisiriez : l'art ou la vie » Lelouch, n'a certainement pas choisi, ayant réussi a insufflé de l'art dans la vie de ses personnages et de la vie dans son art. Voilà c'est de l'art qui transpire la vie.

Alors que Claude Lelouch a tourné sans avoir de distributeur, sans même savoir si son film sortirait un jour, il obtint la palme d'or à Cannes en 1966, l'oscar du meilleur film étranger et celui du meilleur scénario et 42 récompenses au total et aujourd'hui encore de nombreux touristes viennent à Deauville grâce à « Un homme et une femme », le film, mais aussi sa musique mondialement célèbre. Vingt ans après, Claude Lelouch tourna une suite « Un homme et une femme 20 ans déjà » réunissant à nouveau les deux protagonistes. Je vous en parle très bientôt.

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photo de Deauville ci-dessus: inthemoodforcinema.com

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