07/03/2013
Ouverture du 15ème Festival du Film Asiatique de Deauville

Six mois après le traditionnel Festival du Cinéma Américain (retrouvez mon best of de l'édition 2012 en ccliquant ici), me voilà de retour à Deauville pour le désormais tout aussi traditionnel et incontournable Festival du Film Asiatique qui célèbre cette année sa 15ème édition (déjà!).
J'y reviens avec le même plaisir, voire un plaisir accru : plaisir de se plonger dans les cinématographies et cultures asiatiques, plaisir de découvrir des univers cinématographiques singuliers, plaisir d'un voyage immobile qui évade et enrichit, plaisir de retrouver Deauville, réminiscence de tant de souvenirs à commencer par les prémisses de ma passion pour le cinéma (et de ses festivals), plaisir de retrouver cet endroit et ce festival dont, plus que jamais, la mélancolie paradoxalement enchanteresse me sied, me régénère et même m'éblouit.
Au programme de cette année (que vous pouvez retrouver ici), les plus grands cinéastes asiatiques (Wong Kar Wai, Chen Kaige, Sono Sion, Kim ki-duk etc) mais aussi, comme chaque année, de nombreux premiers films avec pas moins de 10 nationalités représentées. Parmi ceux-ci, "Mai Ratima" de Yoo Ji-tae, film coréen en compétition présenté en ouverture hier soir.
Comme chaque année, le maire de Deauville Philippe Augier et le Président du festival Lionel Chouchan ont ouvert le festival. Les membres du jury présidé cette année par Jérôme Clément ont ensuite été présentés.
Ensuite, le Coréen Yoo Ji-Tae est venu présenter son film comme vous le verrez dans la vidéo ci-dessous. Peut-être le reconnaîtrez-vous puisqu'il interprètait le rôle mémorable du tyrannique Lee Woo-jin dans "Old boy" de Park Chan-wook.
"Mai Ratima" est donc son premier long-métrage. Le titre désigne une jeune femme d'origine thaïlandaise venue en Corée pour un mariage arrangé où elle est devenue le souffre-douleur de sa famille d'accueil. Alors que son beau-frère la frappe en pleine rue, un jeune homme, tout aussi perdu qu'elle, Soo-young, lui vient en aide. Ils s'enfuient ensemble et se réfugient à Séoul. Ils tombent amoureux l'un de l'autre mais la réalité va rapidement les séparer.
Surprenant et courageux choix pour un acteur dont la vie est fort probablement à 100000 mieux de celle de ses protagonistes que de traiter cette histoire dramatiquement universelle tout comme la crise économique implicitement évoquée comme la cause de cette descente aux enfers. Ce film est à l'image de ses personnages principaux: plein de défauts et néanmoins attachant. Plein de défauts parce que Yoo Ji-tae s'amuse avec des mouvements de caméra parfois inutiles ou surlignés pour mettre en exergue l'égarement, la suffocation de Mai Ratima qu'il enferme aussi souvent dans son cadre comme elle l'est dans sa réalité sans issue, sans espoir. Plein de défauts parce que le jeu des comédiens dans les premières scènes est exagéré quand il devient plus subtil quand il se concentre sur Mai Ratima et Soo-young pour lesquels le réalisateur semble vouloir nous faire partager son empathie, et il y parvient d'ailleurs la plupart du temps. Plein de défauts encore parce qu'il ne semble pas assumer la fin (pourtant réussie) pour nous livrer un générique qui offre un dénouement alternatif mais fait finalement perdre toute sa force, redoutable, à celle qui précède. Malgré cela (et finalement à cause de tout cela), Yoo Ji-Tae parvient à nous intéresser à ses deux personnages égarés qui s'accrochent l'un à l'autre, à leur dérive désespérée, à leur déchirante séparation puis descente aux enfers. Si le titre porte le nom du personnage féminin principal, ce cas particulier n'en est pas moins universel. Tragiquement. Et c'es là toute la force de ce premier film, imparfait mais dont l'universalité peut difficilement laisser indifférent.
Les autres films de la compétition seront-ils aussi sombres et désenchantés? Réponse ce soir après ce 1er film en compétition loin d'être inintéressant.
Au programme aujourd'hui: trois films en compétition ("Four stations", "Songlap", " "The Weight") et l'hommage à Sono sion avec, ensuite, la projection de "The Land of hope" dont je ne manquerai pas de vous parler ici ce soir ou demain.
Pour terminer, je vous rappelle que, grâce à la mairie de Deauville, vous pouvez désormais voter et attribuer le prix du public à un film parmi ceux figurant en compétition.
Je vous laisse avec quelques photos de Deauville mais aussi de Trouville ( et une petite devinette, mon échappée belle à Trouville m'ayant rappelée la scène d'un film avec un célèbre acteur dont je vous parle souvent sur mes blogs -sans doute son unique mauvais film- et dans laquelle il échappe de peu à la noyade. Qui trouvera le titre du film?).
09:35 Écrit par Sandra Mézière dans CEREMONIES D'OUVERTURE, COMPETITION (FESTIVAL ASIATIQUE) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : deauville, asie, cinéma, film, festival |
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03/03/2012
Les films en compétition officielle du Festival du Film Asiatique de Deauville 2012
Comme chaque année, la compétition du Festival du Film Asiatique de Deauville s’annonce aussi éclectique que passionnante. Cette année, la compétition du Festival du Film Asiatique de Deauville proposera une sélection de 9 longs métrages provenant de : Corée du Sud, Japon, Chine , Iran, Philippines. Une plongée dans les cinématographies asiatiques qui s’annonce palpitante. Retrouvez les synopsis extraits du dossier de presse ci-dessous et mon compte-rendu complet de la compétition à mon retour du festival.
11 FLEURS de Wang Xiaoshuai (Chine) Sortie le 9 mai 2012
INTERPRETATION Lu Wenqing (Wang Han), Wang Jingchun (le père), Yan Ni (la mère), Zhang Kexuan (Louse), Zhong Guo Liuxing (Mouse), Lou Yihao (Wei Jun), Mo Shiyi (Jue Hong), Wang Ziyi (le meurtrier) Chine & France | 2011. 110 minutes.
En 1974, au coeur de la révolution culturelle chinoise, un garçon de dix ans observe le monde des adultes et n’y comprend pas grand-chose. La rencontre avec un meurtrier en fuite le pousse au secret et au mensonge. Cette confrontation signera la perte de son innocence.
WANG XIAOSHUAI Diplômé de l’académie du cinéma de Pékin, Wang Xiaoshuai écrit et réalise son premier long métrage en 1993, The Days acclamé par la critique internationale, mais interdit en Chine. Les films suivants connaîtront des destins similaires : Frozen, signé sous le nom de Wu Min, So Close to Paradise, sélectionné au Festival de Cannes en 1998 dans la catégorie Un certain regard. Après une expérience de comédien dans Le Violon rouge, aux côtés de Samuel L. Jackson et Greta Scacchi, Wang Xiaoshuai remporte avec son cinquième long métrage, Beijing Bicycle, l’Ours d’argent à Berlin (2001). Devenu un habitué des festivals prestigieux et de la Croisette, il présentera Drifters en 2003 (Un certain regard) et Shanghai Dreams, en compétition officielle en 2005.
BABY FACTORY d’Eduardo Roy Jr. (Philippines)
INTERPRETATION Diana Zubiri (Sarah), Sue Prado (Heidi), Yul Servo (Peter), Mailes Kanapi (Dr Balboa), Janna Tiangco (Cathy) Philippines |2011. 97 minutes
Sarah est infirmière dans la maternité d’un centre hospitalier public. Comme l’établissement manque de personnel en cette période de Noël, elle doit travailler deux fois plus. Les infrastructures sont surchargées : deux mères et leurs nouveau-nés doivent partager le même lit alors que s’entassent dans les couloirs des femmes sur le point d’accoucher. Sarah fait face à cette situation avec sérénité, générosité et dévouement, réussissant même à en oublier ses propres souffrances personnelles.
EDUARDO ROY Jr.
Un premier film pour Eduardo Roy Jr., qui en plus d’avoir suivi les cours de scénario d’Armando Lao, scénariste des films Serbis (2008) et Kinatay (2009) de Brillante Ma. Mendoza, partage également son producteur : Ferdinand Lapuz.
BEAUTIFUL MISS JIN de Jang Hee-chul (Corée du Sud)
INTERPRETATION Jin Sun-mee, Park Na-kyung, Ha Hyun-kwan, Choi Woong Corée du Sud | 2011. 98 minutes PRODUCTION BIKI
Soo Dong est le gardien du passage à niveau de la gare de Dongrae. Sa vie est monotone et sans surprises jusqu’à l’arrivée en gare de trois passagers atypiques : une femme d’une cinquantaine d’années appelée Miss Jin, une petite fille qui l’accompagne et un ivrogne bavard. Soo Dong va rapidement s’intégrer à cette petite communauté et développer avec elle une relation peu conventionnelle...
JANG HEE-CHUL
Né en 1974 à Daegu (Corée du Sud), Jang Hee-chul débute comme coordinateur de production sur le film The Crescent Moon de Jang Gil-su (2003), puis devient assistant-réalisateur sur The Road Taken de Hong Gee-sun (2003). En 2005, il réalise pour la télévision le documentaire Hannara, Her 40 Days of Sail et, deux ans plus tard, le court métrage Mosaic.
DEATH IS MY PROFESSION d’Amir Hossein Saghafi (Iran)
INTERPRETATION Pejman Bazeghi (Shokri), Amir Aghaei (Ata), Maryam Boobani (la mère d’Abbas), Kamran Tafti (le soldat), Mahchehreh Khalili (Marzieh), Akbar Sangi (l’officier), Meysam Ghanizadeh (Yosef), Sonia Espahram (Raheleh), Ramin Rastad (Kaveh) Iran | 2011. 90 minutes
Dans une région montagneuse d’Iran, trois ouvriers n’arrivent plus à subvenir aux besoins de leur famille et se retrouvent contraints de voler, pour les revendre, des câbles de lignes à haute tension. Au cours d’un de ces vols, ils tuent quelqu’un accidentellement et se transforment alors en fugitifs…
AMIR HOSSEIN SAGHAFI
Né en 1986 à Téhéran (Iran), Amir Hossein Saghafi est imprégné dès son enfance par le cinéma car son père est producteur et réalisateur. Il débute sa carrière comme acteur dans les films The Bag (1993) et John (1995). Il pratique parallèlement le sport à un niveau professionnel et devient champion de boxe dans son pays à l’âge de 20 ans. Sa passion pour le cinéma lui fait arrêter la compétition sportive et il devient assistant-réalisateur sur de nombreux films. En 2008, il réalise le court métrage Winston.
HIMIZU de Sono Sion (Japon)
INTERPRETATION Shota Sometani (Yuichi Sumida), Fumi Nikaidou (Keiko Chazawa), Tetsu Watanabe (Shozo), Mitsuru Fukikoshi (Keita Tamura), Megumi Kagurazaka (Keiko Tamura), Ken Mitsuishi (le père de Sumida), Makiko Watanabe (la mère de Sumida) Japon | 2011 129 minutes
VENTES INTERNATIONALES | GAGA CORPORATION
Sumida est un lycéen dont l’unique ambition est de devenir un homme ordinaire. Son père, qui a quitté le foyer depuis longtemps, réapparaît de temps à autre lorsqu’il a besoin d’argent. Sa mère s’est enfuie avec son amant, laissant le jeune homme sans rien ni personne sur qui pouvoir compter. Réalisant que son rêve ne pourra jamais être exaucé, Sumida devient obsédé par les sanctions qu’il pourrait prendre contre les personnes malfaisantes qui l’entourent.
Né en 1961 à Aichi (Japon), Sono Sion étudie à l’université de Hosei où il commence par réaliser des films en 8 mm et écrire des poèmes. Son premier long métrage, Otoko no Hanamichi, remporte en 1987 le Grand Prix du Festival du film de Pia au Japon. Il est révélé internationalement en 2001 avec Suicide Club, un film choc sur la jeunesse japonaise. Contestataire, marginale, sont des adjectifs souvent accolés à l’oeuvre de Sono Sion, que le Festival du Film Asiatique de Deauville a toujours suivie, présentant notamment en 2011 son précédent film Cold fish, toujours inédit en salles.
I CARRIED YOU HOME de Tongpong Chantarangkul (Thaïlande)
INTERPRETATION Apinya Sakuljaroensuk (Pann), Akhamsiri Suwannasuk (Pinn), Torphong Kul-on (le chauffeur), Porntip Kamlung (la mère) Thaïlande| 2011 113 minutes
Pann vit à Bangkok. Un jour, elle reçoit un appel de sa tante en pleurs qui lui annonce que sa mère est dans le coma suite à un terrible accident. Elle contacte alors sa soeur aînée Pinn, laquelle s’est enfuie après son mariage, pour vivre à Singapour et y commencer une nouvelle vie loin des contraintes de la famille. Les deux soeurs sont alors forcées de passer du temps ensemble et, peu à peu, de réapprendre à s’ouvrir l’une à l’autre.
TONGPONG CHANTARANGKUL
Né en 1979 à Bangkok (Thaïlande), il est diplômé de l’université de Rangsit. Il débute sa carrière chez Soho Asia, la plus importante société de post-production thaïlandaise. Après deux ans comme coloriste, il obtient une maîtrise de la London Film School et son film de fin d’études, Wings of Blue Angels, rencontre un succès critique international.
MOURNING de Morteza Farshbaf (Iran)
INTERPRETATION Sharareh Pasha (Sharareh), Kiomars Giti (Kamran), Amir Hossein Maleki (Arshia), Sahar Dolatshahi (Nahid), Peyman Moaadi (Mas’ood), Adel Yaraghi (le chauffeur de taxi) Iran |2011. 82 minutes
Une querelle éclate entre un homme et sa femme juste avant qu’ils ne prennent la route pour se rendre dans une ville plus au nord, chez la soeur de l’épouse, Sharareh, et son mari Kamran. Le lendemain matin, ces derniers apprennent la terrible nouvelle : ce qui est arrivé au couple, sur la route, la nuit dernière… En état de choc, Sharareh et Kamran partent pour Téhéran accompagné d’Arshia, le fils du couple qui, la nuit du drame, n’était pas avec ses parents. Entre l’aube et le crépuscule, pendant ce voyage qui prendra toute une journée, Sharareh et Kamran doivent annoncer à l’enfant la douloureuse nouvelle…
MORTEZA FARSHBAF
Né en 1985 en Iran, Morteza Farshbaf est diplômé en Cinéma de l’université des Arts de Téhéran. Il réalise son premier court métrage, Halloween, en 2004, suivi des autres courts métrages The Carpet (2005), Taxi (2006), Flakey (2007) et The Wind Blows Wherever It Wants (2008), qui rencontre un succès international. Il suit également les ateliers de réalisation du cinéaste Abbas Kiarostami et collabore avec lui sur différents projets de films.
SAYA ZAMURAÏ de Hitoshi Matsumoto (Japon)
INTERPRETATION Takaaki Nomi (Kanjuro Nomi), Sea Kumada (Tae), Itsuji Itao (le garde), Tokio Emoto (le deuxième garde), Ryo (O’Ryu), Rolly (Pakyun), Zennosuke Fukkin (Goro Gori), Jun Kunimura (le seigneur du clan Tako) Japon | 2011. 103 minutes.
Kanjuro Nomi est un vieux samouraï, sans épée et avec un fourreau vide. Ayant été amené par le passé à jeter son épée et refuser à se battre, il erre aujourd’hui sans but précis, accompagné de Tae, sa fille unique. Désormais recherché pour avoir renié son seigneur, il est condamné à « l’exploit des 30 Jours »: réussir en 30 jours - et à raison d’une chance par jour - à redonner son sourire au prince éploré par le décès de sa mère. Si Kanjuro réussit, il sera libre. Mais s’il échoue, il devra pratiquer le seppuku, la forme rituelle japonaise du suicide par éventration.
HITOSHI MATSUMOTO
A la fois comédien et réalisateur, Hitoshi Matsumoto commence sa carrière à la télévision et jouit depuis d’une très grande popularité au Japon. Il a été découvert en France en 2007 à la Quinzaine des Réalisateurs avec Dai-Nipponjin, son premier long-métrage en tant que réalisateur et dans lequel il tient également le rôle principal, celui de Daisato, un homme qui possède le don de se transformer en super-héros de taille gigantesque lorsqu’il reçoit un choc électrique. Daisato est d’ailleurs le rejeton d’une longue famille de super-héros au Japon. Hitoshi Matsumoto adore l’humour clownesque à la limite de l’absurde, comme dans son film précédent Symbol, que le festival avait d’ailleurs présenté en compétition. Dans son dernier opus, Saya Zamurai, il apporte une touche décalée au classique film de samouraï.
THE SUN-BEATEN PATH de Sonthar Gyal (Chine)
FILM D’OUVERTURE
INTERPRETATION Yeshe Lhadruk (Nyma), Lochey (le vieil homme), Kalzang Rinchen (le frère) Chine|2011. 86 minutes
Nyma, un jeune homme instable, quitte Lhassa pour retourner dans sa maison isolée près de Golmud. Le car étant un moyen de transport trop rapide à ses yeux, il préfère aller à pied, quitte à affronter la chaleur caniculaire du jour et le froid glacial de la nuit, sans parler de la fatigue inhérente à la marche. Bien pire encore, il rejette systématiquement les gestes amicaux d’un vieillard, lequel sacrifie pourtant son propre confort pour mieux veiller sur le jeune homme.
SONTHAR GYAL
Né en 1974 à Tongde dans la province de Qinghai (Chine), dans la région autonome tibétaine de Hainan, il étudie les beaux-arts puis entre à l’académie du Cinéma de Pékin. Il commence à peintre en 1994 et réalise une cinquantaine de tableaux avant de devenir chef-opérateur sur de nombreux documentaires. En 2005, il collabore au long métrage The Silent Holy Stones de Pema Tseden, lequel va lui suggérer de devenir à son tour réalisateur.
18:28 Écrit par Sandra Mézière dans COMPETITION (FESTIVAL ASIATIQUE) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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29/02/2012
Les films en compétition de la section Action Asia du Festival du Film Asiatique de Deauville 2012
Le jury Action Asia remettra le prix Action Asia parmi les films suivants:
THE RAID de Gareth Huw Evans
Une citadelle imprenable au coeur des bidonvilles de Jakarta, le refuge d’un insaisissable baron de la drogue. Personne n'a encore jamais osé s'y aventurer, avant qu'une unité de policiers d'élite n’y soit envoyée en secret pour y capturer le trafiquant. Au cours d’un raid éclair mené au petit matin, un indic les repère et en informe immédiatement son patron. Celui-ci ordonne alors à ses troupes de bloquer toutes les issues et d’éteindre les lumières. Prisonniers du bâtiment, les policiers vont devoir affronter les tueurs, étage après étage, pour réussir à s’en échapper, à survivre et à s’en sortir...
THE SORCERER AND THE WHITE SNAKE de Tony Ching Siu-Tung
Le démon Serpent Blanc décide de prendre l’apparence d’une très belle jeune femme afin de séduire le jeune herboriste Xu Xian dont elle est tombée amoureuse. Avec l’aide de Serpent Vert, elle s’aventure dans le monde des humains et finit par se marier à Xu Xian. Tout va pour le mieux jusqu’au jour où elle croise la route de Fa Hai, un sorcier du Temple Jin Shan dont l’unique mission est d’éradiquer tous les démons de la terre…
THE SWORD IDENTITY de Xu Haofeng
Deux guerriers défient sans le savoir les quatre familles d’une ville du sud de la Chine qui gardent jalousement secrètes certaines techniques d’arts martiaux. Pris pour des pirates japonais en raison de la forme allongée de leur sabre, ils risquent d’être arrêtés, sauf s’ils peuvent prouver leur valeur en acceptant d’affronter un guerrier légendaire descendu de son exil en pleine montagne.
WAR OF THE ARROWS de Kim Han-Min
Lors de la deuxième invasion mandchoue de la Corée, 500 000 civils sont faits prisonniers. Au beau milieu de combats acharnés, se bat un archer coréen entré dans la légende mais dont les historiens ont oublié le nom. Ceci est son histoire…
WARRIORS OF THE RAINBOW: SEEDIQ BALE de Wei TE-Cheng
1930. Dans les montages de Taïwan, Mouna Rudo, un guerrier de la tribu aborigène Seediq, organise la rébellion de son peuple contre l’occupant japonais. Les 300 hommes de Rudo, armés de vieux pistolets, de lances et d’armes rudimentaires, vont devoir affronter une armée de 3 000 hommes afin de défendre leur terre, leur dignité et leur honneur…
WU XIA de Peter Ho-sun Chan
Sous la dynastie Qing, Liu Jin-xi, fabricant de papier, mène une vie paisible dans un village isolé avec sa femme Ayu et ses deux enfants. Mais l'arrivée d'un détective va bouleverser leur existence...
15:22 Écrit par Sandra Mézière dans COMPETITION (FESTIVAL ASIATIQUE) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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27/02/2011
"La ballade de l'impossible "(Norwegian wood) de Tran Anh Hung : film d'ouverture du Festival du Film Asiatique de Deauville 2011
C'est le réalisateur Tran Anh Hung qui ouvrira le Festival mercredi 9 mars 2011 à 19h30, avec la projection de son film "La ballade de l'impossible" (Norwegian Wood) (film japonais de 2h13). Ce film est une adaptation du roman éponyme de l’auteur japonais Haruki Murakami. Il est par ailleurs en compétition Longs-métrages.
Synopsis: Tokyo, fin des années 60. Kizuki, le meilleur ami de Watanabe, s’est suicidé. Watanabe quitte alors Kobe et s’installe à Tokyo pour commencer ses études universitaires. Alors qu’un peu partout, les étudiants se révoltent contre les institutions, la vie de Watanabe est, elle aussi, bouleversée quand il retrouve Naoko, ancienne petite amie de Kizuki. Fragile et repliée sur elle-même, Naoko n’a pas encore surmonté la mort de Kizuki. Watanabe et Naoko passent les dimanches ensemble et le soir de l’anniversaire des 20 ans de Naoko, ils font l’amour. Mais le lendemain, elle disparaît sans laisser de traces. Watanabe semble alors mettre sa vie en suspension depuis la perte inexplicable de ce premier amour. Lorsqu’enfin il reçoit une lettre de Naoko, il vient à peine de rencontrer Midori, belle, drôle et vive qui ne demande qu’à lui offrir son amour.
22:50 Écrit par Sandra Mézière dans COMPETITION (FESTIVAL ASIATIQUE) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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22/02/2011
Programme des longs-métrages en compétition au Festival du Film Asiatique de Deauville 2011

Je vous rappelle que vous pourrez suivre ce 13ème Festival du Film Asiatique sur ce blog et sur mon blog principal "In the mood for cinema" et que je vous permets de remporter 10 pass permanents pour le festival. Retrouvez ci-dessous la liste et les synopsis des films en compétition (longs-métrages et Action asia). Je vous invite également à suivre le compte twitter d'Inthemoodfordeauville pour suivre le festival en direct. Pour en savoir plus, rendez-vous également sur le site officiel du festival.
Longs-métrages en compétiton (ces films concourent pour le lotus du meilleur film et le lotus du jury, un jury présidé par Amos Gitaï).
BIRTH RIGHT Japon / Avant-première internationale De Naoki HASHIMOTO 1er film
Avec Sayoko Oho, Miyu Yagyu, Ryoko Takizawa
Depuis quelques jours, Mika observe à distance un couple marié et leur fille Ayano. Elle décide alors de prendre une décision irrévocable. En chemin vers l’école, Mika parle à Ayano, gagne sa confiance et la kidnappe. Elle l’emmène ensuite dans un bâtiment désaffecté et l’enferme à double tour…
BUDDHA MOUNTAIN Chine / Avant-première internationale De LI Yu
Avec Sylvia Chang, Fan Bingbing, Chen Po Lin, Fei Long, Jin Jing, Fang Li
Trois amis, Ding Bo, Nan Feng et Fatso, ont terminé leur dernière année de lycée. Malgré la pression parentale, ils préfèrent arrêter leurs études et refusent de s’inscrire aux examens d’entrée à l’université. Impatients de voler de leurs propres ailes et de trouver du travail, ils se rendent dans la ville de Chengdu où ils louent plusieurs chambres dans la maison d’une ancienne chanteuse de l’opéra de Pékin…
COLD FISH Japon / Avant-première française De SONO Sion
Avec Mitsuru Fukikoshi, Hikari Kajiwara, Denden, Asuka Kurosawa, Mugumi Kagurazaka, Tetsu Watanabe
Shamoto tient une petite boutique de poissons tropicaux. Il s’est remarié et sa deuxième femme ne s’entend guère avec sa fille, Mitsuko. Un jour, cette dernière va trouver en la personne de Mr. Murata, non seulement un sauveur, mais aussi un homme exerçant le même métier que son père, mais à grande échelle. Il poussera sa bonté jusqu’à lui offrir un travail dans son magasin. Mais Mr. Murata cache de nombreux sombres secrets sous ses manières attentionnées…
DONOR Philippines / Avant-première européenne De Mark MEILY
Avec Meryll Soriano, Baron Geisler, Karla Pambid, Jao Mapa, Joy Viado
Lizette vend des DVD pirates dans les rues de Manille. Devant la recrudescence des descentes de police, elle cherche désespérément un nouveau moyen de gagner sa vie. Elle décide de vendre un de ses reins au marché noir afin d’avoir suffisamment d’argent pour quitter le pays et s’installer à Dubaï.
ETERNITY Thaïlande / Avant-première française De Sivaroj KONGSAKUL 1er film
Avec Wanlop Rungkamjad, Namfon Udomlertlak, Prapas Amnuay, Pattraporn Jaturanrasmee
Dans un petit village à la campagne, un fantôme revient hanter les lieux de sa jeunesse. Il s’appelle Wit et il est mort trois ans auparavant. Il se souvient des jours où il était tombé amoureux de Koi, sa future épouse. Il l’avait ramenée chez lui afin qu’elle rencontre ses parents. Bien qu’elle était au départ peu encline à une vie rurale, elle accepta peu après d’y passer les restants de ses jours auprès de l’homme qu’elle aimait…
LA BALLADE DE L’IMPOSSIBLE (Norwegian Wood) Japon / Avant-première française De Tran Anh HUNG FILM D’OUVERTURE
Avec Rinko Kikuchi, Kenichi Matsuyama, Kiko Mizuhara, Tetsuji Tamayama, Kengo Kôra, Reika Kirishima
Tokyo, fin des années 60. Kizuki, le meilleur ami de Watanabe, s’est suicidé. Watanabe quitte alors Kobe et s’installe à Tokyo pour commencer ses études universitaires. Il retrouve Naoko, l’ancienne petite amie de Kizuki, qui n’a pas encore surmonté la mort de ce dernier. Watanabe et Naoko passent les dimanches ensemble et finissent par faire l’amour le soir des vingt ans de Naoko. Mais le lendemain, elle disparaît sans laisser de traces. Watanabe semble alors mettre sa vie en suspension. Lorsqu’enfin il reçoit une lettre de Naoko, il vient à peine de rencontrer Midori, belle, drôle et vive qui ne demande qu’à lui offrir son amour.
SKETCHES OF KAITAN CITY Japon / Avant-première européenne De Kazuyochi KUMAKIRI
Avec Pistol Takehara, Mitsuki Tanimura, Aki Nakazato, Kaoru Kobayashi, Ryo Kase, Shigeki Nishibori
Scénario: Takashi Ujita / Production: Kazuhiro Sugarawa
Cinq événements en apparence sans importance se déroulent à Kaitan City, une ville du nord du Japon. Les tramways filent à travers la vie des personnes liées à ces événements et la neige finit par recouvrir chacune d’entre elles. Chaque protagoniste continue à vivre tout en sachant ce qu’il a perdu, regretté et pleuré. L’ensemble de ces événements est peut-être bien notre propre histoire.
THE JOURNALS OF MUSAN Corée du Sud / Avant-première européenne De PARK Jungbum 1er film
Avec Park Jungbum, Jin Yonguk, Kang Eunjin
Handicapé par le numéro de sa carte d’identité qui révèle son origine nord-coréenne, Jeon Seungchul peine à trouver du travail et à créer des liens avec les personnes qu’il croise à l’église. Bien qu’il ne soit ni un ancien repris de justice, ni un travailleur immigré, il subit de nombreuses discriminations. A l’image du
chien errant qu’il a recueilli, Jeon Seungchul est un marginal au sein de la société capitaliste sud-coréenne.
THE OLD DONKEY Chine / Avant-première française De LI Ruijun
Avec Ma Xingchun, Zhang Min, Wang Dazhi, Sun Chunyan, Li Shengfu, Wu Renlin, Fu Bingchou
Un petit village à la lisière du désert, dans la province du Gansu en Chine. Suite à une nouvelle directive agraire du gouvernement, Zhang Yongfu, un entrepreneur local sans scrupules, achète les terres des paysans, ou du moins essaye de les faire partir, afin de construire une usine de produits chimiques qui rendrait le village prospère. Agé de soixante treize ans, Ma, surnommé « le vieux baudet », fait partie des paysans qui refusent obstinément de vendre ses terres…
UDAAN Inde De Vikramaditya MOTWANE 1er film
Avec Rajat Barmecha, Ronit Roy, Aayan Boradia, Ram Kapoor, Manjot Singh, Anand Tiwari, Sumant Mastkar
Après avoir passé huit ans dans un pensionnat, Rohan revient dans la petite ville industrielle de
Jamshedpur. Il se retrouve à l’étroit entre un père autoritaire et un jeune demi-frère, dont il ne connaissait pas l'existence. Contraint à travailler dans l'usine sidérurgique de son père ainsi qu'à poursuivre des études d'ingénieur, il tente malgré tout de forger sa propre vie en réalisant son rêve : devenir écrivain.
LA COMPÉTITION ACTION ASIA
Le Jury Action Asia décernera le prix suivant parmi les 5 films en Compétition :
-LOTUS ACTION ASIA-Grand Prix Action Asia
BLADES OF BLOOD Corée du Sud / Avant-première internationale, De LEE Joonik
Avec Hwang Jungmin, Cha Seungwon, Han Jihye, Baek Sunghyun, Kim Changhwan
Au 16ème siècle, lors de la dynastie Chosun, Hwang Junghak et Lee Monghak formèrent la “Grande Alliance” dans le but commun de rendre le monde meilleur. Alors que Lee, dorénavant le nouvel homme fort du pays, rêve d’éradiquer la corruption au sein du royaume et de se faire sacrer roi, Hwang, devenu un légendaire épéiste aveugle, veut venger la mort d’un ami tué par Lee, son ancien frère d’armes. Les deux hommes se retrouvent face à face et leur ultime bataille peut commencer…
MR AND MRS INCREDIBLE Hong Kong / Avant-première européenne De Vincent KOK
Avec Louis Koo, Sandra Ng, Wen Zhang, Edison Wang, Li Qin, Chapman To, Li Ching, He Yunwei
Un couple de super héros à la retraite décide de reprendre du service lorsqu’un tournoi national d’arts martiaux est organisé dans le petit village paisible où ils vivent incognito depuis des années.
ONG BAK 3 Thaïlande / Avant-première française De Tony JAA et Panna RITTIKRAI
Avec Tony Jaa, Dan Chupong Changprung, Primrata Dej-Udom, Saranyu Wongkrajang, Nirut Sirijunya, Petchtai Wongkamlao, Chumphorn Theppitak
Tien est capturé par son rival et doit subir les coups de ses geôliers. Laissé pour mort, il est sauvé par des villageois qui le ramènent chez eux à Kana Khone. Dans ce village, il va apprendre à méditer et à maitriser son Karma avant que son ennemi juré ne revienne le défier pour un ultime affrontement.
TRUE LEGEND Chine / Avant-première française De Wooping YUEN
Avec Vincent Zhao, Zhou Xun, Andy On, Guo Xiaodong, Jay Chou, Michelle Yeoh, David Carradine
Toute sa vie durant, Su Can a cherché à atteindre les sommets des arts martiaux. Il chérit deux choses plus que tout au monde : le rêve de créer une forme d’art martial unique qui se transmettrait de génération en génération, ainsi que sa femme bien aimée. Su mène une vie de famille heureuse et sa femme est la lumière de sa vie. Mais suite à un coup du sort et à son entêtement, la vie idyllique
WIND BLAST Chine / Avant-première internationale de Qunshu GAO
Avec Duan Yihong, Ni Dahong, Wu Jing, Zhang Li, Francis Ng, Yu Nan, Xia Yu, Charlie Young
Lorsque le tueur Zhang Ning revient en Chine continentale après avoir exécuté un contrat à Hong Kong, le capitaine Xiang Li, surnommé le Léopard, est appelé en renfort afin de mettre la main dessus. Accompagné de son équipe de choc composée de Mastiff, Tak et Shepherd, il part dans le désert de Gobi à la recherche de Zhang et de sa petite amie Sun Jing qui est enceinte. Deux chasseurs de prime au sang froid légendaire, Mai Gao et A Nuo, sont également à leur poursuite.
17:49 Écrit par Sandra Mézière dans COMPETITION (FESTIVAL ASIATIQUE) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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12/03/2010
Premier jour en direct du Festival du Film Asiatique de Deauville 2010
Ce que j'aime par-dessus tout dans ce Festival du Film Asiatique, c'est ce voyage, ce dépaysement auxquels nous convient les films (en particulier de la compétition) et comme tout voyage digne de ce nom, le périple est toujours instructif et enrichissant, en particulier quand il s'agit de découvrir un film du Tadjikistan, un premier film en compétition intitulé "True noon", signé Nosir Saidov, et pour moi la première projection de ce Festival du Film Asiatique de Deauville 2010. Nosir Saidov y met en scène deux villages séparés par un petit ruisseau. Nilufar, une jeune fille du village situé en aval, va épouser un homme du village en amont. Mais un jour des soldats arrivent et séparent arbitrairement les villages par des barbelés. La vie des habitants autrefois si paisible va sombrer peu à peu dans le chaos. Si le film se situe dans le contexte du conflit entre l'Ouzbekistan et le Tadjikistan qui perdure depuis la fin de l'Union Soviétique, l'intrigue pourrait se dérouler n'importe où, dans n'importe quel pays où le quotidien des habitants est décidé par des bureaucraties et des conflits qui les dépassent. L'histoire de ce petit lopin de terre est donc finalement universelle et ces barbelés derrière lesquels Nosir Saidov filme les visages des deux futurs mariés une triste répètition de l'histoire contemporaine. Du fond comme de la forme émane une certaine candeur mais aussi beaucoup de pudeur, de force. Certes la musique souligne un peu trop fortement les mains qui glissent paradoxalement languissamment sur les barbelés mais Nosir Saidov fait passer son message de révolte contre l'absurdité de cette guerre, de la guerre, avec une force tranquille convaincante.
Deuxième film en compétition de la journée avec le japonais "Symbol" de Matsumoto Hitoshi (comique japonais très connu dans son pays). L'histoire d'un Japonais qui se réveille un beau jour, dans une pièce immaculée de blanc, sans fenêtres, ni portes. Et si là aussi il est question d'enfermement et de frontière infranchissable, la comparaison s'arrêtera là avec le film précèdent. "Symbol" est un film inclassable qui d'abord intrigue agréablement avec ses couleurs flamboyantes et son univers décalé. Hitoshi nous tient en haleine avec nos questions insolubles jusqu'au final en forme de feu d'artifice qui ne répondra pas forcément à toutes nos questions (et en suscitera même davantage) mais nous en met plein la vue (certes pour pas grand chose...) Etrange, loufoque, expérimental, attachant, intriguant, agaçant, entre comédie déjantée et film d'apprentissage conceptuel... ce film-exéprience (dont nous sommes les victimes cobayes?) a au moins le mérite de ne ressembler à aucun autre! Bonne route entre les 4 murs de la quatrième dimension qui vous conduira jusqu'à Dieu (rien que ça) après vous avoir fait revenir aux origines de l'Homme et même au singe (en "symboles" parfois un peu vains et surtout vaniteux)... si vous avez la curiosité d'aller jusqu'au bout et de participer à la psychanalyse du réalisateur.
La journée s'est achevée par un hommage au cinéaste chinois Lou Ye par le joyeux Pascal Bonitzer (président du jury 2010) suivi de la projection de "Nuit d'ivresse printanière". L'ayant déjà vu à Cannes, ma soirée s'achève par un repas chez l'impayable et incontournable Miocque qui, avec la discrétion qui le caractérise n'a pas manqué de se faire prendre en photo avec Elie Chouraqui (membre du jury).
00:22 Écrit par Sandra Mézière dans COMPETITION (FESTIVAL ASIATIQUE) | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, deauville, festival, asiatique, compétition |
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25/02/2010
Les films en compétition du Festival du Film Asiatique de Deauville 2010
Voici les 9 films figurant en compétition officielle du Festival du Film Asiatique de Deauville 2010:
AU REVOIR TAIPEI Taiwan De Arvin CHEN
Avec Amber Kuo, Jack Yao, Joseph Chang, Lawrence Ko, Frankie Gao
La plus grande librairie de Taipei a un client étrange - il n'achète jamais rien mais passe toutes ses nuits dans les rayonnages, feuilletant des manuels de français. La fiancée de Kai est partie vivre à Paris et il rêve de la rejoindre. Lorsqu'un vieux gangster du quartier lui propose un marché - un billet d'avion pour Paris en échange d'une « livraison spéciale » - la tristesse n'est plus de mise...
CASTAWAY ON THE MOON Corée du Sud De LEE Hey-jun
Avec Jung Jae-young, Jung Rye-won
Suite à une tentative de suicide ratée, M. Kim se retrouve sur l'île de Bam, au beau milieu de la rivière Han. Il réalise que mettre fin à ses jours n'est pas si facile et décide de rester sur cette île déserte. Alors qu'il commence à s'adapter à sa nouvelle vie sauvage, il trouve un message dans une bouteille flottant sur l'eau. Pour la première fois depuis très longtemps, il reprend espoir...
JUDGE Chine De LIU Jie
Avec Ni Dahong, Mei Ting, Qi Dao, Zheng Zheng, Song Yingchun, Gao Qunshu
1997, nord de la Chine. Qiuwu est condamné à mort pour avoir volé deux voitures. Une coïncidence fortuite a voulu que le juge qui a suivi le dossier ait perdu sa fille dans un tragique accident de voiture perpétré par un voleur de voiture. Un changement récent dans la loi peut permettre à Qiuwu d'éviter la sentence...
MY DAUGHTER Malaisie De Charlotte LIM
Avec Lai Fooi Mun, Chua Thien See, Lam Wen Haur, Lee Eng Kew, Chee Cheong Hoe
Faye, dix-huit ans, vit avec sa mère célibataire qui l'a élevée seule. Face à l'angoisse qu'éprouve sa mère suite à ses relations sans lendemain avec des hommes, Faye ressent à son égard des sentiments contradictoires d'amour et de haine. Lorsqu'elle apprend que sa mère est enceinte, elle ne peut plus contrôler ses émotions...
PAJU Corée du Sud De PARK Chan-ok
Avec Lee Sun-kyun, Seo Woo, Shim E-young, Kim Bo-kyung
Après trois années passées en Inde, Eun-mo revient à Paju, sa ville natale. Elle découvre que l'immeuble dans lequel elle habite est sur le point d'être démoli, que les locataires devenus squatteurs se battent bec et ongles pour empêcher cette destruction et que son beau-frère veuf, également meneur du mouvement de protestation, a des révélations concernant la mort tragique de sa soeur.
SYMBOL Japon De MATSUMOTO Hitoshi
Avec Matsumoto Hitoshi, Adriana Fricke, David Quintero, Lillian Tapia, Luis Acchinelli, Carlos Torres
Un japonais se réveille un beau jour dans une pièce immaculée de blanc, sans fenêtres, ni portes. Lorsqu'il appuie sur une protubérance en forme de pénis fixée au mur, une brosse à dents rose apparaît comme sortie de nulle part et enclenche une série d'événements vraiment étranges...
THE ETERNAL Inde De Rituparno GHOSH
Avec Deepankar De, Mamta Shankar, Jisshu Sengupta, Ananya Chatterjee
Aniket, cinquante-cinq ans, est l'un des réalisateurs les plus en vue du Bengale. Deepti, sa femme, est une ancienne actrice dont il est tombé amoureux et qui a tout sacrifié par amour. Lorsqu'Aniket tombe sous le charme de la jeune comédienne de son dernier film, Deepti est furieuse. Afin de se venger, elle fait le serment de tout faire pour que leur fils unique devienne un grand cinéaste... et le rival de son père.
THE KING OF JAIL BREAKERS Japon De ITAO Itsuji
Avec Itao Itsuji, Kunimura Jun, Ishizaka Koji, Bonchi-Osamu, All Kyojin, Shofukutei-Matsunosuke
Japon, fin des années 20. Masayuki Suzuki est un prisonnier qui s'échappe systématiquement de la prison dans laquelle il est incarcéré... pour être repris et mis à nouveau en prison. Un de ses geôliers est très intrigué par ces évasions répétées et décide de percer le mystère entourant cet homme...
TRUE NOON Tadjikistan De Nosir SAIDOV
Avec Yuriy Nazarov, Nasiba Sharipova, Nasriiddin Nuriddinov, Shodi Sleh
Deux villages sont séparés par un petit ruisseau. Nilufar, une jeune fille du village situé en aval, va épouser un homme du village en amont. Mais un jour, des soldats arrivent et séparent arbitrairement les villages par des barbelés. La vie des habitants, autrefois si paisible, va sombrer peu à peu dans le chaos.
20:56 Écrit par Sandra Mézière dans COMPETITION (FESTIVAL ASIATIQUE) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, deauville, festival |
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03/03/2009
La compétition Action Asia 2009
Le jury présidé par Xavier Gens décernera le Lutos Action Asia parmi les films suivants:
FIREBALL (Thailande) de Thanakorn PONGSUWAN
Avec Preeti BARAMEEANANT, 9 Million Sam, Khanutra CHUCHUAYSUWAN, Phutharit PROMBUNDARN, Arucha TOSAWAT, Kumpanat OUNGSOONGNERN, Anuwat SAEJAO, Kannut SAMERJAI
Tai sort de prison et découvre que son frère jumeau est dans un coma profond depuis un an. Ce dernier avait été laissé pour mort lors de sa participation à un tournoi de Fireball, un jeu violent dérivé du basketball qui est organisé clandestinement par des bandes de criminels. Tai accepte d’intégrer l’équipe de Den afin de retrouver l’homme qui a brutalement bless son frère.
THE CHASER (Corée du Sud) de NA Hong-jin 1er film
Avec HA Jung-woo, KIM Yoon-suk, SEO Young-hee
Joong-ho, un ancien policier devenu proxénète, reprend du service lorsqu’il se rend compte que ses filles disparaissent les unes apres les autres. Il réalise rapidement qu’elles avaient toutes rencontré le meme client, identifié par les derniers chiffres de son numéro de portable. Joong-ho se lance alors dans une chasse à l’homme, persuadé qu’il peut encore sauver Mi-jin, la dernière victime du tueur…
THE DIVINE WEAPON (Corée du Sud) de KIM Yoo-jin PREMIERE INTERNATIONALE
Avec JUNG Jae-young, AHN Sung-ki, HAN Eun-jung, HUH Joon-ho
Pendant le règne du roi Sejong, la dynastie coréenne Joseon etait l’incarnation parfaite de l’Etat. Pour la dynastie chinoise Ming, prétendant au pouvoir impérial, Joseon représentait un obstacle à son expansion territoriale. Afin de défendre son royaume, le roi Sejong développa secrètement une arme d’une puissance inégalée…
THE MOSS (Hong Kong) de Derek KWOK
Avec Shawn YUE, Bonnie XIAN, Louis FAN, Liu Ka CHI, Susan SHAW, Gill Mohinderpaul SINGH, Jan LAU, Matt CHOW
La mousse est une plante qui n’a pas besoin d’attention particulière. Elle s’épanouit dans le noir et l’humidité et peut survivre avec juste un peu d’eau et de soleil. Les policiers corrompus, les prostitués sans papiers, les assassins, les membres des triades sont comme cette plante. Leurs histoires commencent ou bien s’achèvent a Shamshuipo, une ville gangrénée par le crime depuis toujours.
THE SNIPER (Hong Kong) de Dante LAM PREMIERE MONDIALE
Avec Richie JEN, Huang XIAOMING, Edison CHEN, Wilfred LAU
Hartman a la réputation d’être le meilleur tireur d’élite de la police. Lincoln, son ancien coéquipier et tireur émérite, vient de sortir de prison après avoir purgé une peine pour avoir tué accidentellement un otage. Pensant que Hartman et la police sont les vrais responsables, il a juré de se venger…
21:39 Écrit par Sandra Mézière dans COMPETITION (FESTIVAL ASIATIQUE) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, xavier gens, action asia |
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La compétition longs métrages
C'est parmi ces films que le jury présidé par Eric-Emmanuel Schmitt élira le Lotus du Meilleur Film et le Lotus du Jury:
ALL AROUND US (Japon) de HASHIGUCHI Ryosuke
Avec Lily FRANKY, KIMURA Tae, BAISYO Mitsuko, TERAJIMA Susumu, ANDO Tamae, YASHIMA
Norito Kanao est un dessinateur qui fait des croquis d’audiences au tribunal. Il observe en silence les crimes et scandales les plus médiatisés des années 90 et le déclin des valeurs japonaises. Chez lui, heureux en mariage, il suit calmement la premiere grossesse de sa femme. Quand leur enfant meurt, le couple est bouleversé par cette tragédie mais Kanao fait son possible pour soutenir son épouse qui sombre dans la dépression.
BREATHLESS (Coree du Sud)de YANG Ik-june 1er film
Avec YANG Ik-june, KIM Kkobbi, LEE Hwan
Sang-hoon, dont la mère et la soeur meurent devant ses yeux lorsqu’il était encore enfant, a grandi avec la rage au ventre et une haine farouche envers son pere, juge responsable du drame. Un jour, Sang-hoon fait la connaissance de Yeon-hee, une jeune adolescente. Au fur et à mesure de leurs rencontres, ils vont se retrouver eux-memes…
CHANT DES MERS DU SUD (Song from the Southern Seas) (Kirghizstan) de Marat SARULU
Avec Vladimir YAVORSKY, Dzaidarbek KUNGUZHINOV, Irina AGEJKINA, Ajzhan AJTENOVA
Ivan est russe, son voisin Assan est kazakh. Ils vivent en voisins dans un petit village kazakh. Quand la femme d’Ivan donne naissance a un enfant brun et quelque peu bridé, Ivan suspecte sa femme de l’avoir trompé avec Assan…
CLAUSTROPHOBIA (Hong Kong) de Ivy HO 1er film
Avec Karena LAM, Ekin CHENG, Felix LOK, Derek TSANG, Chucky WOO, Eric TSANG, Andy HUI
Pearl, la vingtaine, travaille au sein du departement marketing d’une entreprise. Elle se sent de plus en plus attirée par son superieur, Tom, marié et père de famille. Elle est à son service depuis quelques temps déjà. Tom est un patron agréable, aimable et tolérant autant que faire se peut. Mais personne ne sait vraiment qui se cache derrière ce visage avenant.
L’ENFANT DE KABOUL (Kabuli Kid) (Afghanistan) de Barmak AKRAM 1er film
Avec Hadji GUL, Valery SHATZ, Amelie GLENN, Mohammad CHAFI SAHEL, Helena ALAM
Kaboul. Afghanistan. Khaled, un chauffeur de taxi, découvre dans son vehicule un bébé abandonné par une femme voilée. Comment la retrouver ? Comment se débarrasser de cet encombrant colis ? Et s’il gardait le petit garcon, lui qui n’a que des filles ?
FIRAAQ (Inde) de Nanditas DAS FILM D’OUVERTURE
1er film
Avec Naseeruddin SHAH, Shahana GOSWAMI, Sanjay SURI, Tisca CHOPRA, Deepti NAVAL, Paresh RAWAL, NOWAZ, Mohammad SAMAD
A la suite d’émeutes survenues entre les communautés hindoues et musulmanes, une femme au foyer hindoue trouve le salut de son âme en engageant un jeune orphelin musulman. Pendant ce temps, alors qu’un musicien musulman de renom refuse de comprendre le monde qui l’entoure, une femme qui s’était cachée avec son mari pendant les violences revient chez elle et découvre une maison ravagée…
ISLAND ETUDE (Taiwan) de En CHEN 1er film
Avec CHIANG Ming-hsiang, SAYA, YANG Li-yin, WU Nien-chen, Darren CHIANG
Avant de terminer ses études universitaires, un jeune homme malentendant décide de longer les côtes taiwanaises a vélo, sa guitare en bandoulière, afin de faire le tour de l’île en sept jours…
(MEMBERS OF THE FUNERAL) (Coree du Sud) de BAEK Seung-bin 1er film
Avec LEE Ju-seung, KIM Byul, YOO Ha-bok, PARK Myung-sin, KIM Won-sik
Une famille, composee d’un pere, d’une mere et de leur fille, se retrouve aux obseques d’un jeune garcon. Ils ignorent la nature de la relation que chacun d’entre eux entretenait avec le defunt. Ils sont aussi les personnages principaux d’un livre ecrit par le defunt avant de mourir.
NAKED OF DEFENSES (Japon) de ICHII Masahide
Avec MORIYA Ayako, KONNO Sanae, NISHIMOTO Ryuki, NAKAMURA Kuniaki, KAKINUMA Naoko, KUMANOMIDO Aya, ASAMA Yuki, ICHII Hayate
Chinatsu, enceinte de plusieurs mois, est engagée dans une usine située dans un village a la campagne. Elle y fait la connaissance de Ritsuko, une employée de longue date, qui l’aide à s’adapter à son nouvel environnement. Au contact de Chinatsu, Ritsuko se souvient d’un évènement douloureux de sa vie passée et réalise peu a peu qu’elle mène une vie malheureuse.
THE SHAFT (Chine) de ZHANG Chi
Avec LUO Deyuan, LI Chen, ZHENG Luoqian, HUANG Xuan, GUAN Siting, GONG Qiya
Trois histoires racontent la vie d’une famille de mineurs dans les montagnes de la Chine Occidentale. La fille veut démarrer une nouvelle vie mais doit choisir entre l’amour ou la réalisation de ses reves. Son frère veut devenir chanteur plutôt que mineur. Enfin, le père, tout juste retraité, essaie de retrouver sa femme disparue.
TRIVIAL MATTERS (Hong Kong) de PANG Ho-cheung
Avec Jan LAMB, CHAN Fai-Hung, Krustal TIN, Edison CHEN, Stephanie CHENG, Eason CHAN, Isabel CHAN, Kenny KWAN, Angela BABY, Patrick TAM, Stephy TANG, Gillian CHUNG, Juno MAK, Chapman TO, ZHANG Zheng, FENG Xiaogang, Peter KAM, Shawn YUE, Conroy CHAN
Sept histoires courtes sur le libre arbitre qui sont en fait le reflet de la comédie humaine agencée par Dieu pour s’amuser. Certaines histoires se terminent sur des malentendus, d’autres commencent par des malentendus…
21:29 Écrit par Sandra Mézière dans COMPETITION (FESTIVAL ASIATIQUE) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, asie, deauville, festival |
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18/03/2008
Bilan du Festival du Film Asiatique de Deauville 2008 (suite et fin) : en attendant septembre et le 34ème Festival du Cinéma Américain…
Je vous l’écrivais dès dimanche soir en direct de Deauville : c’est le film coréen « With a girl of black soil » qui a remporté le grand prix (Lotus d’or) ainsi que le prix de la critique internationale (Lotus Air France). Un film sombre dans sa mise en scène comme dans son sujet, poignant, qui économise les dialogues, un film tout en retenue, réaliste dans sa forme (avec un style quasi documentaire), un film qui reflète la réalité sociale de son pays. Ces caractéristiques se retrouvent ainsi dans la quasi-totalité des films en compétition, de surcroît des premiers films pour 8 d’entre eux. Elles se retrouvent d’ailleurs également dans les deux autres films lauréats : « Wonderful town » et « Flower in the pocket », récompensés du prix du jury ex aequo.
« Flower in the pocket » met ainsi en scène de
ux jeunes frères, en Malaisie, dont le père, anéanti par la mort (ou le départ, rien n’est dit à ce sujet) de son épouse, ne s’occupe plus, bien qu’habitant avec eux. Ils sont livrés à eux-mêmes et la première partie du film se déroule d’ailleurs en l’absence du père nous laissant ignorer son existence. Les rôles sont inversés : les enfants préparent à manger à leur père, adoptent un chiot abandonné, allégorie de leur propre solitude et abandon. Le père et les enfants ne font que se croiser sans échanger un mot (le père parle d’ailleurs très peu, enfermé dans sa douleur et son mutisme). Là encore, comme dans la plupart des films en compétition de cette édition 2008, le cinéaste recourt à une économie de dialogues. Malgré la rudesse de leurs conditions de vie, malgré le sujet pesant, ce film est empreint d’une légèreté paradoxalement profonde, jalonné de scènes attendrissantes entre les deux enfants qui ne semblent d’ailleurs pas souffrir de la situation. La souffrance est surtout celle du père, aveuglé par celle-ci, dévoré par son passé comme lui-même en dévorera la photo qui en est le témoignage. Et puis, en silence, doucement, en réalisant que ses fils ont su faire ce à quoi lui n’est pas parvenu (faire abstraction de leur manque pour s’occuper de « quelqu’un d’autre », en l’occurrence un animal, mais aussi en s’occupant l’un de l’autre), en les découvrant malades, il va enfin devenir présent. Le dernier plan nous les montre ensemble dans un véhicule avançant, allant symboliquement vers l’avant, regardant dans la même direction, et cette fois le père n’est plus enfermé dans sa douleur mais enfermé avec ses enfants, s’ouvrant ainsi à eux et au monde. Ensemble, vraiment, enfin. Un film drôle (les deux enfants sont d'une malice et d'une ingénuité particulièrement touchantes), attendrissant, réaliste. En espérant que ce film sortira en salles, je vous laisse découvrir l’explication du titre qui résume toute sa drôlerie tendre. Un film qui, à l’image de la plupart de ceux de cette compétition 2008, s’inspire à la fois du cinéma britannique (pour son aspect social)et du néoréalisme italien tout en conservant la lenteur propre au cinéma asiatique.
Il est particulièrement frappant de voir que 7 films en compétition sur 11 mettent en scène des enfants livrés à eux-mêmes, ou en tout cas des enfants dont on souligne la grande solitude, voire l’opposition à l’autorité parentale. Des films ancrés dans la réalité, moins langoureux ou poétiques que ce à quoi le cinéma asiatique nous a habitués et quand ils le sont encore (comme dans le très beau « Keeping watch »), l’issue n’en est pas moins fatale et la réalité pas moins âpre. Cette solitude, cet égarement sont peut-être le symbole d’une Asie écartelée entre tradition (paternité) et modernité (apport du monde extérieur), une Asie qui cherche son identité dans la mondialisation, alors aliénante. Espérons vraiment qu’elle ne la perdra pas, que le cinéma asiatique conservera (et je pense surtout au cinéma coréen vers lequel va ma préférence) la poésie savoureuse, la lenteur languissante, la beauté formelle allégorique, les sublimes silences qui le caractérisent et l’enrichissent, tout comme ce festival, cette traversée sombre et éclairante d’un continent encore pour moi mystérieux et non moins fascinant, m’a enrichie. Malgré le temps exécrable qui a raréfié les promenades, le dépaysement et le voyage étaient donc au rendez-vous, et même si l’affluence semblait moins importante que les années passées, la programmation n’en était pas moins de très bonne qualité, prouvant la modernité et l’inventivité du cinéma asiatique.
J’en profite également pour vous recommander deux excellents blogs de passionnées, que j’ai le plaisir de connaître, consacrés à ce Festival du Film Asiatique 2008 : La Plume et l’Image et Cinemaniac à Deauville.
Je vous donne d’ores et déjà rendez-vous sur « In the mood for Deauville » pour le prochain Festival du Cinéma Américain de Deauville qui se déroulera du 5 au 14 septembre 2008 et où je serai bien entendu, comme chaque année, pour vous en faire un compte-rendu aussi exhaustif que possible, à l’image de celui de l’an passé dont vous pouvez retrouvez tous les articles sur ce blog. Tout au long de l’année, jusqu’en septembre, retrouvez également sur ce blog toutes les informations concernant ce 34ème Festival du Cinéma Américain que je ne manquerai pas de vous livrer. En attendant, je vous invite à faire part de vos attentes et vos questions concernant ce Festival du Cinéma Américain de Deauville 2008, dans les commentaires ci-dessous.
Pour suivre le reste de l’actualité cinématographique, je vous donne rendez-vous sur mon blog « In the mood for cinema », et sur « In the mood for Cannes », pour toute l’actualité du Festival de Cannes 2008.
Sandra.M
19:01 Écrit par Sandra Mézière dans COMPETITION (FESTIVAL ASIATIQUE) | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, flower in the pocket, wonderful town, with a girl of black soil, asie, festival du film asiatique de deauville, festival du cinéma américain |
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