21.08.2009
Le programme des "Nuits Américaines" du Festival du Cinéma Américain de Deauville 2009
Poursuivant sa collaboration avec la Cinémathèque française, le Public Système Cinéma proposera pour ce rendez-vous qui fête sa troisième édition, une programmation au cinéma Le Morny de Deauville, dédiée aux films de guerre et à la comédie, mais aussi des nuits dédiées aux personnalités auxquelles le festival rendra hommage avec pour résultat une pogrammation très éclectique.
Ces séances sont très accessibles, le vous les recommande. Un pass spécial exclusivement dédié aux Nuits Americaines sera proposé au public au prix de dix euros pour toute la durée du Festival, et pour un euro supplémentaire aux festivaliers.
FILMS DE GUERRE
1941 SERGEANT YORK (Sergent York) de Howard Hawks
1957 PATHS OF GLORY (Les sentiers de la gloire) de Stanley Kubrick
1958 THE NAKED AND THE DEAD (Les nus et les morts) de Raoul Walsh
1970 M*A*S*H de Robert Altman
1989 CASUALTY OF WAR (Outrages) de Brian de Palma
COMEDIES
1928 THE CAMERAMAN (Le cameraman) de Edward Sedgwick
1933 DUCK SOUP (Soupe au canard) de Leo McCarey
1937 NOTHING SACRED (La joyeuse suicidee) de William A. Wellman
1938 HOLIDAY (Vacances) de George Cukor
1942 TO BE OR NOT TO BE (Jeux dangereux) de Ernst Lubitsch
1952 MONKEY BUSINESS (Cherie je me sens rajeunir) de Howard Hawks
Le festival offrira également au public la possibilité de redécouvrir les films de Robert Aldrich, dont certains seront repris dans le cadre d'une rétrospective unique à la Cinémathèque française (du 26 août au 5 octobre) :
LA NUIT ROBERT ALDRICH
1954 VERA CRUZ
1955 KISS ME DEADLY (En quatrieme vitesse)
1955 THE BIG KNIFE (Le grand couteau)
1962 WHAT EVER HAPPENED TO BABY JANE? (Qu'est-il arrive a Baby Jane?)
1971 THE GRISSOM GANG (Pas d'orchidees pour Miss Blandish)
D'autre part, le cinéma Le Morny sera également le théâtre de séances spéciales en hommage aux personnalités mises à l'honneur par le festival cette année et proposera :
LA NUIT HARRISON FORD
1987 FRANTIC de Roman Polanski
1988 WORKING GIRL de Mike Nichols
1997 THE DEVIL'S OWN (Ennemis rapproches) de Alan J. Pakula
1999 RANDOM HEARTS (L'ombre d'un soupcon) de Sydney Pollack
2000 WHAT LIES BENEATH (Apparences) de Robert Zemeckis
LA NUIT ROBIN WRIGHT PENN
1987 THE PRINCESS BRIDE (Princesse Bride) de Rob Reiner
1994 FORREST GUMP de Robert Zemeckis
1997 SHE'S SO LOVELY de Nick Cassavetes
2002 WHITE OLEANDER (Laurier blanc) de Peter Kosminsky
2008 WHAT JUST HAPPENED (Panique a Hollywood) de Barry Levinson
LA NUIT ANDY GARCIA
1990 THE GODFATHER: PART III (Le parrain 3) de Francis Ford Coppola
1997 NIGHT FALLS ON MANHATTAN (Dans l'ombre de Manhattan) de Sidney Lumet
2001 OCEAN'S ELEVEN de Steven Soderbergh
2004 MODIGLIANI de Mick Davis
2005 THE LOST CITY (Adieu Cuba) de Andy Garcia
LA NUIT DAVID ZUCKER, JIM ABRAHAMS & JERRY ZUCKER
1980 AIRPLANE ! (Y a-t-il un pilote dans l'avion ?) de David Zucker, Jim Abrahams & Jerry Zucker
1984 TOP SECRET ! de David Zucker, Jim Abrahams & Jerry Zucker
1988 THE NAKED GUN : FROM THE FILES OF POLICE SQUAD ! (Y a-t-il un flic pour sauver la reine ?) de David Zucker, Jim Abrahams & Jerry Zucker
1991 HOT SHOTS de Jim Abrahams
2006 SCARY MOVIE 4 de David Zucker
09:58 Ecrit par Sandra.M dans NUITS AMERICAINES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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17.08.2009
Les "Nuits Américaines" du Festival du Cinéma Américain de Deauville 2009
Cela vient d'être confirmé sur le site officiel du Festival du Cinéma Américain de Deauville (rubrique "informations pratiques"): l'excellente initiative des "Nuits Américaines" sera bien renouvelée cette année.
Il s'agit de classiques du cinéma américain projetés pendant 10 jours, de 22H à 10H, au cinéma Le Morny.
Séances accessibles pour tous sur achat d'un badge de 10€ ou pour 1€ supplémentaire sur tout badge Festival acheté (et sans supplément pour les badges presse et professionnel).
Je ne connais pas encore le programme des Nuits Américaines de ce 35ème Festival du Cinéma Américain de Deauville et je le mettrai bien entendu en ligne sur inthemoodfordeauville.com dès que ce sera le cas.
16:04 Ecrit par Sandra.M dans NUITS AMERICAINES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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15.08.2008
"Sur la route de Madison" de Clint Eastwood
La venue de Meryl Streep pour l'ouverture de ce 34ème Festival du Cinéma Américain, la projection de "L'échange" de Clint Eastwood en Première de ce même festival, la programmation de "Sur la route de Madison" à l'occasion des "Nuits Américaines": autant de prétextes pour moi pour vous livrer ma critique de ce film sublime...
L’éphémère peut avoir des accents d’éternité, quatre jours, quelques heures peuvent changer, illuminer et sublimer une vie. Du moins, Francesca Johnson (Meryl Streep) et Robert Kincaid (Clint Eastwood) le croient-il et le spectateur aussi, forcément, inévitablement, après ce voyage bouleversant sur cette route de Madison qui nous emmène bien plus loin que sur ce chemin poussiéreux de l’Iowa. Caroline et son frère Michael Johnson reviennent dans la maison où ils ont grandi pour régler la succession de leur mère, Francesca. Mais quelle idée saugrenue a-t-elle donc eu de vouloir être incinérée et d’exiger de faire jeter ses cendres du pont de Roseman, au lieu d’être enterrée auprès de son défunt mari ? Pour qu’ils sachent enfin qui elle était réellement, pour qu’ils comprennent, elle leur a laissé une longue lettre qui les ramène de nombreuses années en arrière, un été de 1965… un matin d’été de 1965, de ces matins où la chaleur engourdit les pensées, et réveille parfois les regrets. Francesca est seule. Ses enfants et son mari sont partis pour un concours agricole, pour quatre jours, quatre jours qui s’écouleront probablement au rythme hypnotique et routinier de la vie de la ferme sauf qu’un photographe au National Geographic, Robert Kincaid, emprunte la route poussiéreuse pour venir demander son chemin. Sauf que, parfois, quatre jours peuvent devenir éternels.
Sur la route de Madison aurait alors pu être un mélodrame mièvre et sirupeux, à l’image du best-seller de Robert James Waller dont il est l’adaptation. Sur la route de Madison est tout sauf cela. Chaque plan, chaque mot, chaque geste suggèrent l’évidence de l’amour qui éclôt entre les deux personnages. Ils n’auraient pourtant jamais dû se rencontrer : elle a une quarantaine d’années et, des années auparavant, elle a quitté sa ville italienne de Bari et son métier de professeur pour se marier dans l’Iowa et y élever ses enfants. Elle n’a plus bougé depuis. A 50 ans, solitaire, il n’a jamais suivi que ses désirs, parcourant le monde au gré de ses photographies. Leurs chemins respectifs ne prendront pourtant réellement sens que sur cette route de Madison. Ce jour de 1965, ils n’ont plus d’âge, plus de passé, juste cette évidence qui s’impose à eux et à nous, transparaissant dans chaque seconde du film, par le talent du réalisateur Clint Eastwood. Francesca passe une main dans ses cheveux, jette un regard nostalgico-mélancolique vers la fenêtre alors que son mari et ses enfants mangent, sans lui parler, sans la regarder: on entrevoit déjà ses envies d’ailleurs, d’autre chose. Elle semble attendre Robert Kincaid avant même de savoir qu’il existe et qu’il viendra.
Chaque geste, simplement et magnifiquement filmé, est empreint de poésie, de langueur mélancolique, des prémisses de leur passion inéluctable : la touchante maladresse avec laquelle Francesca indique son chemin à Robert; la jambe de Francesca frôlée furtivement par le bras de Robert; la main de Francesca caressant, d'un geste faussement machinal, le col de la chemise de Robert assis, de dos, tandis qu’elle répond au téléphone; la main de Robert qui, sans se retourner, se pose sur la sienne; Francesca qui observe Robert à la dérobée à travers les planches du pont de Roseman, puis quand il se rafraîchit à la fontaine de la cour; et c’est le glissement progressif vers le vertige irrésistible. Les esprits étriqués des habitants renforcent cette impression d’instants volés, sublimés.
Francesca, pourtant, choisira de rester avec son mari très « correct » à côté duquel son existence sommeillait, plutôt que de partir avec cet homme libre qui « préfère le mystère » qui l’a réveillée, révélée, pour ne pas ternir, souiller, ces 4 jours par le remord d’avoir laissé une famille en proie aux ragots. Aussi parce que « les vieux rêves sont de beaux rêves, même s’ils ne se sont pas réalisés ».
Et puis, ils se revoient une dernière fois, un jour de pluie, à travers la vitre embuée de leurs voitures respectives. Francesca attend son mari dans la voiture. Robert est dans la sienne. Il suffirait d’une seconde… Elle hésite. Trop tard, son mari revient dans la voiture et avec lui : la routine, la réalité, la raison. Puis, la voiture de Francesca et de son mari suit celle de Robert. Quelques secondes encore, le temps suspend son vol à nouveau, instant sublimement douloureux. Puis, la voiture s’éloigne. A jamais. Les souvenirs se cristalliseront au son du blues qu’ils écoutaient ensemble, qu’ils continueront à écouter chacun de leur côté, souvenir de ces instants immortels, d’ailleurs immortalisés des années plus tard par un album de photographies intitulé « Four days ». Avant que leurs cendres ne soient réunies à jamais du pont de Roseman. Avant que les enfants de Francesca ne réalisent son immense sacrifice. Et leur passivité. Et la médiocrité de leurs existences. Et leur envie d'exister, à leur tour. Son sacrifice en valait-il la peine ? Son amour aurait-il survécu au remord et au temps ?...
Sans esbroufe, comme si les images s’étaient imposées à lui avec la même évidence que l’amour s’est imposé à ses protagonistes, Clint Eastwood filme simplement, majestueusement, la fugacité de cette évidence. Sans gros plan, sans insistance, avec simplicité, il nous fait croire aux« certitudes qui n’arrivent qu’une fois dans une vie » ou nous renforce dans notre croyance qu’elles peuvent exister, c'est selon. Peu importe quand. Un bel été de 1965 ou à un autre moment. Peu importe où. Dans un village perdu de l’Iowa ou ailleurs. Une sublime certitude. Une magnifique évidence. Celle d’une rencontre intemporelle et éphémère, fugace et éternelle. Un chef d’œuvre d’une poésie sensuelle et envoûtante. A voir absolument.
Remarque: La pièce de James Waller dont est tiré le film a été reprise au théâtre Marigny, à Paris, en janvier 2007, et les deux rôles principaux ont été repris par Alain Delon et Mireille Darc. Cliquez ici pour lire ma critique de la pièce de théâtre.
Ce article est également publié sur Agoravox.
Sandra.M
12:12 Ecrit par Sandra.M dans NUITS AMERICAINES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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25.08.2007
Présentation et programme des "nuits américaines"
Je vous ai déjà parlé des « Nuits américaines », l’excellente initiative de cette édition 2007 (voir article ici). A cette occasion j’avais dressé la liste de mes « incontournables du cinéma américain » (voir l’article ici à la suite duquel vous pouvez dresser votre propre liste).
Ces projections divisées en 5 catégories (westerns, comédies, film noir, fantastiques, érotiques) auront lieu exclusivement au Morny club…24H/24H ! Moi qui déplorais l’an passé l’absence de projections à 22H30, voila qui satisfera mon insatiable soif de septième art. De quoi ravir les affamés de cinéma donc.
Le pass dédié aux « Nuits américaines » ne coûte que 10 euros. Vous pourrez l’acquérir à la billetterie située au CID. Et ensuite à vous les 60 films. 240 heures de cinéma. 394 kms de pellicule. A consommer sans modération.
A noter : vous pouvez également acquérir ce pass pour un euro de plus sur votre forfait étudiant, journalier ou permanent en sachant que pour les deux premiers il ne sera valable que le ou les jour(s) de validité des pass (pour en savoir plus sur les accréditations, voir l’article ici).
Cette opération est organisée en partenariat avec la Cinémathèque Française.
Sont surlignés en rouge les films que je vous recommande plus particulièrement.
WESTERNS
1917 La révélation de Lambert H.Hillyer et William S.Hart
1930 La piste des géants de Raoul Walsh
1936 Une aventure de Buffalo Bill de Cecil B. DeMille
1946 La poursuite infernale de John Ford
1952 L’appât de Anthony Mann
1952 L’homme des vallées perdues de Georges Stevens
1956 L’homme qui n’a pas d’étoile de King Vidor
1957 Quarante tueurs de Samuel Fuller
1969 La horde sauvage de Sam Peckinpah
1972 Jeremiah Johnson de Sidney Pollack
1992 Impitoyable de Clint Eastwood
1995 Dead Man de Jim Jarmusch
GANGSTERS ET FILMS NOIRS
1927 Les nuits de Chicago de Josef von Sternberg
1941 La grande évasion de Raoul Walsh
1941 Le faucon maltais de John Houston
1944 Laura de Otto Preminger
1946 Le grand sommeil de Howard Hawks
1946 Le facteur sonne toujours deux fois de Tay Garnett
1947 La dame de Shangaï de Orson Welles
1947 La cité sans voile de Jules Dassin
1952 Règlement de compte de Fritz Lang
1954 En quatrième vitesse de Robert Aldrich
1976 Taxi driver de Martin Scorsese
2000 The Yards de James Gray
EROTISME
1926 La chair et le diable de Clarence Brown
1928 Les damnés de l’océan de Josef von Sternberg
1941 Shangai, ville de folies de Josef von Sternberg
1953 Fièvre sur Anatahan de Josef bon Sternberg
1956 La poupée de chair de Elia Kazan
1956 La blonde et moi de Frank Tashlin
1970 Beyond the valley of the dolls de Russ Meyer
1972 Derrière la porte verte de Jim et Artie Mitchelle
1980 Le facteur sonne toujours deux fois de Bob Rafelson
1981 Tarzan, l’homme singe de John Derek
1995 Showgirls de Paul Verhoeven
2006 Shortbus de John Cameron Mitchell
FANTASTIQUE
1931 Dracula de Tod Browning
1931 Frankenstein de James Whale
1933 King Kong de Merian C.Cooper et Ernest B.Schoedsack
1939 Le magicien d’Oz de Victor Fleming
1943 La féline de Jacques Tourneur
1947 L’aventure de Mme Muir de Joseph L.Mankiewicz
1962 Les oiseaux de Alfred Hitchcock
1973 La nuit des morts vivants de George A.Romero
1973 L’exorciste de William Friedkin
1976 Carrie au bal du diable de Brian de Palma
1979 Alien director’s cut de Ridley Scott
COMEDIES
1928 Bessie à Broadway
1928 Le cameraman de Edward Sedgwick
1936 Les temps modernes de Charles Chaplin
1937 Cette sacrée vérité de Leo McCarey
1938 Impossible Monsieur Bébé de Howard Hawks
1940 Indiscrétions de Georges Cukor
1941 Les voyages de Sullivan de Preston Sturges
1958 La brune brûlante de Leo McCarey
1960 La garçonnière de Billy Wilder
1968 La partie de Blake Edwards
1974 Frankenstein junior de Mel Brooks
2004 Même pas mal! (Dodgeball) de Rawson Marshall Thurber
10:52 Ecrit par Sandra.M dans NUITS AMERICAINES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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21.07.2007
Mes "nuits américaines": les incontournables du cinéma américain
En attendant d’en savoir davantage sur la programmation de ce 33ème Festival du Cinéma Américain que je vous détaillerai bien entendu ici, je vous propose la liste de mes 37 (tout simplement parce que je n’ai pas pu en choisir moins, tant pis pour la logique : je souhaitais initialement n’en prendre que 33 mais c’était rigoureusement impossible…) films américains incontournables …aussi divers soient-ils, en espérant que certains d’entre eux seront projetés lors des « Nuits américaines » du festival. Certains sont des chefs d’œuvre, d’autres des films de pur divertissement.
Evidemment une telle liste imposait des choix cornéliens. J’ai donc délibérément opté pour un film par réalisateur, certains méritant de voir toute leur filmographie figurer dans cette liste. Ainsi comment choisir entre Le Parrain et Apocalypse now ? Entre Un tramway nommé désir, A l’Est d’Eden et la Fièvre dans le sang ? Entre Le Dictateur, la Ruée vers l’or et les feux de la rampe ? Entre Propriété interdite et Out of Africa ? Entre Manhattan et La Rose pourpre du Caire ? Mission impossible.
J’ai également choisi comme critère la nationalité américaine des films et non celle des réalisateurs, certains étant ainsi de nationalités autres qu’américaines et notamment britannique. J’assume évidemment l’entière subjectivité d’un tel classement.
Les films sont classés par ordre chronologique et par décennies… avec une prédilection pour le cinéma américain des décennies 1940 et 1950.
Un grand nombre de réalisateurs de ces films comme W.Allen, S.Pollack, F.F Coppola ont d’ailleurs foulé les Planches deauvillaises... et, qui sait, peut-être les fouleront-ils de nouveau en 2007.
Vos commentaires, ajouts et réclamations sont les bienvenus !
Et vous, quels sont vos films américains incontournables?
Années 1920
1. L’Aurore de Murnau-1927
2. Le Mécano de la « Général » de B.Keaton-1927
Années 1930
3. Autant en emporte le vent de V.Fleming-1939
4. Elle et lui de L. McCarey- 1939
5. La Chevauchée fantastique de J.Ford-1939
Années 1940
6. Le Dictateur de C.Chaplin-1940
7. Citizen Kane de O.Welles-1941
8. Casablanca de M.Curtiz-1942
9. Laura d’Otto Preminger-1944
10. La vie est belle de F. Capra-1946
11. Gilda de C.Vidor-1946
Années 1950
12. Eve de Mankiewicz-1950
13. La flèche brisée de D.Daves-1950
14. Les Ensorcelés de V.Minnelli-1952
15. Le train sifflera trois fois de F. Zinnemann-1952
16. La fureur de vivre de N.Ray-1955
17. La nuit du chasseur de C.Laughton-1955
18. Sueurs froides de A.Hitchcock-1958
19. Ben Hur de W.Wyler-1959
20. Certains l’aiment chaud de B.Wilder-1959
21. Rio Bravo de H.Hawks-1959
Années 1960
22. Les Désaxés de J.Huston-1960
23. La fièvre dans le sang de E.Kazan-1961
24. La poursuite impitoyable d’A.Penn-1966
25. Propriété interdite de S.Pollack-1966
Années 1970
26. Apocalypse now de F.F Coppola-1979
27. Manhattan de W.Allen-1979
Années 1980

28. ET de Steven Spielberg-1982
Années 1990
29. Edward aux mains d’argent de T.Burton-1990
30. Retour à Howards end- de J. Ivory-1991
31. Le temps de l’innocence de M.Scorsese-1993
32. Looking for Richard-Al Pacino-1995
33. Sur la route de Madison de C.Eastwood-1995
Années 2000
34. Mulholland drive De David Lynch-2001
35. Elephant de G.Van Sant-2003
36. Babel de A.G Inarritu-2006
37. Casino Royale de Martin Campbell-2006
Je vous propose ci-dessous deux critiques de films figurant dans ce palmarès que vous pourrez également trouver sur mon autre blog "In the mood for cinema": "Babel" de A.G Inarritu et "Sur la route de Madison" de Clint Eastwood.
Critique de "Sur la route de Madison" de Clint Eastwood (1995)
L’éphémère peut avoir des accents d’éternité, quatre jours, quelques heures peuvent changer, illuminer et sublimer une vie. Du moins, Francesca Johnson (Meryl Streep) et Robert Kincaid (Clint Eastwood) le croient-il et le spectateur aussi, forcément, inévitablement, après ce voyage bouleversant sur cette route de Madison qui nous emmène bien plus loin que sur ce chemin poussiéreux de l’Iowa. Caroline et son frère Michael Johnson reviennent dans la maison où ils ont grandi pour régler la succession de leur mère, Francesca. Mais quelle idée saugrenue a-t-elle donc eu de vouloir être incinérée et d’exiger de faire jeter ses cendres du pont de Roseman, au lieu d’être enterrée auprès de son défunt mari ? Pour qu’ils sachent enfin qui elle était réellement, pour qu’ils comprennent, elle leur a laissé une longue lettre qui les ramène de nombreuses années en arrière, un été de 1965… un matin d’été de 1965, de ces matins où la chaleur engourdit les pensées, et réveille parfois les regrets. Francesca est seule. Ses enfants et son mari sont partis pour un concours agricole, pour quatre jours, quatre jours qui s’écouleront probablement au rythme hypnotique et routinier de la vie de la ferme sauf qu’un photographe au National Geographic, Robert Kincaid, emprunte la route poussiéreuse pour venir demander son chemin. Sauf que, parfois, quatre jours peuvent devenir éternels.
Sur la route de Madison aurait alors pu être un mélodrame mièvre et sirupeux, à l’image du best-seller de Robert James Waller dont il est l’adaptation. Sur la route de Madison est tout sauf cela. Chaque plan, chaque mot, chaque geste suggèrent l’évidence de l’amour qui éclôt entre les deux personnages. Ils n’auraient pourtant jamais dû se rencontrer : elle a une quarantaine d’années et, des années auparavant, elle a quitté sa ville italienne de Bari et son métier de professeur pour se marier dans l’Iowa et y élever ses enfants. Elle n’a plus bougé depuis. A 50 ans, solitaire, il n’a jamais suivi que ses désirs, parcourant le monde au gré de ses photographies. Leurs chemins respectifs ne prendront pourtant réellement sens que sur cette route de Madison. Ce jour de 1965, ils n’ont plus d’âge, plus de passé, juste cette évidence qui s’impose à eux et à nous, transparaissant dans chaque seconde du film, par le talent du réalisateur Clint Eastwood. Francesca passe une main dans ses cheveux, jette un regard nostalgico-mélancolique vers la fenêtre alors que son mari et ses enfants mangent, sans lui parler, sans la regarder: on entrevoit déjà ses envies d’ailleurs, d’autre chose. Elle semble attendre Robert Kincaid avant même de savoir qu’il existe et qu’il viendra.
Chaque geste, simplement et magnifiquement filmé, est empreint de poésie, de langueur mélancolique, des prémisses de leur passion inéluctable : la touchante maladresse avec laquelle Francesca indique son chemin à Robert; la jambe de Francesca frôlée furtivement par le bras de Robert; la main de Francesca caressant, d'un geste faussement machinal, le col de la chemise de Robert assis, de dos, tandis qu’elle répond au téléphone; la main de Robert qui, sans se retourner, se pose sur la sienne; Francesca qui observe Robert à la dérobée à travers les planches du pont de Roseman, puis quand il se rafraîchit à la fontaine de la cour; et c’est le glissement progressif vers le vertige irrésistible. Les esprits étriqués des habitants renforcent cette impression d’instants volés, sublimés.
Francesca, pourtant, choisira de rester avec son mari très « correct » à côté duquel son existence sommeillait, plutôt que de partir avec cet homme libre qui « préfère le mystère » qui l’a réveillée, révélée, pour ne pas ternir, souiller, ces 4 jours par le remord d’avoir laissé une famille en proie aux ragots. Aussi parce que « les vieux rêves sont de beaux rêves, même s’ils ne se sont pas réalisés ».
Et puis, ils se revoient une dernière fois, un jour de pluie, à travers la vitre embuée de leurs voitures respectives. Francesca attend son mari dans la voiture. Robert est dans la sienne. Il suffirait d’une seconde… Elle hésite. Trop tard, son mari revient dans la voiture et avec lui : la routine, la réalité, la raison. Puis, la voiture de Francesca et de son mari suit celle de Robert. Quelques secondes encore, le temps suspend son vol à nouveau, instant sublimement douloureux. Puis, la voiture s’éloigne. A jamais. Les souvenirs se cristalliseront au son du blues qu’ils écoutaient ensemble, qu’ils continueront à écouter chacun de leur côté, souvenir de ces instants immortels, d’ailleurs immortalisés des années plus tard par un album de photographies intitulé « Four days ». Avant que leurs cendres ne soient réunies à jamais du pont de Roseman. Avant que les enfants de Francesca ne réalisent son immense sacrifice. Et leur passivité. Et la médiocrité de leurs existences. Et leur envie d'exister, à leur tour. Son sacrifice en valait-il la peine ? Son amour aurait-il survécu au remord et au temps ?...
Sans esbroufe, comme si les images s’étaient imposées à lui avec la même évidence que l’amour s’est imposé à ses protagonistes, Clint Eastwood filme simplement, majestueusement, la fugacité de cette évidence. Sans gros plan, sans insistance, avec simplicité, il nous fait croire aux« certitudes qui n’arrivent qu’une fois dans une vie » ou nous renforce dans notre croyance qu’elles peuvent exister, c'est selon. Peu importe quand. Un bel été de 1965 ou à un autre moment. Peu importe où. Dans un village perdu de l’Iowa ou ailleurs. Une sublime certitude. Une magnifique évidence. Celle d’une rencontre intemporelle et éphémère, fugace et éternelle. Un chef d’œuvre d’une poésie sensuelle et envoûtante. A voir absolument.
Remarque: La pièce de James Waller dont est tiré le film sera reprise au théâtre Marigny, à Paris, en janvier 2007, et les deux rôles principaux seront repris par Alain Delon et Mireille Darc.
Ce article est également publié sur Agoravox.
Critique de "Babel" de A.G. Inarritu (2006)
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En plein désert marocain, des enfants jouent avec un fusil que leur père vient d’acheter. Un coup de feu retentit et blesse une touriste américaine dans un bus qui passait sur la route, en contrebas. Les destins de cette femme (Cate Blanchett) et de son mari (Brad Pitt) dont le couple battait de l’aile, les destins des deux enfants responsables du coup de feu, le destin de la nourrice mexicaine des enfants du couple d’Américains, le destin d’une jeune Japonaise, en l’occurrence la fille de l’homme qui a donné le fusil à un Marocain qui l’a revendu au père des deux enfants : ces destins vont tous avoir une influence les uns sur les autres, des destins socialement et géographiquement si éloignés, mais si proches dans l’isolement et dans la douleur.
Rares sont les films que je retourne voir, mais pour Babel vu au dernier festival de Cannes où il a obtenu le prix de la mise en scène et celui du jury œcuménique, c’était une vraie nécessité parce que Babel c’est plus qu’un film : une expérience. Ce film choral qui clôt le triptyque du cinéaste après Amours chiennes et 21 grammes fait partie de ces films après lesquels toute parole devient inutile et impossible, de ces films qui expriment tant dans un silence, dans un geste, qu’aucune parole ne pourrait mieux les résumer. De ces films qui vous hypnotisent et vous réveillent. De ces films qui vous aveuglent et vous éclairent. Donc le même choc, la même claque, le même bouleversement, quelques mois après, l’effervescence, la déraison et les excès cannois en moins. Malgré cela.
Si la construction n’avait été qu’un vain exercice de style, qu’un prétexte à une démonstration stylistique ostentatoire, l’exercice aurait été alors particulièrement agaçant mais son intérêt provient justement du fait que cette construction ciselée illustre le propos du cinéaste, qu’elle traduit les vies fragmentées, l’incommunicabilité universelle.
Le montage alterné ne cherche pas à surprendre mais à appuyer le propos, à refléter un monde chaotique, brusque et impatient, des vies désorientées, des destins morcelés. En résulte un film riche, puissant où le spectateur est tenu en haleine du début à la fin, retenant son souffle, un souffle coupé par le basculement probable, soudain, du sublime dans la violence. Du sublime d’une danse à la violence d’un coup de feu. Du sublime d’une main sur une autre, de la blancheur d’un visage à la violence d’une balle perdue et d’une blessure rouge sang. Du sublime du silence et du calme à la violence du basculement dans le bruit, dans la fureur, dans la déraison.
Un film qui nous emmène sur trois continents sans jamais que notre attention ne soit relâchée, qui nous confronte à l’égoïsme, à notre égoïsme, qui nous jette notre aveuglement et notre surdité en pleine figure, ces figures et ces visages qu’il scrute et sublime d’ailleurs, qui nous jette notre indolence en pleine figure, aussi. Un instantané troublant et désorientant de notre époque troublée et désorientée. La scène de la discothèque est ainsi une des plus significatives, qui participe de cette expérience. La jeuneJaponaise sourde et muette est aveuglée. Elle noie son désarroi dans ces lumières scintillantes, fascinantes et angoissantes. Des lumières aveuglantes: le paradoxe du monde, encore. Lumières qui nous englobent. Soudain aveuglés et sourds au monde qui nous entoure nous aussi.
Le point de départ du film est donc le retentissement d'un coup de feu au Maroc, coup de feu déclenchant une série d'évènements, qui ont des conséquences désastreuses ou salvatrices, selon les protagonistes impliqués. Peu à peu le puzzle se reconstitue brillamment, certaines vies se reconstruisent, d’autres sont détruites à jamais. Jamais il n’a été aussi matériellement facile de communiquer. Jamais la communication n’a été aussi compliquée, Jamais nous n’avons reçu autant d’informations et avons si mal su les décrypter. Jamais un film ne l’a aussi bien traduit. Chaque minute du film illustre cette incompréhension, parfois par un simple arrière plan, par une simple image qui se glisse dans une autre, par un regard qui répond à un autre, par une danse qui en rappelle une autre, du Japon au Mexique, l’une éloignant et l’autre rapprochant.
Virtuosité des raccords aussi : un silence de la Japonaise muette qui répond à un cri de douleur de l’américaine, un ballon de volley qui rappelle une balle de fusil. Un monde qui se fait écho, qui crie, qui vocifère sa peur et sa violence et sa fébrilité, qui appelle à l’aide et qui ne s’entend pas comme la Japonaise n’entend plus, comme nous n’entendons plus à force que notre écoute soit tellement sollicitée, comme nous ne voyons plus à force que tant d’images nous soit transmises, sur un mode analogue, alors qu’elles sont si différentes. Des douleurs, des sons, des solitudes qui se font écho, d’un continent à l’autre, d’une vie à l’autre. Et les cordes de cette guitare qui résonnent comme un cri de douleur et de solitude.
Véritable film gigogne, Babel nous montre un monde paranoïaque, paradoxalement plus ouvert sur l’extérieur fictivement si accessible et finalement plus égocentrique que jamais, monde paradoxalement mondialisé et individualiste. Le montage traduit magistralement cette angoisse, ces tremblements convulsifs d’un monde qui étouffe et balbutie, qui n’a jamais eu autant de moyens de s’exprimer et pour qui les mots deviennent vains. D’ailleurs chaque histoire s’achève par des gestes, des corps enlacés, touchés, touchés enfin. Touchés comme nous le sommes. Les mots n’ont plus aucun sens, les mots de ces langues différentes. Selon la Bible, Babel fut ainsi une célèbre tour construite par une humanité unie pour atteindre le paradis. Cette entreprise provoqua la colère de Dieu, qui pour les séparer, fit parler à chacun des hommes impliqués une langue différente, mettant ainsi fin au projet et répandant sur la Terre un peuple désorienté et incapable de communiquer.
C’est aussi un film de contrastes. Contrastes entre douleur et grâce, ou plutôt la grâce puis si subitement la douleur, puis la grâce à nouveau, parfois. Un coup de feu retentit et tout bascule. Le coup de feu du début ou celui en pleine liesse du mariage. Grâce si éphémère, si fragile, comme celle de l’innocence de ces enfants qu’ils soient japonais, américains, marocains, ou mexicains. Contrastes entre le rouge des vêtements de la femme mexicaine et les couleurs ocres du désert. Contrastes entres les lignes verticales de Tokyo et l’horizontalité du désert. Contrastes entre un jeu d’enfants et ses conséquences dramatiques. Contraste entre le corps dénudé et la ville habillée de lumière. Contraste entre le désert et la ville. Contrastes de la solitude dans le désert et de la foule de Tokyo. Contrastes de la foule et de la solitude dans la foule. Contrastes entre « toutes les télévisions [qui] en parlent » et ces cris qui s’évanouissent dans le désert. Contrastes d’un côté et de l’autre de la frontière. Contrastes d’un monde qui s’ouvre à la communication et se ferme à l’autre. Contrastes d’un monde surinformé mais incompréhensible, contrastes d’un monde qui voit sans regarder, qui interprète sans savoir ou comment, par le prisme du regard d’un monde apeuré, un jeu d’enfants devient l’acte terroriste de fondamentalistes ou comment ils estiment savoir de là-bas ce qu’ils ne comprennent pas ici.
Mais toutes ces dissociations et ces contrastes ne sont finalement là que pour mieux rapprocher. Contrastes de ces hommes qui parlent des langues différentes mais se comprennent d’un geste, d’une photo échangée (même si un billet méprisant, méprisable les séparera, à nouveau). Contrastes de ces êtres soudainement plongés dans la solitude qui leur permet finalement de se retrouver. Mais surtout, surtout, malgré les langues : la même violence, la même solitude, la même incommunicabilité, la même fébrilité, le même rouge et la même blancheur, la même magnificence et menace de la nuit au-dessus des villes, la même innocence meurtrie, le même sentiment d’oppression dans la foule et dans le désert.
Loin d’être une démonstration stylistique, malgré sa virtuosité scénaristique et de mise en scène Babel est donc un édifice magistral tout entier au service d’un propos qui parvient à nous transmettre l’émotion que ses personnages réapprennent. Notons que malgré la pluralité de lieux, de langues, d'acteurs (professionnels mais souvent aussi non professionnels), par le talent de son metteur en scène, Babel ne perd jamais sa cohérence qui surgit, flagrante, bouleversante, évidente, au dénouement.
La mise en scène est volontairement déstructurée pour refléter ce monde qu'il met en scène, un monde qui s'égare,
et qui, au moindre geste , à la moindre seconde, au moindre soupçon, peut basculer dans la violence irraisonnée, un monde qui n'a jamais communiqué aussi vite et mal, un monde que l'on prend en pleine face, fascinés et horrifiés à la fois, un monde brillamment ausculté, décrit, par des cris et des silences aussi ; un monde qui nous aveugle, nous assourdit, un monde de différences si semblables, un monde d’après 11 septembre.
Babel est un film douloureux et clairvoyant, intense, empreint de la fébrilité du monde qu’il parcourt et dépeint de sa lumière blafarde puis rougeoyante puis nocturne. Un film magnifique et éprouvant dont la mise en scène vertigineuse nous emporte dans sa frénésie d’images, de sons, de violences, de jugements hâtifs, et nous laisse avec ses silences, dans le silence d’un monde si bruyant. Le silence après le bruit, malgré le bruit, le silence de l’harmonie retrouvée, l’harmonie éphémère car il suffirait qu’un coup de feu retentisse pour que tout bascule, à nouveau. La beauté et la douleur pareillement indicibles. Babel, tour de beauté et de douleur. Le silence avant les applaudissements, retentissants, mérités. Si le propre de l’Art c’est de refléter son époque et de l’éclairer, aussi sombre soit-elle, alors Babel est un chef d’œuvre. Une expérience dont on ne peut ressortir indemne ! Mais silencieux, forcément.
Cet article a été repris sur Agoravox et sur Yahoo Actualités.
Sandra.M
11:15 Ecrit par Sandra.M dans NUITS AMERICAINES | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
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17.07.2007
"Nuits américaines": du cinéma 24H/24H à Deauville!
Si l’an passé, j’avais déploré l’absence de séances à 22H30 ou 23H comme ce fut longtemps la coutume à Deauville, je ne peux que me réjouir de l’excellente initiative de cette année 2007 qui consistera à projeter des films 24H/24H pendant tout le festival et sans interruption! Une expérience inédite dans un festival de cinéma, et c’est une excellente nouvelle que ce soit Deauville qui l’initie, un des rares festivals à si bien savoir allier cinéma d’hier et d’aujourd’hui, cinéma d’auteur et de divertissement pur (les deux n’étant d’ailleurs pas incompatibles même si cette alliance se raréfie malheureusement.)
Le partenariat avec la Cinémathèque Française pour ces projections est plutôt de bon augure quant à la qualité des films sélectionnés. Westerns, comédies, films noirs, films fantastiques, films de gangsters… sont d’ores et déjà annoncés même si nous ignorons encore les détails de cette programmation dont je vous informerai bien entendu dès qu’elle sera communiquée.
Le cinéma d’aujourd’hui, et des films récents, comme Les chansons d’amour de Christophe Honoré ou encore tous les courts-métrages de « Chacun son cinéma » projetés pour les 60 ans du Festival de Cannes foisonnant de références, l’ont récemment montré : le cinéma a besoin de mémoire, de réflexivité et de ses classiques pour écrire et poursuivre son Histoire, le cinéma d’aujourd’hui a besoin de celui d’hier, il s’en imprègne, pour s’en inspirer plus ou moins consciemment ou pour parfois mieux s’en départir mais en tout cas il l’intègre. C’est l’esprit d’une cinémathèque comme la Cinémathèque Française et il est louable qu’un festival s’en fasse le relais…pour notre plus grand plaisir de cinéphiles.
Un pass spécial dédié à ces « Nuits américaines » au prix de 10 euros pour 10 jours sera donc créé pour l’occasion. Ces films seront vraisemblablement projetés au cinéma Morny où ont habituellement lieu les projections presse.
A Deauville, en 2007, les salles obscures seront illuminées 24images par seconde 24H/24H, de quoi être réellement et plus que jamais « in the mood » for american cinema !
Sandra .M
17:55 Ecrit par Sandra.M dans NUITS AMERICAINES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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