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IN THE MOOD FOR DEAUVILLE

  • TN5 - 5ème forum du Tourisme Numérique de Deauville les 20 et 21 mars 2017 au CID

     

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    Voilà un très bel évènement organisé au CID depuis 5 ans et qui m'intéresse doublement, pour ce blog et pour mon magazine en ligne http://inthemoodforhotelsdeluxe.com consacré aux hôtels de luxe. 

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    TN5 à Deauville est devenu le rendez-vous national incontournable du tourisme à l’ère digitale, la manifestation de référence de ses acteurs qui viennent y repérer les tendances émergentes, y tester les nouveautés technologiques, y réfléchir aux enjeux stratégiques pour les territoires. Ce salon est devenu un guide expérientiel qui offre à ses visiteurs une opportunité unique de préparer le positionnement de l’ensemble des acteurs du tourisme de demain dans une logique écosystémique et dans un modèle aussi mouvant que disruptif.

    Pour optimiser encore le temps de la rencontre, le salon se déroule sur une journée et demi. TN5 nourrit l’ambition de placer les participants au cœur de la solution et leur livre en toute simplicité la méthodologie de l’action comme l’état de l’art sur l’ensemble de la chaîne de valeur lors d’ateliers, de rencontres scientifiques, pour lesquels sont convoqués chaque fois les meilleurs spécialistes au niveau national.

    Pour en savoir plus:

    -le site internet de TN5

    -Sur twitter : @TNDeauville   

    -Sur Facebook : https://www.facebook.com/TNDeauville/

    -Le blog de l'évènement : https://www.tn-deauville.fr/actualites-numerique-tourisme/

  • Festival International du Film Culte de Trouville 2017 : votez pour votre film parmi ces 55 chefs-d'oeuvre du cinéma

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    Pour sa deuxième édition, le Festival International du Film Culte de Trouville vous propose de voter pour votre film parmi ces 55  chefs-d'oeuvre du cinéma musical (thème de cette deuxième édition), choisissez-en un et un seul sur la page Facebook du festival ! En plus d'être programmé le favori se verra remettre le Prix du Film Culte Vintage, lors de la prochaine édition qui se tiendra à Trouville-sur-Mer du 22 au 25 juin 2017 !

    Votez par ici sur mobile : http://bit.ly/2kZTjhz

    Je viens de voter pour "On connaît la chanson" d'Alain Resnais dont je vous propose la critique en bonus ci-dessous. Et vous, pour quel film, allez-vous voter ?

    Toute la malice du cinéaste apparaît déjà dans le titre de ce film de 1997, dans son double sens, propre et figuré, puisqu’il fait à la fois référence aux chansons en playback interprétées dans le film mais parce qu’il sous-entend à quel point les apparences peuvent être trompeuses et donc que nous ne connaissons jamais vraiment la chanson…

    Suite à un malentendu, Camille (Agnès Jaoui), guide touristique et auteure d’une thèse sur « les chevaliers paysans de l’an mil au lac de Paladru » s’éprend de l’agent immobilier Marc Duveyrier (Lambert Wilson). Ce dernier est aussi le patron de Simon (André Dussolier), secrètement épris de Camille et qui tente de vendre un appartement à Odile (Sabine Azéma), la sœur de Camille. L’enthousiaste Odile est décidée à acheter cet appartement malgré la désapprobation muette de Claude, son mari velléitaire (Pierre Arditi). Celui-ci supporte mal la réapparition après de longues années d’absence de Nicolas (Jean-Pierre Bacri), vieux complice d’Odile qui devient le confident de Simon et qui est surtout très hypocondriaque.

    Ce film est pourtant bien plus que son idée de mise en scène, certes particulièrement ludique et enthousiasmante, à laquelle on tend trop souvent à le réduire. A l’image de ses personnages, le film d’Alain Resnais n’est pas ce qu’il semble être. Derrière une apparente légèreté qui emprunte au Boulevard et à la comédie musicale ou du moins à la comédie (en) »chantée », il débusque les fêlures que chacun dissimule derrière de l’assurance, une joie de vivre exagérée, de l’arrogance ou une timidité.

    C’est un film en forme de trompe-l’œil qui commence dès la première scène : une ouverture sur une croix gammée, dans le bureau de Von Choltitz au téléphone avec Hitler qui lui ordonne de détruire Paris. Mais Paris ne disparaîtra pas et sera bien heureusement le terrain des chassés-croisés des personnages de « On connaît la chanson », et cette épisode était juste une manière de planter le décor, de nous faire regarder justement au-delà du décor, et de présenter le principe de ces extraits chantés. La mise en scène ne cessera d’ailleurs de jouer ainsi avec les apparences, comme lorsqu’Odile parle avec Nicolas, lors d’un dîner chez elle, et que son mari Claude est absent du cadre, tout comme il semble d’ailleurs constamment « absent », ailleurs.

    Resnais joue habilement avec la mise en scène mais aussi avec les genres cinématographiques, faisant parfois une incursion dans la comédie romantique, comme lors de la rencontre entre Camille et Marc. L’appartement où ils se retrouvent est aussi glacial que la lumière est chaleureuse pour devenir presque irréelle mais là encore c’est une manière de jouer avec les apparences puisque Marc lui-même est d’une certaine manière irréel, fabriqué, jouant un personnage qu’il n’est pas.

    Le scénario est signé Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri et témoigne déjà de leur goût des autres et de leur regard à la fois acéré et tendre sur nos vanités, nos faiblesses, nos fêlures. Les dialogues sont ainsi des bijoux de précision et d’observation mais finalement même s’ils mettent l’accent sur les faiblesses de chacun, les personnages ne sont jamais regardés avec condescendance mais plutôt lucidité et indulgence. Une phrase parfois suffit à caractériser un personnage comme cette femme qui, en se présentant dit, « J’suis une collègue d’Odile. Mais un petit cran au-dessus. Mais ça ne nous empêche pas de bien nous entendre ! ». Tout est dit ! La volonté de se montrer sous son meilleur jour, conciliante, ouverte, indifférente aux hiérarchies et apparences…tout en démontrant le contraire. Ou comme lorsque Marc répète à deux reprises à d’autres sa réplique adressée à Simon dont il est visiblement très fier « Vous savez Simon, vous n’êtes pas seulement un auteur dramatique, mais vous êtes aussi un employé dramatique ! » marquant à la fois ainsi une certaine condescendance mais en même temps une certaine forme de manque de confiance, et amoindrissant le caractère a priori antipathique de son personnage.

    Les personnages de « On connaît la chanson » sont avant tout seuls, enfermés dans leurs images, leurs solitudes, leur inaptitude à communiquer, et les chansons leur permettent souvent de révéler leurs vérités masquées, leurs vrais personnalités ou désirs, tout en ayant souvent un effet tendrement comique. De « J’aime les filles » avec Lambert Wilson au « Vertige de l’amour » avec André Dussolier (irrésistible ) en passant par le « Résiste » de Sabine Azéma. C’est aussi un moyen de comique de répétition dont est jalonné ce film : blague répétée par Lambert Wilson sur Simon, blague de la publicité pour la chicorée lorsque Nicolas montre la photo de sa famille et réitération de certains passages chantés comme « Avoir un bon copain ».

    Chacun laissera tomber son masque, de fierté ou de gaieté feinte, dans le dernier acte où tous seront réunis, dans le cadre d’une fête qui, une fois les apparences dévoilées (même les choses comme l’appartement n’y échappent pas, même celui-ci se révèlera ne pas être ce qu’il semblait), ne laissera plus qu’un sol jonché de bouteilles et d’assiettes vides, débarrassé du souci des apparences, et du rangement (de tout et chacun dans une case) mais la scène se terminera une nouvelle fois par une nouvelle pirouette, toute l’élégance de Resnais étant là, dans cette dernière phrase qui nous laisse avec un sourire, et l’envie de saisir l’existence avec légèreté.

    Rien n’est laissé au hasard, de l’interprétation (comme toujours chez Resnais remarquable direction d’acteurs et interprètes judicieusement choisis, de Dussolier en amoureux timide à Sabine Azéma en incorrigible optimiste en passant par Lambert Wilson, vaniteux et finalement pathétique et presque attendrissant) aux costumes comme les tenues rouges et flamboyantes de Sabine Azéma ou d’une tonalité plus neutre, voire fade, d’Agnès Jaoui.

    « On connaît la chanson » a obtenu 7 César dont celui du meilleur film et du meilleur scénario original. C’est pour moi un des films les plus brillants et profonds qui soient malgré sa légèreté apparente, un mélange subtile –à l’image de la vie – de mélancolie et de légèreté, d’enchantement et de désenchantement, un film à la frontière des émotions et des genres qui témoigne de la grande élégance de son réalisateur, du regard tendre et incisif de ses auteurs et qui nous laisse avec un air à la fois joyeux et nostalgique dans la tête. Un film qui semble entrer dans les cadres et qui justement nous démontre que la vie est plus nuancée et que chacun est forcément plus complexe que la case à laquelle on souhaite le réduire, moins lisse et jovial que l’image « enchantée » qu’il veut se donner. Un film jubilatoire enchanté et enchanteur, empreint de toute la richesse, la beauté, la difficulté, la gravité et la légèreté de la vie. Un film tendrement drôle et joyeusement mélancolique à voir, entendre et revoir sans modération…même si nous connaissons déjà la chanson !

    Cliquez ici pour retrouver mes critiques de "Cœurs" et "Vous n'avez encore rien vu" d'Alain Resnais.

    Pour en savoir plus sur le Festival International du Film Culte de Trouville, cliquez ici.

  • Deux nouveaux restaurants étoilés au Guide Michelin 2017 à Deauville et Trouville

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    Félicitations au Restaurant Maximin Hellio​ de Deauville et au Restaurant Le 1912​ des Cures Marines Trouville MGallery by Sofitel​ (mon avis sur l'hôtel suite à mon séjour lors de l'ouverture, ici: https://inthemoodforhotelsdeluxe.com/2015/04/26/mon-avis-sur-les-cures-marines-de-trouville-hotel-thalasso-et-spa-mgallery-collection/  ), tous deux étoilés au Guide Michelin 2017, cette semaine !

  • Critique de BORN TO BE BLUE de Robert Budreau en salles cette semaine (première du Festival du Cinéma Américain de Deauville 2016)

    L’envoûtant et magnétique « Born to be blue », premier long-métrage de Robert Budreau sur la tragique histoire du trompettiste de jazz Chet Baker, depuis son comeback dans les années 70 jusqu’à sa disparition brutale, était présenté en avant-première au dernier Festival du Cinéma Américain de Deauville puis au Festival du Cinéma et Musique de Film de La Baule.

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    Ethan Hawke et Robert Budreau, le réalisateur de ce biopic (qu’il serait d’ailleurs réducteur et même inexact de qualifier ainsi) ont en commun une véritable passion pour le trompettiste et chanteur de jazz Chet Baker. L’acteur américain avait en effet déjà travaillé sur le scénario d’une journée dans la vie de Chet Baker, le James Dean du jazz, un film qui qui n’a jamais été tourné. Le film alterne les temporalités, la couleur, souvent magnétique et crépusculaire, et le noir et blanc nostalgique, la fiction dans la fiction (Chet Baker devait tourner un film sur sa vie) et la fiction qui raconte la vie de Chet Baker. Une structure dichotomique à l’image de cet être écartelé entre sa passion viscérale et ses démons. Un être multiple qu’un flashback fait passer d’une cellule d’une prison italienne à ses débuts devant Miles Davis et Dizzy Gillespie à une scène du film dans le film (s’inspirant du projet du producteur Dino de Laurentiis de 1966) dans laquelle Baker, qui joue son propre rôle, prend de l’héroïne pour la première fois, incité par une admiratrice.

    Au-delà du portrait du grand artiste, « Born to Be Blue » est un film sur les affres de la création, sur les revers du succès et de la vie d’artiste, sur la versatilité du destin. Le portrait d’un homme, seul blanc trompettiste de l’époque, qui place l’amour de son art, vital, au-dessus de tout et prêt à tous les sacrifices et douleurs pour effectuer son retour, épaulé seulement par sa compagne Jane quand même son propre père ne croit plus en lui. Le titre se réfère d’ailleurs à une chanson que lui jouait son père. Ethan Hawke, à fleur de peau, EST Chet Baker et porte ce rôle, cette personnalité aussi séduisante que fragile, sur ses épaules et lorsque, lors d’une ultime chance,  cet écorché vif chante « My Funny Valentine » devant des professionnels, c’est poignant et nous retenons notre souffle à sa voix brisée. Ce film judicieusement construit et mis en abyme, enfiévré de la musique, de l’amour et des excès qui portaient et détruisaient l’artiste est une enivrante et bouleversante mélodie du malheur et finalement le plus beau des hommages que l’on pouvait consacrer à l’artiste, et aux artistes qui se consument pour leur art. Un film nimbé d’une mélancolie envoûtante et foudroyante de beauté…comme un air de jazz joué par Chet Baker. Comme les derniers soupirs d’un artiste. Les plus intenses et émouvants.

  • Mon avis sur La Villa Gabrielle à Deauville (restaurant)

    Retrouvez également cet article sur mon site "In the mood for hôtels de luxe".

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    Je n’avais pas encore pris le temps de vous parler de ce nouvel établissement deauvillais  (ouvert le 8 avril 2016) que j’avais testé en y déjeunant lors du dernier Festival du Cinéma Américain de Deauville (mon compte rendu du festival, ici), un établissement qui s’est fait attendre les travaux s’étant éternisés, et les lieux (auparavant une agence immobilière) étant restés inoccupés depuis 2013.

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    Il faut dire que l’emplacement est idéal avec une belle terrasse face aux jardins de l’hôtel Normandy Barrière, en plein centre de Deauville.

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    La terrasse me narguait depuis un moment, j’ai donc décidé de faire une infidélité à La Cantine de Deauville (qui est aussi MA cantine) pour tester cette nouvelle adresse et sa jolie terrasse. Si je n’avais pas testé les lieux lors de mes précédents séjours deauvillais, c’est principalement en raison d’un article dans la presse particulièrement négatif suite à l’ouverture (mais  à un point tel  que je soupçonne son auteur d’avoir été de mauvaise foi). Et le mieux est toujours de se faire son propre avis en testant les lieux, ce que je fis donc ce beau jour de septembre, entre deux séances du festival.

    Le restaurant se nomme « Villa Gabrielle » en hommage à Gabrielle Coco Chanel, qui a ouvert sa première boutique de mode à Deauville en 1913.

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    Première constatation, si la personne à l’entrée ne daigne pas répondre à mon bonjour, se contentant de se tenir devant le restaurant pour scruter les clients et les passants, l’air lointain, mon serveur se révèle en revanche souriant et aimable. Pour ne pas être en retard à ma projection et pour comparer avec le remarquable menu de La Cantine, je décide d’opter pour le menu à 20 euros avec l’escalope de saumon et le moelleux au chocolat.

    Il faut savoir que le chef Martial Préaudot 46 ans, ancien chef a débuté en cuisine à l’âge de 15 ans. Il est passé notamment dans les cuisines de Ducasse et du Ritz à Paris.  Il a également fait ses classes « chez un traiteur haut de gamme » et il a travaillé à Lapérouse avant d’arriver il y a 16 ans dans les cuisines privées de Christian Dior.

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    Cela commence plutôt bien, avec un délicieux amuse-bouche, un atout pour un menu comme celui-ci. A ce prix, il est rare d’en avoir. Premier bon point.

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    Le plat est à la fois léger et copieux, plutôt bon, même s’il manquait un peu de goût (d’assaisonnement ?).

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    Quant au fondant au chocolat, sans être exceptionnel, il était également plutôt bon, avec une présentation sans fioritures.

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    A peine ai-je dit que je ne voulais pas de café que l’addition m’était amenée sans avoir été demandée et sans que l’on m’ait demandé ce que j’avais pensé de mon déjeuner. Un peu expéditif.

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    Avant de partir, un petit tour à l’intérieur pour découvrir le beau décor de l’établissement. Une vraie réussite… Et l’impression que Coco Chanel va débarquer à tout moment dans ce décor très « couture ».

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    En conclusions, l’emplacement est idéal, le décor charmant, et les plats relativement bons. Ce ne fut donc pas la catastrophe annoncée par l’article précédemment évoqué, et même une agréable surprise. L’accueil gagnerait à être plus chaleureux et personnalisé.   Sans doute y retournerai-je pour me faire un second avis lors de mon prochain séjour deauvillais et je vous en reparlerai à l’occasion ici. Il n’y a néanmoins pas photo avec son voisin d’en face, La Cantine de Deauville (mon avis, ici) qui, pour un prix inférieur, (16, 90 € pour un plat et un dessert ou une entrée et un plat ou 21, 90€ pour un menu complet) vous propose un menu pantagruélique et de meilleure qualité, d’un niveau gastronomique, le sourire et l’accueil personnalisé en prime.

    La Villa Gabrielle,
    85, rue Eugène Colas,
    14800 Deauville, France.

    +(33)2.31.98.71.86

    Site internet: http://www.lavillagabrielle-deauville.com/

    Facebook:https://www.facebook.com/lavillagabrielle

    Instagram: @la_villa_gabrielle

  • Dates du Festival du Cinéma Américain de Deauville 2017 à suivre en direct ici

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