16.03.2009
Le palmarès du 11ème Festival du Film Asiatique de Deauville
Hier soir était décerné le palmarès du 11ème Festival du Film Asiatique de Deauville, dont je ne peux à nouveau que souligner la richesse et la diversité de la sélection, malgré la noirceur suffocante et symptomatique de la plupart des films, une thématique récurrente évoquée dans mes précèdents articles consacrés à ce festival, un festival que vous avez pu suivre en direct sur « In the mood for Deauville » (mais aussi sur "In the mood for cinema", lequel sera prochainement complété par de nouveaux articles, un bilan du festival, des vidéos, notamment du palmarès, probablement à mon retour du Forum International Cinéma et Littérature de Monaco, dans une semaine...
« Breathless » du Coréen Yang Ik-june est le grand vainqueur de cette compétition puisqu’il a reçu le lotus du meilleur film ainsi que le prix de la critique internationale. Ce portrait coup de poing et sans concessions de la cellule (ici la bien nommée) familiale coréenne a séduit les deux jurys malgré un scénario parfois outrancier voire abracadabrantesque, et certes quelques scènes brillantes et poignantes.
Le très beau film « Shaft » de Zhang Chi, dont je vous parlais hier, a reçu le lotus du jury (un film également présenté en compétition au Festival d’Annonay, prouvant une nouvelle fois également la judicieuse sélection dudit festival), ex-aequo avec « All around us » du Japonais Ryosuke Hashiguchi.
Le prix "Action Asia" a été décerné à "The Chaser" de Na Hong-jin, un film qui a battu les records de fréquentation en Corée. Il sort en salles en France, le 18 mars.
Pour finir sur une note d'espoir, malgré des films qui en manquaient parfois cruellement (ce qui n'enlève rien à leurs qualités artistiques), je reprendrai les mots du réalisateur de "L'enfant de Kaboul" Barmak Akram , un film en compétition que je vous ai déjà recommandé: "A ceux qui disent que le cinéma est en train de mourir, j'aimerais dire que dans certains pays, il n'est pas encore né".
Prochain rendez-vous deauvillais: le 35ème Festival du Cinéma Américain de Deauville que vous pourrez suivre en direct dans son intégralité, comme chaque année, sur "In the mood for Deauville" et sur "In the mood for cinema".
Le Jury Longs Métrages présidé par Eric-Emmanuel Schmitt et entouré de Véronique Cayla, Bruno Dumont, Vincent Elbaz, Marie Gillain, Didier Long et Ludivine Sagnier a décerné les prix suivants:
LOTUS DU MEILLEUR FILM – Grand Prix
BREATHLESS de YANG Ik-june (Corée du sud )
LOTUS DU JURY – Prix du Jury ex-aequo
ALL AROUND US de Ryosuke Hashiguchi (Japon/Japan)
THE SHAFT de ZHANG Chi (Chine/China )
Le jury composé de journalistes internationaux a décerné le prix suivant:
LOTUS AIR FRANCE – Prix de la Critique Internationale
BREATHLESS de YANG Ik-june (Corée du sud/South Korea )
Le Jury Action Asia présidé par Xavier Gens, entouré de Fred Cavayé, Astrid Berges-Frisbey, Anaïs Demoustier, Adrien Jolivet et Marie-Amélie Seigner a décerné son prix au film:
LOTUS ACTION ASIA– Grand Prix Action Asia
THE CHASER de NA Hong-jin (Corée du sud)
16:38 Écrit par Sandra Mézière dans PALMARES | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, asie, festival |
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14.03.2009
Suite de la compétition officielle du Festival du Film Asiatique de Deauville 2009
Un film coréen, un film franco-afghan et un film Taïwanais étaient aujourd’hui au programme de la compétition de ce 11ème Festival du Film Asiatique de Deauville. Pas encore de coup de cœur dans cette sélection bien sombre (mais néanmoins de qualité) mais des voyages toujours instructifs, parfois poignants ou insolites, à défaut d’être inoubliables. Bref compte rendu de cette journée de compétition.
« Breathless » de Yang Ik-June (Corée)
Synopsis : Sang-hoon, dont la mère et la sœur meurent devant ses yeux lorsqu'il était encore enfant, a grandi avec la rage au ventre et une haine farouche envers son père, jugé responsable du drame. un jour, Sang-hoon fait la connaissance de Yeon-hee, une jeune adolescente. Au fur et à mesure de leurs rencontres, ils vont se retrouver eux-mêmes…
Malgré d’évidentes qualités de jeu et direction d’acteurs ( c’est le premier film en tant que réalisateur de l’acteur Yang Ik-June qui interprète aussi le rôle principal) et un sujet fort, malgré le lien singulier de ces deux écorchés vifs qui se raccrochent l’un à l’autre, finalement touchants, malgré le talent de son réalisateur pour traduire la douleur indicible à travers cette violence irrépressible, « Breathless » perd malheureusement en force et crédibilité à accumuler les coïncidences et drames (la violence des personnages s’explique, parfois maladroitement d’ailleurs, par celle qu’ils subissent eux-mêmes ou ont subi, tous sont des enfants ou femmes battus). Un film dont chaque lueur d’espoir est rapidement éteinte par un nouveau drame et dont la violence inextinguible jusqu’au dernier souffle, jusqu’à la dernière seconde fait aussi suffoquer le spectateur, et le lasse finalement plus qu’il ne le marque. Un film qui porte à son paroxysme la difficulté de communiquer (thème commun aux films en compétition dont je vous parlais hier et que l’on retrouve donc ici), et même de respirer.
« Island etude » de En Chen (Taïwan)
Synopsis : Avant de terminer ses études universitaires, un jeune homme malentendant décide de longer les côtes taïwanaises à vélo, sa guitare en bandoulière, afin de faire le tour de l'île en sept jours…
Voilà un film qui détone dans une sélection bien sombre. On attend à tout moment le drame qui va survenir. Le traumatisme qui va surgir. La noirceur qui va s’abattre sur ces paysages enchanteurs. Mais non, rien. « Island etude » est une balade rafraîchissante illuminée par la présence de son acteur principal et une photographie lumineuse (En Chen dont c’est le premier film en tant que réalisateur était chef opérateur notamment de Hou Hsiao-Hsien) que l’on rêverait presque de voir s’assombrir un instant, ne serait-ce que pour le plaisir de voir ressurgir la lumière. Une route jalonnée de rencontres, parfois artificielles. Après le film précèdent, « Island etude » nous permet de retrouver notre souffle même si ce film en manque indéniablement. Une belle promenade qui manque d’horizon(s).
« L’enfant de Kaboul » de Barmak Akram (France et Afghanistan)
Synopsis : Kaboul. Afghanistan. Khaled, un chauffeur de taxi, découvre dans son véhicule un bébé abandonné par une femme voilée. Comment la retrouver ? Comment se débarrasser de cet encombrant colis ? Et s'il gardait le petit garçon, lui qui n'a que des filles ?
Ce voyage là est sans aucun doute beaucoup plus marquant que celui auquel nous invitait le film précèdent. Sans doute aussi le plus marquant de ce festival. Parce qu’il se déroule à Kaboul, ici véritable personnage, que nous méconnaissons évidemment et que Barmak Akram a l’intelligence de nous faire découvrir avec une précision documentaire tout en racontant une histoire, et en y distillant des moments plus drôles, nous permettant de reprendre notre souffle (oui, il est encore question de souffle) dans cette course effrénée dans une ville pas encore apaisée. Kaboul : ville plongée dans l’obscur(antisme)ité qui n’aspire qu’à la lumière. Ville grouillante, bruyante, chaotique, blessée mais qui réapprend à vivre après le départ des Talibans malgré les menaces qui planent. La mise en scène, d’abord, nerveuse du début, s’assagit au fur et à mesure que Khaled se responsabilise, et ne nous lâche en tout cas jamais. Ville sous tension qui goûte à sa fragile et relative liberté. Ville tragique et détruite dans un écrin sublime. Au fond c’est de deux enfants dont il est question ici, et son titre est presque un pléonasme. Un enfant qui vient de naitre. Une ville qui renait, balbutie, est effrayée aussi. Et un nouveau cinéma qui nait sur des champs de ruine alors que certains le voient déjà mort (cf propos du réalisateur, voir vidéo ci-dessus, à venir, demain...). Tandis que nous suivons Khaled qui cherche à placer l’enfant, nous découvrons Kaboul mieux qu’à travers n’importe quel documentaire, nous découvrons aussi la condition, difficile, des femmes et celle des orphelins. Sans jamais que cela soit didactique, ennuyeux. Un enfant de Kaboul qui nous donne envie de mieux le connaître, le voir grandir et s’émanciper, à la rencontre duquel je vous encourage vivement d’aller.
Contrairement aux autres films de cette compétition, ce film franco-afghan (écrit par Barmak Akram avec la collaboration de Jean-Claude Carrière), produit par Fidélité, sortira en France le 29 Avril. Je vous en reparlerai plus longuement au moment de sa sortie.
Site officiel du film: http://www.enfantdekaboul-lefilm.com/
Une petite promenade salutaire sous le soleil couchant de Deauville pour se remettre de ces émotions cinématographiques...:
00:13 Écrit par Sandra Mézière dans COMPETITION OFFICIELLE (FESTIVAL CINEMA AMERICAIN) | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, asie, festival, deauville |
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12.03.2009
Compétition officielle du Festival du Film Asiatique de Deauville : "Naked of defenses", "Trivial matters", "chant des mers du sud"
Après "Firaq" de Nandita Das dont je vous parlais hier, la compétition officielle se poursuivait aujourd'hui avec 3 autres films: un film japonais ("Naked of defenses" de Ichii Masashide), un film en provenance de Hong Kong ("Trivial matters" de Pang Ho-Cheung), un film du Kirghizstan, nationalité pour la première fois présente à Deauville ("Chant des mers du Sud" de Marat Sarulu.)
Aussi modeste soit ce festival (autant que son "cousin" américain de septembre peut être exubérant, parfois), en particulier cette année, c'est toujours un immense plaisir d'y assister pour le voyage aux confins de l'Asie auquel il convie, notamment parce que les films qu'il nous propose sont aussi divers et riches que les pays que compte le continent asiatique. Poétiques, violents, languissants, émouvants, contemplatifs... tant d'autres adjectifs encore pourraient s'appliquer à ce cinéma qui ne cesse de me surprendre, me charmer, me choquer (dans le bon sens du terme).
Très différents aussi étaient ces quatre premiers films en compétition même si on peut déjà en dégager une thématique commune: la difficulté de communiquer, que ce soit dans la sphère privée ou publique, entre russes et kazakhs ("Chant des mers du Sud"), entre hindous et musulmans( "Firaaq"), entre un mari et sa femme ("Naked of defenses")ou entre des amies, des amants, des époux ("Trivial matters"). Ce qui caractérise sans doute notre société, européenne ou asiatique, la déshumanise aussi parfois. Ces films mettent aussi le plus souvent en scène des personnages qui ont aussi soif de liberté.
"Trivial matters" de Pang Ho-Cheung (Hong Kong)
Synopsis: Sept histoires courtes sur le libre arbitre qui sont en fait le reflet de la comédie humaine agencée par dieu pour s'amuser. certaines histoires se terminent sur des malentendus, d'autres commencent par des malentendus…
Si Pang-Ho Cheung avait voulu montrer à quel point sa réalisation pouvait s'adapter à tous les types de films et faire une démonstration de style, il n'aurait pas choisi meilleurs sujets. Film d'action, comédie romantique, comédie, film réaliste... En 7 histoires, il expérimente différents genres avec un brio incontestable, une écriture précise, des personnages ciselés malgré le peu de temps imparti à chacun. Ce film est adapté de nouvelles que Pang Ho-Cheung a lui-même écrites et c'est sans doute la raison pour laquelle chaque histoire nous embarque immédiatement malgré les ruptures de ton et de rythme. Il est dommage de ne pas avoir essayé de les lier davantage encore malgré d'habiles transitions, des personnages présents dans plusieurs histoires et une thématique commune. Malgré tout on ne peut s'empêcher de voir 7 courts-métrages, certes très réussis, et qui témoignent d'une grande maîtrise, d'un ton décalé, parfois irrévérencieux, voire absurde. Autant d'histoires, de styles que d'émotions et le réalisateur semble passer des unes aux autres avec une facilité déconcertante (dans l'écriture comme dans la mise en scène qui épouse chaque style) qui ne peut que forcer notre admiration. Chaque histoire pourrait donner lieu à un long métrage. Si les faits, pris séparément, sont triviaux (le double sens de ce mot n'est ici pas du tout anecdotique), leur mise en parallèle leur donne de l'importance, de même qu'à ce film hybride et singulier.
23:44 Écrit par Sandra Mézière dans COMPETITION OFFICIELLE (FESTIVAL CINEMA AMERICAIN) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, asie, festival, deauville |
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Ouverture du 11ème Festival du Film Asiatique de Deauville
Pitch: A la suite d'émeutes survenues entre les communautés hindoues et musulmanes, une femme au foyer hindoue trouve le salut de son âme en engageant un jeune orphelin musulman. Pendant ce temps, alors qu'un musicien musulman de renom refuse de comprendre le monde qui l'entoure, une femme qui s'était cachée avec son mari pendant les violences revient chez elle et découvre une maison ravagée…
"Firaaq" en Urdu signifie à la fois quête et séparation. L'intrigue se déroule sur 24H, un mois après le massacre qui eut lieu en Inde, à Gujarat, en 2002 et raconte donc le trajet de différents personnages: ceux qui regardent en silence, ceux qui subissent et ceux qui font subir. L'une cherche à surmonter sa culpabilité. La loyauté de deux amies est mise à rude épreuve par la peur et la suspicion. Un groupe de jeunes hommes cherche à se venger. Un couple moderne hindou et musulman mène un difficile combat entre l'obligation de dissimuler leur véritable identité, l'instinct de survie et le désir de s'affirmer. Un vieux musicien s'accroche à son idéalisme jusqu'à ce que l'évidence du conflit civil ébranle sa confiance. Un jeune garçon dont une partie de la famille a été tuée sous ses yeux, recherche son père.
A travers ces personnages, avec beaucoup de subtilité, des plans d’une beauté simple et marquante, une violence montrée sans emphase, qui nous heurte et touche davantage q’une violence constante et appuyée, parfois entrecoupée d’humour, Nandita Das montre comment la violence influe sur les existences, comment certains trouvent la force de surmonter leurs peurs et de partir vers une vie meilleure.
Pour cette ouverture, les organisateurs n’ont pas choisi un film à grand spectacle mais la première réalisation de l’actrice Nandita Das, qui figure également en compétition. Le grand spectacle ne fait pas toujours des films majeurs. Et un film modeste peut parfois vous porter beaucoup plus loin en vous parlant de tolérance, de conflits tristement universels et intemporels, mais aussi et surtout de l’espoir qui peut surgir. A tout instant. Malgré tout. Les regards des trois protagonistes qui clôturent le film en disent plus long que de longs discours ou des films aux budgets pharaoniques sur la quête de liberté, la nécessité de s’affirmer et une séparation douloureuse que porte le regard d’un enfant qui nous accompagne longtemps après le générique de fin.
Un début de festival à l’image d’un monde en quête de tolérance et de liberté, une image que Nandita Das a subtilement su porter et dont nous verrons ces prochains jours si c’est aussi celle que souhaitent refléter les autres films en compétition dont je ne manquerai pas de vous parler sur « In the mood for Deauville ».
00:27 Écrit par Sandra Mézière dans CEREMONIES D'OUVERTURE | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, deauville, festival, asie, inde, firaaq, nandita das |
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10.03.2009
"Firaaq" de Nandita Das en ouverture du festival (demain soir, 20H)
A partir de demain, vous pourrez suivre le 11ème Festival du Film Asiatique, en direct de Deauville, sur ce blog et sur "In the mood for cinema".
Le festival débute demain soir, à 20H, au CID, avec, pour film d'ouverture un film qui figure également en compétition officielle. Ce film c'est "Firaaq" de Nandita Das. (Inde-2008-101 minutes)
Vous pourrez en retrouver la critique sur "In the mood for Deauville" ainsi que le récit de la cérémonie d'ouverture.
Synopsis: A la suite d'émeutes survenues entre les communautés hindoues et musulmanes, une femme au foyer hindoue trouve le salut de son âme en engageant un jeune orphelin musulman. Pendant ce temps, alors qu'un musicien musulman de renom refuse de comprendre le monde qui l'entoure, une femme qui s'était cachée avec son mari pendant les violences revient chez elle et découvre une maison ravagée…
20:05 Écrit par Sandra Mézière dans CEREMONIES D'OUVERTURE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, festival, asie, deauville, firaaq |
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07.03.2009
Tarifs et lieux de ventes des entrées et accréditations pour le Festival du Film Asiatique de Deauville 2009
Forfait journalier :
jeudi 12 : 10 €
vendredi 13 : 10 €
samedi 14 : 12 €
dimanche 15 : 12 €
Forfait permanent : 34 €
Forfait permanent étudiants et demandeurs d’emploi : 5 €
(sur présentation d’un justificatif en cours de validité)
Affiche : 2 €
Catalogue : 5 €
Affiche + Catalogue : 6 €
Les lieux de vente :
Dès à présent :
- sur le site internet : http://badgecid.congres-deauville.com/
- à l’accueil du Centre International de Deauville ouvert du lundi au vendredi de 8h30 à 19h
Durant le Festival :
- aux horaires d’ouverture des banques d’accréditation du Centre International de Deauville :
Mercredi 11 : 14h – 20h
Jeudi 12 : 8h30 – 19h
Vendredi 13 : 8h30 – 20h
Samedi 14 : 8h30 – 19h
Dimanche 15 : 9h – 18h
Les salles de projection : C.I.D et Cinéma du Casino
11:34 Écrit par Sandra Mézière dans INFORMATIONS PRATIQUES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, deauville, asie, festival |
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Grille de programmation du Festival du Film Asiatique de Deauville 2009
11:31 Écrit par Sandra Mézière dans IN THE MOOD FOR NEWS (infos, photos, vidéos...) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, deauville, festival, asie |
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03.03.2009
La compétition longs métrages
C'est parmi ces films que le jury présidé par Eric-Emmanuel Schmitt élira le Lotus du Meilleur Film et le Lotus du Jury:
ALL AROUND US (Japon) de HASHIGUCHI Ryosuke
Avec Lily FRANKY, KIMURA Tae, BAISYO Mitsuko, TERAJIMA Susumu, ANDO Tamae, YASHIMA
Norito Kanao est un dessinateur qui fait des croquis d’audiences au tribunal. Il observe en silence les crimes et scandales les plus médiatisés des années 90 et le déclin des valeurs japonaises. Chez lui, heureux en mariage, il suit calmement la premiere grossesse de sa femme. Quand leur enfant meurt, le couple est bouleversé par cette tragédie mais Kanao fait son possible pour soutenir son épouse qui sombre dans la dépression.
BREATHLESS (Coree du Sud)de YANG Ik-june 1er film
Avec YANG Ik-june, KIM Kkobbi, LEE Hwan
Sang-hoon, dont la mère et la soeur meurent devant ses yeux lorsqu’il était encore enfant, a grandi avec la rage au ventre et une haine farouche envers son pere, juge responsable du drame. Un jour, Sang-hoon fait la connaissance de Yeon-hee, une jeune adolescente. Au fur et à mesure de leurs rencontres, ils vont se retrouver eux-memes…
CHANT DES MERS DU SUD (Song from the Southern Seas) (Kirghizstan) de Marat SARULU
Avec Vladimir YAVORSKY, Dzaidarbek KUNGUZHINOV, Irina AGEJKINA, Ajzhan AJTENOVA
Ivan est russe, son voisin Assan est kazakh. Ils vivent en voisins dans un petit village kazakh. Quand la femme d’Ivan donne naissance a un enfant brun et quelque peu bridé, Ivan suspecte sa femme de l’avoir trompé avec Assan…
CLAUSTROPHOBIA (Hong Kong) de Ivy HO 1er film
Avec Karena LAM, Ekin CHENG, Felix LOK, Derek TSANG, Chucky WOO, Eric TSANG, Andy HUI
Pearl, la vingtaine, travaille au sein du departement marketing d’une entreprise. Elle se sent de plus en plus attirée par son superieur, Tom, marié et père de famille. Elle est à son service depuis quelques temps déjà. Tom est un patron agréable, aimable et tolérant autant que faire se peut. Mais personne ne sait vraiment qui se cache derrière ce visage avenant.
L’ENFANT DE KABOUL (Kabuli Kid) (Afghanistan) de Barmak AKRAM 1er film
Avec Hadji GUL, Valery SHATZ, Amelie GLENN, Mohammad CHAFI SAHEL, Helena ALAM
Kaboul. Afghanistan. Khaled, un chauffeur de taxi, découvre dans son vehicule un bébé abandonné par une femme voilée. Comment la retrouver ? Comment se débarrasser de cet encombrant colis ? Et s’il gardait le petit garcon, lui qui n’a que des filles ?
FIRAAQ (Inde) de Nanditas DAS FILM D’OUVERTURE
1er film
Avec Naseeruddin SHAH, Shahana GOSWAMI, Sanjay SURI, Tisca CHOPRA, Deepti NAVAL, Paresh RAWAL, NOWAZ, Mohammad SAMAD
A la suite d’émeutes survenues entre les communautés hindoues et musulmanes, une femme au foyer hindoue trouve le salut de son âme en engageant un jeune orphelin musulman. Pendant ce temps, alors qu’un musicien musulman de renom refuse de comprendre le monde qui l’entoure, une femme qui s’était cachée avec son mari pendant les violences revient chez elle et découvre une maison ravagée…
ISLAND ETUDE (Taiwan) de En CHEN 1er film
Avec CHIANG Ming-hsiang, SAYA, YANG Li-yin, WU Nien-chen, Darren CHIANG
Avant de terminer ses études universitaires, un jeune homme malentendant décide de longer les côtes taiwanaises a vélo, sa guitare en bandoulière, afin de faire le tour de l’île en sept jours…
(MEMBERS OF THE FUNERAL) (Coree du Sud) de BAEK Seung-bin 1er film
Avec LEE Ju-seung, KIM Byul, YOO Ha-bok, PARK Myung-sin, KIM Won-sik
Une famille, composee d’un pere, d’une mere et de leur fille, se retrouve aux obseques d’un jeune garcon. Ils ignorent la nature de la relation que chacun d’entre eux entretenait avec le defunt. Ils sont aussi les personnages principaux d’un livre ecrit par le defunt avant de mourir.
NAKED OF DEFENSES (Japon) de ICHII Masahide
Avec MORIYA Ayako, KONNO Sanae, NISHIMOTO Ryuki, NAKAMURA Kuniaki, KAKINUMA Naoko, KUMANOMIDO Aya, ASAMA Yuki, ICHII Hayate
Chinatsu, enceinte de plusieurs mois, est engagée dans une usine située dans un village a la campagne. Elle y fait la connaissance de Ritsuko, une employée de longue date, qui l’aide à s’adapter à son nouvel environnement. Au contact de Chinatsu, Ritsuko se souvient d’un évènement douloureux de sa vie passée et réalise peu a peu qu’elle mène une vie malheureuse.
THE SHAFT (Chine) de ZHANG Chi
Avec LUO Deyuan, LI Chen, ZHENG Luoqian, HUANG Xuan, GUAN Siting, GONG Qiya
Trois histoires racontent la vie d’une famille de mineurs dans les montagnes de la Chine Occidentale. La fille veut démarrer une nouvelle vie mais doit choisir entre l’amour ou la réalisation de ses reves. Son frère veut devenir chanteur plutôt que mineur. Enfin, le père, tout juste retraité, essaie de retrouver sa femme disparue.
TRIVIAL MATTERS (Hong Kong) de PANG Ho-cheung
Avec Jan LAMB, CHAN Fai-Hung, Krustal TIN, Edison CHEN, Stephanie CHENG, Eason CHAN, Isabel CHAN, Kenny KWAN, Angela BABY, Patrick TAM, Stephy TANG, Gillian CHUNG, Juno MAK, Chapman TO, ZHANG Zheng, FENG Xiaogang, Peter KAM, Shawn YUE, Conroy CHAN
Sept histoires courtes sur le libre arbitre qui sont en fait le reflet de la comédie humaine agencée par Dieu pour s’amuser. Certaines histoires se terminent sur des malentendus, d’autres commencent par des malentendus…
21:29 Écrit par Sandra Mézière dans COMPETITION (FESTIVAL ASIATIQUE) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, asie, deauville, festival |
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Le jury longs métrages du 11ème Festival du Film Asiatique de Deauville
Nous savions déjà qu'Eric-Emmanuel Schmitt présiderait le jury de ce 11ème Festival du Film Asiatique de Deauville. Il sera accompagné de:
VERONIQUE CAYLA
Directrice Generale du Centre National de la Cinematographie
1978-1981 Conseillere Technique Chargee du Cinema au Cabinet du Ministre de la Culture et de la Communication
1982-1983 Directrice Adjointe de la Videotheque de Paris
1983-1989 Directrice de la Videotheque de Paris
1989-1992 Directrice Generale de la Videotheque de Paris
1992-1998 Directrice Generale du Groupe cinematographique MK2
1994-1998 Presidente Directrice Generale de LMK-IMAGES SA
1999-2001 Membre du Conseil Superieur de l’Audiovisuel
2001-2005 Directrice Generale du Festival de Cannes
Depuis 2005 Directrice Generale du Centre National de la Cinematographie
BRUNO DUMONT
Realisateur et scenariste
FILMOGRAPHIE
1997 LA VIE DE JESUS
1999 L’HUMANITE
2003 TWENTYNINE PALMS
2006 FLANDRES
2009 HADEWIJCH
VINCENT ELBAZ
Comedien
FILMOGRAPHIE SELECTIVE
1995 LE PERIL JEUNE de Cedric Klapisch
1996 LA VERITE SI JE MENS de Thomas Gilou
LES RANDONNEURS de Philippe Harel
1998 PEUT-ETRE de Cedric Klapisch
1999 LA PARENTHESE ENCHANTEE de Michel Spinosa
2000 RUE DES PLAISIRS de Patrice Leconte
2001 NI POUR NI CONTRE (BIEN AU CONTRAIRE) de Cedric Klapisch
EMBRASSEZ QUI VOUS VOUDREZ de Michel Blanc
2004 LE PARFUM DE LA DAME EN NOIR de Bruno Podalydes
2005 MA VIE EN L’AIR de Remi Bezancon
2007 BANCS PUBLICS de Bruno Podalydes
TEL PERE TELLE FILLE de Olivier de Plas
LE DERNIER GANG de Ariel Zeitoun
Theatre
2002 HYSTERIA de Terry Johnson - Mise en scene de John Malkovich
2007 GOOD CANARY de Zach Helm - Mise en scene de John Malkovich
MARIE GILLAIN
Comedienne
FILMOGRAPHIE SELECTIVE
1991 MON PERE CE HEROS de Gerard Lauzier
1995 L'APPAT de Bertrand Tavernier
1996 LES AFFINITES ELECTIVES de Vittorio et Paolo Taviani
1997 LE BOSSU de Philippe de Broca
1998 LE DERNIER HAREM de Ferzan Ozpetek
LE DINER de Ettore Scola
2001 ABSOLUMENT FABULEUX de Gabriel Aghion
BARNIE ET SES PETITES CONTRARIETES de Bruno Chiche
2002 NI POUR NI CONTRE (BIEN AU CONTRAIRE) de Cedric Klapisch
LAISSER PASSER de Bertrand Tavernier
2005 L'ENFER de Danis Tanovic
2007 PARS VITE ET REVIENS TARD de Regis Wargnier
MA VIE N'EST PAS UNE COMEDIE ROMANTIQUE de Marc Gibaja
FRAGILE(S) de Martin Valente
LA CLEF de Guillaume Nicloux
2008 LA TRES TRES GRANDE ENTREPRISE de Pierre Jolivet
2009 COCO AVANT CHANEL de Anne Fontaine
DIDIER LONG
Metteur en scene
SELECTION THEATRE
1995 LE ROMAN DE LULU - creation de David Decca
1998 MADEMOISELLE ELSE - d'apres Arthur Schnitzler
2000 BECKET de Jean Anouilh
2001 JALOUSIE EN TROIS FAX de Esther Vilar
2003 MATHILDE de Veronique Olmi
LES BRAISES de Sandor Marai
2005 MADEMOISELLE JULIE d'August Strindberg
RICHARD III de William Shakespeare
2006 LA DERNIERE NUIT POUR MARIE STUART de Wolfgang Hildesheimer
LE GARDIEN de Harold Pinter
2007 LA VIE DEVANT SOI - d'apres le roman de Romain Gary
LA JEUNE FILLE ET LA MORT de Ariel Dorfman
2008 EQUUS de Peter Shaffer
QU'EST-IL ARRIVE A... BETTE DAVIS ET JOAN CRAWFORD de Jean Marboeuf
MASTER CLASS de Terence Mac Nally
LUDIVINE SAGNIER
Comedienne
FILMOGRAPHIE SELECTIVE
1999 GOUTTES D’EAU SUR PIERRES BRULANTES de Francois Ozon
2000 MA FEMME EST UNE ACTRICE de Yvan Attal
JEU D’ENFANTS de Laurent Tuel
2001 PETITES COUPURES de Pascal Bonitzer
HUIT FEMMES de Francois Ozon
2003 PETER PAN de P. J. Hogan
LA PETITE LILI de Claude Miller
SWIMMING POOL de Francois Ozon
2005 PARIS JE T’AIME de Alfonso Cuaron
LA CALIFORNIE de Jacques Fieschi
UNE AVENTURE de Xavier Giannoli
2006 LA FILLE COUPEE EN DEUX de Claude Chabrol
MOLIĒRE de Laurent Tirard
2007 L’ENNEMI PUBLIC N°1- L’INSTINCT DE MORT de Jean-Francois Richet
A suivre ces prochains jours sur "In the mood for Deauville": la suite du programme du 11ème Festival du Film Asiatique de Deauville
14:54 Écrit par Sandra Mézière dans JURYS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, deauville, longs métrages, asie, véronique cayla, vincent elbaz, bruno dumont |
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23.02.2009
Regards sur le travail de LEE YOON-KI
Depuis quelques années, le Festival a décidé de porter son regard sur le travail de cinéastes émergents. Après le réalisateur, scénariste et comédien hong-kongais Fruit Chan (en 2005), le réalisateur japonais Ryuichi Hiroki (en 2006), et le cinéaste malais James Lee (en 2007), le Festival s’attardera cette année sur le travail du réalisateur sud-coréen LEE Yoon-ki.
BIOGRAPHIE
Né le 1er juillet 1965 à Daejon en Corée du Sud, Lee Yoon-ki suit des études commerciales à l’université de Southern California (USC) aux Etats-Unis. De retour dans son pays natal, il entame une carrière de producteur et réalise plusieurs courts métrages. Son premier long métrage, « This Charming Girl », dont il a également écrit le scénario, remporte le Prix de la Révélation au festival de Pusan en 2004. Ce portrait intimiste d’une jeune fille solitaire est ensuite sélectionné dans de nombreux autres festivals internationaux, dont le festival de Deauville où il obtient le Prix du Jury. Son second film, « Love Talk », entièrement tourné aux Etats-Unis, raconte les difficultés d’adaptation rencontrées à Los Angeles par des expatriés d’origine sud-coréenne. Son troisième long métrage, « Ad Lib Night », un drame au style épuré sur la douleur intérieure, est présenté dans le cadre du Forum du festival de Berlin en 2006 et remporte le Prix de la Critique au Festival du Film Asiatique de Deauville. « My Dear Enemy » est son quatrième long métrage.
FILMOGRAPHIE
Réalisateur et scénariste
2004 YEOJA, JEONG-HYE (This Charming Girl)
2005 REABEU TOKEU (Love Talk)
2007 AJU TEUK BYUL HAN SONNIM (Ad Lib Night)
2008 MEOZZIN HARU (My Dear Enemy)
17:30 Écrit par Sandra Mézière dans IN THE MOOD FOR NEWS (infos, photos, vidéos...) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, festival, asie |
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