12.07.2009
"Qu'un seul tienne et les autres suivront" de Léa Fehner: prix Michel d'Ornano du Festival du Cinéma Américain de Deauville 2009
Le Prix Michel d'Ornano, qui récompense un premier film français, a été attribué cette année à "Qu'un seul tienne et les autres suivront" de Léa Fehner, dont la sortie sur les écrans français est prévue pour le 30 septembre .
Créé en 1991 par les compagnies membres de la Motion Picture Association (association regroupant les studios de production et de distribution de films américains), le Prix Michel d'Ornano (en mémoire du fondateur du Festival de Deauville) récompense un premier film français, dans le but d'aider à sa reconnaissance, sa promotion et son exportation. Remis lors de la cérémonie de clôture du Festival du Film américain de Deauville, mais annoncé en amont de la manifestation, le Prix Michel D'Ornano est soutenu par le Fonds Culturel Franco Américain. Cette association a pour but de favoriser les relations entre la France et les Etats-Unis ainsi que de promouvoir la création et encourager les jeunes talents.
Cette année, c'est la réalisatrice et auteur Léa Fehner qui, pour son premier long-métrage, "Qu'un seul tienne et les autres suivront", recevra son prix le dimanche 13 septembre.
La cinéaste recevra également 3 000 euros, les producteurs Jean-Michel Rey et Philippe Liégeois 3 000 euros et une aide à la promotion du film de 10 000 euros sera également remise au distributeur du film.
Léa Fehner succède ainsi à Jean-Stéphane Sauvaire et son "Johnny Mad Dog" l'an passé.
Synopsis: Zorah, vieille femme algérienne, veut rencontrer l'assassin de son fils. Laure, jeune fille de 15 ans, tombée amoureuse d'une petite frappe, cherche un adulte pour pouvoir aller le voir en prison. Stéphane, jeune livreur de sang, se voit proposer de s'échanger au parloir avec un truand pour permettre son évasion. Deux femmes, un homme, trois parcours qui se rejoignent dans un parloir de la prison de Fleury-Mérogis...
Avec: Pauline Etienne, Farida Rahouadj, Reda Kateb, Julien Lucas, Marc Barbé, Vincent Rottiers...
Vous pourrez bien entendu lire la critique de ce film et lire le compte rendu de la remise du prix Michel d'Ornano 2009 sur inthemoodforcinema.com et inthemoodfordeauville.com ...
12:04 Ecrit par Sandra.M dans PRIX MICHEL D'ORNANO | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : cin"ma, michel d'ornano, prix, qu'un seul tienne et les autres suivront, léa fehner |
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15.08.2008
Le prix Michel d'Ornano du Festival du Cinéma Américain de Deauville 2008
L'un des temps forts du Festival du Cinéma Américain que je m'efforce de ne jamais manquer est la projection du prix Michel d'Ornano,qui avait lieu auparavant au Casino et désormais au CID. Ce prix a d'ailleurs révélé de nombreux jeunes réalisateurs depuis sa création en 1992. Parmi les meilleurs: "Le Bleu des villes" de Stéphane Brizé, "La petite Jérusalem" de Karin Albou, "La faute à Fidel" de Julie Gavras etc.
Qu'est-ce que le prix Michel d'Ornano?
Un jury international composé de journalistes anglo-saxons, présidé par Jean-Guillaume d’Ornano, remettra officiellement le Prix Michel d’Ornano 2008 lors de la cérémonie de clôture du Festival le dimanche 14 septembre au premier film français JOHNNY MAD DOG de Jean-Stéphane Sauvaire.
Créé en 1991 par les compagnies membres de la Motion Picture Association (les « major companies » de production et distribution de films américains), le Prix Michel d’Ornano, dédié à la mémoire de Michel d’Ornano (ancien ministre, maire de Deauville et fondateur du Festival du Cinéma Américain), a récompensé depuis 1992 le meilleur scénario de long métrage d’un jeune auteur français.
En 2007, le Prix Michel d’Ornano prend une nouvelle orientation en récompensant dorénavant un premier film français, dans le but d’aider à sa reconnaissance, sa promotion et son exportation.
Le cinéaste lauréat recevra 3 000 euros, le producteur 3 000 euros et une aide à la promotion du film de 10 000 euros sera également remise au distributeur.
Le prix Michel d'Ornano 2008
JOHNNY MAD DOG de Jean-Stéphane Sauvaire avec Christopher Minnie, Daisy Victoria Vandy, Dagbeh Tweh, Barry Chernoh, Prince Kotie, Mohammed Sesay
Pitch: Afrique, en ce moment même. Johnny, 15 ans, enfant-soldat aux allures de rappeur, armé jusqu'aux dents, est habité par le chien méchant qu'il veut devenir.
Avec son petit commando, No Good Advice, Small Devil et Young Major, il vole, pille et abat tout ce qui croise sa route. Des adolescents abreuvés d'imageries hollywoodiennes et d'information travestie qui jouent à la guerre...
Laokolé, seize ans, poussant son père infirme dans une brouette branlante, tâchant de s'inventer l'avenir radieux que sa scolarité brillante lui promettait, s'efforce de fuir sa ville livrée aux milices d'enfants soldats, avec son petit frère Fofo, 8 ans.
Tandis que Johnny avance, Laokolé fuit...
Des enfances abrégées, une Afrique ravagée par des guerres absurdes, un peuple qui tente malgré tout de survivre et de sauvegarder sa part d'humanité.
Les prix Michel d'Ornano des années précédentes
Cliquez ici pour voir la liste des prix Michel d'Ornano
Cliquez ici pour lire ma critique du prix Michel d'Ornano 2007, "La vie d'artiste" de Marc Fitoussi
14:35 Ecrit par Sandra.M dans PRIX MICHEL D'ORNANO | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : cinéma, festival du cinéma américain de deauville, prix michel d'ornano; johnny mad dog, jean-stéphane sauvaire |
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03.09.2007
Avant-première de « la vie d’artiste » de Marc Fitoussi : prix Michel d’Ornano 2007
Le prix Michel d’Ornano revenait cette année à « La vie d’artiste » de Marc Fitoussi, un premier film qui en plus de son prix (voir description du prix ici) a donc eu le privilège d’une projection au CID. Un film aux antipodes de celui projeté la veille au même endroit, et qui témoigne ainsi une nouvelle fois de la diversité de ce festival et de sa programmation. « La vie d’artiste » qu’est-ce donc alors ? (voir pitch ici). Ici, en tout cas, ce sont : le plaisir viscéral d’exercer son art, la rage (de dire, d’écrire, chanter, jouer … ou de paraître) les amitiés intéressées feintes avec tellement d’habileté, les rancœurs assassines, les coups du destin (oui, encore), les concessions à ses idéaux, les vicissitudes de la chance, un directeur de casting arrogant, des applaudissements qui résonnent comme des coups de poignard ou comme des regrets amers, des regards qui se détournent ou captivés en fonction d’un succès ou d’un échec, des situations cocasses, la duplicité de ceux qui la méprisent ou feignent de la mépriser, des masques de jalousies si réussis. C’est oublier un peu la vie, l’autre, celle que certains disent la vraie. C’est un désir avoué ou inavoué, un regret, un remords. La vie d’artiste, c’est ce qui altère les comportements de ceux qui la vivent, de ceux qui les côtoient ou ceux qui les regardent plus encore. Si certaines situations sont prévisibles, elles n’en demeurent pas moins très justes. « La vie d’artiste » me fait penser à cette phrase de Martin Scorsese lors du dernier Festival de Cannes : pour faire un film il faut le vouloir plus que toute autre chose au monde. La vie d’artiste c’est le vouloir plus que toute autre chose au monde. Une nécessité impérieuse. Parfois, au détriment des autres. La vie d’artiste, c’est être parfois égocentrique à moins que ce ne soit être injustement jugé comme tel. La vie d’artiste c’est être aveugle au monde extérieur. A moins que ce ne soit un moyen de l’oublier ou de le sublimer ou de le regarder. Autrement. Dommage que les passions des trois protagonistes, ou de qui devraient être leurs passions ( le personnage de Denis Poladydès semble ainsi davantage être guidé par l’envie de reconnaissance que par celle d’écrire) semblent vécues davantage comme un poids que comme une libération. La passion : poids ou liberté (ou libération) : hein, je vous le demande… J’ai bien ma petite idée… Dommage que certains personnages soient aussi caricaturaux (certes délibérément, comme ressorts de la comédie que ce film est avant tout) comme celui d’Aure Atika non moins irrésistible en patronne d’Hippopotamus irascible, ou comme celui de Valérie Benguigui jalouse de la passion, de la « vie d’artiste « de son amant qui le lui vole. La vie d’artiste c’est surtout ce qui donne cette petite flamme dans les yeux et la vie de ceux qui la vivent ou y aspirent. La petite lueur dans les yeux du spectateur au dénouement de ce film drôle et prometteur qui explore toutes les situations ou sensations insolites (souvent), magiques (presque pas, pas suffisamment) que suscitent la « vie d’artiste ». La vie, passionnément. Plus intensément. Un désir ardent que le film ne reflète peut-être pas suffisamment ayant néanmoins ainsi gagné en comédie et drôlerie ce qu’il perd en profondeur.
Sandra.M
09:02 Ecrit par Sandra.M dans PREMIERES (Festival du Cinéma Américain 2007), PRIX MICHEL D'ORNANO | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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25.08.2007
"La vie d'artiste" de Marc Fitoussi: prix Michel d'Ornano 2007
J'ai déjà consacré un article aux précédents prix Michel d'Ornano (voir article ici). Cette année, celui-ci sera décerné à "La vie d'artiste" de Marc Fitoussi. Dorénavant le prix Michel d'Ornano récompensera un premier film français dans le but d'aider à sa reconnaissance, sa promotion et son exportation. C'est un jury international composé de journalistes anglo-saxons, et présidé par Jean-Guillaume d'Ornano qui attribue ce prix
Avec: Sandrine Kiberlain, Emilie Dequenne, Denis Podalydès, Valérie Benguigui, Marilyne Canto, Grégoire Leprince-Ringuet
Pitch: Alice rêve de se voir sur un écran de cinéma ou de brûler les planches. Bertrand, qui tente d'achever son second roman, aspire à la consécration littéraire. Quant à Cora, elle espére bouleverser le petit monde de la chanson française. Tous les trois sont bien décidés à parvenir à leurs fins. Et tant pis si les chemins de la gloire sont semés d'embûches...
Les dotations du prix Michel d'Ornano:
-3000€ remis au réalisateur du film, ainsi qu'une plaque commémorative
-3000€ remis au producteur du film
-une aide à la promotion de 10000€ remise au distributeur (cette somme devant être consacrée à l'achat d'espace publicitaire pour la sortie du film en salles)
-le sous-titrage en anglais d'une copie de 35mm
-une projection officielle lors du Festival du Cinéma Américain de Deauville
Vous pourrez bien entendu lire ma critique de ce film. Il sera projeté le dimanche 2 septembre au CID. Pour connaître l'heure exacte de projection au festival, consulter les grilles de programmation figurant dans les liens, dans la colonne de gauche de ce blog.
Le prix Michel d'Ornano 2007 sera remis lors de la cérémonie du palmarès.
"La vie d'artiste" sortira en salles le 5 septembre 2007.
Sandra.M
13:14 Ecrit par Sandra.M dans PRIX MICHEL D'ORNANO | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
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04.07.2007
15 ans de prix Michel d'Ornano
Le prix Michel d’Ornano a été créé en 1991 par les compagnies membres de la Motion Picture Association, ce prix est dédié à la mémoire de Michel d’Ornano (ancien ministre, ancien maire de Deauville, et un des initiateurs du Festival du Cinéma Américain).
Depuis 1992, ce prix récompense le meilleur traitement de scénario de long métrage d’un jeune scénariste français.
En 1998, ce prix a pris une nouvelle orientation, le concours portant sur des premiers scénarios français adaptés à l’écran.
Liste des prix Michel d'Ornano depuis 1992:
1992 : Claire Aziza
1993 : Hélène Woillot
1994 : Marie-Hélène Saller
1995 : Gilles Maençon
1996 : Christophe Mardellet et Eric Verhnes
1997 : Gilles Malençon
1998 : Siegfried pour « Louise (take2) » de Siegfried
1999 : Florence Vignon et Stéphane Brizé pour « Le bleu des villes » de Stéphane Brizé
2000 : Virginie Wagon et Eric Zonca pour « Le secret » de Virginie Wagon
2001 : Gilles Paquet-Brenner pour « Les jolies choses » de Gilles Paquet-Brenner
2002 : Claude Duty, Jean-Philippe Barrau et Pascale Faure pour « Filles perdues, cheveux gras » de Claude Duty
2003 : Julie Bertucelli et Bernard Renucci pour « Depuis qu’Otar est parti » de Julie Bertucelli
2004 : Eléonore Faucher et Gaëlle Macé pour « Brodeuses » de Eléonore Faucher
2005 : Karin Albou pour « La petite Jérusalem » de Karin Albou
2006 : « La faute à Fidel » co-écrit et réalisé par Julie Gavras
2007 : ?
Je vous propose ci-dessous les critiques de deux très beaux films emblématiques de ce prix :
« La petite Jérusalem » de Karin Albou : prix Michel d’Ornano 2006
La petite Jérusalem est un quartier de Sarcelles, en banlieue parisienne où de nombreux juifs ont émigré. Laura (Fanny Valette), 18 ans, est tiraillée entre son éducation religieuse et ses études de philosophie qui la passionnent et lui offrent une autre vision du monde. Alors que sa sœur Mathilde (Elsa Zylberstein) tente de redonner vie à son couple, Laura succombe à ses premières émotions amoureuses. Karin Albou « esquive », avec la même subtilité que le film éponyme, ce qui aurait pu être une caricature sur la banlieue, nous livrant un film au discours et aux questionnements identitaires et philosophiques universels. Le titre renvoie autant à la judéité qu’à la féminité, au fond les deux sources d’atermoiement du personnage principal. Est-on libre en enfreignant la loi ou en la respectant ? Loi du désir ou loi religieuse ? Loi philosophique ou Torah ? Laura oscille entre l’un et l’autre, entre ses désirs et la raison, sa liberté et la loi, le choix de sa propre loi ou l’obéissance à la loi -religieuse- pour finalement trouver le chemin de sa propre liberté. Je vous laisse découvrir l’itinéraire tortueux et passionnant, passionné aussi, qu’elle aura emprunté pour y parvenir. Karin Albou nous fait cheminer dans sa conscience fiévreuse, sans jamais juger, nous laissant parfois choisir, douter avec elle, nous renvoyant habilement et constamment à nos propres questionnements. Un film sur le doute amoureux, philosophique, religieux qui n’en laisse planer aucun quant au talent de sa réalisatrice et de son interprète principale. Les dialogues sont aussi bien écrits que les silences, admirablement filmés, plongés dans une obscurité métaphorique. Un film intense sur la liberté. Libre. Mon coup de cœur du festival 2006…du film américain, aussi français soit-il.
« La faute à Fidel » de Julie Gavras : prix Michel d’Ornano 2007
Film écrit par Julie Gavras avec Arnaud Cathrine d’après le roman « Tutta Colpa di Fidel » de Domitilla Calamai, produit par la veuve de Pialat, Sylvie Pialat. Anna a neuf ans. Pour elle, la vie est simple, faite d’ordres et d’habitudes. Une vie qui se déroule confortablement entre Paris et Bordeaux. Sur une période d’un an, entre 1970 et 1971, Anna voit sa vie bouleversée par l’engagement politique de ses parents. Le film commence par un mariage, dans un cadre bourgeois, autour d’une table d’enfants sagement assis, bien droits, bien coiffés, respectueux des convenances, séparés les uns des autres par un silence assourdissant. Il s’achève dans une cour d’école. Les enfants portent des vêtements colorés, dansent en rond et se tiennent la main. Une année sépare ces deux scènes, une année de bouleversements pour cette petite fille qui assiste, incrédule puis furieuse puis révoltée puis complice aux bouleversements de son existence. Des espoirs, une révolte aussi, naissent pour ses parents, le monde change pour eux, le monde s’écroule pour elle. A travers son regard à la fois clairvoyant et d’une touchante naïveté pour qui tout ça c’est « la faute à Fidel », défile toute une époque : le franquisme, l’émancipation féminine, la prise de pouvoir par Allende au Chili etc. Un film qui évolue peu à peu vers la lumière portée par une musique elle aussi très lumineuse. Une cinéaste très prometteuse. Un film émouvant, intelligent, drôle aussi, aux dialogues incisifs et jamais « enfantins ». A voir absolument !
Sandra.M
21:03 Ecrit par Sandra.M dans PRIX MICHEL D'ORNANO | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : cinéma, festival du cinéma américain de deauville |
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