09/03/2013
L'hommage à Wong Kar Wai du Festival du Film Asiatique de Deauville 2013
Plutôt qu'un résumé par définition trop court, je vous livrerai demain mon compte-rendu de l'hommage à Wong Kar Wai, ma vidéo de cet hommage, ma critique de "The Grandmaster", film aussi éblouissant (visuellement) que décevant (scénaristiquement) mais aussi mon bilan de la compétition et, bien sûr, le palmarès (commenté) qui sera dévoilé ce soir.


09:15 Écrit par Sandra Mézière dans IN THE MOOD FOR NEWS (infos, photos, vidéos...) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
|
del.icio.us |
|
Digg |
Facebook | | |
Imprimer |
|
08/03/2013
Critique de "The land of hope" de Sono Sion et hommage à Sono Sion (Festival du Film Asiatique de Deauville 2013)
Je vous parlerai ultérieurement des films vus en compétition hier et desquels se dégage une thématique commune et un désespoir commun…dont ne s’éloigne d’ailleurs pas vraiment le film dont je vais vous parler aujourd’hui (qui n’est pas en compétition) même s’il surpasse, et de loin, les autres films vus, et pour cause puisque c’est l’œuvre d’un cinéaste confirmé à qui le festival rendait hier hommage : Sono Sion (cf ma vidéo de l'hommage à suivre, en ligne dans la journée). A son hommage a succédé la projection de « The land of hope », un film de ce dernier datant de 2012 et qui sortira en France en avril prochain.
L’an passé, en compétition, le festival avait projeté « Himizu » du même Sono Sion, film que je qualifiais alors d’une rageuse, fascinante, exaspérante et terrifiante beauté. Les premiers plans, effroyables, nous plongeaient dans le décor apocalyptique de l’après tsunami exploré par de longs travellings, mais le chaos n’était alors pas seulement visuel, c’était surtout celui qui rongeait, détruisait, étouffait les êtres ayant perdu leur identité et tout espoir.
Ce nouveau long-métrage de Sono Sion commence de manière plutôt inattendu : d’abord par son classicisme (relatif, mais du moins pour Sono Sion, moins dans la folie et l’explosion visuelles, ici) et ensuite parce qu’il met en scène un cadre bucolique, des couleurs chatoyantes et des personnages heureux. Evidemment, cela ne va pas durer et la réalité, tragique, terrible, celle du Japon que Sono Sion, films après films, dissèque et dénonce, va ressurgir avec un tremblement de terre qui frappe alors le Japon. Il entraîne l’explosion d’une centrale nucléaire. Sans vraiment en donner la raison, le gouvernement fait évacuer les habitants à proximité de la catastrophe. La famille Ono dont la ferme est située à cheval entre la zone de danger et le périmètre de sécurité, doit choisir entre fuir et rester. Sono sion va alors suivre trois couples : un couple de vieux paysans dont la femme est malade, vraisemblablement atteinte d’Alzheimer, un jeune couple qui s’apprête à avoir un enfant et un autre couple en quête des parents de la jeune femme mais aussi d’un avenir.
Aux scènes joyeuses du début succède un bref et effroyable vacarme puis un silence retentissant avant que la vie et l’image ne deviennent grisâtres puis avant que les couleurs « normales » ne reviennent, plus terrifiantes encore que ces couleurs grisâtres qui les ont précédées car si tout semble banal et quotidien, la menace et le danger sont là, constants, une guerre invisible. Les « autorités » (ici traitées au début comme une dictature par définition inique et intolérante) qui ne se contentent d’être que cela ne sont d’abord que des sortes de combinaisons inhumaines et sans identité. Tout est à la fois banal et singulier, paisible et agité. Comme le titre résonne (déraisonne aussi) alors comme une ironie tragique.
Dans la beauté éclatante de chaque plan (qui n’en est alors que plus redoutablement tragique puisqu’elle n’est que le masque de cet ennemi invisible), dans son humour désenchanté (l’absurdité de cette ligne qui sépare un jardin que Tati n’aurait osé inventer et pourtant terriblement réaliste ou de ces combinaisons de protection et la paranoïa qui seraient risibles si leur existence n’était malheureusement fondée), dans sa poésie d’une beauté et d’une tristesse ravageuses, Sono Sion nous livre son cri de révolte, d’une mélancolie déchirante : révolte contre les autorités (qu’il ne cesse de dénoncer tout au long du film), révolte contre cette centrale qu’« ils » ont malgré tout construite, une telle absurdité là aussi que c’est finalement celle qui a perdu la raison qui ne cesse de la souligner.
Sans doute Sono sion décontenancera-t-il ici ses admirateurs avec ce film plus classique que ses précédents mais, comme ses autres films, d’une beauté désenchantée, d’un romantisme désespéré (cette scène où le couple de vieux paysans danse au milieu du chaos est à la fois terriblement douce et violente, sublime et horrible, en tout cas bouleversante), d’un lyrisme et d’une poésie tragiques avec des paraboles magnifiquement dramatiques comme cet arbre -et donc la vie- qui s'embrasent mais aussi un travail sur le son d’une précision et efficacité redoutables.
Un film porté par un cri de révolte et l’énergie du désespoir, plus efficace que n’importe quelle campagne anti-nucléaire et surtout l’œuvre d’un poète, un nouveau cri d’espoir vibrant et déchirant qui s’achève sur un seul espoir, l’amour entre deux êtres, et une lancinante litanie d’un pas, qui, comme l’Histoire, les erreurs et la détermination de l’Homme, se répètent, inlassablement. Et à nouveau, pourtant, la possibilité d’un lendemain. Malgré tout, malgré l’horreur encore là et invisible. Et Fukushima délaissée par les médias, autre fatalité qui se répète, peut-être plus terrible encore : l’oubli.
Quelques lignes trop courtes et rapides pour parler de ce film qui m’a bouleversée et sur lequel je reviendrai. Aujourd’hui, pour moi, au programme, trois films en compétition mais, surtout, l’hommage à Wong Kar Wai et l’avant-première de « The Grandmaster ».
Et après la beauté mélancolique du cinéma de Sono Sion, quelques images qui reflètent celle de Deauville:
09:46 Écrit par Sandra Mézière dans HOMMAGES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, film, deauville, asie, sono sion |
|
del.icio.us |
|
Digg |
Facebook | | |
Imprimer |
|
07/03/2013
Ouverture du 15ème Festival du Film Asiatique de Deauville

Six mois après le traditionnel Festival du Cinéma Américain (retrouvez mon best of de l'édition 2012 en ccliquant ici), me voilà de retour à Deauville pour le désormais tout aussi traditionnel et incontournable Festival du Film Asiatique qui célèbre cette année sa 15ème édition (déjà!).
J'y reviens avec le même plaisir, voire un plaisir accru : plaisir de se plonger dans les cinématographies et cultures asiatiques, plaisir de découvrir des univers cinématographiques singuliers, plaisir d'un voyage immobile qui évade et enrichit, plaisir de retrouver Deauville, réminiscence de tant de souvenirs à commencer par les prémisses de ma passion pour le cinéma (et de ses festivals), plaisir de retrouver cet endroit et ce festival dont, plus que jamais, la mélancolie paradoxalement enchanteresse me sied, me régénère et même m'éblouit.
Au programme de cette année (que vous pouvez retrouver ici), les plus grands cinéastes asiatiques (Wong Kar Wai, Chen Kaige, Sono Sion, Kim ki-duk etc) mais aussi, comme chaque année, de nombreux premiers films avec pas moins de 10 nationalités représentées. Parmi ceux-ci, "Mai Ratima" de Yoo Ji-tae, film coréen en compétition présenté en ouverture hier soir.
Comme chaque année, le maire de Deauville Philippe Augier et le Président du festival Lionel Chouchan ont ouvert le festival. Les membres du jury présidé cette année par Jérôme Clément ont ensuite été présentés.
Ensuite, le Coréen Yoo Ji-Tae est venu présenter son film comme vous le verrez dans la vidéo ci-dessous. Peut-être le reconnaîtrez-vous puisqu'il interprètait le rôle mémorable du tyrannique Lee Woo-jin dans "Old boy" de Park Chan-wook.
"Mai Ratima" est donc son premier long-métrage. Le titre désigne une jeune femme d'origine thaïlandaise venue en Corée pour un mariage arrangé où elle est devenue le souffre-douleur de sa famille d'accueil. Alors que son beau-frère la frappe en pleine rue, un jeune homme, tout aussi perdu qu'elle, Soo-young, lui vient en aide. Ils s'enfuient ensemble et se réfugient à Séoul. Ils tombent amoureux l'un de l'autre mais la réalité va rapidement les séparer.
Surprenant et courageux choix pour un acteur dont la vie est fort probablement à 100000 mieux de celle de ses protagonistes que de traiter cette histoire dramatiquement universelle tout comme la crise économique implicitement évoquée comme la cause de cette descente aux enfers. Ce film est à l'image de ses personnages principaux: plein de défauts et néanmoins attachant. Plein de défauts parce que Yoo Ji-tae s'amuse avec des mouvements de caméra parfois inutiles ou surlignés pour mettre en exergue l'égarement, la suffocation de Mai Ratima qu'il enferme aussi souvent dans son cadre comme elle l'est dans sa réalité sans issue, sans espoir. Plein de défauts parce que le jeu des comédiens dans les premières scènes est exagéré quand il devient plus subtil quand il se concentre sur Mai Ratima et Soo-young pour lesquels le réalisateur semble vouloir nous faire partager son empathie, et il y parvient d'ailleurs la plupart du temps. Plein de défauts encore parce qu'il ne semble pas assumer la fin (pourtant réussie) pour nous livrer un générique qui offre un dénouement alternatif mais fait finalement perdre toute sa force, redoutable, à celle qui précède. Malgré cela (et finalement à cause de tout cela), Yoo Ji-Tae parvient à nous intéresser à ses deux personnages égarés qui s'accrochent l'un à l'autre, à leur dérive désespérée, à leur déchirante séparation puis descente aux enfers. Si le titre porte le nom du personnage féminin principal, ce cas particulier n'en est pas moins universel. Tragiquement. Et c'es là toute la force de ce premier film, imparfait mais dont l'universalité peut difficilement laisser indifférent.
Les autres films de la compétition seront-ils aussi sombres et désenchantés? Réponse ce soir après ce 1er film en compétition loin d'être inintéressant.
Au programme aujourd'hui: trois films en compétition ("Four stations", "Songlap", " "The Weight") et l'hommage à Sono sion avec, ensuite, la projection de "The Land of hope" dont je ne manquerai pas de vous parler ici ce soir ou demain.
Pour terminer, je vous rappelle que, grâce à la mairie de Deauville, vous pouvez désormais voter et attribuer le prix du public à un film parmi ceux figurant en compétition.
Je vous laisse avec quelques photos de Deauville mais aussi de Trouville ( et une petite devinette, mon échappée belle à Trouville m'ayant rappelée la scène d'un film avec un célèbre acteur dont je vous parle souvent sur mes blogs -sans doute son unique mauvais film- et dans laquelle il échappe de peu à la noyade. Qui trouvera le titre du film?).
09:35 Écrit par Sandra Mézière dans CEREMONIES D'OUVERTURE, COMPETITION (FESTIVAL ASIATIQUE) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : deauville, asie, cinéma, film, festival |
|
del.icio.us |
|
Digg |
Facebook | | |
Imprimer |
|
03/03/2013
Réponses au concours "Gagnez vos pass pour le Festival du Film Asiatique de Deauville 2013"

Je vous rappelle tout d'abord que vous pouvez retrouver l'intégralité de la programmation et la grille des horaires, en cliquant ici. Je vous donne rendez-vous mercredi en direct de Deauville, ici, sur http://inthemoodforfilmfestivals.com et sur twitter (@moodforcinema , @moodfdeauville ) jusqu'à la clôture. Vous pouvez aussi discuter du festival sur ma page Facebook consacrée à celui-ci: http://facebook.com/inthemoodfordeauville . Vous avez été très nombreux à participer...et aussi très nombreux à trouver toutes les bonnes réponses. Je n'ai malheureusement pas pu offrir des pass à tous (même su j'aurais aimé:)). Félicitations aux gagnants! Bon festival à tous. Au plaisir de vous croiser sur place.
Voici les réponses:
1. Quel est le nom du film dont est extraite l'image ci-dessous?
HIMIZU De Sono Sion dont vous pouvez retrouver ma critique, ici, et à qui le festival rendra d'ailleurs hommage, cette année.

2.
De quel film est extraite cette image?
"L’ivresse de l’argent" de Im Sang-soo.

3. De quel film est extraite cette image?
With a girl of black soil (La petite fille de la terre noire) de Jeon Soo Il

4. De quel film est extraite cette image?
ETERNITY de Sivaroj Kongsakul

5. Quel est le nom de cette personnalité du cinéma asiatique?
Park Chan-wook

6. De quel film est extraite l'image ci-dessous?
J'ignorais encore que nous aurions le plaisir de le voir à Deauville lorsque j'ai posé cette question:
"The Grandmaster" de Wong Kar Wai

7. Chow/Chan: à quoi cela vous fait-il penser?
In the mood for love. Ce sont les noms des personnages.
8. Quel est ce lieu? De quel film est extraite cette image?
Cette image est extraite de "Still life" de Jia Zhang Ke. Il s'agit de la ville de Fengje en Chine située en amont du barrage des Trois gorges.

9. Quel est le nom du film dont est extraite l'image ci-dessous?
Cette image est extraite de "Week end lover" de Lou Ye

10. Afin de récompenser les fidèles lecteurs de mes blogs (les autres pourront aisément trouver la réponse sur mes blogs), en quelles années ai-je été membre de jurys du Festival du Film Asiatique de Deauville?
En 2005: jury de cinéphiles de feu CinéLive
En 2012: jury de la critique internationale
11. En une phrase, pourquoi souhaitez-vous assister à ce festival en particulier?
11:08 Écrit par Sandra Mézière dans CONCOURS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
|
del.icio.us |
|
Digg |
Facebook | | |
Imprimer |
|
26/02/2013
Le jury du 15ème Festival du Film Asiatique de Deauville

Voici le jury du 15ème Festival du film Asiatique de Deauville dont vous pouvez retrouver le programme, ici,et pour lequel je vous fais gagner des places, là.:
Le PRÉSIDENT DU JURY, JÉRÔME CLÉMENT, remettra le Lotus du Meilleur Film entouré de :
- Évelyne BOUIX Comédienne
- Julie GAYET Comédienne & productrice
- Marcela IACUB Écrivain
- Michel LECLERC Réalisateur & scénariste
- Géraldine MAILLET Réalisatrice, scénariste & écrivain et notamment réalisatrice de "After" que je vous recommande (dans lequel joue d'ailleurs Julie Gayet, également membre du jury) et dont vous pouvez retrouver ma critique, ici
- Atiq RAHIMI RAHIMI Réalisateur scénariste & écrivain, notamment réalisateur de "Syngué Sabour - pierre de patience" actuellement à l'affiche et que je vous recommande vivemen également.
15:32 Écrit par Sandra Mézière dans JURYS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
|
del.icio.us |
|
Digg |
Facebook | | |
Imprimer |
|
25/02/2013
L'hommage du Festival du Film Asiatique de Deauville à Wong Kar Wai en sa présence et "The Grandmaster" en avant-première


Je vous disais ces jours derniers à quel point le programme de ce Festival du Film Asiatique de Deauville 2013 me réjouissait et à quel point je trouvais ce programme exceptionnel...avant même de savoir que le festival rendrait hommage à Wong Kar Wai en sa présence et que serait projeté le tant attendu "The Grandmaster", un film en salles le 17 avril 2013 dont je vous conseille de regarder, que dis-je, de déguster la bande-annonce ci-dessus.
Quoi de mieux que de voir le cinéaste qui a tant sublimé la mélancolie dans la ville où elle est paradoxalement si joyeuse?
"The Grandmaster" est "une fresque historique et martiale à travers le portrait d’un notable chinois devenu maître de kung-fu, mais aussi une réflexion sur la nostalgie du temps qui passe, avec Tony Leung, l’un des comédiens fétiches de Wong Kar Wai, et Zhang Ziyi, éclatante de talent. "
Après avoir été le premier cinéaste chinois à présider le jury du Festival de Cannes en 2006, il est président du jury du Festival de Berlin en 2013, année où son dernier film THE GRANDMASTER sort sur les écrans, vibrant hommage aux films de kung fu de son enfance.
Filmographie sélective
2013 THE GRANDMASTER
2007 MY BLUEBERRY NIGHTS
2004 2046
2000 IN THE MOOD FOR LOVE
1997 HAPPY TOGETHER
1995 LES ANGES DÉCHUS
1994 LES CENDRES DU TEMPS
1994 CHUNGKING EXPRESS
1990 NOS ANNÉES SAUVAGES
1988 AS TEARS GO BY
17:13 Écrit par Sandra Mézière dans IN THE MOOD FOR NEWS (infos, photos, vidéos...) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : the grandmsaster, wong kar wai, deauville, cinéma |
|
del.icio.us |
|
Digg |
Facebook | | |
Imprimer |
|
18/02/2013
Programme du 15ème Festival du Film Asiatique de Deauville
Je vous rappelle tout d'abord que je vous permets de remporter vos pass pour le festival, ici.
La conférence de presse du festival a eu lieu ce lundi 18 février, au CID de Deauville. Ce sera cette année la 15ème édition (déjà) et pour moi la 13ème (a fortiori, déjà!).
C'est à l'occasion de cette conférence de presse que l'ensemble de la sélection a été dévoilée (du moins la majeure partie, d'autres films seront prochainement annoncés) avec un programme qui me réjouit tout particulièrement avec, notamment un hommage et une master class du cinéaste japonais Sono Sion qui a reçu le prix de la critique internationale deux années successives à Deauville dont un auquel je me réjouis, aussi, de n'être pas tout à fait étrangère, celui reçu par "Himizu", l'an passé, un film d’une folie inventive et désenchantée, d’un romantisme désespéré, d’un lyrisme tragique et parfois grandiloquent, porté par l’énergie du désespoir et qui s’achève sur un cri d’espoir vibrant et déchirant. Sublime. Ravageur. La possibilité d’un rêve.
Je me réjouis aussi de retrouver Deauville et sa mélancolie douce, sa beauté presque réfractaire à cette période de l’année, d’une violence et d’un charme mêlés et subreptices, envoûtants. A l’image de ceux des films présentés en compétition dans le cadre de ce Festival du Film Asiatique.
Le jury dont nous ne connaissons pas encore la composition sera présidé par Jérôme Clément.
Vous pourrez bien entendu suivre ce festival, ici, sur http://www.inthemoodfordeauville.com, et sur http://inthemoodforfilmfestivals.com , comme chaque année du 6 au 10 mars 2013. Vous pourrez aussi me suivre en direct du festival sur twitter (sur mon compte dédié @moodfdeauville ou mon compte twitter principal @moodforcinema ou encore sur @moodforfilmfest). Vous pouvez également suivre ma page Facebook principa (http://facebook.com/inthemoodforcinema ) ou celle que je consacre à ce festival (http://facebook.com/inthemoodfordeauville ) sur lesquels il vous sera possible d'en débattre.
Cette année, à l'initiative de la ville de Deauville, le festival s'enrichira d'un prix du public.
Nous savions déjà que cette année la Chine serait à l’honneur et que serait remis un prix du public de la ville de Deauville. Moi qui ai eu la chance de faire partie deux fois de jurys de cinéphiles dans les festivals de Deauville, en 2000 et en 2005, et qui regrettais la disparition de ces jurys, je me réjouis (décidément, je me réjouis beaucoup aujourd'hui) tout particulièrement de ces prix qui, au moins, permettront au public de donner son avis. À chaque séance d’un film en compétition, un bulletin de vote accessible à tous (sans limite d’âge) sera ainsi remis aux spectateurs en début et fin de séance. Les appréciations sont graduées de 1 à 5. Les bulletins sont dépouillés à l’issue du Festival. Le film en compétition qui a rassemblé le plus grand nombre d’appréciations positives, au prorata des entrées de sa séance sera le lauréat.
Je vous laisse découvrir, ci-dessous, le programme avec, notamment, les présences de grands noms du cinéma asiatique : Tsui Hark, Kim Ki-Duk, Chen Kaige, Apichatpong Weerasethakul, Brillante Mendoza...dont je suis impatiente de découvrir les derniers films et qui font de cette édition sans doute la plus riche et diversifiée, l'idéal pour fêter les 15 ans de ce beau festival que je vous conseille vraiment de venir découvrir.
HORS COMPETITION
SHOKUZAI de Kiyoshi Kurosawa (Japon)
Une sublime épopée de cinq heures sur la vie des femmes japonaises. Kiyoshi Kurosawa, à qui le Festival du Film Asiatique de Deauville a rendu hommage l’année dernière, s’est imposé ces dernières années comme l’une des figures incontournables du renouveau du cinéma japonais, notamment avec les films CURE, KAÏRO, ou encore TOKYO SONATA.
PIETA de Kim Ki-duk (Corée du Sud)
OEuvre choc sur la rédemption, Lion d’Or du Meilleur Film à la 69e Mostra de Venise, le film marque le retour du cinéaste sud-coréen sur le devant de la scène internationale. Le Festival du Film Asiatique de Deauville a rendu hommage à Kim Ki-duk en 2004 en proposant aux festivaliers une rétrospective intégrale de son oeuvre. PIETA sortira le 10 avril 2013 sur les écrans français.
CAUGHT IN THE WEB de Chen Kaige (Chine)
Le cinéaste chinois a longtemps été considéré comme l’un des gardiens de l’héritage culturel chinois, en réalisant de grandes oeuvres historiques et notamment le film ADIEU MA CONCUBINE, Palme d’Or du Festival de Cannes en 1993 qui révéla l’actrice Gong Li. Avec son dernier opus, Chen Kaige prouve qu’il peut également être un observateur acéré de la complexité du monde moderne, en explorant le sujet de l’omniprésence d’internet dans nos vies contemporaines. Le Festival du Film Asiatique de Deauville lui a rendu hommage en 2006. 2
MEKONG HOTEL d’Apichatpong Weerasethakul (Thaïlande)
Apichatpong Weerasethakul, qui s’est imposé en quelques années comme l’une des figures de proue du cinéma thaïlandais, a remporté en 2007 au Festival du Film Asiatique de Deauville le Lotus du Meilleur Film pour SYNDROMES AND A CENTURY. Il est également récompensé par la Palme d’Or au Festival de Cannes 2010 pour son film ONCLE BOONMEE (CELUI QUI SE SOUVIENT DE SES VIES ANTÉRIEURES). Avec MEKONG HOTEL, le cinéaste filme, entre documentaire et fiction, entre réalisme et onirisme, un hôtel situé près du fleuve Mékong, qui marque la frontière entre la Thaïlande et le Laos.
THY WOMB de Brillante Ma. Mendoza (Philippines)
Brillante Ma. Mendoza, cinéaste philippin singulier, captivant et prolifique, avec déjà une dizaine de longs-métrages à son actif depuis 2005, a reçu un hommage en 2010 au Festival du Film Asiatique de Deauville. Il a également été récompensé par le Prix de la Mise en scène au Festival de Cannes 2009 pour KINATAY. Son dernier film, THY WOMB est une réflexion poétique sur le mariage et la maternité.
DRAGON GATE : LA LÉGENDE DES SABRES VOLANTS (Chine) de Tsui Hark une relecture du classique L’AUBERGE DU DRAGON réalisé par King Hu en 1966. :
-BUDDHA : THE GREAT DEPARTURE de Kozo Morishita (Japon), l’adaptation de l’oeuvre du génie du manga Osamu Tezuka, et retrace la vie du jeune Siddartha Gautama, prince du royaume de Shakya, plus connu sous le nom de Bouddha.
HOMMAGE A SONO SION
Dans le cadre de l'hommage à Sono Sion seront projetés les films suivants. Il donnera également une masterclass le 9 mars.
1985 I AM SONO SION! inédit en France
1986 LOVE* inédit en France
1993 THE ROOM inédit en France
1995 BAD FILM inédit en France
1997 KEIKO DESU KEDO inédit en France
2001 SUICIDE CLUB
2012 THE LAND OF HOPE inédit en France
COMPETITION
APPARITION de Vincent Sandoval (Philippines) 2ème film
Cinéaste philippin basé à New-York, Vincent Sandoval fonde en 2009 la IndioBravo Film Foundation, qui permet au public américain de découvrir le cinéma indépendant philippin. La même année, il écrit, dirige et joue dans son premier court-métrage, SENORITA, projeté dans de nombreux festivals internationaux, dont Cannes et Vancouver. Avec APPARITION, il propose une réflexion profonde sur le péché, la culpabilité et la foi, ancrée dans un contexte historique et politique précis mis en valeur par la sophistication de la mise en scène.
FOUR STATIONS de Boonsong Nakphoo (Thaïlande) 2ème film
Né en Thaïlande en 1968, Boonsong Nakphoo se fait connaître grâce à son premier long-métrage, POOR PEOPLE THE GREAT, un drame rural à petit budget. Avec FOUR STATIONS, il s’empare des écrits d’auteurs thaïlandais bien connus et propose 4 histoires de gens ordinaires, dans chacune des grandes régions de Thaïlande.
I.D. de Kamal K.M. (Inde) 1er film
Diplômé en 2004 de l’Institut du Film et de Télévision d’Inde, Kamal K.M. présente ses courts-métrages dans de nombreux festivals à travers le monde. Puis, il collabore avec Santosh Sivan en tant que co-réalisateur et scénariste, avant de réaliser I.D., réflexion sur l’identité à travers le destin d’un ouvrier sans nom qui devient le symbole des travailleurs migrants broyés par l’anonymat de la ville. I.D. est la première production du collectif indépendant Collective Phase One, dont Kamal K.M. fait partie.
MAI RATIMA de Yoo Ji-tae (Corée du Sud) 1er film
Yoo Ji-tae décroche le rôle mémorable du tyrannique Lee Woo-jin, face à Choi Min-sik dans OLD BOY de Park Chan-wook. MAI RATIMA est le premier film de l’acteur-réalisateur, qui en a eu l’idée à l’université, mais a dû attendre 15 ans avant de voir son projet se réaliser. Histoire d’amour improbable entre un trentenaire coréen et une jeune fille originaire de Thaïlande, MAI RATIMA aborde de front la question des discriminations sous le prisme du réalisme documentaire.
TABOOR de Vahid Vakilifar (Iran) 2ème film
Né en Iran en 1981, Vahid Vakilifar est assistant-réalisateur sur de nombreux films avant de signer son premier long-métrage, GESHER, en 2010. Avec TABOOR, il propose un objet cinématographique non-identifié, hypnotique et minimaliste, sur fond d’univers apocalyptique.
THE TOWN OF WHALES de Keiko Tsuruoka (Japon) 1er film
Née à Nagano en 1988, Keiko Tsuruoka est encore actuellement étudiante à l’Ecole de Cinéma et des Médias de l’Université des Arts de Tokyo. THE TOWN OF WHALES, son premier long-métrage, est également son film de fin d’études et a été tourné avec une équipe technique et artistique uniquement composée d’étudiants. Film d’initiation, qui voit une jeune fille partir à la recherche de son frère disparu, THE TOWN OF WHALES capture ce moment fragile du passage de l’adolescence à l’âge adulte, et de l’amitié à l’amour…
THE WEIGHT de Jeon Kyu-hwan (Corée du Sud) 5ème film
Né en 1965 à Séoul, Jeon Kyu-hwan réalise son premier long-métrage, MOZART TOWN en 2008, sans formation préalable. Il poursuit sa « Trilogie sur la ville » avec ANIMAL TOWN (2009) et DANCE TOWN (2010). Son film suivant, FROM SEOUL TO VARANASI, est sélectionné au Festival de Berlin en 2011. Avec THE WEIGHT, il propose au spectateur de l’accompagner dans une danse macabre et esthétique, aux frontières entre la vie et la mort.
D’autres films seront ajoutés à la compétition, et seront dévoilés ultérieurement.
INFORMATIONS PRATIQUES
ACCUEIL & INFORMATIONS
Billetterie, Accréditations Presse & Professionnels, Bureaux du Festival
Centre International de Deauville (C.I.D) Les Planches 1, avenue Lucien Barrière
Tel : 02 31 14 14 14
www.facebook.com/Festival du Film Asiatique de Deauville
twitter.com/DeauvilleAsia
Horaires d’ouverture des banques d’accueil du C.I.D :
Mercredi 6 | 15h à 19h
Jeudi 7 | 8h30 à 19h30
Vendredi 8 | 8h30 à 19h30
Samedi 9 | 8h30 à 19h30
Dimanche 10 | 8h30 à 18h
BILLETTERIE & ACCÈS AUX SALLES
L’entrée dans les salles de projection et l’auditorium est strictement limitée au nombre de places disponibles.
ACCRÉDITATION
L’accréditation est personnelle, nominative et non cessible.
Réservée aux professionnels du cinéma et de l’audiovisuel et à la presse, qui doivent en faire la demande au préalable. Merci de se munir d’une pièce d’identité et d’un justificatif professionnel pour le retrait de l’accréditation. Toute demande déposée sur place pendant le Festival pour une accréditation hors délai est payante au tarif de 12 €. Le catalogue officiel est remis gracieusement avec l’accréditation.
PASS FESTIVAL
35 € | 12 € tarif réduit étudiant – 26 ans & demandeur d’emploi*.
Strictement nominatif, avec photo et non cessible. Accès à toute séance programmée pendant le Festival et dans les deux lieux de projections (C.I.D & Casino) et auditorium. Accès possible aux Cérémonies d’Ouverture et du Palmarès dans la limite des places disponibles. Le catalogue officiel est remis gracieusement pour tout achat d’un pass Festival.
PASS JOURNÉE
12 € | 5 € tarif réduit étudiant – 26 ans & demandeur d’emploi*.
Personnel et non cessible. Accès à toute séance programmée le jour indiqué sur le pass acheté, dans les deux lieux de projections (C.I.D & Casino) et auditorium. Accès possible aux Cérémonies d’Ouverture et du Palmarès dans la limite des places disponibles et quelle que soit la date indiquée sur le pass Journée acheté.
* sur présentation d’un justificatif en cours de validité au moment de l’achat
LE CATALOGUE OFFICIEL |5 €
L’AFFICHE DU FESTIVAL |2 €
LE CATALOGUE OFFICIEL + AFFICHE |6 €
En vente à l’Accueil du C.I.D. et à l’Office de Tourisme de Deauville
FILMS
L’accès aux projections est autorisé pour tous les publics sauf indication particulière. Tous les films sont présentés en version originale sous-titrée en français et anglais, sauf indication particulière. L’état des copies des films projetés dans le cadre des Hommages peut parfois présenter quelques défauts pour lesquels le Festival tient à s’excuser par avance.
LIEUX DU FESTIVAL
C.I.D | Auditorium Michel d’Ornano (1 497 places)
CINEMA DU CASINO I (460 places) Rue Edmond Blanc 02 31 88 07 09
C.I.D | Auditorium Lexington (220 places)
Entrée libre, accréditations & pass Festival prioritaires
C.I.D | LE BAR DU FESTIVAL Sous la verrière
Horaires :
Jeudi/vendredi/samedi : 8h30 -à18h
Dimanche : 8h30 à 16h
17:05 Écrit par Sandra Mézière dans IN THE MOOD FOR NEWS (infos, photos, vidéos...) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
|
del.icio.us |
|
Digg |
Facebook | | |
Imprimer |
|
08/02/2013
Trailer officiel du Festival du Film Asiatique de Deauville 2013
19:35 Écrit par Sandra Mézière dans IN THE MOOD FOR NEWS (infos, photos, vidéos...) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
|
del.icio.us |
|
Digg |
Facebook | | |
Imprimer |
|




















































