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IN THE MOOD FOR DEAUVILLE - Page 5

  • 40ème Festival du Cinéma Américain de Deauville : les 40 bonnes raisons d'y venir et concours

    Cliquez sur l'affiche du Festival du Cinéma Américain de Deauville 2014 ci-dessous pour accéder directement à mon article "40 bonnes raisons de venir à Deauville pour le Festival du Cinéma Américain 2014" et au concours vous permettant de remporter 27 pass journaliers pour le festival ou rendez-vous sur http://inthemoodforfilmfestivals.com .affichedeauville2014.jpg

  • L'affiche du Festival du Cinéma Américain de Deauville 2014

    Découvrez l'affiche du Festival du Cinéma Américain de Deauville 2014 qui, comme chaque année, met à l'honneur la bannière étoilée mais aussi, pour cette édition exceptionnelle les 40 ans du festival et ses héros et héroïnes. Bon festival à tous. Je vous invite bien entendu à le suivre ici du 5 au 14 septembre 2014 et sur mes nouveaux sites http://inthemoodforfilmfestivals.com et http://inthemoodlemag.com .

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  • Costa-Gavras président du jury du 40ème Festival du Cinéma Américain de Deauville

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    Bien entendu, vous pourrez suivre ici en direct le 40ème anniversaire du Festival du Cinéma Américain de Deauville, l'autre anniversaire normand avec les 70 ans du débarquement qui seront à l'honneur la semaine prochaine.

    A édition exceptionnelle, programme exceptionnel et jury exceptionnel! Ainsi le jury de ce 40ème Festival du Cinéma Américain de Deauville sera non seulement présidé par le cinéaste Coasta-Gavras mais aussi composé d'anciens présidents de jury du festival.

    Voici le communiqué de presse du festival à ce sujet:

    Le Festival du Cinéma Américain de Deauville, observateur privilégié du cinéma outre- Atlantique, célébrera cet anniversaire autour de ceux qui ont contribué à son succès : les grands studios d’Hollywood autour d’une programmation particulière, le cinéma indépendant autour des 20 ans de la compétition, où furent révélés tant de cinéastes, et tous les talents amoureux de Deauville viendront ou reviendront fouler les planches.  
    Un livre témoignera de son histoire, un film réalisé par France Télévisions, partenaire officiel du Festival, incarnera son épopée. La Cinémathèque Française, également partenaire du Festival, ajustera sa programmation de rentrée autour de cette thématique.  


    À année exceptionnelle, jury exceptionnel : il se composera cette année, pour le plus grand plaisir des cinéphiles et du public, exclusivement d’anciens présidents qui depuis 20 ans ont honoré le Festival. Nous devions à un tel jury un homme d’exception : Costa-Gavras, cinéaste et président de la Cinémathèque française, présidera le jury du 40e Festival du Cinéma Américain de Deauville. 

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  • 2ème édition du Forum du Tourisme Numérique à Deauville

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    Alors que vient à peine de s'achever le 16ème Festival du Film Asiatique de Deauville, déjà se profile un nouvel évènement à Deauville avec la 2ème édition du Forum du Tourisme Numérique qui aura lieu les 17 et 18 mars 2014 avant de nombreux autres évènements qui feront cette année de la Normandie le centre du monde avec, notamment, le 70è anniversaire du Débarquement et de la Bataille de Normandie, les Jeux Equestres Mondiaux mais aussi les 40 ans du Festival du Cinéma Américain de Deauville auquel je serai bien entendu.

    En attendant, je vous recommande le Forum du Tourisme Numérique qui, en un an, a su devenir une manifestation majeure dans le domaine du tourisme et qui m'intéresse doublement puisque en plus de mon site sur Deauville http://inthemoodfordeauville.com et de mes activités littéraires et cinématographiques, je viens récemment de lancer ce nouveau projet sur le tourisme que je vous invite à découvrir : http://inthemoodforhotelsdeluxe.com (un site d'avis de clients sur les hôtels de luxe pour lequel je recherche d'ailleurs des partenariats, à bon entendeur...).

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    Suite au succès de la 1ère édition avec plus de 500 participants venus de la France entière, le Forum du Tourisme Numérique de Deauville revient donc cette année, les 17 et 18 mars 2014 au Centre International de Deauville, avec un programme enrichi. Les organisateurs de #TN2 sont heureux d’annoncer la présence exceptionnelle de Fleur Pellerin, Ministre déléguée Chargée des Petites et Moyennes Entreprises, de l'Innovation et de l’Économie Numérique.

     

    Le Forum Tourisme Numérique de Deauville, est un lieu de rencontres, d’échanges, entre acteurs institutionnels, privés du tourisme français et leurs prestataires de services numériques. Les deux jours ont pour ambition de permettre aux visiteurs de :

     

    · Comprendre les enjeux liés au tourisme numérique (internet, mobile, réseaux sociaux, réalité augmentée, technologie sans contact…)

     

    · Anticiper les problématiques aux côtés des meilleurs experts

     

    · Instaurer une culture participative et une convivialité d’échanges

     

    · Rencontrer des entreprises innovantes répondant à leurs besoins

    Pour en savoir plus, je vous invite à vous rendre sur la page suivante:

    @TN_Deauville #TN2

    www.tourisme-numerique.com

    Pour vous inscrire, c'est ici:

    http://gestion.congres-deauville.com/fr/event/Event/display/2/forum-du-tourisme-numerique-2

  • 16ème Festival du Film Asiatique de Deauville : le palmarès

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    Cet article sera prochainement complété notamment par les critiques des films cités.

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     Carton plein pour le film du Coréen Han Gong-Ju (qui sortira en avril sous le titre "A Cappella") qui a reçu le prix du jury ex-aequo, le prix de la critique et le prix du public. Le bouleversant "Nagima" (mon grand coup de cœur de cette édition) a reçu le grand prix (Lotus du meilleur film) à l'unanimité du jury. Enfin, le film indien "Ugly" a reçu le prix du jury ex-aequo. Trois films à la fois différents dans leurs origines (Kazakhstan, Inde, Corée du Sud), traitements (scénaristiques et visuels) et similaires en ce qu'ils mettent en scène des femmes, voire des jeunes filles, aux destins tragiques, souvent malmenées par la société et les hommes.

     

    « Han Gong-Ju »  avait déjà reçu l'étoile d’or du Festival de Marrakech, un film dérangeant par le traitement de son sujet sordide (un viol collectif), raconté en flash-backs, un pseudo-suspense, procédé à mon  sens malsain pour rendre compte d’un drame terrible, avec un manque de sobriété dans le traitement donc et un peu trop de manichéisme aussi (les hommes du film représentent l’animalité et la lâcheté même si un personnage féminin, celui de la mère, n’est pas non plus épargné). Dommage car l’intention, même si trop visible, était noble : rendre hommage aux victimes obligés de se conduire comme des coupables.  Un magnifique personnage féminin néanmoins, lumineux malgré l’horreur vécue, porté par une interprétation exemplaire. L'histoire d'une renaissance qui a bouleversé les jurys et festivaliers.

    L’Indien « Ugly », bien éloigné des clichés bollywoodiens,  dresse, quant à lui, un portrait sans concessions d’une société indienne patriarcale,  misogyne et surtout d’une police corrompue. Un thriller maîtrisé teinté de critique sociale . Ce film a le mérite de montrer un autre visage de l’Inde et de réussir à nous tenir en haleine du début à la fin. Cette violence sociale est entrecoupée de quelques scènes tristement saugrenues  et burlesques pour dénoncer la bêtise de la police.

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    Quant à « Nagima »,  Zhanna Issabayeva y raconte l’histoire d’une jeune femme abandonnée à la naissance et placée dans un orphelinat. Un rare sens du cadre. Une photographie sublime à l’inverse du sujet, d’une ineffable dureté. De ce contraste émane une grâce inattendue, remarquable et poignante. Un film à la fois pudique et sans concessions avec un dénouement particulièrement fracassant, d’une fureur et d’un désespoir déchirants pour raconter les affres du destin (ou de l’absence de destin) d’une vie terriblement ordinaire.

    Le jury présidé par Claire Denis, entourée de René Bonnell, Samir Guesmi, Florence Loiret-Caille, Gilles Marchand et Roxane Mesquida a décerné les prix suivants :

    LOTUS DU MEILLEUR FILM - Grand Prix
    NAGIMA de Zhanna Issabayeva (Kazakhstan)

    LOTUS DU JURY - Prix du Jury ex-aequo
    UGLY de Anurag Kashyap (Inde)
    & HAN GONG-JU (A Cappella) de Lee Su-jin (Corée du Sud)

    Le jury de la critique a décerné le prix suivant:


    LOTUS AIR FRANCE - Prix de la Critique
    HAN GONG-JU (A Cappella) de Lee Su-jin (Corée du Sud)

    LE PRIX DU PUBLIC DE LA VILLE DE DEAUVILLE


    HAN GONG-JU (A Cappella) de Lee Su-jin (Corée du Sud)

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  • 1er compte rendu du Festival du Film Asiatique de Deauville 2014

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    Avant le compte rendu plus détaillé et exhaustif du festival, à mi-parcours, petit tour d’horizon en bref de la sélection de ce 16ème Festival du Film Asiatique de Deauville (des photos des films viendront ultérieurement illustrer cet article).

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    2 jours de festival et déjà 9 films vus et autant de regards, toujours singuliers et passionnants, sur des visages, souvent sombres (voire très sombres) des pays asiatiques dans tous leurs Etats et états. Corée du Sud, Inde, Chine, Philippines, Kazakhstan, Indonésie, Japon…Autant de pays différents esquissés et traversés en deux jours et pourtant, partout, un commun désarroi. De forts personnages féminins souvent broyés par l’existence, par leurs mères, par les hommes (beaucoup de viols, de suicides aussi), sans (re)pères, une police souvent incompétente et corrompue. Des sujets sensibles traités avec plus ou moins de délicatesse, et rarement de l’espoir au bout du chemin. Des réalités suffocantes dans lesquelles la mort devient alors presque une alternative joyeuse.  La seule.

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    Mais revenons au début. A l’ouverture. Deauville, comme un pied-de-nez à la noirceur des films projetés s’était parée d’un soleil éblouissant, renforçant cette impression que, à force d’y avoir vécu, raconté, inventé tant de festivals, je ne l’ai jamais vraiment quittée, me croyant ainsi revenue au dernier Festival du Cinéma Américain qui s’était déroulé sous un soleil éblouissant.  Si seulement d’ailleurs ces six derniers mois n’avaient pas existé. Mais c’est une autre histoire que je vous raconterai peut-être ailleurs et autrement.

    Comme pour renforcer cette impression de réminiscence, le film d’ouverture intitulé « No man’s land » avait des accents américains, déjantés et tarantinesques (pléonasme) malgré sa nationalité chinoise.

    Ledit film d’ouverture fut précédé d’un hommage à à Malani Senehelatha Fonseka « La Reine du cinéma sri-lankais » qui  a figuré en 2010 dans le classement des 25 plus grandes actrices de tous les temps établi par CNN avec pas moins de 140 films à son actif.

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    Revenons donc à notre  western chinois qui, tout en permettant à son anti-héros une traversée périlleuse dans le désert de Gobi, rend hommage à John Ford, Tarantino (et à la série B, par voie de conséquence), et même aux Coen jonglant avec les inspirations et les genres avec beaucoup de talent et surtout mettant en scène une galerie de personnages marginaux dans des lieux interlopes et dans un désert qui, comme, tel le décor de « La mort aux trousses », devient paradoxalement un enfermement. Un humour décapant dépassant allègrement les frontières de l’absurde. Un rythme haletant qui a fait démarrer ce festival sur les chapeaux de roue. Ne manquait plus que John Wayne et le tableau était parfait. A défaut de perfection, ce « No man’s land » jubilatoire servi par une photographie inspirée, mérite indéniablement le prix de l’originalité.

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    L’Indien « Ugly », bien éloigné des clichés bollywoodiens,  dresse, quant à lui, un portrait sans concessions d’une société indienne patriarcale,  misogyne et surtout d’une police corrompue. Un thriller teinté de critique sociale qui pâtit d’un montage qui, à force de se vouloir audacieux, brise un peu la logique scénaristique,  et d’une interprétation hasardeuse. Ce film a néanmoins le mérite de montrer un autre visage de l’Inde et de réussir à nous tenir en haleine du début à la fin. Cette violence sociale est entrecoupée de quelques scènes tristement saugrenues  et burlesques pour dénoncer la bêtise de la police.

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    Dans l’Indonésien « Toilet blues », le réalisateur Dirmawan Hatta dresse le  portrait en filigrane de deux jeunes en route pour un ailleurs, prétexte à une quête d identité et de leurs destins. Filmé avec la lenteur contemplative et les longs plans qu’affectionnent les cinéastes indonésiens et enrichi par une frontière judicieusement floue entre passé et présent, entre rêve et réalité. Un film non dénué de sensualité mais aussi l’œuvre un peu trop appliquée d’un cinéaste néanmoins prometteur.

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    Le Coréen « Steel cold winter » mélange sciemment l’horreur et l’amour, la noirceur et l’innocence pour traiter des ravages de la rumeur, d’une fatale et destructrice perte d’innocence. Quelques scènes particulièrement lumineuses au milieu du carnage malgré des métaphores peut-être un peu trop appuyées.

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    Direction le Kazakhastan pour le film qui est pour l’instant mon coup de cœur de cette compétition, « Nagima » de Zhanna Issabayeva. L’histoire d’une jeune femme abandonnée à la naissance et placée dans un orphelinat. Un rare sens du cadre. Une photographie sublime à l’inverse du sujet, d’une ineffable dureté. De ce contraste émane une grâce inattendue, remarquable et poignante. Un film à la fois pudique et sans concessions avec un dénouement particulièrement fracassant, d’une fureur et d’un désespoir déchirants pour raconter les affres du destin (ou de l’absence de destin) d’une vie terriblement ordinaire.

    Dans « Mater Dolorosa »,  film philippin de Adolfo B.Alix, Jr, l’héroïne est une sorte de Don Corleone au féminin, de « marraine » prête à tout pour protéger sa famille que le cinéaste filme avec beaucoup de douceur au contraire de l’univers, de violence et de trafics,  dans lequel évoluent les personnages. Une photographie remarquable, sorte de  noir et blanc tacheté (et tâché) de rouge souligne ce mélange qui ne manque pas de charme. Un scénario pas assez abouti nuit malheureusement à l’ensemble.

     

    Enfin, le Coréen « Hang Gong-Ju » (étoile d’or du Festival de Marrakech) est le film qui m’a le plus dérangée par le traitement de son sujet sordide (un viol collectif), raconté en flash-backs, un pseudo-suspense, procédé à mon  sens malsain pour rendre compte d’un drame terrible, avec un manque de sobriété dans le traitement donc et un peu trop de manichéisme aussi (les hommes du film représentent l’animalité et la lâcheté même si un personnage féminin, celui de la mère, n’est pas non plus épargné). Dommage car l’intention, même si trop visible, était noble : rendre hommage aux victimes obligés de se conduire comme des coupables.  Un magnifique personnage féminin néanmoins, lumineux malgré l’horreur vécue, porté par une interprétation exemplaire.

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    Dans « Suneug », autre film coréen (hors compétition cette fois), la vision de la société coréenne n’était guère plus reluisante. La compétition poussée à son paroxysme conduit quelques lycéens à fonder une sorte de société secrète pour rester parmi les meilleurs qui accéderont à l’université convoitée, la fin justifiant tous les moyens. Une belle métaphore avec les planètes sur la place de l’individu qui, pour être porté au firmament, doit s’exclure. Qui, pour exister dans la société, doit nier une part de lui-même. Une réalisation ingénieuse accompagne cet enfermement progressif. Jusqu’à ce que la lumière, l’espoir, l’avenir, le soleil s’éclipsent, au propre comme au figuré, jusqu’à ce que l’avenir se réduise à 4 murs. Une belle démonstration par l’exagération. Un film prenant et brillamment écrit.

    Le Festival a également rendu hommage au cinéaste japonais Hideo Nakata et projeté en première mondiale son dernier film « Monsterz ».  Je vous en parlerai ultérieurement.

    A ce soir pour la suite du voyage et le palmarès…

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