Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

IN THE MOOD FOR DEAUVILLE - Page 3

  • L'hommage du 41ème Festival du Cinéma Américain de Deauville à Terrence Malick

    Malick.jpg

    Les annonces concernant ce 41ème Festival du Cinéma Américain de Deauville (et de belles annonces!) continuent de pleuvoir, après les films d'ouverture ("Everest") et de clôture ("Sicario") et l'hommage à Orson Welles, les organisateurs ont annoncé un hommage à Terrence Malick! Voilà à nouveau un bel événement au programme de cette 41ème édition (pour laquelle, je vous le rappelle, je vous fais gagner vos pass, ici).

    « A l'heure où l'Homme s'efface devant la figure du monde, il nous a semblé intéressant d'honorer un cinéaste qui place l'humain au cœur de ses préoccupations artistiques. Refusant le nihilisme du néant des jours, Terrence Malick filme l'essence de la poésie en scrutant à travers nos comportements et nos sens, les soubresauts de la transcendance. Ainsi nous pouvons dire de son art qu'il est régulier et sacré. L'expérience qu'il propose, grâce à ses films, nous porte à ce dépassement délicieux du "soi" au bénéfice de l'être, rendant ainsi son cinéma unique, nécessaire et primordial. Il fait de nos errances des chemins de vie. » a ainsi déclaré Bruno Barde, le directeur du festival.

    knight.jpg


    A cette occasion, seront présentés à Deauville, en avant-première, son nouveau film Knight of Cups, (avec, notamment, au casting Christian Bale et Natalie Portman) ainsi que The Tree of Life – L'Arbre de Vie et À la merveille (To the Wonder).

  • L'hommage du 41ème Festival du Cinéma Américain de Deauville à Orson Welles

    A trois semaines de la conférence de presse de ce 41ème Festival du Cinéma Américain de Deauville, les annonces commencent à pleuvoir et après celles des films d'ouverture et de clôture, avant-hier, le festival vient d'annoncer un hommage à un maître du 7ème art: Orson Welles.

    orson.jpg



    À l'occasion du centenaire de la naissance d'Orson Welles, le festival nous propose ainsi de (re)voir trois longs métrages du cinéaste, "ainsi qu'un documentaire consacré à cette légende éternelle du cinéma mondial, qui, très jeune, a réinventé la grammaire de son art avec son chef-d'œuvre Citizen Kane. Truffaut disait combien Orson Welles avait déclenché des vocations cinématographiques, il a aussi marqué du sceau de l'innovation des films comme Falstaff, Dossier secret (Mr. Arkadin), ou encore La Soif du mal (Touch of Evil).

    Dans le cadre de cet hommage, seront présentés : Citizen Kane, La Dame de Shanghai (The Lady from Shanghai), et La Soif du mal (Touch of Evil), ainsi que le documentaire This Is Orson Welles de Clara et Julia Kuperberg (Production I TCM Cinéma & Wichita Films)."


  • 41ème Festival du Cinéma Américain de Deauville : EVEREST et SICARIO en ouverture et clôture du festival

    everest2.jpg

    Voilà qui promet une édition étincelante avec cette nouvelle annonce sur la programmation de ce 41ème Festival du Cinéma Américain de Deauville dont je vous rappelle qu'il aura lieu du 4 au 13 septembre au CID, que son jury sera présidé par Benoît Jacquot et que je vous permets actuellement de gagner 2 pass invités permanents pour le festival, ici (36 pass journaliers seront également bientôt à gagner).

    Nous avons en effet appris hier que le film EVEREST serait projeté en ouverture du festival et que SICARIO ferait la clôture.

    "EVEREST" est un film de Baltasar Kormákur dont projection promet d'être d'autant plus palpitante qu'elle aura lieu en présence de l'équipe du film!

    Le film sera présenté en 3D et en Dolby Atmos.

    Interprètes: Jason Clarke, Josh Brolin, John Hawkes, Robin Wright, Michael Kelly, Sam Worthington, Keira Knightley, Emily Watson, Jake Gyllenhaal.

    Le film sortira en salles le 23 septembre 2015.

     Synopsis officiel:  Inspiré d'une désastreuse tentative d'ascension de la plus haute montagne du monde, Everest suit deux expéditions distinctes confrontées aux plus violentes tempêtes de neige que l'homme ait connues. Luttant contre l'extrême sévérité des éléments, le courage des grimpeurs est mis à l'épreuve par des obstacles toujours plus difficiles à surmonter alors que leur rêve de toute une vie se transforme en un combat acharné pour leur salut.

    everest.jpg

    "Sicario" de Denis Villeneuve là aussi avec un très beau casting ( Emily Blunt, Benicio Del Toro, Josh Brolin, Victor Garber, Jon Bernthal, Daniel Kaluuya) fera la clôture. Le film figurait en compétition officielle du dernier Festival de Cannes et sortira en salles le 7 octobre 2015.

    sicario3.jpg

    Synopsis officiel: La zone frontalière entre les Etats-Unis et le Mexique est devenue un territoire de non-droit. Kate, une jeune recrue idéaliste du FBI, y est enrôlée pour aider un groupe d’intervention d’élite dirigé par un agent du gouvernement dans la lutte contre le trafic de drogues. Menée par un consultant énigmatique, l'équipe se lance dans un périple clandestin, obligeant Kate à remettre en question ses convictions pour pouvoir survivre.

    sicario4.jpg

    Je vous rappelle que la conférence de presse du festival aura lieu le 24 août à 11H.

     

  • Kiehl's et Urban Decay, partenaire et maquilleur officiels du Festival du Cinéma Américain de Deauville 2015

    kiehls.jpg

     

    Je vous ai récapitulé récemment les informations officielles au sujet de ce 41ème Festival du Cinéma Américain de Deauville dont nous savons seulement qu'il aura lieu du 4 au 13 septembre, que son jury sera présidé par le cinéaste Benoît Jacquot et que la conférence de presse aura lieu le 24 août à 11H.

    J'en profite aussi pour vous annoncer que, en partenariat avec le CID, je vous ferai très bientôt gagner 36 pass journaliers pour le festival ainsi que deux pass invités pour la totalité de l'événement que je vous ferai bien sûr suivre, comme chaque année, en direct, de l'ouverture à la clôture, pour ce qui sera mon...21ème Festival du Cinéma Américain de Deauville!

    Cette édition s'annonce d'ores et déjà réjouissante, et sera aussi synonyme de renouveau notamment grâce à deux beaux nouveaux partenariats officiels, le premier entre le festival et la marque Kiehl's. La célèbre  marque américaine de pharma‐cosmétique fondée à New‐York en 1851 sera ainsi pour la première fois partenaire officielle du Festival du Cinéma Américain de  Deauville.     La marque est ainsi synonyme de valeurs en adéquation avec celles de Deauville: sincérité, proximité, créativité.   

    Kiehl's est aussi synonyme de qualité et d’efficacité de ses formules naturelles pour le visage, le corps et les cheveux. C'est aussi une marque avec une véritable éthique, ce que j'apprécie tout particulièrement, raison pour laquelle j'affectionne cette marque que je vous recommande au passage.

    Cette année, le Kiehl's club remplacera donc la villa Cartier que connaissaient bien tous les habitués du Festival du Cinéma Américain de Deauville:  un lieu de vie, véritable « Club », propice aux  rencontres et échanges entre les acteurs du métier. "Lumière de la ville, ouvert le jour, il éclairera les rencontres, les rendez‐vous, les interviews, les press‐junkets, les déjeuners ; et le soir s’illuminera des  feux  de  la  rampe  pour  animer  les  soirées  Deauvillaises  en  y  accueillant  les  festivaliers  et  les  hommagés….et la fête. KIEHL’S souhaite s’investir pour faire de cette 41e édition un évènement  riche et inoubliable.  "

    Le Prix de la Révélation crée en 2006 se poursuivra. Il  sera attribué comme tous les ans lors de la  cérémonie  de  clôture  par  un  Jury  aguerri  dédié,  et  portera  le  nom  de  PRIX  KIEHL’S  DE  LA  REVELATION (remplaçant ainsi le prix révélation Cartier).     

    A l'occasion de ce partenariat, Kiehl's a également imaginé deux produits au cœur du festival, en  soutien à l'association Enfance et Partage, une belle et louable initiative!  Ces deux produits seront disponibles tout le mois de septembre dans l'ensemble des points de vente Kiehl's et sur www.Kiehls.fr. Tous les bénéfices des ventes de ces deux produits seront reversés à Enfance et Partage. 

    kiehls7.jpg

    La première est la "crème ultra facial cream"(une crème hydratante pour le visage qui maintient une hydratation optimale pendant 24H) et une crème de corps (le soin de corps le plus hydratant de la marque Kiehl's.

    kiehls6.jpg

    La deuxième nouveauté concerne le partenariat entre le festival et la marque Urban Ducay qui devient maquilleur officiel du Festival du Cinéma Américain de Deauville.

    urban.jpg

     

    Voila qui devrait apporter glamour et joyeuse singularité au tapis rouge. En effet, fidèle des reds carpets aux Etats-Unis, la marque « s’attaque » aux beauty junkies de Deauville pour une expérience make-up ultra edgy. 

     

    Urban Decay a été créée en Californie il y a tout juste 20 ans par Wende Zonmir, à l’époque où le rose et le beige dominaient le prestigieux marché de la beauté.  Aujourd’hui, la marque est célèbre pour ses couleurs expérimentales et flashy, et ses produits innovants. Des Ombres à Paupières aux pigments intenses, aux Crayons Yeux GlideOn, tenue 24h et résistants à l’eau, en passant par les très désirables palettes Naked,             la marque propose l’un des plus larges choix de teintes du marché des cosmétiques.  

     

    Mélangeant à la fois l’art et la performance, les produits créent le buzz sur les blogs et les réseaux sociaux. Cette année c’est la très attendue palette Naked Smoky qui sera la star des planches de Deauville et illuminera le red carpet de tous les feux. 

     

    Sur place, une équipe de 10 Mup artists sera au service des célébrités pour leur faire vivre une expérience make-up unique, féminine et ultra glamour. 

     

  • Récit d'un séjour à l'hôtel Royal Barrière de Deauville

    royal7

    royal40

    Je vous parle très souvent, sur mon site http://inthemoodforhotelsdeluxe.com,  des hôtels Lucien Barrière, incarnation et quintessence du service et de l’élégance à la française, so « in the mood for luxe »! J’ai régulièrement évoqué le Royal Thalasso Barrière de La Baule qui vient d’être rénové (je vous en reparlerai très bientôt), vous pouvez également retrouvez ici mon article sur l’hôtel du Golf Barrière de Deauville (que je vous recommande vivement, ne perdez pas de temps, il ferme fin septembre pour travaux, vraiment l’endroit idéal pour vous relaxer) et récemment j’ai également publié un nouvel article sur le restaurant Fouquet’s des Champs-Elysées suite à un succulent déjeuner. Retrouvez, ci-dessous, mon avis sur l'hôtel Royal Barrière de Deauville.

    royal1

     

    Lire la suite

  • Ce soir ne manquez pas 3 COEURS de Benoît Jacquot, président du jury du Festival de Deauville 2015 (sur Canal plus) - critique

    Benoît Jacquot aime adapter des romans et mettre en scène des femmes comme protagonistes de ses films : Virginie Ledoyen dans « La Fille seule », Judith Godrèche dans » La Désenchantée » Isabelle Huppert dans « Villa Amalia », « L’École de la chair », « Les Ailes de la colombe », « Pas de scandale »,  Isabelle Adjani dans « Adolphe »…

    Son film précédent, « Les Adieux à la reine », ne dérogeait pas à la règle puisqu’il s’agissait d’une adaptation du roman éponyme de Chantal Thomas qui, à travers le regard paradoxalement innocent et clairvoyant de la jeune Sidonie Laborde ( Léa Seydoux), jeune lectrice entièrement dévouée à la Reine  (Diane Kruger)  nous emmenait dans les coulisses de Versailles, en 1789, à l’aube de la révolution. Passionnant du début à la fin, férocement moderne, cruellement réaliste, magnifiquement mélancolique, « Les adieux à la reine » est avant tout la brillante métaphore de la fin d’un monde, et de l’éternelle valse pathétique des courtisans qui, pour satisfaire leur orgueil et un peu de lumière ( celle de la richesse mais surtout de la célébrité) sont prêts à tout, au mépris des autres et parfois de leur propre dignité. Un tableau d’une tragique élégance aussi fascinant que terriblement cruel et mélancolique, historique et contemporain, instructif et intemporel.

    Cette fois, dans ce film qui se déroule à notre époque, le personnage principal est un homme entouré de deux femmes et il ne s’agit pas d’une adaptation mais d’un scénario original de Benoît Jacquot et Julien Boivent.

    Dans une ville de province, une nuit, Marc (Benoît Poelvoorde) rencontre Sylvie (Charlotte Gaisnbourg) dans un bar, sinistre et propice aux rencontres impromptues, alors qu’il a raté le train pour rentrer à Paris. Ils errent dans les rues jusqu’au matin, complices. Avant de repartir, Marc donne à Sylvie un rendez-vous, à Paris, au jardin des Tuileries, quelques jours après comme d’autres en haut de l’Empire State Building une année plus tard. « Elle et lui » ne savent rien l’un de l’autre. Sylvie ira à ce rendez-vous, et Marc, à cause d’un « accident de cœur », le manquera. Il la cherchera. En vain. Sur sa route, il trouvera Sophie, ignorant qu’elle est la sœur de Sylvie et la personne la plus importante de sa vie…

    D’emblée, règne une atmosphère mélancolique (la province, la nuit, les rues désespérément calmes et désertes), presque fantastique (la silhouette fantomatique de Sylvie, comme une apparition) et surtout la musique de Bruno Coulais aux notes inquiétantes, résonnant comme un avertissement. Ensuite, soit on accepte le postulat de départ et on se laisse embarquer, séduire même : Benoît Poelvoorde est un inspecteur des impôts et Charlotte Gainsbourg et lui tombent follement et irrationnellement (même n’est-ce pas indissociable ?) amoureux. Soit on reste sur le bord de la route.

    Au début, un peu sceptique, et à l’image des acteurs filmés de loin puis en plans de plus en plus serrés, j’ai pris cette histoire un peu à la légère, avec distance, avant d’être peu à peu enfermée à mon tour, captivée par les élans des ces trois cœurs qui, derrière leur apparente retenue,  battent la chamade, étouffent, suffoquent.

     Il y a du Chabrol dans ce film, dans cette manière de dresser le portrait de la bourgeoisie de province, faussement morale, tranquille et sage. Il y a du Truffaut dans cet amour malheureux, étourdissant et irrépressible, qui est « une joie et une souffrance » sans oublier la voix off très truffaldienne qui renforce cette impression de détachement apparent. Et puis (référence que Benoît Jacquot revendiquera peut-être moins) dans ces « hasards et coïncidences » qui font parfois le sel et les drames de la vie et plus encore ceux du cinéma, il y a du Lelouch.

    Cela commence comme une comédie romantique pour peu à peu se transformer en mélodrame (revendiqué, assumé, en recourant délibérément aux stéréotypes du film de ce genre) mené comme un thriller haletant. Palpitant. L’étau se resserre. Le souffle manque. Poelvoorde, emprisonné et écartelé, devient de plus en plus inquiétant, aux portes de la folie, se jetant à cœur et corps perdus dans ses amours et son travail. Comme un condamné. Condamné à aimer et en mourir. Malade d’amour. Malade du cœur dont les soubresauts le mèneront à sa perte. Sans doute certains trouveront-ils la métaphore trop appuyée ou simpliste mais elle apporte au film son rythme et sa tension, constante, croissante.

     Chiara Mastroianni est bouleversante dans le rôle de la femme fragile, aimante, aveugle, aveuglée et Charlotte Gainsbourg sous l’emprise de la passion, trahissant la personne qu’elle aime le plus au monde, convaincante, à fleur de peau, avec toujours ce mélange irrésistible de force et de fragilité. Dans l’ombre, Catherine Deneuve incarne avec justesse la mère qui a tout compris mais ne dira rien. Pas de manichéisme, pas de bons et de méchants, simplement des personnages, victimes de leurs irréfragables élans du cœur et des coups torves du destin.

    Quant à Benoit Poelvoorde, une fois de plus, à un personnage sur le papier banal il apporte sa fragilité, sa folie, sa singularité, son étrangeté, sa séduction nous rappelant qu’il n’excelle jamais autant que dans ces rôles d’hommes en apparence ordinaires à qui il arrive des histoires extraordinaires. Son plus beau rôle reste celui, trouble et troublant, d’ « Entre ses mains » d’Anne Fontaine dans lequel il parvient à rendre un tueur en série terriblement attirant. Alors oui, parfois, Benoît Jacquot use et abuse (à dessein) des clichés (le miroir pour exprimer la dualité, le conflit, les deux visages, les signes et coups du destin comme ces plans insistants sur l’heure) mais « le cœur a ses raisons que la raison ne connaît point »…et ne cherche parfois pas à connaître, et le mien s’est emballé pour ce film empreint de noirceur, de romantisme, de désenchantement, de tragédie et pour ces trois acteurs follement séduisants, et désespérément humains pris dans ce drame presque hitchcockien, inextricable et passionnant.