09.09.2011
Vidéo - Tony Kaye présente "Detachment" en musique...
L'effervescence était de retour aujourd'hui à Deauville avec la présence de Naomi Watts à qui le festival rendait hommage ce soir (la semaine prochaine, vous pourrez retrouver mon compte rendu de sa conférence de presse et mes vidéos de son hommage), la présence d'Abel Ferrara, l'avant-première de "Crazy, stupid, love.", comédie réjouissante après une semaine de films en compétition particulièrement sombres et néanmoins de qualité à l'image de "Detachment" dont je vous parlerai ultérieurement mais dont vous pouvez découvrir ci-dessus la présentation inédite par son réalisateur Tony Kaye.
23:58 Écrit par Sandra Mézière dans HOMMAGES, IN THE MOOD FOR NEWS (infos, photos, vidéos...) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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06.09.2011
Quatrième et cinquième journées « in the mood for Deauville » : compétition, hommages, premières…
C’est déjà mon sixième jour de présence à Deauville et le temps et les séances et les souvenirs s’égrènent si vite que je n’ai pas eu le temps de vous résumer ces deux derniers jours.
Pas encore d’énorme coup de cœur cinématographique mais une compétition qui révèle un niveau élevé et des premiers films de qualité…mais Deauville ce sont aussi les Premières à commencer par celle de « Drive » de Nicolas Winding Refn, prix de la mise en scène du dernier Festival de Cannes qui avait créé l’évènement sur la Croisette où je l’avais manqué. Drive est l'adaptation du livre éponyme écrit par James Sallis et c’est le scénariste Hossein Amini qui a transformé le roman en scénario. C’est l’histoire d’un jeune homme solitaire, "The Driver", qui conduit le jour à Hollywood pour le cinéma en tant que cascadeur et la nuit pour des truands. Il a pour « principe » de ne pas participer aux crimes de ses employeurs qu’en conduisant et de n’être jamais armé. Sa route croise celle d’Irene et de son jeune fils, ses voisins, et il succombe rapidement au charme de l’un et l’autre, et réciproquement. Lorsque le mari d’Irene sort de prison et se retrouve enrôlé de force dans un braquage pour s’acquitter d’une dette, il décide pourtant de lui venir en aide. L’expédition tourne mal… Doublé par ses commanditaires, et obsédé par les risques qui pèsent sur Irene, il n’a dès lors pas d’autre alternative que de les traquer un à un…
Cela commence sur les chapeaux de roue : une mise en scène époustouflante, flamboyante et crépusculaire, qui nous fait ressentir les sensations trépidantes, périlleuses et vertigineuses de ce chauffeur hors pair et mutique, au sourire retenu, dans une ville de Los Angeles tentaculaire, éblouissante et menaçante. Mais « The Driver » porte un masque, au propre comme au figuré (symbolisme un peu simpliste) et derrière ce chauffeur mutique d’allure plutôt sympathique va se révéler un vengeur impitoyable pour protéger ceux qu’il « aime ». La violence psychologique s’annonce palpitante : pris dans un étau, il n’a d’autre solution que de commettre un méfait pour le mari d’Irène, pour sauver celle-ci … malheureusement ce qui dans la première partie s’annonçait comme un film à suspense se transforme en règlement de compte sanguinolent dans lequel l’intrigue devient inexistante et simple prétexte à une suite de scènes sanglantes, invraisemblables et vaines. Là où un cinéaste comme James Gray (qui lui aussi sublime une ville, en l’occurrence New York, traite de vengeance et d’amour, sans jamais mettre le scénario de côté, ou sans qu’un de ces aspects prennent le pas sur les autres), Nicolas Winding Refn se laisse entraîner par une sorte de fascination pour la violence (me rappelant ainsi la phrase de Coppola lors de sa master class samedi « Montrer la guerre c’est déjà faire l’éloge de la guerre »), montrant pourtant le temps d’un meurtre sur la plage qu’il savait très bien filmer la mort, avec une force prenante, sans que cela tourne à la boucherie ridicule. Ryan Gosling est époustouflant et derrière sa gueule d’ange dissimule une violence froide, il se transforme en un vengeur impitoyable qu’il est pourtant difficile de prendre en sympathie ou même en empathie. Dommage, cette bo remarquable alliée à des scènes plus calmes d’une beauté saisissante (face-à-face dans son appartement entre Irène et The Driver dans laquelle le temps est suspendu et dans laquelle les échanges évasifs de regards et les silences d’une douce sensualité en disent tellement). Nicolas Winding Refn a ravi le prix de la mise en scène à Pedro Almodovar à Cannes qui, à mon avis, l’aurait davantage mérité, ne serait-ce parce qu’il a brillamment raconté une histoire cruelle, terrible, effroyable où toute la finesse de la mise en scène réside justement dans ce qui n’est pas montré et qui n’en a que plus de force…
Deauville, depuis 1995, c’est aussi et avant tout la compétition. Si les spectateurs sont moins nombreux sans doute déçus de l’absence de ceux qui étaient les incontournables de Deauville (stars et blockbusters même si le générique reste prestigieux cette année avec, comme toujours des mythes du cinéma américain, des grands cinéastes et les figures montantes du cinéma américian) , le festival continue de ravir les cinéphiles avec une compétition qui, chaque année, révèle de nouveaux talents, mais aussi une facette de l’Amérique, souvent plus sombre et réaliste. Pour ces différents aspects, cette édition ne devrait pas déroger à la règle, les quatre films de la compétition auxquels j’ai assisté pour l’instant, d’ailleurs tous des premiers films, ayant de nombreux points communs, à commencer par une qualité notable.
« Another happy day » de Sam Levinson –fils d’un certain Barry- (avec Ellen Barkin, Ezra Miller, Kate Bosworth, Demi Moore, Thomas Haden Church, George Kennedy, Ellen Burstyn) est ainsi une comédie acide et parfois tendrement cruelle (tendrement parce que Sam Levinson porte un regard finalement plein de compréhension sur ses personnages sans toutefois les épargner) dans laquelle un mariage devient le révélateur des rancœurs et des fêlures des différents membres d’une famille.
Dans « En secret » (Circumstance) de Maryam Keshavarz, Atafeh et sa meilleure amie Shireen fréquentent les soirées branchées du Téhéran underground. Elles essaient de profiter au mieux de leur jeunesse quand Mehran, le frère et complice d’Atafeh, devient membre de la police des moeurs. Alors qu’il désapprouve sévèrement leur besoin de liberté, Mehran tombe amoureux de Shireen. Ses sentiments vont vite tourner à l’obsession et mettre à l’épreuve l’amitié des jeunes filles.
Dans « On the ice » d’Andrew Okpeaha MacLean, Qalli et Aivaaq, deux adolescents de la communauté Iñupiaq, mènent une vie sans histoire dans une petite ville isolée du nord de l’Alaska. Un matin tôt, ils décident de partir à la chasse aux phoques avec James, un de leurs amis. Une dispute éclate entre les trois garçons et se termine par la mort accidentelle de James. Liés par ce sombre secret, les deux adolescents inventent mensonges sur mensonges afin de ne pas éveiller les soupçons de leur communauté.
Enfin dans « Yelling to the sky » de Victoria Mahoney, alors que son noyau familial se disloque, l’existence déjà instable de Sweetness O’Hara, une adolescente métisse de dix-sept ans, devient encore plus difficile le jour où elle est prise pour cible par des élèves violents de son lycée. Elle doit dorénavant trouver le meilleur moyen de se défendre et prendre sa vie en main, chez elle, comme à l’école, dans un quartier où sa survie semble incertaine.
Si j’ai choisi de vous parler de ces quatre films en même temps, c’est parce que leurs ressemblances sont particulièrement frappantes, au-delà du fait qu’il s’agit de quatre premiers films. Quatre premiers films qui se déroulent pourtant dans des lieux très différents, voire opposés : Téhéran, l’Alaska, New York (Long Island), le Maryland. Dans ces quatre lieux, où les paysages et libertés sont pourtant si différents, on retrouve pourtant le même mal être adolescent, les mêmes personnages de mères désemparées, le même sentiment de réalité suffocante à laquelle ils cherchent des échappatoires périlleux et parfois illicites, le même besoin éperdu et rageur de liberté.
Que cela soit traité avec un cynisme tantôt amer, tantôt tendre (« Another happy day »), avec une rigueur glaciale et non moins touchante (« On the ice »), avec une mise en scène parfois un peu trop clipesque (« En secret ») ou avec le souci de mettre en scène une réalité dans laquelle la violence est un engrenage implacable pour survivre (« Yelling to the sky »), ces adolescents en apparence si différents révèlent la même réalité étouffante, le même besoin d’ailleurs et d’appui familial, les mêmes personnages de mères broyées ou désemparées qui ont parfois renoncé.
Malheureusement, tous présentent aussi le même défaut : un dénouement assez expéditif (un changement d’attitude du père assez inexplicable dans « Yelling to the sky ») un scénario qui s’essouffle vers la fin comme si ces cinéastes s’adonnaient à ce dont ne cessent de rêver leurs personnages pendant toute la durée de leurs films : la fuite. Manière finalement peut-être plus consciente et habile qu’il n’y paraît de faire coïncider la forme et le fond. « Another happy day » a récolté l’accueil le plus chaleureux. Il faut dire que son réalisateur qui rêvait de venir en France, et amoureux du cinéma français (et cela se ressent, avec une pointe d’influence « Woodyallenienne » sans évidemment, arriver encore au même niveau de causticité), était particulièrement ému lorsqu’il a présenté le film devant les festivaliers sur la scène du CID. Sans doute, à 26 ans, a-t-il pas mal vécu (et souffert) pour éprouver et faire ressentir les tourments de cette famille presque aussi perturbée que celle du splendide « Melancholia » de Lars Von Trier (dans les deux cas, d’ailleurs le mariage en est le révèlateur). Dommage que « En secret » reste conventionnel, et pâtisse de films remarquables sur Téhéran qui l’ont précédé comme le film éponyme de Nader T.Homayoun (à voir absolument d’ailleurs).
Quatre films à voir néanmoins, et je vous en reparlerai à l’occasion du palmarès. Deauville ce sont bien sûr aussi les hommages. Si Ryan Gosling et Jessica Chastain, qui recevaient les trophées du Nouvel Hollywood dont Deauville inaugurait la première édition, ont malheureusement brillé par leur absence (même si Ryan Gosling a laissé un mot lu par Nicolas Winding Refn, très drôle, dont je mettrai ultérieurement la vidéo en ligne), Shirley MacLaine a en revanche fait une apparition remarqué et remarquable et un très beau discours dont vous pourrez retrouver la majeure partie ci-dessous, visiblement réellement heureuse de recevoir cette distinction consacrant sa longue carrière. C’est « Le tournant de la vie » (« The Turning point »), un film de 1977 de Herbert Ross qui a été projeté pour cet hommage dans lequel elle incarne une ancienne danseuse qui se retrouve confrontée à son passé et au fait d’avoir abandonné sa carrière pour fonder une famille. Un parfait complément au film de clôture (« The Artist ») sur l’orgueil ravageur, les douleurs indicibles, les bonheurs éclatants, l’ingratitude de la vie d’artiste.
Je vous parlerai ultérieurement de « Bringing up Bobby », le premier film en tant que réalisatrice de l’actrice, Famke Janssen avec Milla Jovovich, Bill Pullman, qui dénote un univers tendre et fantaisiste particulièrement prometteur.
09:14 Écrit par Sandra Mézière dans COMPETITION OFFICIELLE (FESTIVAL CINEMA AMERICAIN), HOMMAGES, PREMIERES (Festival du Cinéma Américain ) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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12.08.2011
L'hommage du 37ème Festival du Cinéma Américain de Deauville à Danny Glover
Je vous parlais hier de l'hommage que le festival rendra à Naomi Watts. Elle ne sera pas la seule représentante des acteurs à qui il sera rendu hommage cette année puisque ce sera aussi le cas de Shirley MacLaine (je vous en ai déjà parlé) mais aussi de Danny Glover.
J'en profite pour vous rappeler que vous pouvez toujours gagner un ou plusieurs des 18 pass pour le festival mis en jeu sur ce blog, ici. Personne n'a encore trouvé toutes les bonnes réponses. Vous avez donc encore toutes vos chances. Je consacrerai également prochainement un article aux moyens de venir au festival et aux accréditations...
Je vous rappelle également que pour en savoir plus vous pouvez rejoindre mon compte twitter dédié au festival (http://twitter.com/moodfdeauville ) et la nouvelle page Facebook de ce blog (http://facebook.com/inthemoodfordeauville ).
Filmographie de Danny Glover (source: dossier de presse du festival):
En tant que comédien:
1979 L’EVADE D’ALCATRAZ (Escape from Alcatraz) de Don Siegel
1981 CHU CHU AND THE PHILLY FLASH de David Lowell Rich
1982 OUT de Eli Hollander
1984 ICEMAN de Fred Schepisi
LES SAISONS DU COEUR (Places in the Heart) de Robert Benton
1985 THE STAND-IN de Robert N. Zagone
WITNESS de Peter Weir
SILVERADO de Lawrence Kasdan
LA COULEUR POURPRE (The Color Purple) de Steven Spielberg
1987 L’ARME FATALE (Lethal Weapon) de Richard Donner
MANDELA de Philip Saville - téléfilm
1988 AIR FORCE - BAT 21 (BAT*21) de Peter Markle
1989 L’ARME FATALE 2 (Lethal Weapon 2) de Richard Donner
LONESOME DOVE de Simon Wincer - série télévisée
1990 LA RAGE AU COEUR (To Sleep with Anger) de Charles Burnett
PREDATOR 2 de Stephen Hopkins
1991 LE VOL DE L’INTRUDER (Flight of the Intruder) de John Milius
RAGE IN HARLEM (A Rage in Harlem) de Bill Duke
DANGER PUBLIC (Pure Luck) de Nadia Tass
GRAND CANYON de Lawrence Kasdan
1992 L’ARME FATALE 3 (Lethal Weapon 3) de Richard Donner
1993 LE SAINT DE MANHATTAN (The Saint of Fort Washington) de Tim Hunter
BOPHA! de Morgan Freeman
1994 MAVERICK de Richard Donner
UNE EQUIPE AUX ANGES (Angels in the Outfield) de William Dear
1995 OPERATION DUMBO (Operation Dumbo Drop) de Simon Wincer
1996 AMERICA’S DREAM de Paris Barclay, Bill Duke & Kevin Rodney Sullivan - téléfilm
1997 PECHE PARTY (Gone Fishin’) de Christopher Cain
L’AMERIQUE SAUVAGE (Wild America) de William Dear
LA PISTE DU TUEUR (Switchback) de Jeb Stuart
L’IDEALISTE (The Rainmaker) de Francis Ford Coppola
1998 L’ARME FATALE 4 (Lethal Weapon 4) de Richard Donner
BELOVED de Jonathan Demme
2000 BÀTTU de Cheick Oumar Sissoko
BOESMAN ET LENA (Boesman and Lena) de John Berry
FREEDOM SONG de Phil Alden Robinson - téléfilm
2001 TAXIS POUR CIBLE (3 A.M.) de Lee Davis
LA FAMILLE TENENBAUM (The Royal Tenenbaums) de Wes Anderson
2002 JUST A DREAM de Danny Glover - téléfilm
2004 SAW de James Wan
THE COOKOUT de Lance Rivera
2005 MANDERLAY de Lars von Trier
MISSING IN AMERICA de Gabrielle Savage Dockterman
2006 RAYMOND (The Shaggy Dog) de Brian Robbins
BAMAKO d’Abderrahmane Sissako
DREAMGIRLS de Bill Condon
2007 NAMIBIA: THE STRUGGLE FOR LIBERATION de Charles Burnett
POOR BOY’S GAME de Clément Virgo
SHOOTER, TIREUR D’ELITE (Shooter) d’Antoine Fuqua
HONEYDRIPPER de John Sayles
2008 THIS LIFE de Sarah Spillane
SOYEZ SYMPAS, REMBOBINEZ (Be Kind Rewind) de Michel Gondry
L’AVEUGLEMENT (Blindness) de Fernando Meirelles
GOSPEL HILL de Giancarlo Esposito
2009 DOWN FOR LIFE d’Alan Jacobs
NIGHT TRAIN de Brian King
THE HARIYAMA BRIDGE d’Aaron Woolfolk
2012 de Roland Emmerich
2010 MOOZ-LUM de Qasim Basir
PANIQUE AUX FUNERAILLES (Death at a Funeral) de Neil LaBute
FÖR KÄRLEKEN d’Othman Karim
LEGENDARY de Mel Damski
I WANT TO BE A SOLDIER de Christian Molina
FIVE MINARETS IN NEW YORK de Mahsun Kirmizigül
2011 HEART OF BLACKNESS d’Isabelle Boni-Claverie
AGE OF THE DRAGONS de Brian Little
LA REPUBLIQUE DES ENFANTS de Flora Gomes
En tant que réalisateur :
1994 OVERRIDE - court métrage
2002 JUST A DREAM - téléfilm
2010 SECOND LINE - court métrage
En tant que producteur :
1990 LA RAGE AU COEUR (To Sleep with Anger) de Charles Burnett
1996 AMERICA’S DREAM de Paris Barclay, Bill Duke & Kevin Rodney Sullivan - téléfilm
DEADLY VOYAGE de John Mackenzie - téléfilm
1997 BUFFALO SOLDIERS de Charles Haid - téléfilm
2000 COURAGE de Damon Harman - série télévisée
FREEDOM SONG de Phil Alden Robinson - téléfilm
2001 TAXIS POUR CIBLE (3 A.M.) de Lee Davis
2003 AU-DELA DES BARRIERES (Good Fences) d’Ernest R. Dickerson - téléfilm
THE LAW AND MR LEE de Kevin Rodney Sullivan - téléfilm
2006 BAMAKO d’Abderrahmane Sissako
2008 TROUBLE THE WATER de Carl Deal & Tia Lessin - documentaire
AFRICA UNITE: A CELEBRATION OF BOB MARLEY’S 60TH BIRTHDAY
de Stephanie Black - documentaire
SALT OF THIS SEA (Milh Hadha Al-Bahr) d’Annemarie Jacir
2009 SOUNDTRACK FOR A REVOLUTION de Bill Guttentag & Dan Sturman - documentaire
THE HARIYAMA BRIDGE d’Aaron Woolfolk
LE TEMPS QU’IL RESTE (The Time that Remains) d’Elia Suleiman
2010 ONCLE BOONMEE, CELUI QUI SE SOUVIENT DE SES VIES ANTERIEURES
(Uncle Boonmee Who Can Recall His Past Lives) d’Apichatpong Weerasethakul
THE DISAPPEARANCE OF McKINLEY NOLAN de Henry Corra - documentaire
2011 THE AMERICAN EXPERIENCE de Henry Hampton - série télévisée documentaire
THE BLACK POWER MIXTAPE 1967-1975 de Göran Olsson - documentaire
DUM MAARO DUM de Rohan Sippy
11:05 Écrit par Sandra Mézière dans HOMMAGES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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10.08.2011
L'hommage du 37ème Festival du Cinéma Américain de Deauville à Naomi Watts
Comme prévu, je continue à vous détailler la programmation de ce 37ème Festival du Cinéma Américain de Deauville. Je vous ai déjà parlé de l'hommage que le festival rendra à Shirley MacLaine ainsi que celui qui sera rendu à Francis Ford Coppola, l'invité d'honneur de cette édition 2011. La jeune génération sera également à l'honneur avec la comédienne (et productrice) Naomi Watts à qui le festival rendra également hommage.
En 2010, elle interprètait la femme de Josh Brolin dans « Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu » de Woody Allen (dont vous pouvez retrouver ma critique ci-dessous), l’agent de la CIA Valérie Plame dans « Fair game » de Doug Liman et la fille d’Annette Bening dans « Mother and child » de Rodrigo Garcia, qui a remporté le Grand Prix du Festival du Cinéma Américain de Deauville l’année dernière.
Elle sera prochainement à l’affiche de « Dream house » de Jim Sheridan, aux côtés de Daniel Craig, et dans J. EDGAR de Clint Eastwood, aux côtés de Leonardo DiCaprio.
A cette occasion, retrouvez sa filmographie ci-dessous et ma critique de "Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu" de Woody Allen dans lequel elle interprétait un des rôles principaux (en bas de cet article).
Filmographie de Naomi Watts:
En tant que comédienne:
1986 FOR LOVE ALONE de Stephen Wallace
1991 FLIRTING de John Duigan
1993 GROSS MISCONDUCT de George Miller
PANIC SUR FLORIDA BEACH (Matinee) de Joe Dante
THE CUSTODIAN de John Dingwall
WIDE SARGASSO SEA de John Duigan
1995 TANK GIRL de Rachel Talalay
1996 PERSONS UNKNOWN de George Hickenlooper
1997 UNDER THE LIGHTHOUSE DANCING de Graeme Rattigan
1998 LA COURTISANE (Dangerous Beauty) de Marshall Herskovitz
1999 STRANGE PLANET de Emma-Kate Croghan
2001 L’ASCENSEUR, NIVEAU 2 (Down) de Dick Maas
MULHOLLAND DRIVE de David Lynch
2002 L’AMOUR, SIX PIEDS SOUS TERRE (Plots with a View) de Nick Hurran
LE CERCLE - THE RING (The Ring) de Gore Verbinski
2003 21 GRAMMES (21 Grams) d’Alejandro Gonzalez Inarritu
LE DIVORCE de James Ivory
NED KELLY de Gregor Jordan
2004 J’ADORE HUCKABEES (I Heart Huckabees) de David O. Russell
THE ASSASSINATION OF RICHARD NIXON de Niels Muller
WE DON’T LIVE HERE ANYMORE de John Curran
2005 ELLIE PARKER de Scott Coffey
KING KONG de Peter Jackson
LE CERCLE - THE RING 2 (The Ring Two) de Hideo Nakata
STAY de Marc Forster
2006 LE VOILE DES ILLUSIONS (The Painted Veil) de John Curran
2007 FUNNY GAMES U.S. de Michael Haneke
LES PROMESSES DE L’OMBRE (Eastern Promises) de David Cronenberg
2009 L’ENQUETE (The International) de Tom Tykwer
MOTHER AND CHILD de Rodrigo Garcia
2010 FAIR GAME de Doug Liman
VOUS ALLEZ RENCONTRER UN BEL ET SOMBRE INCONNU
(You Will Meet a Tall Dark Stranger) de Woody Allen
2011 DREAM HOUSE de Jim Sheridan
THE IMPOSSIBLE de Juan Antonio Bayona
J. EDGAR de Clint Eastwood
En tant que productrice:
2004 WE DON’T LIVE HERE ANYMORE de John Curran
2005 ELLIE PARKER de Scott Coffey
2006 LE VOILE DES ILLUSIONS (The Painted Veil) de John Curran
2007 FUNNY GAME U.S. de Michael Haneke
CRITIQUE DE "Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu" de Woody Allen
Retrouvez ci-dessous mes impressions, ma critique du film et mes vidéos de l'avant-première de "Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu" ( "You will meet a tall dark stranger") au Festival Paris Cinéma 2010. Le film est sorti en salles le 6 octobre 2010.
Hier soir, au cinéma Gaumont Opéra, avait lieu l’ouverture du Festival Paris Cinéma 2010 avec, en plus de la Présidente du festival Charlotte Rampling et du Maire de Paris, un invité de marque : Woody Allen, actuellement en tournage à Paris, venu présenter « Vous aller rencontrer un bel et sombre inconnu » ( « You will meet a tall dark stranger »), en présence également de Marisa Berenson, Hippolyte Girardot, Rosanna Arquette entre autres invités du festival. N’ayant pas été autant enthousiasmée par ce film-ci que par les précédents Woody Allen lors de ma première vision de celui-ci au dernier Festival de Cannes dans le cadre duquel le film était présenté hors compétition, je redoutais l’ennui d’une deuxième projection.
Est-ce le plaisir d’avoir vu et entendu Woody Allen présenter le film- en Français s'il vous plaît- (cf vidéo n°4 ci-dessous) avec, à l’image de ce qui imprègne ses films, un humour noir et décalé pudiquement et intelligemment dissimulé derrière une apparente légèreté ? Est-ce le plaisir de débuter ces 14 jours d’immersion festivalière en joyeuse compagnie ? Toujours est-il que j’ai été totalement charmée par ce « You will meet a tall dark stranger », davantage que lors de la première vision, la frénésie cannoise et l’accumulation de projections ne permettant peut-être pas toujours de vraiment déguster les films.
Moins concentrée sur l’intrigue que je connaissais déjà (voir ma critique du film en bas de cet article), j’ai pu focaliser mon attention sur tout ce qui fait des films de Woody Allen des moments uniques et de l’ensemble de son cinéma un univers singulier. J’ai été envoûtée par la photographie lumineuse et même chaleureuse comme un écho visuel à cette légèreté avec laquelle Woody Allen voile pudiquement la gravité de l’existence. Le jeu des acteurs (et la direction d’acteurs) m’a bluffée (avec une mention spéciale pour Lucy Punch, irrésistible) ou comment dans un même plan fixe avec deux comédiens, grâce à son talent de metteur en scène, de directeur d’acteurs et de dialoguiste il fait passer une multitude d’émotions et rend une scène dramatique irrésistiblement drôle ou une scène comique irrésistiblement dramatique, parfois les deux dans le même plan. L’art du montage et du récit, ou comment en quelques plans d’une fluidité remarquable, il parvient à nous raconter une rencontre qui préfigure l’avenir des personnages. Le mélange de lucidité et de tendresse, sur ses personnages et la vanité de l’existence. Les dialogues savoureux, tendrement cyniques. Une sorte de paradoxe que lui seul sait aussi brillamment manier : un pessimisme joyeux. Une lucidité gaie.
Woody Allen n’a décidément pas son pareil pour nous embarquer et pour transformer le tragique de l’existence en comédie jubilatoire. En ressortant du cinéma, après ce régal cinématographique, l’air de Paris était à la fois lourd et empreint d’une clarté éblouissante et de rassurantes illusions comme un écho à la gravité légère de Woody Allen à l’image de laquelle, je l’espère, seront ces 13 jours de festival. A suivre !
Ci-dessous ma critique de « You will meet a tall dark stranger » suite à la projection cannoise:
Fidèle à son habitude Woody Allen a préféré le confort d'une sélection hors compétition aux « risques » de la compétition. Lui qui faisait pourtant l'apologie de la chance dans « Match point » ne semble pas être si confiant en la sienne. Pour une fois, il n'a peut-être pas eu totalement tort... Après sa remarquable trilogie britannique ( « Match point » -qui reste pour moi la perfection scénaristique-, « Scoop », « Le Rêve de Cassandre »), après son escapade espagnole avec « Vicky Barcelona », Woody Allen était déjà revenu aux Etats-Unis avec le très réussi « Whatever works », il revient donc à nouveau à Londres (on retrouve aussi un air d'opéra qui nous rappelle « Match point »), cette fois pour une comédie.
Synopsis : les amours croisés de différents personnages tous à une époque charnière de leurs existences qui aimeraient tous avoir des illusions sur leur avenir et d'une certaine manière croire qu'ils vont rencontrer un mystérieux inconnu (a tall dark stranger) comme le prédit Cristal la voyante de l'une d'entre eux. Avec : Josh Brolin, Naomi Watts, Anthony Hopkins, Antonio Banderas, Freida Pinto (« Slumdog Millionaire »)...
Même un moins bon film de Woody Allen comme l'est celui-ci (mais on peut bien lui pardonner avec les films brillants qu'il a accumulés ces derniers temps) reste un moment savoureux avec des dialogues rythmés et caustiques et une mise en scène toujours alerte et astucieuse et de très beaux plans séquences.
« C'est la vitalité » disait François Truffaut du cinéma de Claude Sautet. Il aurait sans doute également pu attribuer ce terme au cinéma de Woody Allen. Cette vitalité, cette apparente légèreté cherchent pourtant comme toujours à dissimuler et aborder la fragilité de l'existence que ce soit en évoquant la mort avec une pudique désinvolture (certes ici prétexte à des scènes de comédie) ou la pathétique et touchante course contre le temps (remarquable Anthony Hopkins, ici sorte de double du cinéaste qui s'amourache d'une jeune « actrice » qu'il épouse).
Woody Allen croque ses personnages à la fois avec lucidité et tendresse pour nous donner une sorte de conte sur la manière de s'arranger avec la vanité de l'existence, qu'importe si c'est avec des illusions. Ce film illustre à nouveau très bien cette lucide phrase du cinéaste citée par Kristin Scott Thomas lors de l'ouverture du festival (« L'éternité, c'est long ... surtout vers la fin »).
Une fantaisie pétillante beaucoup moins légère qu'elle n'en a l'air mais aussi moins pessimiste puisque chacun trouvera un (certes fragile) nouveau départ, le tout illuminé par une très belle photographie et des acteurs lumineux. Vous auriez tort de vous en priver !
11:27 Écrit par Sandra Mézière dans HOMMAGES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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19.07.2011
L'hommage du 37ème Festival du Cinéma Américain de Deauville à Shirley MacLaine
Le Festival du Cinéma Américain de Deauville rendra cette année hommage à un autre mythe du cinéma américain: Shirley MacLaine. En collaboration avec la Cinémathèque Française, Shirley MacLaine recevra un double hommage du festival : un prix littéraire exceptionnel et un prix pour l'ensemble de sa carrière de comédienne et réalisatrice.
Filmographie:
Comédienne
1955 MAIS QUI A TUE HARRY ? (The Trouble with Harry) d’Alfred Hitchcock
ARTISTES ET MODELES (Artists & Models) de Frank Tashlin
1956 LE TOUR DU MONDE EN QUATRE-VINGT JOURS
(Around the World in Eighty Days) de Michael Anderson
1958 LA VALLEE DE LA POUDRE (The Sheepman) de George Marshall
LA MENEUSE DE JEU (The Matchmaker) de Joseph Anthony
VAGUE DE CHALEUR (Hot Spell) de Daniel Mann
COMME UN TORRENT (Some Came Running) de Vincente Minnelli
1959 UNE FILLE TRES AVERTIE (Ask Any Girl) de Charles Walters
EN LETTRES DE FEU (Career) de Joseph Anthony
1960 CAN-CAN de Walter Lang
LA GARCONNIERE (The Apartment) de Billy Wilder
L’INCONNU DE LAS VEGAS (Ocean’s Eleven) de Lewis Milestone
1961 IL A SUFFI D’UNE NUIT (All in a Night’s Work) de Joseph Anthony
ANNA ET LES MAORIS (Two Loves) de Charles Walters
1962 LA RUMEUR (The Children’s Hour) de William Wyler
MA GEISHA (My Geisha) de Jack Cardiff
DEUX SUR LA BALANCOIRE (Two for the Seesaw) de Robert Wise
1963 IRMA LA DOUCE de Billy Wilder
1964 MADAME CROQUE-MARIS (What a Way to Go!) de J. Lee Thompson
L’ENCOMBRANT MONSIEUR JOHN
(John Goldfarb, Please Come Home!) de J. Lee Thompson
1965 LA ROLLS-ROYCE JAUNE (The Yellow Rolls-Royce) d’Anthony Asquith
1966 UN HOLD-UP EXTRAORDINAIRE (Gambit) de Ronald Neame
1967 SEPT FOIS FEMME (Woman Times Seven) de Vittorio de Sica
1968 UN AMANT DANS LE GRENIER (The Bliss of Mrs. Blossom) de Joseph McGrath
1969 SWEET CHARITY de Bob Fosse
1970 SIERRA TORRIDE (Two Mules for Sister Sara) de Don Siegel
1971 DESPERATE CHARACTERS de Frank D. Gilroy
1972 POSSESSION MEURTRIERE (The Possession of Joel Delaney) de Warris Hussein
1975 THE OTHER HALF OF THE SKY : A CHINA MEMOIR de Shirley MacLaine & Claudia Weill
documentaire
1977 LE TOURNANT DE LA VIE (The Turning Point) de Herbert Ross
1979 BIENVENUE, MISTER CHANCE (Being There) de Hal Ashby
1980 L’AMOUR A QUATRE MAINS (Loving Couples) de Jack Smight
CHANGEMENT DE SAISONS (A Change of Seasons) de Richard Lang
1983 TENDRES PASSIONS (Terms of Endearment) de James L. Brooks
1984 CANNON BALL 2 (Cannonball Run II) de Hal Needham
1987 OUT ON A LIMB de Robert Butler - téléfilm
1988 MADAME SOUSATZKA de John Schlesinger
1989 POTINS DE FEMMES (Steel Magnolias) de Herbert Ross
1990 WAITING FOR THE LIGHT de Christopher Monger
BONS BAISERS D’HOLLYWOOD (Postcards from the Edge) de Mike Nichols
1991 DEFENDING YOUR LIFE d’Albert Brooks
1992 USED PEOPLE de Beeban Kidron
1993 DEUX DROLES D’OISEAUX (Wrestling Ernest Hemingway) de Randa Haines
1994 UN ANGE GARDIEN POUR TESS (Guarding Tess) de Hugh Wilson
1996 MRS. WINTERBOURNE de Richard Benjamin
ETOILE DU SOIR (The Evening Star) de Robert Harling
1997 A SMILE LIKE YOURS de Keith Samples
2000 BRUNO - THE DRESS CODE de Shirley MacLaine
THESE OLD BROADS de Matthew Diamond - téléfilm
SALEM WITCH TRIALS de Joseph Sargent - téléfilm
2003 HELL ON HEELS: THE BATTLE OF MARY KAY de Ed Gernon - série télévisée
CAROLINA de Marleen Gorris
2005 MA SORCIERE BIEN AIMEE (Bewitched) de Nora Ephron
IN HER SHOES de Curtis Hanson
LA RUMEUR COURT… (Rumor Has It) de Rob Reiner
2007 CLOSING THE RING de Richard Attenborough
2008 COCO CHANEL de Christian Duguay - téléfilm
ANNE OF GREEN GABLES: A NEW BEGINNING de Kevin Sullivan - téléfilm
2010 VALENTINE’S DAY de Garry Marshall
2011 BERNIE de Richard Linklater
Réalisatrice
1975 THE OTHER HALF OF THE SKY: A CHINA MEMOIR co-réalisé avec Claudia Weill - documentaire *
2000 BRUNO - THE DRESS CODE
13:50 Écrit par Sandra Mézière dans HOMMAGES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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Francis Ford Coppola : prestigieux invité d'honneur du 37ème Festival du Cinéma Américain de Deauville
Ci-dessus, photo de la 30ème édition du festival-inthemoodfordeauville.com
Deauville ne pouvait rêver mieux comme invité d'honneur pour sa 37ème édition que Francis Ford Coppola. Le festival lui avait déjà rendu hommage pour la 30ème mémorable édition du festival pour laquelle il était accompagné de Georges Lucas et Steven Spielberg.
Une "conversation avec Francis Ford Coppola" est également prévue, plus précisément une rencontre avec le public qui devrait être un des temps forts de ce Festival du Cinéma Américain de Deauville 2011.
Filmographie en tant que réalisateur:
1962 DEMENTIA 13 *
1966 BIG BOY (You’re a Big Boy Now) *
1968 LA VALLEE DU BONHEUR (Finian’s Rainbow)
1969 LES GENS DE LA PLUIE (The Rain People) *
1972 LE PARRAIN (The Godfather) *
1974 CONVERSATION SECRETE (The Conversation) *
LE PARRAIN II (The Godfather: Part II) *
1979 APOCALYPSE NOW *
1982 COUP DE COEUR (One From the Heart) *
1983 OUTSIDERS (The Outsiders)
RUSTY JAMES (Rumble Fish) *
1984 COTTON CLUB (The Cotton Club) *
1986 PEGGY SUE S’EST MARIEE (Peggy Sue Got Married)
1987 JARDINS DE PIERRE (Gardens of Stone)
1988 TUCKER (Tucker: The Man and His Dream)
1989 NEW YORK STORIES - segment LIFE WITHOUT ZOE *
1990 LE PARRAIN III (The Godfather: Part III) *
1992 DRACULA (Bram Stoker’s Dracula)
1996 JACK
1997 L’IDEALISTE (The Rainmaker) *
2007 L’HOMME SANS AGE (Youth Without Youth) *
2009 TETRO *
2011 TWIXT *
13:32 Écrit par Sandra Mézière dans HOMMAGES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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09.08.2010
Les hommages du 36ème Festival du Cinéma Américain de Deauville : Annette Bening, Gregg Araki, Terry Gilliam
Les noms des trois personnalités qui seront célébrées à l'occasion de ce 36ème Festival du Cinéma Américain de Deauville ont été révélés. Il s'agit donc de la comédienne américaine Annette Bening, du metteur en scène californien Gregg Araki et du co-créateur du groupe de comédiens-humoristes "les Monty-Python", réalisateur, scénariste et producteur Terry Gilliam. Dans le cadre de ces hommages, de nombreux longs-métrages seront proposés aux festivaliers.
Cette liste sera prochainement complétée. Le rêve serait évidemment un hommage à Woody Allen qui vient présenter son dernier film en avant-première... Sans doute le festival y ajoutera-t-il un nom plus médiatique à l'image d'Andy Garcia et Harrison Ford l'an passé. A suivre!
14:49 Écrit par Sandra Mézière dans HOMMAGES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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07.03.2010
Hommage à Brillante Mendoza: l'intégrale
Le Festival rendra également hommage, en sa présence, à l'un des cinéastes émergents les plus doués et les plus prolifiques du moment : le cinéaste philippin BRILLANTE Ma. MENDOZA.
Né le 30 juillet 1960 à San Fernando aux Philippines, Brillante Ma. Mendoza étudie la publicité à l'université de Santo Tomas à Manille, puis entame une carrière de décorateur pour le cinéma, la télévision, le théâtre et la publicité. Son travail est particulièrement remarqué sur les films philippins tels que « Flirting with Temptation » (1986), « Private Show » (1986), « Olongapo » (1987), « The Great American Dream » (1987) et bien d'autres. Brillante Ma. Mendoza devient ensuite l'une des figures marquantes de la publicité philippine et travaille comme décorateur sur de nombreux films publicitaires de grandes sociétés internationales telles que San Miguel Brewery, Asia Brewery, McDonald's, Procter & Gamble et Unilever. Il est naturellement amené à rencontrer des responsables politiques et certains grands noms de l'industrie philippine. En 2005, Brillante Ma. Mendoza fonde la société de production indépendante Centerstage Productions et réalise « Masahista », son premier long métrage. Le film traite de l'homosexualité, un sujet sensible aux Philippines, et remporte le Léopard d'Or de la Vidéo au festival de Locarno, le prix du public au festival de Turin et le prix Interfaith au festival de Brisbane en 2006. Ses films suivants seront tous primés dans les festivals internationaux. Son deuxième long métrage, « Kaleldo », un portrait d'une famille philippine après une éruption volcanique, obtient en 2007 le prix Netpac au festival de Jeonju en Corée du Sud et la comédienne Cherry Pie Picache remporte le prix de la meilleure actrice au festival de Durban. « Manoro », un film documentaire sur un enseignant d'une école primaire, remporte en 2006 le prix CinemAvenir au festival de Turin et les prix du meilleur film et du meilleur réalisateur au festival CinéManille. « John John », une plongée émouvante dans les bidonvilles de Manille, est présenté à la Quinzaine des Réalisateurs en 2007. L'actrice principale Cherry Pie Picache remporte également le prix de la meilleure actrice au festival de New Dehli. « Tirador », entièrement tourné caméra à l'épaule dans les rues de Manille, reçoit notamment le prix du jury au festival de Marrakech 2007, le prix Caliagi au festival de Berlin 2008 et le prix du meilleur film et du meilleur réalisateur au festival de Singapour 2008. « Serbis », une coproduction entre les Philippines et la France racontant la vie quotidienne des occupants d'un cinéma diffusant des films pornographiques, marque le grand retour du cinéma philippin en compétition au festival de Cannes en 2008 après plus de vingt ans d'absence. Brillante Ma. Mendoza obtient l'année dernière avec « Kinatay », la descente aux enfers d'un jeune étudiant en criminologie, le prix de la mise en scène au festival de Cannes. « Lola », son dernier film à ce jour, est présenté l'année dernière en compétition au festival de Venise et remporte le prix du Meilleur Film au Festival de Dubaï. « Lola » sortira sur les écrans français le 5 mai 2010.
A l'occasion de cet hommage, le Festival projettera l'intégralité de son oeuvre :
MASAHISTA (The Masseur) (2005)
De Brillante Ma. MENDOZA
Avec Coco Martin, Jaclyn Jose, Alan Paule, Katherine Luna
Iliac travaille comme masseur dans un salon où les soins dispensés se terminent en acte sexuel avec les clients. Alors qu'il se prépare à faire le deuil de son père, il rencontre un écrivain.
KALELDO (Summer Heat) (2006)
De Brillante Ma. MENDOZA
Avec Johnny Delgado, Cherry Pie Picache, Juliana Palermo, Angel Aquino, Alan Paule
Dix ans après l'éruption du Mont Pinatubo, un homme veuf et amer tente d'élever seul ses trois filles avec une main de fer : Grace, Lourdes et Jesusa.
MANORO (The Teacher) (2006)
De Brillante Ma. MENDOZA
Documentaire
A la veille d'une élection présidentielle, Jonalyn, une fillette de treize ans, tente de convaincre son entourage d'aller voter.
FOSTER CHILD (John John) (2007)
De Brillante Ma. MENDOZA
Avec Cherry Pie Picache, Eugene Domingo, Jiro Manio, Dan Manio
Thelma élève des enfants abandonnés avant leur adoption. Lorsqu'elle apprend que John John, le dernier enfant qu'elle garde, va être adopté, chaque moment avec lui devient de plus en plus précieux.
TIRADOR (Slingshot) (2007)
De Brillante Ma. MENDOZA
Avec Jiro Manio, Kristofer King, Coco Martin, Nathan Lopez, Jaclyn Jose
Lors de la Semaine sainte qui marque aussi le début de la campagne pour les élections nationales, un groupe de « tiradors » - de l'argot local pour désigner des voleurs à la petite semaine - essaye de survivre tant bien que mal.
Source: dossier de presse du Festival
Autres articles à ne pas manquer sur les blogs "in the mood" en ce moment:
Récapitulatif et critiques de meilleurs films du Festival de Cannes 2009
"La Rafle" (critique du film et vidéos de la réalisatrice Rose Bosch) : au-delà du cinéma
Vidéos inédites de Marion Cotillard aux César 2010 et en Lady Dior
16:55 Écrit par Sandra Mézière dans HOMMAGES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, brillante mendoza, festival du film asiatique de deauville |
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15.09.2009
L'émotion d'Harrison Ford lors de son hommage...
Avant de vous résumer la conférence de presse et cet hommage et de vous livrer enfin mes impressions sur ce 35ème Festival du Cinéma Américain de Deauville, voici les vidéos sur lesquelles vous pourrez constater qu'Harrison Ford a été submergé par l'émotion lors de l'hommage que lui a rendu le Festival de Deauville...
19:09 Écrit par Sandra Mézière dans HOMMAGES | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, deauville, harrison ford, festival du cinéma américain |
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09.09.2009
L’hommage du 35ème Festival du Cinéma Américain de Deauville à David Zucker, Jim Abrahams, Jerry Zucker
C'est aujourd'hui que les choses sérieuses commencent avec l'avant-première de « The informant ! » de Steven Soderbergh à laquelle j'assisterai évidemment ainsi qu'à la conférence de presse. Je vous résumerai ultérieurement les deux films en compétition d'hier « Shrink » et « Humpday » mais sachez déjà qu'ils demeurent dans la lignée des films précédemment présentés en compétition cette année. J'attends donc encore le coup de cœur et la révélation de ce festival 2009 même si aujourd'hui je ne verrai qu'un film en compétition « The Messenger » délaissant le second pour la conférence de presse de Steven Soderbergh. Comme l'hommage aux « ZAZ » se passe de commentaires, je vous le livre en images ci-dessous. Dès que j'aurai davantage de facilités pour me connecter (à mon retour lundi), j'y ajouterai la vidéo. Cette journée de mercredi se terminant pour moi par la soirée de gala au Salon des Ambassadeurs du Casino de Deauville, j'aurai sans doute davantage à vous raconter même si le récit risque de tarder pour cause de problèmes de connexion mais je reviendrai évidemment sur ce festival plus longuement à mon retour d'autant que les prochains jours s'annoncent encore plus riches en évènements avec les venues de Robin Wright Penn, Harrison Ford et Andy Garcia, des hommages, des projections et des conférences de presse dont vous pourrez évidemment retrouver les photos et résumés sur inthemoodforcinema.com et inthemoodfordeauville.com. Je reviendrai également sur mes multiples impressions de ces précédents jours et sur des anecdotes et films que je n'ai pas encore eu le temps d'évoquer. Patience donc !
09:39 Écrit par Sandra Mézière dans HOMMAGES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, deauville, festival du cinéma américian, abrahams, zucker |
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