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PREMIERES (Festival du Cinéma Américain ) - Page 6

  • « La dette »de John Madden : première mondiale du Festival de Deauville

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    Avant-hier soir, était projeté en première mondiale le dernier film de John Madden (« Shakespeare in love », « Capitaine Corelli »…) : « La dette » (the debt ).

    En 1966, David (Sam Worthington), Rachel (Jessica Chastain) et Stefan (Marton Csokas), agents du Mossad, rentrent en héros d’Allemagne de l’Est pour avoir trouvé et abattu un criminel de guerre nazi,  le médecin de Birkenau, Vogel (Jesper Christensen).  Alors que, trente ans plus tard, la fille de Rachel (Helen Mirren) et Stefan (Tom Wilkinson) a écrit un livre sur cet épisode, le passé refait surface.

     Remake d’un film israélien éponyme sorti en 2007, « la dette » est la première bonne surprise de cette édition 2010 du Festival de Deauville qui, malgré une absence inédite de stars américaines, continue à proposer des premières mondiales et à être, avant tout et plus que jamais, une vitrine du cinéma indépendant américain (je vous parlerai plus tard des deux premiers films en compétition vus hier).

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     « La dette » transcende ainsi le film d’espionnage classique (malgré une structure en flashback et une réalisation, elles, en revanche, très classiques même si ce flashback est aussi un judicieux élément de manipulation du spectateur) pour en faire une histoire d’amour, et même historique qui mêle habilement intimité et donc Histoire. L’intimité à plus d’un titre. L’intimité, fatale et poignante, de ce triangle amoureux contraint de vivre dans un espace réduit avec le bourreau de Birkenau, de se confronter au visage de l’horreur quotidiennement. L’intimité de Rachel qui, pour l’approcher, doit se laisser ausculter par les mains de Vogel, devenu gynécologue, des mains tâchées du sang de ses atrocités.

    Les scènes de huis-clos sont ainsi captivantes. Les trois agents du Mossad sont contraints de cohabiter avec l’être qu’ils exècrent.  C’est sans doute la partie la plus intéressante du film. A travers eux (David a perdu toute sa famille, Rachel sa mère), ce sont les victimes de l’holocauste qui affrontent le passé. Le bourreau se retrouve alors à la merci de ses victimes qui devront résister à l’envie de faire justice eux-mêmes malgré le dégoût qu’il leur inspire et malgré les horreurs qu’il profère. L’ineffable dégoût se lit alors dans les regards échangés, dans les larmes retenues, dans les pesants silences. Comment juger l'incompréhensible? Comment regarder en face l’horreur absolue ? Comment donner un visage à l’inhumanité ? Notamment en ne trouvant pas l’excuse de la folie à l’indicible, l’impensable, l’inconcevable. Ainsi lorsque Vogel dit avec un rire sardonique et cynique « nous étions tous fous alors? », David lui répond que la folie serait une explication trop facile à ce qui reste une horrifiante énigme.

    La dette c’est bien sûr celle de Vogel qui ne pourra jamais être rachetée mais aussi celle des trois agents du Mossad liés par un terrible secret. Ils portent le poids du mensonge mais aussi le poids de l’Histoire, du passé, de celui de leurs parents. Le poids est donc double, celui de l’Histoire et de leur histoire. De l’Histoire aussi trop lourde pour laisser le présent respirer.

    Palpitante confrontation en huis-clos, thriller captivant, tragique histoire d’amour, réflexion sur les statuts de victime et bourreau et sur les indélébiles brûlures de l’Histoire, éloge de la vérité, « La dette » était tout cela jusqu’au dénouement totalement abracadabrantesque, voire granguignolesque, et surtout pas à la hauteur de l’Histoire et des (trop) nombreux et lourds sujets brassés ni à la hauteur de ce qui le précède, néanmoins pas suffisamment pour que je ne vous recommande pas ce film qui a notamment le mérite de porter un regard intime sur une tragédie universelle, de faire du face-à-face entre quatre individus (les trois agents du Mossad face à Vogel) dans un espace restreint, la métaphore habile de cette dernière.

    Sortie en salles : le 29 décembre 

  • "Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu" de Woody Allen en avant-première du Festival du Cinéma Américain de Deauville 2010

    Nous ignorons encore si Woody Allen, présent à Cannes (où le film était présenté hors compétition) et au Festival Paris Cinéma (où le film était présenté en ouverture) viendra enfin au Festival du Cinéma Américain de Deauville... En attendant d'en savoir plus sur l'éventuelle venue  du cinéaste, retrouvez ci-dessous mes impressions, ma critique du film et mes vidéos de l'avant-première de "Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu" ( "You will meet a tall dark stranger") au Festival Paris Cinéma 2010. Le film sortira en salles le 6 octobre 2010.

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    Hier soir, au cinéma Gaumont Opéra, avait lieu l’ouverture du Festival Paris Cinéma 2010 avec, en plus de la Présidente du festival Charlotte Rampling et du Maire de Paris, un invité de marque : Woody Allen, actuellement en tournage à Paris, venu présenter « Vous aller rencontrer un bel et sombre inconnu » ( « You will meet a tall dark stranger »), en présence également de Marisa Berenson, Hippolyte Girardot, Rosanna Arquette entre autres invités du festival. N’ayant pas été autant enthousiasmée par ce film-ci que par les précédents Woody Allen lors de ma première vision de celui-ci au dernier Festival de Cannes dans le cadre duquel le film était présenté hors compétition, je redoutais l’ennui d’une deuxième projection.

    Est-ce le plaisir d’avoir vu et entendu Woody Allen présenter le film- en Français s'il vous plaît- (cf  vidéo n°4 ci-dessous) avec, à l’image de ce qui imprègne ses films,  un humour noir et décalé pudiquement et intelligemment dissimulé derrière une apparente légèreté ? Est-ce le plaisir de débuter ces 14 jours d’immersion festivalière en joyeuse compagnie ? Toujours est-il que j’ai été totalement charmée par ce « You will meet a tall dark stranger », davantage que lors de la première vision, la frénésie cannoise et l’accumulation de projections ne permettant peut-être pas toujours de vraiment déguster les films.

     Moins concentrée sur l’intrigue que je connaissais déjà (voir ma critique du film en bas de cet article), j’ai pu focaliser mon attention sur tout ce qui fait des films de Woody Allen des moments uniques et de l’ensemble de son cinéma un univers singulier. J’ai été envoûtée par la photographie lumineuse et même chaleureuse comme un écho visuel à cette légèreté avec laquelle Woody Allen voile pudiquement la gravité de l’existence. Le jeu des acteurs (et la direction d’acteurs) m’a bluffée (avec une mention spéciale pour Lucy Punch, irrésistible) ou comment dans un même plan fixe avec deux comédiens, grâce à son talent de metteur en scène, de directeur d’acteurs et de dialoguiste il fait passer une multitude d’émotions et rend une scène dramatique irrésistiblement drôle ou une scène comique irrésistiblement dramatique, parfois les deux dans le même plan. L’art du montage et du récit, ou comment en quelques plans d’une fluidité remarquable, il parvient à nous raconter une rencontre qui préfigure l’avenir des personnages. Le mélange de lucidité et de tendresse, sur ses personnages et la vanité de l’existence. Les dialogues savoureux, tendrement cyniques. Une sorte de paradoxe que lui seul sait aussi brillamment manier : un pessimisme joyeux. Une lucidité gaie.

     Woody Allen n’a décidément pas son pareil pour nous embarquer et pour transformer le tragique de l’existence en comédie jubilatoire. En ressortant du cinéma, après ce régal cinématographique, l’air de Paris était  à la fois lourd et empreint d’une clarté éblouissante et de rassurantes illusions comme un écho à la gravité légère de Woody Allen à l’image de laquelle, je l’espère, seront ces 13 jours de festival. A suivre !

    Retrouvez mon dossier consacré à Woody Allen avec de nombreuses critiques de films, une filmographie etc.

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    Ci-dessous ma critique de « You will meet a tall dark stranger » suite à la projection cannoise:

     Fidèle à son habitude Woody Allen  a préféré le confort d'une sélection hors compétition aux « risques » de la compétition. Lui qui faisait pourtant l'apologie de la chance dans « Match point » ne semble pas être si confiant en la sienne. Pour une fois, il n'a peut-être pas eu totalement tort... Après sa remarquable trilogie britannique ( « Match point » -qui reste pour moi la perfection scénaristique-, « Scoop », « Le Rêve de Cassandre »), après son escapade espagnole avec « Vicky Barcelona », Woody Allen était déjà revenu aux Etats-Unis avec le très réussi « Whatever works », il revient donc à nouveau à Londres (on retrouve aussi un air d'opéra qui nous rappelle « Match point »), cette fois pour une comédie.

    Synopsis : les amours croisés de différents personnages tous à une époque charnière de leurs existences qui aimeraient tous avoir des illusions sur leur avenir et d'une certaine manière croire qu'ils vont rencontrer un mystérieux inconnu (a tall dark stranger) comme le prédit Cristal la voyante de l'une d'entre eux. Avec : Josh Brolin, Naomi Watts, Anthony Hopkins, Antonio Banderas, Freida Pinto (« Slumdog Millionaire »)...

    Même un moins bon film de Woody Allen comme l'est celui-ci (mais on peut bien lui pardonner avec les films brillants qu'il a accumulés ces derniers temps) reste un moment savoureux avec des dialogues rythmés et caustiques et une mise en scène toujours  alerte et astucieuse et de très beaux plans séquences.

    « C'est la vitalité » disait François Truffaut du cinéma de Claude Sautet. Il aurait sans doute également pu attribuer ce terme au cinéma de Woody Allen. Cette vitalité, cette apparente légèreté cherchent pourtant comme toujours à dissimuler et aborder la fragilité de l'existence que ce soit en évoquant la mort avec une pudique désinvolture (certes ici prétexte à des scènes de comédie) ou la pathétique et touchante course contre le temps (remarquable Anthony Hopkins, ici sorte de double du cinéaste qui s'amourache d'une jeune « actrice » qu'il épouse). 

    Woody Allen croque ses personnages à la fois avec lucidité et tendresse pour nous donner une sorte de conte sur la manière de s'arranger avec la vanité de l'existence, qu'importe si c'est avec des illusions. Ce film illustre à nouveau très bien cette lucide phrase du cinéaste citée par Kristin Scott Thomas lors de l'ouverture du festival (« L'éternité, c'est long ... surtout vers la fin »).

    Une fantaisie pétillante beaucoup moins légère qu'elle n'en a l'air mais aussi moins pessimiste puisque chacun trouvera un (certes fragile) nouveau départ, le tout illuminé par une très belle photographie et des acteurs lumineux.  Vous auriez tort de vous en priver !

     

  • Le programme des Premières du 36ème Festival du Cinéma Américain de Deauville

    Outre les films en compétition dont je vous ai déjà parlé mais que je vous détaillerai prochainement, ce sont avant tout les Premières et les hommages qui font la renommée du Festival du Cinéma Américain de Deauville. Je vous parlerai demain des hommages de cette édition 2010. En attendant voici la liste des premières annoncées. D'autres viendront prochainement complèter cette liste. Vous pourrez bien entendu les retrouver ici.

    3 BACKYARDS De Eric Mendelsohn

    Avec Embeth Davidtz, Edie Falco, Elias Koteas, Rachel Resheff, Wesley Broulik, Kathryn Erbe, Danai Gurira

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    Pitch: L’histoire de trois habitants d’une même ville de banlieue lors d’une belle journée d’automne. Un homme d’affaires dont le mariage bat de l’aile, erre dans sa ville natale en attendant de prendre un vol retardé. Une petite fille dérobe les bijoux de sa mère et se retrouve confrontée de manière imprévue au monde des adultes. Une femme au foyer bien intentionnée propose de raccompagner en voiture sa voisine mais leur voyage les conduit vers des territoires insoupçonnés.

    DESPICABLE ME (Moi, moche et méchant) de Pierre Coffin et Chris Renaud - Film d’animation en 3D

    Voix française: Gad Elmaleh

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    Pitch: Dans un agréable quartier de banlieue, une maison noire avec une pelouse en décomposition. Une vaste planque est dissimulée sous cette maison, à l'insu des voisins. Entouré par une petite armée de sous-fifres, nous découvrons Gru, qui prépare le plus grand cambriolage de toute l'histoire. Il va voler la lune !

    Sortie en salles: le 6 octobre 2010

    EVERY DAY De Richard Levine

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    Avec Liev Schreiber, Helen Hunt, Brian Dennehy, Carla Gugino, Eddie Izzard, Ezra Miller

    Pitch: Ned, marié, père et scénariste de télévision frustré, est en pleine crise de la quarantaine lorsque son beau-père Ernie emménage à la maison. Le mauvais caractère de ce dernier, l’agitation de sa femme Jeannie qui doit s’occuper de son père, les efforts à faire pour élever un fils en pleine adolescence et enfin la pression professionnelle, rendent Ned vulnérable face aux avances de sa très séduisante collègue Robin.

    EXIT THROUGH THE GIFT SHOP de Banksy

    exit.jpgBanksy est un artiste graffeur britannique de réputation mondiale. Il est connu entre autres pour ses oeuvres sur le mur qui sépare la Palestine et Israël et pour ses installations décalées dans les grands musées. Son premier film raconte l’histoire de Thierry Guetta, un français excentrique qui se reconverti en documentariste en suivant les traces des maîtres du Street Art.

    Sortie en salles: le 22 décembre 2010

     

     

    GET LOW De Aaron Schneider

    Avec Robert Duvall, Sissy Spacek, Bill Murray, Lucas Black, Gerald McRaney, Bill Cobbs, Scott Cooper

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    Tennessee, années 1930. Felix Breazale est un vieil ermite sur lequel circulent les pires rumeurs : on dit qu’il est un tueur, ou encore un sorcier. Mais un jour il arrive en ville et se rend aux Pompes Funèbres de Frank Quinn : il a l’intention d’organiser son propre enterrement. A cette occasion, il révèlera à tous pourquoi, quarante ans auparavant, il a décidé de fuir la société.

    KABOOM de Gregg Araki

    Avec Thomas Dekker, Haley Bennett, Chris Zylka, Roxane Mesquida, Juno Temple, Andy Fischer-Price

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    Smith mène une vie tranquille sur le campus - il traîne avec sa meilleure amie, l’insolente Stella, couche avec la belle London, tout en désirant Thor, son sublime colocataire, un surfeur un peu simplet jusqu’à une nuit terrifiante où tout va basculer.

    Sortie en salles: le 6 octobre 2010

     

    LOVE AND OTHER IMPOSSIBLE PURSUITS De Don Roos

    Avec Natalie Portman, Scott Cohen, Charlie Tahan, Lauren Ambrose, Lisa Kudrow, Michael Cristofer

    Pitch: Le jour où Emilia Greenleaf entame une liaison avec son séduisant collègue Jack Woolf, elle ne se doute pas que cela la mènera au mariage, à tomber enceinte et au défi de nouer des liens avec son beau-fils de cinq ans, le très sensible William.

    MEET MONICA VELOURS de Keith Bearden

    Avec Kim Cattrall, Dustin Ingram, Brian Dennehy, Keith David, Jee Young Han, Daniel Yelsky

    Pitch: Pour Tobe, un adolescent pas comme les autres, Monica Velour, une actrice de films érotiques célèbre dans les années 80, est l’incarnation de la féminité absolue. Le jour où il apprend que son idole est en tête d’affiche d’un club de striptease perdu au fin fond de l’Indiana, il prend la route dans l’espoir de la rencontrer.

    THE COMPANY MEN de John Wells

    Avec Tommy Lee Jones, Ben Affleck, Chris Cooper, Maria Bello, Rosemary DeWitt, Kevin Costner, Craig T. Nelson

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    Bobby est l’incarnation même du rêve américain : il a un très bon travail, une merveilleuse famille et une Porsche toute neuve dans son garage. Mais lorsque la société qui l’emploie réduit ses effectifs, Bobby se retrouve au chômage, tout comme ses collègues Phil et Gene. Les trois hommes sont alors confrontés à une profonde remise en cause de leur vie d’hommes, de maris et de pères de famille.

    THE DEBT (La Dette) Première mondiale De John Madden

    dette.jpgAvec Helen Mirren, Sam Worthington, Ciarán Hinds, Marton Csokas, Tom Wilkinson...

    Pitch: Rachel Singer, ancien agent du Mossad, a pris part dans le passé à une mission secrète destinée à capturer et faire juger un criminel de guerre nazi - le Chirurgien de Birkenau. Trente ans plus tard, un homme fait son apparition, prétendant être ce médecin. Pour découvrir la vérité, Rachel doit retourner en Europe de l’Est, hantée par le souvenir de la mission et celui de ses deux coéquipiers. Elle n’a pas d’autre choix que de revivre le traumatisme de ces événements et de payer sa dette…

    Sortie en salles: le 29 décembre 2010

    THE IMPERIALISTS ARE STILL ALIVE ! de Zeina Durra

    Avec Elodie Bouchez, José Maria de Tavira, Karim Saleh, Karolina Muller, Marianna Kulukundis, Rita Ackerman, Pierluca Arancio

    Pitch: Asya est une artiste plasticienne qui travaille dans le Manhattan de l’après 11 septembre et mène la vie des gens branchés tout en suivant l’actualité sur la situation au Moyen Orient. Elle apprend que son ami d’enfance a disparu, victime d’un prétendu enlèvement orchestré par la CIA. La même nuit, elle rencontre Javier, un séduisant étudiant mexicain qui juge ses théories du complot totalement paranoïaques. Mais les apparences sont trompeuses dans le monde d’Asya.

    THE KIDS ARE ALL RIGHT (Tout va bien! The Kids Are All Right) de Lisa Cholodenko

    avec Annette Bening, Julianne Moore, Mark Ruffalo, Mia Wasikowska, Josh Hutcherson

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    Pitch: Maintenant qu'elle a l'âge légal d'accéder à son dossier à la banque de sperme, Joni décide avec son frère de retrouver le donneur dont ils sont tous deux issus. Ce dernier est rapidement séduit par les deux adolescents qui frappent à sa porte. Ils l'invitent alors à dîner pour la présentation aux parents : deux mamans qui vivent ensemble depuis vingt ans.

    Sortie en salles: le 6 octobre 2010

    THE RUNAWAYS (Les Runaways) de Floria Sigismondi

    avec Kristen Stewart, Dakota Fanning, Michael Shannon, Stella Maeve, Scout Taylor-Compton, Alia Shawkat, Riley Keough

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    Los Angeles, 1975. Joan Jett et Cherie Currie, deux adolescentes rebelles, se rencontrent et deviennent les figures emblématiques de ce qui se révélera être le plus célèbre des groupes de glam rock féminin, les Runaways. Sous l’influence de leur imprésario, l’excentrique Kim Fowley, le groupe va vite s’imposer et déchaîner les foules. Au-delà d’une trajectoire unique, voici l’histoire vraie de jeunes filles qui en se cherchant, vont toucher leurs rêves et changer la musique pour toujours…

    Sortie en salles: le 15 septembre 2010

     

    TWELVE De Joel Schumacher

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    Avec Chace Crawford, Billy Magnusen, Emily Meade, Rory Culkin, Emma Roberts, Chanel Farrel, Zoé Kravitz, Curtis « 50 Cent » Jackson, Ellen Barkin, Kiefer Sutherland

    Pitch: Des adolescents riches et désabusés, des fêtes sans joie, des parents absents, un peu de dope pour le grand frisson et parmi eux, Mike White, jeune dealer qui vient de quitter l’école privée de l'Upper East Side à New York. Mike White ne fume pas, ne boit pas, ne va pas dans les fêtes, sauf pour vendre sa nouvelle drogue, le Twelve. Tout bascule le jour où son cousin Charlie est assassiné.

     

    Sortie en salles: le 8 septembre 2010

    YOU WILL MEET A TALL DARK STRANGER (Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu) de Woody Allen (cliquez ici pour lire ma critique et voir l'ouverture du Festival Paris Cinéma 2010 en présence de Woody Allen)

    Avec Antonio Banderas, Josh Brolin, Anthony Hopkins, Gemma Jones, Freida Pinto, Lucy Punch, Naomi Watts

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    Pitch: Tout commence une nuit, lorsqu’Alfie se réveille, paniqué à l'idée qu'il ne lui reste plus que quelques précieuses années à vivre. Cédant à l'appel du démon de midi, il met abruptement fin à quarante années de mariage en abandonnant sa femme Helena. Après une tentative de suicide et une analyse vite arrêtée, celle-ci trouve un réconfort inattendu auprès d'une voyante, Cristal, qui lui prédit une histoire d'amour avec un « grand inconnu tout de noir vêtu »…

    Sortie en salles: le 6 octobre 2010

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  • Meryl Streep, Meryl Streep...et Meryl Streep

    Avant-première de "Julie et Julia" de Nora Ephron

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    Après une première journée de festival maussade, la belle effervescence festivalière est revenue hier avec l’arrivée de Meryl Streep et le retour d’une météo aussi radieuse que cette dernière dans le film pour lequel est  revenue à Deauville cette année (elle était déjà venue pour « Le Diable s’habille en Prada »), « Julie et Julia », cette fois accompagnée de Stanley Tucci (également son partenaire dans « Le Diable s’habille en Prada), Amy Adams , Chris Messina et la réalisatrice Nora Ephron. Ce film est d’ailleurs avant tout (seulement ?) un formidable numéro d’acteurs qui nous ferait presque oublier ses faiblesses scénaristiques et son sujet plutôt mince.

     

    Synopsis : Julia Child est la femme qui a changé la façon de cuisiner de l’Amérique (enfin du moins étaient-ce ce à quoi elle aspirait :- )) mais en 1948 elle n’est encore qu’une Américaine anonyme vivant en France. Le travail de son mari les a amenés à s’installer à Paris, et Julia cherche activement une occupation. C’est alors qu’elle se prend de passion pour la cuisine française… Cinquante ans plus tard, Julie Powell a l’impression d’être dans une impasse. Elle va avoir 30 ans et pendant que ses amis connaissent bonheur et succès elle végète dans son travail. Julie se lance alors un défi complètement fou (pour elle) : elle se donne exactement 365 jours pour cuisiner les 524 recettes du livre de Julia Child, deux femmes qui, bien que séparées dans le temps, traversent toutes deux une pass difficile, jusqu’à ce qu’elles découvrent qu’avec de justes proportions de passion, de courage- et les bons ingrédients !-  tout devient possible…

     

    Les destins de ces deux femmes « nourries «  par leurs passion, à plusieurs décennies d’écarts, vont donc être reliés par leur passion commune, la vie de Julia étant vue à travers le regard bienveillant que Julie portait sur elle. Meryl Streep. Meryl Streep. Et Meryl Streep. Voilà la seule mais suffisante raison de voir ce film qui, malgré sa tentative de l’ancrer dans le 21ème siècle avec l’idée du blog (qui n’est finalement pas ce qu’il y a de plus cinématograhique, et que nous ne voyons d’ailleurs jamais. Remarque : Julie existe elle aussi vraiment et devenu si populaire comme Julia Child elle aussi a pu publier son propre livre) a un côté vraiment désuet. Etonnant aussi qu’un film sur la cuisine soit visuellement si peu appétissant… Mais voilà, il y a Meryl Streep. Meryl Streep qui décidément peut tout interpréter avec le même incommensurable talent, des femmes romantiques comme dans le magnifique « Out of Africa », aux épouses dévorées par un sublime,  tardif, fugace et intemporel amour comme dans « Sur la route de Madison »   (Cliquez ici pour lire ma critique de « Sur la route de Madison ») à cette Julia à l’apparence improbable,  grande (dans tous les sens du terme, elle faisait 1,88m) personnalité  populaire américaine, avec sa joie de vivre communicative, sa démarche dégingandée, sa voix haut perchée . Après deux oscars et 15 nominations, Meryl Streep continue encore à nous étonner et pourrait bien de nouveau être en lice pour la prestigieuse statuette… tant elle insuffle à ce film, par son talent et son énergie,  une bonne humeur communicative et nous montre à quel point il n’y a pas d’âge pour réaliser ses rêves…

     

    Conférence de presse:

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    Photos: inthemoodfordeauville.com

     

    En attendant de me replonger dans les miens et de profiter de cette nouvelle journée deauvillaise qui s’annonce elle aussi radieuse, voici quelques extraits de la conférence de presse, malheureusement sans grand intérêt (je vous passe le passage ou chacun donnait sa recette contre le décalage horaire…). Meryl Streep dit ainsi que ce qui l’a avant tout amusée c’est d’interpréter quelqu’un avec une telle joie de vivre et que pour elle c’est toujours une responsabilité d’interpréter un personnage qui a vécu surtout quand il s’agit d’une femme comme Julia qui fait partie du patrimoine national et qui est un personnage très aimé et emblématique. Pour cette dernière, tous les personnages ont une vie intérieure et intéressante car tout le monde a une vie privée et une vie secrète. Nora Ephron a raconté que le livre de Julia était son livre de chevet et qu’il était le guide de survie de n’importe quel citoyen en ville aux Etats-Unis.

     

    Sortie en salles : le 16 septembre 2009

     

     

     

  • "Wonderful world" de Josh Goldin et "Entre nos" de Paola Mendoza et Gloria LaMorte également en avant-première à Deauville

    deauvilleaffiche2009.jpgDeux nouvelles avant-premières viennent complèter la liste de celles que je vous annonçais ce matin et la semaine dernière:

    "Entre Nos" de Paola Mendoza et Gloria La Morte avec Paola Mendoza, Andres Munar, Anthony Chisholm

    Synopsis: Mariana a élevé ses deux enfants en Colombie avant de partir à New York pour rejoindre leur père qui était parti travailler aux Etats-Unis des années auparavant. Un soir, il leur annonce qu'il va s'installer à Miami... mais sans eux. Sans personne pour l'aider dans cette ville qui lui est étrangère et maîtrisant mal l'anglais, Mariana va devoir trouver un moyen de subvenir aux besoins de sa famille, émotionnellement comme financièrement.


    Wonderful World de Josh Goldin avec Matthew Broderick, Sanaa Lathan, Jodelle Ferland, Jesse Tyler Ferguson

    Synopsis: Ben Singer, l'homme le plus négatif du monde, refuse de croire que le moindre miracle soit possible. Lorsque son colocataire tombe malade, Ben est contraint d'héberger Khadi, sa sœur sénégalaise. Cet improbable ménage à deux va devenir quelque chose d'autre et la nature habituellement autodestructrice de Ben va bientôt faire place à l'inspiration...

  • Les nouveaux films en avant-première du Festival du Cinéma Américain de Deauville 2009

    6 films viennent complèter la liste des 11 Premières que vous pouvez retrouver en cliquant ici. Voici les 3 premiers:

    "The Informant" de Steven Soderbergh avec Matt Damon, Scott Bakula, Joel McHale...

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    Synopsis: L'histoire vraie d'une "taupe" du FBI infiltrée au coeur d'un célèbre scandale industriel qui vit la société japonaise Archer Daniels Midland, spécialisée dans l'Agro-alimentaire, frauder et engranger des dizaines de millions de dollars de profits illégaux...

    Sortie en salles: le 30 septembre 2009 

    "Me and Orson Welles" de Richard Linklater avec Zac Efron, Claire Danes, Christian Mc Kay...

    Synopsis: EN 1937, Orson Welles offre un rôle dans sa prochaine production à un étudiant croisé dans une rue de New-York. La vie du jeune homme va en être bouleversé...

    "District 9" de Neill Blomkamp avec Sharlto Copley, David James, Jason Cope...

    (Actuellement en tête du box-office aux Etats-Unis)

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    Synopsis: Il y a vingt-huit ans, des extraterrestres entrèrent en contact avec la Terre...
    Ces visiteurs d'au-delà des étoiles étaient des réfugiés et furent installés dans le District 9, en Afrique du Sud, pendant que les nations du monde se querellaient pour savoir quoi en faire...
    Depuis, la gestion de la situation a été transférée au MNU (Multi-National United), une société privée qui n'a pas grand-chose à faire du sort de ces créatures, mais qui fera d'énormes bénéfices si elle arrive à faire fonctionner leur extraordinaire armement. Jusqu'à présent, toutes les tentatives ont échoué : pour que les armes marchent, il faut de l'ADN extraterrestre.
    La tension entre extraterrestres et humains atteint son maximum lorsque le MNU commence à évacuer les non-humains du District 9 vers un nouveau camp, en envoyant des agents de terrain s'occuper de leur transfert. L'un de ces agents, Wikus van der Merwe, contracte un virus extraterrestre qui se met à modifier son ADN. Wikus est à présent l'homme le plus recherché de la planète, celui qui vaut plus qu'une fortune : il est la clé qui permettra de percer le secret de la technologie alien.
    Repoussé, isolé, sans aide ni amis, il ne lui reste qu'un seul endroit où se cacher : le District 9...

     

     

    Sortie en salles: le 16 septembre 2009