25/08/2012
"Robot and Frank" de Jake Schreier en ouverture du Festival du Cinéma Américain de Deauville 2012: présentation

C'est finalement "Robot and Frank" de Jake Schreier, figurant également en compétition qui fera l'ouverture de ce 38ème Festival du Cinéma Américain de Deauville, le festival s'affirmant ainsi plus que jamais en vitrine du cinéma indépendant américain, judicieux virage initié par les débuts de la compétition de films indépendants en 1995.
Déjà Lauréat du Alfred Sloan Prize 2012 au Festival de Sundance, ROBOT AND FRANK, la comédie touchante de Jake Schreier sera donc projeté le Vendredi 29 Août.
SYNOPSIS :
Dans un futur proche. Frank, gentleman cambrioleur à la mémoire fragile, vit en vieux solitaire grincheux jusqu'au jour où son fils lui impose un nouveau colocataire : un robot! Chargé de s'occuper de lui, celui-ci va bouleverser la vie du vieil ours. Frank va nouer une vraie relation avec son robot jusqu'à mettre au point un braquage des plus inattendus. Robot & Frank : le tandem le plus improbable de l'année.
ROBOT AND FRANK de Jake Schreier avec Frank Langella, James Mardsen, Liv Tyler, Susan Sarandon et Peter Sarsgaard (voix du robot), sortira le 19 septembre prochain en salles.
16:03 Écrit par Sandra Mézière dans IN THE MOOD FOR NEWS (infos, photos, vidéos...) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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TAKEN 2 d’Olivier Megaton avec Liam Neeson au Festival de Deauville 2012: bande-annonce
Le Festival du Cinéma Américain de Deauville 2012 rendra hommage au comédien Liam Neeson, présent en France pour l'avant-première de "Taken 2" (projeté à Deauville) mais aussi pour le lancement de la Cité du Cinéma de Luc Besson. A cette occasion je vous propose de retrouver, en cliquant ici, ma critique de "La Liste de Schindler" de Steven Spielberg dans lequel Liam Neeson incarne l'inoubliable Oskar Schindler mais aussi la bande-annonce de "Taken 2" (ci-dessus), en salles le 3 octobre prochain.

Cliquez ici pour retrouver le programme complet du Festival du Cinéma Américain de Deauville 2012.
15:51 Écrit par Sandra Mézière dans IN THE MOOD FOR NEWS (infos, photos, vidéos...) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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Hommage du Festival du Cinéma Américain de Deauville 2012 à Liam Neeson et John Williams- Critique de « La liste de Schindler » de Steven Spielberg

A l’occasion de l’hommage que le 38ème Festival du Cinéma Américain de Deauville rendra au comédien Liam Neeson (qui viendra présenter « Taken 2 » en avant-première et qui sera aussi à Paris pour inaugurer la Cité du cinéma de Luc Besson, de même que Salma Hayek à qui le festival rendra également hommage) mais aussi au compositeur John Williams (avec un concert des musiques de ses films au Casino de Deauville, le 8 septembre à 17H), je vous propose un gros plan sur un film (et non des moindres !) qui les a réunis : « La Liste de Schindler » de Steven Spielberg.
Avant que Spielberg ne réalise « La liste de Schindler », long aura été le parcours pour aboutir à ce film. Un premier projet de film avait ainsi tout d’abord échoué. C’est Poldek Pfefferberg, un des 1100 Juifs sauvés par Oskar Schindler, qui devait raconter la vie de ce dernier. Un film sur Schindler basé sur ce récit devait même être tourné avec la Metro Goldwyn Mayer en 1963. Presque 20 ans plus tard, en 1982, l'écrivain Thomas Keneally écrivit le livre « La Liste de Schindler » après avoir rencontré Pfefferberg. C’est ce livre qui servira de base au film éponyme de Spielberg. Universal Pictures en acheta les droits. Spielberg rencontra Pfefferberg et voulut d’abord confier la réalisation du film à Roman Polanski qui refusa puis à Scorsese qui refusa à son tour. C’est ainsi que Spielberg décida de le réaliser en raison, notamment, du génocide en Bosnie : « La principale raison pour laquelle j'ai tenu à réaliser ce film sans plus tarder, c'est que la purification ethnique qui sévit en Bosnie me persuade de plus en plus de la ressemblance terrifiante de notre époque avec celle où se déroula la Shoah. Je n'avais jamais, dans aucun de mes films, décrit la réalité. Je consacrais toute mon énergie à créer des mondes imaginaires. Je crois que si j'avais inversé mon plan de travail et tourné en premier « La Liste de Schindler », je n'aurais jamais éprouvé le moindre désir de réaliser, ensuite, un film sur les dinosaures. » Spielberg ne demanda pas de salaire pour ce film, ce qui aurait été pour lui « l’argent du sang ».
Suite au succès remporté par le film, Spielberg créa « la Fondation de l'Histoire Visuelle des Survivants de la Shoah », une organisation à but non lucratif qui rassemble des archives de témoignages filmés des survivants de l'Holocauste. L’argent récolté lui a également permis de produire des documentaires sur la Shoah pour la télévision comme « Anne Franck remembered » (1995), « The lost children of Berlin » (1996) « The Last days » (1998).
Le film a été tourné entre mars et mai 1993, en soixante-douze jours, essentiellement dans le quartier de Kazimierz à Cracovie.
C’est le 30 novembre 1993 que « La liste de Schindler » sortit en salles, soit trente ans après le premier projet de film sur Oskar Schindler. Cela valait la peine d’attendre. Un sujet comme celui-ci nécessitait talent, maturité, sensibilité, sobriété et travail de documentation. A chaque film sur l’Holocauste revient la même question : peut-on et doit-on faire une fiction d’une atroce réalité qui la dépasse ? Doit-on, pour transmettre l’Histoire, tenter de raconter l’indicible, forcément intransmissible ? Spielberg est-il parvenu à lever toutes les réticences ? Claude Lanzmann écrivit ainsi : « L'Holocauste est d'abord unique en ceci qu'il édifie autour de lui, en un cercle de flammes, la limite à ne pas franchir parce qu'un certain absolu de l'horreur est intransmissible : prétendre pourtant le faire, c'est se rendre coupable de la transgression la plus grave. »
Synopsis : Oskar Schindler (Liam Neeson) est un industriel allemand, membre du parti nazi. Bon vivant, profiteur, époux infidèle, il ne semble avoir qu’une obsession : faire du profit, et faire retentir son nom. Tandis que les Juifs sont regroupés et enfermés dans des ghettos, il réussit à obtenir les capitaux nécessaires (provenant de la communauté juive) pour racheter une fabrique de casseroles. Il emploie une main d'œuvre juive bon marché dans son usine, afin de la faire prospérer, apparemment indifférent à l’horreur qui se déroule en dehors de son usine. Il faudra la liquidation du Ghetto de Cracovie, en mars 1943, sous les ordres du commandant SS Amon Göth (Ralph Fiennes) pour qu’il prenne conscience de l’ineffable horreur nazie…

La première scène nous montre Schindler s’habillant méthodiquement, soigneusement, choisissant cravate, boutons de manchette, et épinglant sa croix gammée. Le tout avec la dextérité d’un magicien. Nous n’avons pas encore vu son visage. De dos, nous le voyons entrer dans une boite de nuit où se trouvent des officiers nazis et des femmes festoyant allègrement. Il est filmé en légère contre-plongée, puis derrière les barreaux d’une fenêtre, puis souriant à des femmes, puis observant des officiers nazis avec un regard mi-carnassier, mi-amusé, ou peut-être condescendant. Assis seul à sa table, il semble juger, jauger, dominer la situation. Sa main tend un billet avec une désinvolte arrogance. Son ordre est immédiatement exécuté. Son regard est incisif et nous ignorons s’il approuve ou condamne. Il n’hésite pas à inviter les officiers nazis à sa table, mais visiblement dans le seul but de charmer la femme à la table de l’un d’entre eux. Cette longue scène d’introduction sur la musique terriblement joyeuse (« Por una cabeza » de Gardel), et d’autant plus horrible et indécente mise en parallèle avec les images suivantes montrant et exacerbant même l’horreur qui se joue à l’extérieur, révèle tout le génie de conteur de Spielberg. En une scène, il révèle tous les paradoxes du personnage, toute l’horreur de la situation. L’ambigüité du personnage est posée, sa frivolité aussi, son tour de passe-passe annoncé.
Un peu plus tard, Schindler n’hésitera pas à occuper l’appartement dont les occupants ont dû rejoindre le Ghetto. Il faudra que de son piédestal -des hauteurs du Ghetto, parti en promenade à cheval avec une de ses maîtresses- il observe, impuissant, le massacre du Ghetto de Cracovie. Il faudra que son regard soit happé par le manteau rouge d’une petite fille (Spielberg recourt à la couleur comme il le fera à cinq autres occasions dans le film) perdue, tentant d’échapper au massacre (vainement, comme nous le découvrirons plus tard) pour qu’il prenne conscience de son identité, de l’individualité de ces juifs qui n’étaient alors pour lui qu’une main d’œuvre bon marché. Créer cette liste sera aussi une manière de reconnaître cette individualité, de reconnaître qu’à chaque nom correspond une vie sauvée. Sans doute la démarche d’une jeune femme qui lui demande plus tard de faire venir ses parents détenus à Plaszow parce qu’elle a eu écho de sa bonté, qu’il renvoie menaçant de la livrer à la Gestapo tout en lui donnant gain de cause, l’aura-t-elle incité à devenir celui pour qui on le prenait déjà, cet « homme bon », à faire retentir son nom, mais d’une autre manière (là encore, le paradoxe d’Oskar Schindler, il ne recevra pas la jeune femme la première fois, non maquillée et pauvrement vêtue mais seulement lorsqu’elle reviendra maquillée et avec d’autres vêtements). A partir de ce moment, il tentera alors avec son comptable Itzhak Stern (Ben Kingsley), de sauver le plus de vies possibles.

La scène précitée du massacre qu’observe Schindler est aussi nécessaire qu’insoutenable (une quinzaine de minutes) entre les exécutions, les médecins et infirmières obligés d’empoisonner les malades dans les hôpitaux pour leur éviter d’être exécutés, les enfants qui fuient et se cachent dans des endroits tristement improbables, l’impression d’horreur absolue, innommable, de piège inextricable, suffocant. La scène est filmée caméra à l’épaule (comme 40% du film) comme si un reporter parcourait ce dédale de l’horreur et, comme dans tout le film, Spielberg n’en rajoute pas, filme avec sobriété cette réalité reconstituée qui dépasse les scénarii imaginaires les plus effroyables. Des valises qui jonchent le sol, un amas de dents, de vêtements, une fumée qui s’échappe et des cendres qui retombent suffisent à nous faire comprendre l’incompréhensible ignominie. Les échanges, implicites, entre Schindler et le comptable Stern sont aussi particulièrement subtils, d'un homme qui domine l'autre , au début, à la scène deux hommes qui trinquent sans que jamais l'horrible réalité ne soit formulée.
Le scénario sans concessions au pathos de Steven Zaillian, la photographie entre expressionnisme et néoréalisme de Janusz Kaminski (splendides plans de Schindler partiellement dans la pénombre qui reflètent les paradoxes du personnage), l’interprétation de Liam Neeson, passionnant personnage, paradoxal, ambigu et humain à souhait, et face à lui, la folie de celui de Ralph Fiennes, la virtuosité et la précision de la mise en scène (qui ne cherche néanmoins jamais à éblouir mais dont la sobriété et la simplicité suffisent à retranscrire l’horrible réalité), la musique poignante de Johns Williams, et le message d’espoir malgré toute l’horreur en font un film poignant et magistral.
« La liste de Schindler » a d’ailleurs reçu douze nominations aux Oscars en 1994 et en a remporté sept dont ceux du meilleur film, meilleur scénario adapté, meilleure direction artistique, meilleur réalisateur, meilleur montage, meilleure photographie et meilleure musique. Liam Neeson et Ralph Fiennes ont évidemment été tous deux nommés pour l'Oscar du meilleur acteur, pour le premier, et celui du meilleur second rôle masculin, pour le second, mais ce sont Tom Hanks, pour « Philadelphia », et Tommy Lee Jones, pour « Le Fugitif » qui les ont obtenus.
Alors, pour répondre à la question initiale, oui, il faut et il fallait faire un film sur ce sujet car certes « un certain absolu de l’horreur est intransmissible », forcément, mais cela n’empêche pas d’essayer de raconter, de transmettre pour que justement cet absolu de l’horreur ne se reproduise plus. Ce film permet à ceux qui ont regardé avec des yeux d’enfants éblouis les autres films de Spielberg, d’appréhender une horreur que leurs yeux n’auraient peut-être pas rencontrée autrement, trop imperméables à des films comme « Nuit et brouillard » ou « Shoah ».
Comme l’avait fait Benigni avec « La vie est belle » là aussi fortement contesté (retrouvez ma critique de « La vie est belle » en cliquant ici et celle de « Monsieur Klein » de Losey en cliquant là, deux films indispensables, revoyez également « Le Pianiste » de Polanski), Spielberg a choisi la fiction, mais n’a surtout pas occulté la réalité, il l’a simplement rendue visible sans pour autant la rendre acceptable. Une scène en particulier a pourtant suscité une relative controverse, celle lors de laquelle des femmes sont envoyées dans une « douche » à Auschwitz-Birkenau, ignorant si en sortira un gaz mortel. Quand la lumière s'éteint, c’est aussi la certitude du spectateur avant que l’eau ne jaillisse. Scène terrible et par laquelle Spielberg n’a en aucun cas voulu faire preuve d’un suspense malsain mais a brillamment montré quel pitoyable pouvoir sur les vies (parallèle avec le passionnant dialogue sur le pouvoir entre Schindler et Göth) détenait les tortionnaires des camps qui, d’un geste à la fois simple et horrible, pouvaient les épargner ou les condamner.
« La liste de Schindler » est un film nécessaire et indispensable. Par le prisme du regard d’un homme avec tout ce que cela implique de contradictions (au sujet duquel le film a l’intelligence de ne jamais lever tout à fait le mystère) qui, d’indifférent devint un « Juste » et sauva 1100 juifs, il nous fait brillamment appréhender l’indicible horreur et montre aussi que des pires atrocités de l’humanité peuvent naitre l’espoir. Quand un sondage sidérant, à l’occasion de la commémoration des 70 ans de la Rafle du Vel d’Hiv, vient de révéler que 57% des 25-34 ans, 67% des 15-17 ans, ignorent tout de la Rafle du Vel d’Hiv (42% tous âges confondus) et (comment est-ce possible ?!) des films comme celui-ci continueront d’avoir leur raison d’être. C'est aussi un film sur le pouvoir, celui, pathétique et exécrable, de ceux qui en abusent ou de celui qui le détourne à bon escient, celui du cinéma, instrument du devoir de mémoire.

Un film dont vous ressortirez abattus, en colère, bouleversés mais aussi avec le sentiment que le pire peut transformer un homme et faire naitre l’espoir en l’être humain malgré les ignominies dont il peut se rendre capable ; et avec des images, nombreuses, à jamais gravées dans vos mémoires parmi lesquelles celle d’un manteau rouge, lueur tragique et innocente au milieu de l’horreur ou celle de la fin, ces pierres posées sur une tombe par des rescapés et acteurs pour remercier un homme pour toutes les vies qu’il aura sauvés et pour celles, qui grâce à sa liste, à ces noms et identités écrits et affirmés, auront pu voir le jour.
15:05 Écrit par Sandra Mézière dans CLASSIQUES DU CINEMA AMERICAIN (CRITIQUES) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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24/08/2012
Concert de musiques de John Williams au Festival du Cinéma Américain de Deauville 2012, le 8 septembre, à 17H
Voilà un des événements de cette 38ème édition du Festival du Cinéma Américain de Deauville que je ne souhaite manquer sous aucun prétexte: le concert des musiques du compositeur, chef d'orchestre et pianiste John Williams (à qui le festival rendra hommage) et qui aura lieu le 8 septembre à 17h, au Théâtre du Casino Barrière.
John Williams s'est avant tout rendu célèbre pour la musique de Star Wars" mais aussi pour les musiques des films de Spielberg ou encore "Harry Potter" .
Il a obtenu 5 fois l'Oscar de la meilleure musique de film.
Récemment il a composé la musique de "Cheval de guerre" de Spielberg.
Voici le programme du concert à Deauville:
Philip Glass : Mishima, quatuor à cordes n°3
John Williams :
La Liste de Schindler, pour piano et violon
Sept ans au Tibet
Élégie pour violoncelle et piano
Mémoires d’une Geisha, pour piano et violoncelle
Star Wars, pour piano solo
Bernard Herrmann : Souvenir de Voyage, quintette avec clarinette
Musiciens de l''Orchestre Philharmonique de Radio France :
Ayako Tanaka et Cécile Agator, violons
Fanny Coupé, alto
Nadine Pierre, violoncelle
Jérôme Voisin, clarinette
et Wilhem Latchoumia, piano
LISTE DES MUSIQUES DE FILMS DE JOHN WILLIAMS
1958 : Daddy-O de Lou Place
1960 : I Passed for White de Fred M. Wilcox
1960 : Because They're Young de Paul Wendkos
1961 : Le Dernier Passage (The Secret Ways) de Phil Karlson
1961 : Stark Fear de Ned Hockman
1962 : Bachelor Flat de Frank Tashlin
1963 : Le Seigneur d'Hawai (Diamond Head) de Guy Green
1963 : Gidget Goes to Rome de Paul Wendkos
1964 : À bout portant (The Killers), de Don Siegel
1965 : The Katherine Reed Story (court métrage) de Robert Altman
1965 : None But the Brave de Frank Sinatra
1965 : L’Encombrant Monsieur John (John Goldfarb, Please Come Home) de Jack Lee Thompson
1966 : Rancho Bravo (The Rare Breed) d'Andrew V. McLaglen
1966 : Comment voler un million de dollars (How to steel a Million) de William Wyler
1966 : Les Plaisirs de Pénélope (Penelope) d'Arthur Hiller
1966 : Not With My Wife, You Don't! de Norman Panama
1966 : The Rare Breed d'Andrew V. McLaglen
1967 : La Vallée des poupées (Valley of the Dolls) de Mark Robson
1967 : A Guide for the Married Man
1967 : Fitzwilly de Delbert Mann
1969 : Reivers (The Reivers) de Mark Rydell
1969 : La Boîte à chat (Daddy's Gone A-Hunting), de Mark Robson
1969 : Goodbye, Mr. Chips de Herbert Ross
1970 : Jane Eyre de Delbert Mann
1971 : Un violon sur le toit (Fiddler on the Roof) de Norman Jewison (adaptation et direction musicale)
1972 : Les Cowboys (The Cowboys) de Mark Rydell
1972 : Tom Sawyer (orchestration et direction musicale) de Don Taylor
1972 : Images de Robert Altman
1972 : L'Aventure du Poséidon (The Poseidon Adventure) de Ronald Neame
1972 : Pete 'n' Tillie de Martin Ritt
1973 : Permission d'aimer (Cinderella Liberty) de Mark Rydell
1973 : Le Privé (The Long Goodbye) de Robert Altman
1973 : La Chasse aux diplômes (The Paper Chase) de James Bridges
1973 : Le Fantôme de Cat Dancing (The Man Who Loved Cat Dancing) de Richard C. Sarafian
1974 : Sugarland Express (The Sugarland Express) de Steven Spielberg
1974 : Conrack de Martin Ritt
1974 : Tremblement de terre (Earthquake) de Mark Robson
1974 : La Tour infernale (The Towering Inferno) de John Guillermin et Irwin Allen
1975 : Les Dents de la mer (Jaws) de Steven Spielberg
1975 : La Sanction (The Eiger Sanction) de Clint Eastwood
1976 : Complot de famille (Family Plot) d'Alfred Hitchcock
1976 : La Bataille de Midway (Midway) de Jack Smight
1976 : Missouri Breaks (The Missouri Breaks) d'Arthur Penn
1977 : Star Wars, épisode IV : Un nouvel espoir (Star Wars: Episode IV - A New Hope) de George Lucas
1977 : Rencontres du troisième type (Close Encounters of the Third Kind) de Steven Spielberg
1978 : Superman de Richard Donner
1978 : Les Dents de la mer 2 (Jaws 2) de Jeannot Szwarc
1978 : Furie (The Fury) de Brian De Palma
1979 : 1941 de Steven Spielberg
1979 : Dracula de John Badham
1980 : Star Wars, épisode V : L'Empire contre-attaque (Star Wars: Episode V - The Empire Strikes Back) de Irvin Kershner
1980 : L'Enfer des armes (Dangerous Encounters of the First Kind) de Tsui Hark (réuitlisation d'un morceau de Star Wars, épisode V : L'Empire contre-attaque)
1981 : Les Aventuriers de l'arche perdue (Raiders of the Lost Ark) de Steven Spielberg
1981 : Heartbeeps d'Allan Arkush
1982 : E.T. l'extra-terrestre (E.T. the Extra-Terrestrial) de Steven Spielberg
1982 : Monsignor (film)
1983 : Star Wars, épisode VI : Le Retour du Jedi (Star Wars: Episode VI - Return of the Jedi) de Richard Marquand
1984 : Indiana Jones et le Temple maudit (Indiana Jones and the Temple of Doom) de Steven Spielberg
1984 : La Rivière (The River) de Mark Rydell
1986 : Space Camp de Harry Winer
1987 : Empire du soleil (Empire of the Sun) de Steven Spielberg
1987 : Les Sorcières d'Eastwick (The Witches of Eastwick) de George Miller
1988 : Voyageur malgré lui (The Accidental Tourist) de Lawrence Kasdan
1989 : Né un 4 juillet (Born on the Fourth of July) d'Oliver Stone
1989 : Indiana Jones et la Dernière Croisade (Indiana Jones and the Last Crusade) de Steven Spielberg
1989 : Always (Always) de Steven Spielberg
1990 : Maman, j'ai raté l'avion (Home Alone) de Chris Columbus
1990 : Présumé innocent (Presumed Innocent) d'Alan J. Pakula
1990 : Stanley et Iris (Stanley and Iris) de Martin Ritt
1991 : Hook ou la Revanche du Capitaine Crochet (Hook) de Steven Spielberg
1991 : JFK d'Oliver Stone
1992 : Maman j'ai encore raté l'avion (Home Alone 2: Lost In New York) de Chris Columbus
1992 : Horizons lointains (Far and Away) de Ron Howard
1993 : Jurassic Park de Steven Spielberg
1993 : La Liste de Schindler (The Schindler's List) de Steven Spielberg
1995 : Nixon de Oliver Stone
1995 : Sabrina de Sydney Pollack
1996 : Sleepers de Barry Levinson
1997 : Le Monde perdu : Jurassic Park (The Lost World: Jurassic Park) de Steven Spielberg
1997 : Amistad de Steven Spielberg
1997 : Rosewood de John Singleton
1997 : Sept ans au Tibet (Seven Years In Tibet) de Jean-Jacques Annaud
1998 : Il faut sauver le soldat Ryan (Saving Private Ryan) de Steven Spielberg
1998 : Ma meilleure ennemie (Stepmom)
1999 : Les Cendres d'Angela (Angela's Ashes)
1999 : Star Wars, épisode I : La Menace fantôme (Star Wars: Episode I - The Phantom Menace) de George Lucas
2000 : The Patriot, le chemin de la liberté (The Patriot) de Roland Emmerich
2001 : A.I. Intelligence artificielle (Artificial Intelligence: AI) de Steven Spielberg
2001 : Harry Potter à l'école des sorciers (Harry Potter and the Philosopher's Stone) de Chris Columbus
2002 : Star Wars, épisode II : L'Attaque des clones (Star Wars: Episode II - Attack of the Clones) de George Lucas
2002 : Minority Report de Steven Spielberg
2002 : Arrête-moi si tu peux (Catch Me if You Can) de Steven Spielberg
2002 : Harry Potter et la Chambre des secrets (Harry Potter and the Chamber of Secrets) de Chris Columbus
2004 : Le Terminal (The Terminal) de Steven Spielberg
2004 : Harry Potter et le Prisonnier d'Azkaban (Harry Potter and the Prisoner of Azkaban) d'Alfonso Cuarón
2005 : Star Wars, épisode III : La Revanche des Sith (Star Wars: Episode III - Revenge of the Sith) de George Lucas
2005 : La Guerre des mondes (War of the Worlds) de Steven Spielberg
2005 : Mémoires d'une geisha (Memoirs of a Geisha) de Rob Marshall
2006 : Munich de Steven Spielberg
2008 : Indiana Jones et le Royaume du crâne de cristal (Indiana Jones and the Kingdom of the Crystal Skull) de Steven Spielberg
2011 : Les Aventures de Tintin : Le Secret de La Licorne (The Adventures of Tintin: Secret of the Unicorn) de Steven Spielberg
2011 : Cheval de guerre (War Horse) de Steven Spielberg
2012 : Lincoln (Lincoln) de Steven Spielberg
11:00 Écrit par Sandra Mézière dans IN THE MOOD FOR NEWS (infos, photos, vidéos...) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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23/08/2012
"Robot & Frank" remplace "Mud" en ouverture du 38ème Festival du Cinéma Américain de Deauville

C'est finalement un film en compétition qui fera l'ouverture de ce Festival du Cinéma Américain de Deauville 2012: le très attendu "Robot and Frank" de Jake Schreier, "Mud" de Jeff Nichols (réalisateur de "Take shelter", grand prix du Festival du Cinéma Américain de Deauville 2011), le film en avant-première initialement annoncé comme film d'ouverture ayant apparemment été déprogrammé (à confirmer), finalement une bonne idée puisque cela inscrit davantage encore (si besoin était) le festival comme vitrine du cinéma indépendant américain.
Cliquez ici pour retrouver mon article sur le programme complet et commenté du 38ème Festival du Cinéma Américain de Deauville.
16:39 Écrit par Sandra Mézière dans COMPETITION OFFICIELLE (FESTIVAL CINEMA AMERICAIN) | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note |
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Félix Moati, Membre du jury Révélation du Festival du Cinéma Américain de Deauville 2012
Nous savions déjà que le jury Révélation de ce 38ème Festival du Cinéma Américain de Deauville serait présidé par Frédéric Beigbeder et composé de :
Astrid BERGÈS-FRISBEY –Comédienne
Mélanie BERNIER – Comédienne
Ana GIRARDOT – Comédienne
Le comédien Félix MOATI que vous avez notamment pu voir dans LOL va se joindre à eux.
14:58 Écrit par Sandra Mézière dans JURYS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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Festival du Cinéma Américain de Deauville 2012 : "Wrong" de Quentin Dupieux, un nouveau film en compétition


Un 15ème film vient de s'ajouter à la liste des films en compétition du Festival du Cinéma Américain de Deauville 2012 venat compléter une programmation déjà fort riche et diversifiée ( vous pouvez retrouver le programme complet du festival en cliquant ici) : "Wrong" de Quentin Dupieux.
Synopsis: Dolph a perdu son chien, Paul.
Le mystérieux Master Chang pourrait en être la cause. Le détective Ronnie, la solution.
Emma, la vendeuse de pizzas, serait un remède, et son jardinier, une diversion?
Ou le contraire. Car Paul est parti, et Dolph a perdu la tête.
Sortie en salles : le 5 septembre 2012
14:13 Écrit par Sandra Mézière dans COMPETITION OFFICIELLE (FESTIVAL CINEMA AMERICAIN) | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note |
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En attendant Deauville 2012, critiques de classiques du cinéma américain (6) : "Sur la route de Madison" de Clint Eastwood
Je poursuis mes critiques de classiques du cinéma américain pour vous faire patienter en attendant ce Festival du Cinéma Américain de Deauville 2012, après "Johnny Guitar", "La Comtesse aux pieds nus", "Casablanca", "Gatsby le magnifique et "La Fièvre dans le sang" , le film d'un acteur-cinéaste qui est d'ailleurs venu à Deauville: Clint Eastwood.
(Ne lire cette critique qu'après avoir vu le film si vous ne l'avez pas vu...).
L’éphémère peut avoir des accents d’éternité. Qyatre jours, quelques heures peuvent changer, illuminer et sublimer une vie. Du moins, Francesca Johnson (Meryl Streep) et Robert Kincaid (Clint Eastwood) le croient-il et le spectateur aussi, forcément, inévitablement, après ce voyage bouleversant sur cette route de Madison qui nous emmène bien plus loin que sur ce chemin poussiéreux de l’Iowa.
Caroline et son frère Michael Johnson reviennent dans la maison où ils ont grandi pour régler la succession de leur mère, Francesca. Mais quelle idée saugrenue a-t-elle donc eu de vouloir être incinérée et d’exiger de faire jeter ses cendres du pont de Roseman, au lieu d’être enterrée auprès de son défunt mari ? Pour qu’ils sachent enfin qui elle était réellement, pour qu’ils comprennent, elle leur a laissé une longue lettre qui les ramène de nombreuses années en arrière, un été de 1965… un matin d’été de 1965, de ces matins où la chaleur engourdit les pensées, et réveille parfois les regrets. Francesca est seule. Ses enfants et son mari sont partis pour un concours agricole, pour quatre jours, quatre jours qui s’écouleront probablement au rythme hypnotique et routinier de la vie de la ferme sauf qu’un photographe au National Geographic, Robert Kincaid, emprunte la route poussiéreuse pour venir demander son chemin. Sauf que, parfois, quatre jours peuvent devenir éternels. Avec Robert Kincaid, c’est l’ailleurs qui fait immersion dans la vie endormie de Francesca.
Sur la route de Madison aurait alors pu être un mélodrame mièvre et sirupeux, à l’image du best-seller de Robert James Waller dont il est l’adaptation. Sur la route de Madison est tout sauf cela. Chaque plan, chaque mot, chaque geste suggèrent l’évidence de l’amour qui éclôt entre les deux personnages. Ils n’auraient pourtant jamais dû se rencontrer : elle a une quarantaine d’années et, des années auparavant, elle a quitté sa ville italienne de Bari et son métier de professeur pour se marier dans l’Iowa et y élever ses enfants. Elle n’a plus bougé depuis. A 50 ans, solitaire, il n’a jamais suivi que ses désirs, parcourant le monde au gré de ses photographies. Leurs chemins respectifs ne prendront pourtant réellement sens que sur cette route de Madison. Ce jour de 1965, ils n’ont plus d’âge, plus de passé, juste cette évidence qui s’impose à eux et à nous, transparaissant dans chaque seconde du film, par le talent du réalisateur Clint Eastwood. Francesca passe une main dans ses cheveux, jette un regard nostalgico-mélancolique vers la fenêtre alors que son mari et ses enfants mangent, sans lui parler, sans la regarder: on entrevoit déjà ses envies d’ailleurs, d’autre chose. Elle semble attendre Robert Kincaid avant même de savoir qu’il existe et qu’il viendra.
Chaque geste, simplement et magnifiquement filmé, est empreint de poésie, de langueur mélancolique, des prémisses de leur passion inéluctable : la touchante maladresse avec laquelle Francesca indique son chemin à Robert; la jambe de Francesca frôlée furtivement par le bras de Robert; la main de Francesca caressant, d'un geste faussement machinal, le col de la chemise de Robert assis, de dos, tandis qu’elle répond au téléphone; la main de Robert qui, sans se retourner, se pose sur la sienne; Francesca qui observe Robert à la dérobée à travers les planches du pont de Roseman, puis quand il se rafraîchit à la fontaine de la cour; et c’est le glissement progressif vers le vertige irrésistible. Les esprits étriqués des habitants renforcent cette impression d’instants volés, sublimés.
Francesca, pourtant, choisira de rester avec son mari très « correct » à côté duquel son existence sommeillait, plutôt que de partir avec cet homme libre qui « préfère le mystère » qui l’a réveillée, révélée, pour ne pas ternir, souiller, ces 4 jours par le remord d’avoir laissé une famille en proie aux ragots. Aussi parce que « les vieux rêves sont de beaux rêves, même s’ils ne se sont pas réalisés ».
Et puis, ils se revoient une dernière fois, un jour de pluie, à travers la vitre embuée de leurs voitures respectives. Francesca attend son mari dans la voiture. Robert est dans la sienne. Il suffirait d’une seconde… Elle hésite. Trop tard, son mari revient dans la voiture et avec lui : la routine, la réalité, la raison. Puis, la voiture de Francesca et de son mari suit celle de Robert. Quelques secondes encore, le temps suspend son vol à nouveau, instant sublimement douloureux. Puis, la voiture s’éloigne. A jamais. Les souvenirs se cristalliseront au son du blues qu’ils écoutaient ensemble, qu’ils continueront à écouter chacun de leur côté, souvenir de ces instants immortels, d’ailleurs immortalisés des années plus tard par un album de photographies intitulé « Four days ». Avant que leurs cendres ne soient réunies à jamais du pont de Roseman. Avant que les enfants de Francesca ne réalisent son immense sacrifice. Et leur passivité. Et la médiocrité de leurs existences. Et leur envie d'exister, à leur tour. Son sacrifice en valait-il la peine ? Son amour aurait-il survécu au remord et au temps ?...
C dénouement sacrificiel est d’une beauté déchirante : avec la pluie maussade et inlassable, le blues évocateur, la voix tonitruante de ce mari si « correct » qui ignore que devant lui, pour sa femme, un monde s’écroule et la vie, fugace et éternelle, s’envole avec la dernière image de Robert Kincaid, dans ce lieu d’une implacable banalité soudainement illuminé puis éteint. A jamais. Un tel amour aurait-il survécu aux remords et aux temps ? Son sacrifice en valait-il la peine ? Quatre jours peuvent-ils sublimer une vie ?
Sans esbroufe, comme si les images s’étaient imposées à lui avec la même évidence que l’amour s’est imposé à ses protagonistes, Clint Eastwood filme simplement, majestueusement, la fugacité de cette évidence. Sans gros plan, sans insistance, avec simplicité, il nous fait croire aux« certitudes qui n’arrivent qu’une fois dans une vie » ou nous renforce dans notre croyance qu’elles peuvent exister, c'est selon. Peu importe quand. Un bel été de 1965 ou à un autre moment. Peu importe où. Dans un village perdu de l’Iowa ou ailleurs. Une sublime certitude. Une magnifique évidence. Celle d’une rencontre intemporelle et éphémère, fugace et éternelle. Un chef d’œuvre d’une poésie sensuelle et envoûtante. A voir et revoir absolument.
En complément:
Ma critique de la pièce "Sur la route de Madison" avec Mireille Darc et Alain Delon
Critique de "Gran Torino" de Clint Eastwood
Critique de "Au-delà" de Clint Eastwood
Critique de "J. Edgar' de Clint Eastwood
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10:02 Écrit par Sandra Mézière dans CLASSIQUES DU CINEMA AMERICAIN (CRITIQUES) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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