17/06/2013

L'affiche et le teaser du 39ème Festival du Cinéma Américain de Deauville

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Nous savions déjà que :

-Vincent Lindon présidera le jury de ce 39ème Festival du Cinéma Américain de Deauville, que le film d'ouverture

-"Ma vie avec Liberace" de Steven Soderbergh fera l'ouverture du festival,  vendredi 30 août 2013, en présence de ses interprètes exceptionnels, Michael Douglas et Matt Damon. Ayant eu le plaisir de découvrir ce film à Cannes (le grand oublié du palmarès), et même si je vous vous en reparlerai plus longuement, je vous le recommande d'ores et déjà, pour la réalisation inspirée de Soderbergh mais aussi et surtout pour les prestations exceptionnelles de Michael Douglas et Matt Damon.

-Steven Soderbergh donnera une master class (qui s'annonce passionnante!) le samedi 31 août

Le Festival vient de dévoiler sa très belle affiche 2013. Comme chaque année, on y retrouve les couleurs de la bannière étoilée, les étoiles, les planches, le(s) parasol(s), référence à la paradoxale joyeuse mélancolie deauvillaise, référence aussi au cinéma d'hier que met également à l'honneur le festival, et évidemment à un classique du cinéma américain "Singing in the rain" de Stanley Donen et Gene Kelly. Découvrez également le teaser du festival, ci-dessus.

 

Je vous rappelle que le hashtag officiel du festival est #Deauville2013, le site officiel http://festival-deauville.com, la page Facebook officielle https://www.facebook.com/Festival.Cinema.Americain.Deauvi... et le compte twitter officiel @DeauvilleUS et @lpscinema

Pour me suivre en direct du festival, comme chaque année, ce sera sur mes différents sites et blogs, et sur twitter (compte principal  @moodforcinema et compte dédié au Festival  @moodfdeauville ) ainsi que sur ma page Facebook consacrée à ce festival http://facebook.com/inthemoodfordeauville .

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Je partage aussi ma passion pour ce festival dans un roman publié chez Numeriklivres "Les Orgueilleux" (disponible partout: Numeriklivres, Fnac.com, chapitre.com etc) et pour la sortie duquel je vous fais gagner une liseuse électronique, ici. Par ailleurs, un peu avant le festival, en août prochain, chez ce même éditeur sortira mon recueil de nouvelles romantiques et cruelles sur les festivals de cinéma intitulé "Ombres parallèles" dont plusieurs se déroulent dans le cadre de ce festival.

18:44 Écrit par Sandra Mézière dans AFFICHES | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | |  Imprimer | | Pin it! |

30/05/2013

Festival du Cinéma Américain de Deauville 2013 : "Ma vie avec Liberace" de Soderbergh en ouverture et Vincent Lindon, président

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Comme chaque année, je vous ferai partager ici ma passion pour le Festival du Cinéma Américain de Deauville dont cette 39ème édition (la 20ème pour moi!)  s'annonce particulièrement exceptionnelle au regard des premières annonces la concernant:

-C'est le comédien Vincent Lindon qui sera le Président du jury.

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- "Ma vie avec Liberace" de Steven Soderbergh fera l'ouverture du festival,  vendredi 30 août 2013, en présence de ses interprètes exceptionnels, Michael Douglas et Matt Damon. Ayant eu le plaisir de découvrir ce film à Cannes (le grand oublié du palmarès), et même si je vous vous en reparlerai plus longuement, je vous le recommande d'ores et déjà, pour la réalisation inspirée de Soderbergh mais aussi et surtout pour les prestations exceptionnelles de Michael Douglas et Matt Damon.

Synopsis:  Avant Elvis, Elton John et Madonna, il y a eu Liberace : pianiste virtuose, artiste exubérant, bête de scène et des plateaux télévisés. Liberace affectionnait la démesure et cultivait l'excès, sur scène et hors scène. Un jour de l'été 1977, le bel et jeune Scott Thorson pénétra dans sa loge et, malgré la différence d'âge et de milieu social, les deux hommes entamèrent une liaison secrète qui allait durer cinq ans. Ma Vie avec Liberace narre les coulisses de cette relation orageuse, de leur rencontre au Las Vegas Hilton à leur douloureuse rupture publique.

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-Steven Soderbergh donnera une master class (qui s'annonce passionnante!) le samedi 31 août

Je vous rappelle que le hashtag officiel du festival est #Deauville2013, le site officiel http://festival-deauville.com, la page Facebook officielle https://www.facebook.com/Festival.Cinema.Americain.Deauvi... et le compte twitter officiel @DeauvilleUS et @lpscinema

Pour me suivre en direct du festival, comme chaque année, ce sera sur mes différents sites et blogs, et sur twitter (compte principal  @moodforcinema et compte dédié au Festival  @moodfdeauville ) ainsi que sur ma page Facebook consacrée à ce festival http://facebook.com/inthemoodfordeauville .

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Je partage aussi ma passion pour ce festival dans un roman publié chez Numeriklivres "Les Orgueilleux" (disponible partout: Numeriklivres, Fnac.com, chapitre.com etc) et pour la sortie duquel je vous fais gagner une liseuse électronique, ici. Par ailleurs, un peu avant le festival, en août prochain, chez ce même éditeur sortira mon recueil de nouvelles romantiques et cruelles sur les festivals de cinéma intitulé "Ombres parallèles" dont plusieurs se déroulent dans le cadre de ce festival.

15:32 Écrit par Sandra Mézière dans CEREMONIES D'OUVERTURE, JURYS, MASTER CLASS | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : deauville, cinéma, festival du cinéma américain | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | |  Imprimer | | Pin it! |

04/05/2013

Découvrez LES ORGUEILLEUX, mon roman au coeur du Festival du Cinéma Américain de Deauville!

COMMENT SUIVRE ET LIRE LE ROMAN LES ORGUEILLEUX :

J’ai le grand plaisir non seulement de vous annoncer aujourd’hui la sortie de mon roman Les Orgueilleux (qui se déroule dans un festival de cinéma, d’où son évocation sur ce blog), à compte d’éditeur comme le précèdent roman, et toujours chez Numeriklivres, mais cette fois dans la prestigieuse collection e-Lire (cliquez ici pour en savoir plus sur cette belle collection) mais aussi, à cette occasion, de vous proposer un concours exclusif, grâce à mon éditeur et en partenariat avec celui-ci, permettant aux lecteurs de l’ebook en question de remporter une liseuse.

Pour en savoir plus sur le roman, cliquez ici pour retrouver mon interview publiée sur le site des éditions Numeriklivres (également présente en intégralité à la fin de cet article) avec la fiche descriptive du roman.

Vous pouvez aussi, pour recevoir des informations en avant-première :

-Suivre Les Orgueilleux sur twitter : http://twitter.com/LesOrgueilleux ( @LesOrgueilleux)

-Suivre Les Orgueilleux sur Facebook : http://facebook.com/LesOrgueilleux

J’en profite pour vous rappeler (comme c’est annoncé dans l’interview) que, mi-août prochain, Numeriklivres me fera aussi le plaisir de publier mon recueil de nouvelles romantiques et cruelles sur les festivals de cinéma «Ombres parallèles », soit la poursuite d’une belle aventure avec Numeriklivres dont je me réjouis tout particulièrement.

REGLEMENT DU CONCOURS :

Pour participer au tirage au sort permettant de remporter une liseuse Kobo mini noir :

1/Lisez « Les Orgueilleux » . Pour télécharger « Les Orgueilleux »:

- Rendez-vous sur la page du roman sur Numeriklivres avec sa fiche descriptive, ici

-ou rendez-vous directement sur la page du roman dans la librairie numérique de Numeriklivres, ici.

-ou rendez-vous sur la librairie numérique de Numeriklivres, ici (page d’accueil).

- ou retrouvez Les Orgueilleux également sur la page de mon interview, chez Numeriklivres

Vous pouvez également trouver Les Orgueilleux absolument partout (fnac.com, Chapitre.com, Kindle Amazon, iBookstore apple, Kobo…) mais pour le concours, je vous recommande de le télécharger directement chez mon éditeur Numeriklivres.

2/ Puis, répondez aux 4 questions suivantes après avoir lu le roman

1. Quel est le numéro de la chambre de Claire Blanchard ?

2. De quel livre est adapté le film projeté en ouverture du festival, dans le roman?

3. Quel prénom porte l’interprète féminine du « Marionnettiste » ?

4. En quelques mots, pour quel personnage des Orgueilleux éprouvez-vous le plus de sympathie et pourquoi ?

3/ / Envoyez vos réponses avec vos coordonnées à inthemoodforcinema@gmail.com avec, pour intitulé de votre email, « Concours Les Orgueilleux », au plus tard, le 25 juin 2013. Tirage au sort parmi les bonnes réponses.

En retweetant un des tweets annonçant le concours sur le compte twitter des Orgueilleux (@LesOrgueilleux), vous aurez une chance supplémentaire de gagner (votre nom figurera deux fois dans le tirage au sort). N'oubliez pas d'indiquer votre compte twitter avec lequel vous avez effectué le retweet si tel est le cas, lorsque vous enverrez vos réponses.

PLAIDOYER POUR LE LIRE

A cette occasion, je vous signale également que j’ai participé au Plaidoyer pour le lire, mis en ligne cette semaine par Numeriklivres, un recueil de textes (gratuit) « sur la lecture » (à télécharger ici) suivi du texte éponyme de Proust dont vous comprendrez aisément l’objectif dans l’éditorial. Je me réjouis d’autant plus d’y participer que j’ai particulièrement apprécié les autres textes (sans parler de celui de Proust, bien évidemment, sublime) qui reflètent les styles de leurs auteurs auxquels je suis fière d’appartenir et qui prouvera, je l’espère, à ceux qui en douteraient encore, non seulement que la lecture n’est pas une question de support mais aussi que le numérique est un moyen de découvrir de nouveaux et vrais auteurs avec des styles et univers bien à eux (je parle des autres, bien entendu:)).

BLOGUEURS :NUMERIKLIVRES VOUS RECOMPENSE

Vous êtes blogueurs ? Sachez que Numeriklivres récompense les blogueurs. Le programme POINT LIRE ™ vous invite ainsi à partager sur les réseaux sociaux vos lectures numériques et, en partageant vos avis, vous permet d’en être récompensés. Les blogueurs et/ou lecteurs des livres numériques de Numériklivres peuvent ainsi partager leurs lectures sur les réseaux sociaux sous forme de chroniques ou de commentaires et les blogueurs sous forme d’articles. Pour participer, il vous suffit de vous inscrire à l’opération GRATUITEMENT (en vous rendant sur cette page) pour bénéficier alors d’un système de points (« Les Orgueilleux » vont en rapporteront 2).

Ces points sont attribués en fonction des publications de critiques et de chroniques ou de commentaires (70 mots minimum) évoquant les différents titres de Numériklivres à condition bien sûr que ces critiques ou commentaires ne reprennent pas ceux de l’éditeur. Les réseaux sociaux du livre concernés par cette opération sont les suivants : Babelio, Goodreads, SensCritique, Livreaddict. Pour toute publication de critique, vous recevez entre 1 et 2 point(s), et lorsque vous arrivez à 5 points, un titre des éditions Numeriklivres vous est offert. Les points sont attribués en fonction du prix de vente du livre numérique.

Pour obtenir des points supplémentaires, vous pouvez aussi lire « Le Brasier », mon autre roman publié cette fois dans la collection « roman de fille », plus léger dans le fond comme dans le forme, et qui vous emmènera en Grèce, pour un été brûlant et un crime (parfait?)…

…Et merci à l’équipe de Numeriklivres pour leur confiance, leur esprit d’initiative et leur soutien dynamique. Vous pouvez aussi suivre Numeriklivres sur twitter (@Numeriklivres) et sur Facebook, ici.

INTERVIEW

Une plongée dans les coulisses du Festival du Cinéma Américain de Deauville avec Sandra Mézière

Les Orgueilleux, magnifique roman de Sandra Mézière, qui a déjà publié Le brasier, est une plongée dans les coulisses du Festival du Cinéma Américain de Deauville, fascinant et pathétique théâtre des vanités.

C’est aussi et surtout une histoire d’amour impossible, de passion (s), d’idéalisme et d’une vengeance implacable dont l’orgueil est la cause et la singulière arme. Une écriture tout en poésie et en douceur, un style incisif qui fouille l’âme des personnages, une lecture qui pousse à une réflexion sur la futilité des apparences et la valeur de la vie.

Alors que va bientôt s’ouvrir le Festival de Cannes, vous nous proposez un roman qui se déroule pendant le Festival du Cinéma Américain de Deauville, et dont les personnages gravitent tous dans ou autour du monde du cinéma. Le cinéma et vous, c’est une relation passionnelle ? Est-ce dans le cadre de ce Festival du Cinéma Américain de Deauville d’ailleurs que tout a commencé aussi pour vous ?

Je pense que c’est une relation passionnée, viscérale même, plus que passionnelle, car cet adjectif me semble recouvrir un aspect potentiellement négatif alors que le cinéma n’est à l’origine que d’évènements positifs dans mon existence. Je pourrais dire la même chose de Deauville et des festivals de cinéma, et en particulier de celui-ci. L’écriture, le cinéma, Deauville, les festivals : tout cela est pour moi indissociable puisque c’est là, à Deauville, que tout a commencé, en effet, même si, ensuite, il y a eu Cannes et d’autres festivals qui ont encore exacerbé ma passion, déjà vivace, pour le cinéma et ses festivals.

Depuis plusieurs années, vous êtes accréditée pour participer aux principaux festivals de cinéma, et vous tenez un blog très actif : in the mood for films festivals . Votre roman Les Orgueilleux est-il totalement inspiré de votre propre vécu au cours de tous les festivals auxquels vous avez pu participer ?

En fait, j’ai… 7 blogs, dont 5 sur le cinéma et Inthemoodforfilmfestivals.com est le plus récent, mais c’est vrai que ce sont les festivals de cinéma qui sont à l’origine de mes blogs, il y a plus de 9 ans pour le premier d’entre eux, et c’est même en particulier le Festival du Cinéma Américain de Deauville que je fréquente chaque année depuis l’adolescence, quoi qu’il arrive. Ce sera mon 20e Festival du Cinéma Américain de Deauville cette année, et j’y retourne toujours avec autant d’enthousiasme, d’une part parce que j’apprécie tout particulièrement la programmation de ce festival qui représente aussi de douces réminiscences de mes débuts festivaliers, et d’autre part pour l’atmosphère de Deauville si particulière, paradoxale même, que je trouve ainsi d’une mélancolie joyeuse.

Puis, j’ai gagné des concours d’écriture (de critiques, de lettres de motivations, etc.) qui m’ont permis d’être une dizaine de fois membre de jurys dans des festivals de cinéma. Au départ, je participais à ces concours pour me distraire de mes études en droit puis en sciences politiques aussi sérieuses que passionnantes, mais surtout parce que je suis passionnée de cinéma depuis l’enfance, parce que je n’évoluais pas du tout dans un milieu cinématographique ou même artistique et que c’était une manière de vivre ma passion. Ces différentes participations à des jurys (qui furent à chaque fois de singulières et enrichissantes expériences) puis, plus tard, mes blogs et mes études, m’ont en effet permis d’être accréditée presse très tôt dans les principaux festivals de cinéma comme Deauville ou Cannes, où je serai d’ailleurs dans quelques jours, pour la 13e année consécutive. Autant de festivals que d’expériences incroyables, de rencontres singulières, de moments à la frontière de la fiction et de la réalité qui sont des sources d’inspiration inépuisables pour inventer des histoires, un festival étant vraiment une « Comédie humaine », un révélateur de personnalités aussi, un véritable théâtre des apparences derrière (ou devant) le cinéma qui, heureusement, en ressort toujours vainqueur. La concentration spatio-temporelle d’un festival est par ailleurs propice à l’instauration de tensions, de sentiments contrastés, passionnés, vifs et parfois même violents… en tout cas très romanesques !

Les personnages des « Orgueilleux » sont forcément inspirés de personnes que j’ai pu croiser et observer, mais le récit n’est en revanche nullement autobiographique même si la passion pour ce festival en particulier et le cinéma, que reflète le roman, sont en revanche bien autobiographiques. Pour le reste, il s’agit entièrement d’une fiction.

Elle est d’ailleurs délibérément très cinématographique, dans le fond comme dans la forme. J’ai voulu édifier ce « roman cinématographique » comme une sorte de puzzle à la construction duquel chaque personnage contribue, les personnages secondaires qui peuvent paraître nombreux constituant ainsi chacun une pièce du puzzle, un rouage indispensable de cette mécanique fatale. Chacun joue ainsi un rôle déterminant dans cette tragédie des apparences.

J’ai d’ailleurs ensuite écrit un recueil de nouvelles, Ombres parallèles, à paraître prochainement, toujours chez Numeriklivres, qui se déroule dans divers festivals de cinéma parce que j’avais encore beaucoup à dire ensuite et de manière différente sur les festivals de cinéma, et pas forcément celui-ci, avant de passer à d’autres sujets, loin du cinéma.

Il y a quelque chose de presque tragique dans la façon dont les acteurs, dans votre roman, sont déconnectés de la « vraie » vie, comme s’ils avaient perdu le sens de leur existence, comme s’ils s’étaient perdus entre les différents rôles qu’ils ont joués dans leur carrière. Est-ce que vous pensez que c’est irrémédiable, cette attitude, qui pousse les acteurs (et pas que ceux de votre roman) à toujours garder un masque, à être en représentation ?

Un festival est en effet un théâtre sur la scène duquel tous ces personnages sont en représentation. Un festival a son propre rythme, déconnecté de la réalité, ce qui aboutit souvent à une douce ou violente (plutôt violente, ici) confusion entre la fiction et la réalité. Je pense que les « acteurs » des festivals, mais les acteurs au sens large pas seulement les comédiens, interprètent un rôle, mais ce qui m’intéresse, c’est justement ce que dissimule le masque, les failles et les fêlures que cache l’orgueil qui est ici, dans ce roman, aussi une arme fatale, l’outil d’une vengeance. Quant aux acteurs, les comédiens cette fois, j’ai beaucoup d’empathie pour eux qui doivent en effet constamment être en représentation, jouer leur propre rôle, dépendre du regard des autres pour (se sentir) exister. Je voulais d’ailleurs que ce roman soit lui-même un peu déconnecté de la vraie vie, que la frontière entre fiction et réalité y soit particulièrement étanche.

Vous êtes également scénariste. On imagine que vous aimeriez porter à l’écran cette magnifique histoire, avez-vous déjà pensé à des acteurs précis pour incarner vos personnages, notamment Martin Rastello et Claire Blanchard ? Et Jenny, l’actrice vieillissante qui ne sort pas de l’ombre de Martin ?

Pour être exacte, c’était au départ un scénario, tout comme Le Brasier d’ailleurs, et c’est surtout un projet qui a connu de multiples mésaventures ! C’était mon scénario de fin de Master 2 professionnel de cinéma qui a ensuite beaucoup évolué et qui a même failli voir le jour. C’était il y a 7 ans. Je l’ai ensuite adapté en roman, pour le plaisir, et ne pas faire mourir totalement cette histoire à laquelle je tenais et tous mes personnages. Mais je ne l’aurais peut-être pas ressorti de mes tiroirs si Numeriklivres ne m’avait pas demandé d’autres textes, après la publication du Brasier. Lorsque j’ai adapté mon scénario Les Orgueilleux en roman, j’ai fait un travail d’adaptation à l’envers, ce qui était assez complexe, car le scénario était un hommage à Balzac et à sa Comédie humaine, il a donc fallu changer pas mal de choses pour que ces références subsistent, de manière plus ou moins ostensible d’ailleurs, mais ne soient pas non plus trop présentes.

J’avais en réalité écrit le scénario pour un acteur en particulier, ce qui était très ambitieux, voire présomptueux, un acteur dont de nombreux films sont à l’origine de ma passion pour le cinéma : Le Guépard, La Piscine, Rocco et ses frères, Monsieur Klein, Le Samouraï, Le Clan des Siciliens, Le Cercle rouge, Plein soleil… et je m’étais toujours dit que le premier scénario que j’écrirais lui serait destiné, à Alain Delon donc. Encore une fois, c’était sans doute très présomptueux, mais, qui sait, peut-être fallait-il que le projet prenne ce chemin détourné pour aboutir et pour devenir ce « roman cinématographique ». Quant aux autres comédiens, mon casting idéal serait Pierre Niney dans le rôle du journaliste Lucas Valentin, Clémence Poésy dans celui de Claire Blanchard et enfin Anouk Aimée dans celui de Jenny. À bon entendeur… :)

Propos recueillis par Anita Berchenko

22/04/2013

Meilleurs hôtels pour des vacances à Deauville: festivals, thalasso etc

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Ci-dessus photo Inthemoodfordeauville.com de l'hôtel Normandy
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Chaque année, je consacre un article aux logements à Deauville. J'ai décidé aujourd'hui de le réactualiser en vous proposant des hôtels en fonction des objectifs de votre séjour comme la thalasso ou les festivals de cinéma de Deauville, en vous rappelant au passage que vous pourrez prochainement suivre ici le Festival du Cinéma Américain de Deauville, comme chaque année.

Tout d'abord, si votre objectif est de venir au Festival du Cinéma Américain de Deauville, sachez que, contrairement au Festival de Cannes pour lequel les hôtels cannois sont complets d'une année sur l'autre en revanche pour le Festival du Cinéma Américain de Deauville, il est encore possible de trouver des chambres à Deauville même si certaines résidences ou certains hôtels sont complets très rapidement.

Si vous choisissez de venir pour une thalasso, sachez que Deauville est une station très prisée, en particulier l'été et au moment des fêtes donc si vous en avez la possibilité, je vous conseillerais de choisir un week end hors vacances scolaires.

Située entre le Casino Barrière de Deauville et les "Planches", la Thalasso-Spa de Deauville Algotherm est en effet un établissement renommé ainsi doublement primé en 2010 (meilleur Day Spa Français et Meilleur Accueil). Vous y trouverez un espace de détente, une piscine Olympique (parfois déserte, vous auriez tort de vous priver de cette splendide piscine) et une piscine à Jet-Stream (toutes deux d'eau de mer), hammam, sauna, salle de repos, solarium, salle de musculation et cardio-trainning. Les partenaires de la thalasso Algotherm, Naturelle d'Orient et Hei Poa vous proposent des soins professionnels corps et visage. Vous pourrez y profiter des bienfaits des soins à base d'eau de mer et des vertus des algues et boues marine : bain hydromassant, douche à jets, enveloppement d'algues... Vous y trouverez un spa avec huit cabines de massage mais aussi un restaurant avec une cuisine simple et équilibrée.

 


A l’image des êtres les plus intéressants, Deauville ne se découvre pas forcément au premier regard mais se mérite et se dévoile récompensant le promeneur de sa beauté incendiaire et ravageuse aux heures les plus solitaires, avec des couleurs aux frontières de l'abstraction, tantôt oniriques, tantôt presque inquiétantes...dont vous pourrez d'autant plus et mieux profiter hors saison.

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Le Royal Barrière et le Normandy Barrière sont également complets très longtemps à l'avance pour le festival mais il n'est pas rare qu'il y ait des désistements en particulier en fin de festival, à des tarifs plus avantageux, le dernier dimanche. Vous pouvez encore vous diriger vers de plus petits hôtels comme Le Polo, le Chantilly, le Continental (néanmoins cher pour un 2 étoiles, 100 euros la nuit), l'Almoria (3 étoiles), ou la villa Gardénia ou encore au Mercure (un peu plus loin).

L'Hélios, Le Trophée, le Royal, le Normandy, le Castel Normand, la Villa Gardénia, l'Augeval : tels sont les établissements que j'ai eu l'occasion de tester. Je parle donc en connaissance de cause.

Voici une sélection de quelques et résidences hôtels à Deauville.

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Ci-dessus photo Inthemoodfordeauville.com de la Mairie de Deauville
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Ci-dessus photo Inthemoodfordeauville.com de la Boutique Louis Vuitton
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Ci-dessus photo Inthemoodfordeauville.com
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Ci-dessus photo Inthemoodfordeauville.com
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Ci-dessus photo Inthemoodfordeauville.com
 

Loin devant figurent les hôtels du Groupe Barrière avec une préférence pour le Normandy Barrière et le Royal Barrière, deux 5 étoiles, situés en plein centre de Deauville (le Groupe possède un troisième hôtel, l'hôtel du Golf- 4 étoiles- situé à l'extérieur de Deauville, moins pratique pour les festivaliers mais très agréable pour les golfeurs).

- Hôtel Normandy Barrière

C'est du Normandy Barrière dont j'ai souhaité vous parler d'abord parce que c'est à mon avis le mieux placé que vous veniez à Deauville pour une thalasso ou que vous y veniez pour un festival, ensuite parce que c'est celui qui a le plus de charme et d'âme (immortalisé par le film de Claude Lelouch récompensé d'une palme d'or et de tant d'autres prix: "Un homme et une femme"), enfin, plus égoïstement, parce que c'est là que se déroule une grande partie de mon roman "Les Orgueilleux" publié en Mai prochain chez Numeriklivres.

 

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Ci-dessus photos Inthemoodfordeauville.com de l'hôtel Normandy
 

Le Normandy, magnifique palace (désormais 5 étoiles) qui possède l'apparence d'un immense manoir anglo-normand fait partie de ces endroits, rares, où le temps semble s'arrêter, et où la mythologie du lieu vous enveloppe d'un chaleureux bien être.

Bien sûr le service y est parfois inégal ( j'en veux pour preuve l'expérience d'une chambre où, en refermant la porte, un nuage -sans exagérer, malheureusement- de poussière a volé dans la chambre...provenant du haut de l'armoire recouverte d'une très épaisse couche de poussière...souvenir qui remonte néanmoins à trois ans) mais il y a toutes les autres raisons qui font du Normandy un lien incontournable et mythique et qui font oublier cet incident et qui, quoiqu'il arrive, feront que j'y reviendrai toujours:

A choisir pour:

- sa situation (en plein centre, le plus proche du CID, avec un souterrain qui mène directement au casino qui lui-même possède un souterrain qui mène directement au CID, accès au souterrain uniquement avec votre carte de l'hôtel)

-pour son spa

- parce que c'est un lieu mythique empreint d'une douce et belle mélancolie

- pour son bar très cosy et son pianiste le week end (qui travaille également au Ritz )

- pour son restaurant "La Belle Epoque" et ses soufflés exquis

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Ci-dessus photo Inthemoodfordeauville.com du restaurant La Belle Epoque de l'hôtel Normandy

- pour ses petits déjeuners impériaux (ah, les gauffres, les crêpes et les macarons au petit-déjeuner!)

-pour son brunch du dimanche (toujours ou presque complet, réservez longtemps à l'avance, a fortiori pendant le festival)

- pour sa terrasse côté mer

-pour ses chambres décorées de toile de Jouy

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Ci-dessus photo Inthemoodfordeauville.com de l'hôtel Normandy (chambre avec toile de Jouy)

-pour sa piscine et sa proximité de la thalasso

-pour son lobby très chaleureux récemment redécoré par Jacques Garcia

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Les deux photos ci-dessus sont extraites du site officiel du Normandy Barrière

)

- pour son service...même si celui-ci est à mon avis supérieur au Royal et même si l'hôtel Normandy tend à privilégier de plus en plus les groupes (nécessaires à la survie financière de l'établissement) aux particuliers et même si le service s'en ressent parfois

- et...pour ses "afternoon tea" (deux pâtisseries et une boisson, dehors sur la terrasse ou dans les salons), à partir de 19 euros seulement. Un régal dans un cadre enchanteur et hors du temps.

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Attention: en période de festival, les tarifs passent en saison évènementielle (plus élevés qu'en haute saison et sur demande).

Malgré ses (quelques) défauts, j'aime profondément cet endroit, l'âme de Deauville... et l'atmosphère d'un après-midi avec un afternoon tea au son du piano est pour moi incomparable (et d'ailleurs très prisée des festivaliers célèbres ou inconnus).

L'Hôtel Royal Barrière:

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Ci-dessus photo Inthemoodfordeauville.com de l'hôtel Royal

-L'hôtel Royal (5 étoiles luxe)

Je vous le recommande pour :

-sa situation (en plein centre de Deauville), non loin du casino avec de magnifiques vues sur la mer

-sa grande piscine extérieure très agréable (transats payants néanmoins)

- son restaurant étoilé "L'Etrier" (que je vous recommande vraiment, même si vous logez ailleurs, à mon avis le meilleur restaurant de Deauville)

- son cadre réellement "royal"

- son bar de l'Etrier très prisé des stars américaines pendant le festival (les acteurs américains sont en général logés à l'hôtel Royal alors que les membres du jury sont au Normandy)

- pour son service irréprochable

-pour ses salons somptueux où vous pourrez prendre une consommation l'après-midi

- Cet hôtel est membre des Leading Hotels of The World.

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Ci-dessus photo Inthemoodfordeauville.com de l'hôtel Royal (chambre non rénovée)

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Ci-dessus photo Inthemoodfordeauville.com de l'hôtel Royal (chambre non rénovée)
 
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Ci-dessus, photo du site officiel Barrière, chambre rénovée plus recommandée

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Ci-dessus photo Inthemoodfordeauville.com de l'hôtel Royal, vue de ma chambre

Mon conseil: si vous avez les moyens, choisissez cet hôtel mais demandez une chambre vue mer et assurez-vous qu'elle a bien été rénovée (certaines chambres ne l'ont pas été et sont assez archaïques, voir mes photos ci-dessus, prises il y a 2 ans)...

Si le groupe Barrière est prépondérant à Deauville les bonnes adresses ne manquent pas avec récemment de nouvelles adresses comme :

 

-La Closerie hôtel et résidence(4 étoiles) est une résidence récente qui possède une piscine intérieure, jacuzzi, sauna, hamma, espace détente et bien être. Le cadre est très agréable et l'emplacement idéal. Vous pourrez même opter pour la suite prestige avec terrasse privative pour 6 à 8 personnes. Si vous préférez une chambre, vous constaterez qu'elles sont particulièrement bien équipées avec le wifi gratuit, écran plat, kitchenette etc.

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-La Villa Gardénia: à la fois hôtel (3 étoiles) et résidence (4 étoiles): beaux appartements, certains avec vue sur mer, mais les services laissent aussi parfois à désirer et les prix deviennent assez exorbitants pour les prestations proposées. Lors de mon dernier séjour, l'ascenseur ne fonctionnait pas (sympathique quand on est, comme moi, au 5ème étage), internet non plus dans la chambre alors qu'on me l'avait garanti lors de ma réservation (d'ailleurs l'établissement ne propose toujours pas le wifi dans les chambres mais uniquement dans le hall), et la propreté dans la chambre laissait à désirer avec des odeurs particulièrement nauséabondes en provenance de la salle de bain. Le plus proche du CID avec Le Royal et le Normandy. Possède une piscine intérieure (une souris y a été trouvée lors de mon dernier séjour...).

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Hôtel Amirauté: un très beau 3 étoiles récemment rénové que je vous recommande si vous voulez profiter à la fois de Trouville et de Deauville et bénéficier de nombreuses activités. L'Amirauté possède ainsi 225 chambres climatisées ouvertes sur un magnifique parc paysager traversé par la Touques. Il est doté de 3 piscines, d'un complexe sportif avec courts de tennis et d'un parcours de golf 27 trous à 5 minutes. Il possède également 2 à 3 restaurants (selon les saisons), solarium, sauna etc, bref, de quoi réaliser un séjour consacré à la détente.

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Deux nouveaux hôtels se sont également ouverts ces deux dernières années: "l'Almoria" (un 3 étoiles situé avenue de la République, là aussi assez cher pour un 3 étoiles un peu éloigné, mêmes propriétaires que le Trophée, décoration très sympathique et belles chambres). Mêmes propriétaires également qu'à l'Augeval (un peu plus éloigné, à côté de l'hippodrome, 1ère photo ci-dessous).

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et "81 l'hôtel", (également un 3 étoiles) grande maison bourgeoise à la décoration soignée, située à proximité de l'hippodrome.

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Dans un style similaire, vous pourrez également opter pour la villa Joséphine, très belle demeure (3étoiles) de style normand.

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Côté institutions deauvillaises, 3 étoiles, vous trouverez également l"hôtel "Le Trophée", le premier où j'ai séjourné, récemment rénové qui propose même des plats en chambre désormais et que je vous recommande pour son emplacement, et pour l'amabilité.L'hôtel possède une petite piscine extérieure et se situe en plein centre face au Normandy (emplacement idéal).

Pour être en plein centre et pour un moindre coût, vous avez également l'hôtel "Hélios", les aménagements sont plutôt spartiates et démodés, et les petits déjeuners là aussi rudimentaires, mais le personnel est aimable et l'hôtel très bien situé. L'hôtel possède aussi une très petite piscine extérieure.

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Hôtel Chantilly- Si vous recherchez un 2 étoiles, je vous recommanderais plutôt le Chantilly, un hôtel qui possède une façade typique et qui se trouve dans le centre de Deauville. Il bénéficie d'un emplacement idéal. L'hôtel est partenaire du centre de thalasso qui se situe à 10 minutes. Il propose des chambres très confortables équipées d'une télévision écran plat et d'une connexion Wi-Fi gratuite. 17 chambres, toutes équipées de sanitaires privées (baignoire et WC) .

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Outre les hôtels du Groupe Lucien Barrière, vous pourrez choisir d'autres hôtels de chaîne comme un Mercure (le Yacht Club, décoration sympathique) et un Ibis aux portes de Trouville, mais encore à Deauville.

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-Vous pourrez également opter pour la résidence Maeva Le Castel Normand en plein centre de Deauville. Les studios et appartements ont été récemment rénovés et l'emplacement est là aussi idéal, en plein centre.

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Restent de petits établissements comme Le Polo, Le Patio, Le Continental...plus spartiates mais moins onéreux (quoique...100 euros la chambre au Continental pendant le festival, cela me semble un peu cher pour un 2 étoiles un peu éloigné du centre et sans prestations particulières).

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Conclusion: si vous avez les moyens, préférez les hôtels du Groupe Barrière, certes très chers en période de festivals, mais avec un prix justifié par les prestations proposées (pour des prix plus avantageux, réservez tôt, les ventes flash ne fonctionnant évidemment pas pendant le festival) contrairement à la majorité des 3 étoiles de Deauville qui pratiquent des prix que ne justifient ni l'accueil, ni les prestations, tout juste (et pas toujours) l'emplacement. Si vous préfèrez une résidence, choisissez le Castel Normand (bon rapport qualité prix) ou la Closerie pour un budget un peu plus élevé. Si vous cherchez des prix plus attractifs et que vous avez un moyen de transport, éloignez-vous un peu de Deauville.

10:02 Écrit par Sandra Mézière dans IN THE MOOD FOR NEWS (infos, photos, vidéos...) | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | |  Imprimer | | Pin it! |

03/04/2013

Dates du Festival du Film Asiatique de Deauville 2014

Dates du 16ème Festival du Film Asiatique de Deauville : jeudi 5 au dimanche 9 mars 2014

Après une réjouissante édition 2013 (dont vous pouvez retrouver mon bilan complet, en cliquant ici), les organisateurs du Festival du Film Asiatique de Deauville nous annoncent déjà les dates de l’édition 2014 qui aura ainsi lieu du jeudi 5 au dimanche 9 mars 2014. Je vous recommande également l’excellent afterclip réalisé par les organisateurs que vous retrouverez ci-dessous, l’occasion également pour ces derniers de nous annoncer que l’édition 2013 a fait 18500 entrées en salles. J’en profite enfin pour vous annoncer la sortie de mon roman « Les Orgueilleux » qui se déroule dans le cadre du Festival du Cinéma Américain de Deauville et qui sera publié début Mai 2013. Pour en savoir plus, vous pouvez déjà suivre le projet sur Facebook http://facebook.com/LesOrgueilleux et sur twitter (@LesOrgueilleux ). Pour tout savoir sur le Festival du Film Asiatique de Deauville, retrouver le site officiel du festival : http://deauvilleasia.com .

Retrouvez désormais tous les festivals de cinéma sur mon nouveau site http://inthemoodforfilmfestivals.com et sur sa page Facebook associée : http://facebook.com/inthemoodforfilmfestivals .


 

10:28 Écrit par Sandra Mézière dans IN THE MOOD FOR NEWS (infos, photos, vidéos...) | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma, deauville, festival, asiatique | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | |  Imprimer | | Pin it! |

16/03/2013

Pour suivre le Festival du Cinéma Américain de Deauville 2013

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Alors que vient de s’achever le 15ème Festival du Film Asiatique de Deauville, une édition exceptionnelle dont vous pouvez retrouver mon compte-rendu en cliquant ici, je vous donne rendez-vous à Deauville, du 30 août au 8 septembre 2013 pour la 39ème édition du Festival du Cinéma Américain de Deauville, le festival qui a exacerbé ma passion pour le cinéma, l’a transformée en doux mal incurable, le festival qui propose un savoureux et judicieux mélange de films indépendants (avec sa compétition qui, chaque année, permet de découvrir de véritables pépites) et de blockbusters, d’hommages et de conférences, un rendez-vous auquel je serai présente comme chaque année, de l’ouverture à la clôture, pour la …20ème année consécutive, a fortiori cette année puisque, en Mai prochain (au plus tôt), sortira mon 2ème roman publié à compte d’éditeur chez Numériklivres, un roman qui se déroule dans le cadre du Festival du Cinéma Américain de Deauville.

En attendant, vous pouvez d’ores et déjà:

-Suivre le compte twitter officiel du Festival du Cinéma Américain de Deauville: @DeauvilleUS (hashtag ou mot-dièse : #DeauvilleUS )

-Consulter régulièrement le site officiel du Festival du Cinéma Américain de Deauville : http://www.festival-deauville.com/DEV/index.php

-Vous abonner à la page Facebook officielle du Festival du Cinéma Américain de Deauville en cliquant ici.

-Retrouver mon bilan du 38ème Festival du Cinéma Américain de Deauville, là : http://inthemoodforfilmfestivals.com/best-of-festival-du-...

-Savoir que vous pourrez voter pour le prix du public, une belle initiative de la Mairie de Deauville initiée pour ce 15ème Festival du Film Asiatique

- Me suivre sur twitter ( @moodforcinema – compte principal) , @moodfdeauville , @moodforfilmfest ) et sur Facebook (http://facebook.com/inthemoodforcinema et http://facebook.com/inthemoodfordeauville ) pour être régulièrement informés de l’actualité du festival.

-Consulter mon blog entièrement consacré aux festivals de Deauville http://inthemoodfordeauville.com et mon site entièrement consacré aux festivals de cinéma : http://inthemoodforfilmfestivals.com

-Réserver vos pass très tôt en amont du festival sur http://badge-cid.com

-Consulter le site de la ville de Deauville pour préparer votre séjour : http://www.deauville.fr/FR/accueil/

18:39 Écrit par Sandra Mézière dans IN THE MOOD FOR NEWS (infos, photos, vidéos...) | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : deauville, cinéma, festival, film | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | |  Imprimer | | Pin it! |

14/03/2013

Bilan et palmarès du Festival du Film Asiatique de Deauville 2013

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Alors que, depuis la fin de ce 15ème Festival du Film Asiatique, la ville de Deauville a été recouverte d’un hypnotique manteau blanc, il y a quelques jours encore un soleil, lui aussi hypnotique (certes entrecoupé de quelques averses), irradiait les planches tandis que, au CID, les spectateurs effectuaient une plongée dans la noirceur d’une société asiatique souvent oppressée par une crise décidément bel et bien mondiale, du moins pour ce qui en est des films en compétition qui ne furent pas moins passionnants justement parce qu’ils mettent en lumière cette face sombre et souvent ignorée ou en tout cas masquée par d’autres (ir)réalités.

 9 films en compétition et autant de regards, d’univers différents que de nationalités malgré cette noirceur commune et un instructif voyage dans la société, la culture et le cinéma asiatiques. Seuls, égarés, broyés par la crise, la solitude, oppressés, perdus dans la multitude, les personnages des films de cette compétition étaient tous en errance  sous ou en quête d’ une identité et d’un ailleurs souvent inacessible.

 Petite parenthèse, avant de  commenter le palmarès, pour vous annoncer que c’est à Deauville qui, décidément, me porte bonheur, que j’ai appris il y a quelques jours que Numériklivres publiera un autre de mes romans (probablement en mai 2013) dont je vous parle ici pour la bonne et simple raison qu’il se déroule entièrement dans le cadre du Festival du Cinéma Américain de Deauville. Je vous en dirai prochainement plus sur mes différents blogs. Je peux vous dire qu’il sera très différent du premier également publié par Numériklivres, qu'il sera plus dense et sombre, et que j’y partage aussi autant ma passion pour le cinéma, ce festival que pour Deauville. En attendant retrouvez, ici, mon interview pour Numériklivres pour le précèdent roman publié.

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 Fin de la parenthèse pour replonger dans mes souvenirs de ce Festival du Film Asiatique de Deauville qui, cette année, célèbrait sa 15ème édition et qui, une fois de plus, non seulement a révélé des cinéastes en devenir mais aussi a rendu hommage à deux grands cinéastes asiatiques : Sono Sion (qui avait été récompensée pour « Himizu » l’an passé) et Wong Kar Wai.

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 Le second, avec « The Grandmaster » (dont je vous reparlerai ultérieurement), nous a offert un film d’une beauté envoûtante, sensuelle, fascinante qui parvient à faire oublier les lacunes scénaristiques tant la mise en scène y est un langage hypnotique qui nous immerge dans son univers si singulier et éblouissant. Oui, un film éblouissant dans tous les sens du terme.

Quant au premier, il nous a offert, en plus de sa masterclass (au cours de laquelle il a notamment parlé des cinéastes français qu’il aimait : René Clément, François Truffaut, Julien Duvivier et des poèmes qu’il écrivait dès l’âge de 22 ans, rien d’étonnant au regard de son univers, certes unique mais aussi celui d’un cinéphile poétique), le meilleur film de ce festival dont la beauté mélancolique et poétique faisait écho à celle de Deauville qui ne cessera jamais de me surprendre et ravir.

L’an passé, en compétition, le festival avait ainsi projeté « Himizu » du même Sono Sion, film que je qualifiais alors d’une rageuse, fascinante, exaspérante et terrifiante beauté. Les premiers plans, effroyables, nous plongeaient dans le décor apocalyptique de l’après tsunami exploré par de longs travellings, mais le chaos n’était alors pas seulement visuel, c’était surtout celui qui rongeait, détruisait, étouffait les êtres ayant perdu leur identité et tout espoir.

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Ce nouveau long-métrage de Sono Sion intitulé "The land of hope" commence de manière plutôt inattendu : d’abord par son classicisme (relatif, mais du moins pour Sono Sion, moins dans la folie et l’explosion visuelles, ici) et ensuite parce qu’il met en scène un cadre bucolique, des couleurs chatoyantes et des personnages heureux. Evidemment, cela ne va pas durer et la réalité, tragique, terrible, celle du Japon que Sono Sion, films après films, dissèque et dénonce, va ressurgir avec un tremblement de terre qui frappe alors le Japon. Il entraîne l’explosion d’une centrale nucléaire. Sans vraiment en donner la raison, le gouvernement fait évacuer les habitants à proximité de la catastrophe. La famille Ono dont la ferme est située à cheval entre la zone de danger et le périmètre de sécurité, doit choisir entre fuir et rester. Sono sion va alors suivre trois couples : un couple de vieux paysans dont la femme est malade, vraisemblablement atteinte d’Alzheimer, un jeune couple qui s’apprête à avoir un enfant et un autre couple en quête des parents de la jeune femme mais aussi d’un avenir.

Aux scènes joyeuses du début succède un bref et effroyable vacarme puis un silence retentissant avant que la vie et l’image ne deviennent grisâtres puis avant que les couleurs « normales » ne reviennent, plus terrifiantes encore que ces couleurs grisâtres qui les ont précédées car si tout semble banal et quotidien, la menace et le danger sont là, constants, une guerre invisible. Les « autorités » (ici traitées au début comme une dictature par définition inique et intolérante) qui ne se contentent d’être que cela ne sont d’abord que des sortes de combinaisons inhumaines et sans identité. Tout est à la fois banal et singulier, paisible et agité. Comme le titre résonne (déraisonne aussi) alors comme une ironie tragique.

Dans la beauté éclatante de chaque plan (qui n’en est alors que plus redoutablement tragique puisqu’elle n’est que le masque de cet ennemi invisible), dans son humour désenchanté (l’absurdité de cette ligne qui sépare un jardin que Tati n’aurait osé inventer et pourtant terriblement réaliste ou de ces combinaisons de protection et la paranoïa qui seraient risibles si leur existence n’était malheureusement fondée), dans sa poésie d’une beauté et d’une tristesse ravageuses, Sono Sion nous livre son cri de révolte, d’une mélancolie déchirante : révolte contre les autorités (qu’il ne cesse de dénoncer tout au long du film), révolte contre cette centrale qu’« ils » ont malgré tout construite, une telle absurdité là aussi que c’est finalement celle qui a perdu la raison qui ne cesse de la souligner.

Sans doute Sono sion décontenancera-t-il ici ses admirateurs avec ce film plus classique que ses précédents mais, comme ses autres films, d’une beauté désenchantée, d’un romantisme désespéré (cette scène où le couple de vieux paysans danse au milieu du chaos est à la fois terriblement douce et violente, sublime et horrible, en tout cas bouleversante), d’un lyrisme et d’une poésie tragiques avec des paraboles magnifiquement dramatiques comme cet arbre -et donc la vie- qui s'embrasent mais aussi un travail sur le son d’une précision et efficacité redoutables.

Un film porté par un cri de révolte et l’énergie du désespoir, plus efficace que n’importe quelle campagne anti-nucléaire et surtout l’œuvre d’un poète, un nouveau cri d’espoir vibrant et déchirant qui s’achève sur un seul espoir, l’amour entre deux êtres, et une lancinante litanie d’un pas, qui, comme l’Histoire, les erreurs et la détermination de l’Homme, se répètent, inlassablement. Et à nouveau, pourtant, la possibilité d’un lendemain. Malgré tout, malgré l’horreur encore là et invisible. Et Fukushima délaissée par les médias, autre fatalité qui se répète, peut-être plus terrible encore : l’oubli.

PALMARES COMMENTE

 Remis pour la première fois cette année (au passage, une excellente initiative)  LE PRIX DU PUBLIC DE LA VILLE DE DEAUVILLE a été décerné au film philippin « APPARITION »  de Vincent SANDOVAL

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 Synopsis. 1971. Les sœurs du Monastère de l’Adoration mènent une existence paisible et isolée, loin de la ville de Manille. La mère supérieure Ruth dirige le lieu et accompagne ses consœurs dans leurs prières et leurs rituels quotidiens, fière de les protéger des vicissitudes du monde extérieur. La jeune Lourdes, ordonnée depuis peu, a rejoint le monastère et découvre la vie recluse. Peu de temps après son arrivée, Remy, une nonne externe, reçoit la visite inattendue de sa mère qui lui annonce la disparition de son frère activiste. En toute discrétion, Remy décide alors d’assister à des réunions de familles dont les proches ont disparus…

 Le film se situe au début de la dictature de Marcos et toute l’intelligence du récit et de la mise en scène consiste à nous la faire vivre dans un huis-clos, celui du couvent. La guerre civile est à la fois extérieure et omniprésente d’abord par des propos à travers la grille, puis par la radio et ensuite par la peur puis l’horreur qui vont s’immiscer  peu à peu et finalement  envahir ce havre de tranquillité trompeur pour en souiller la blancheur. Essentiellement hors-champ, la violence qui bouillonne dans ce silence n’en est que plus oppressante à l’image de celle, invisible et tacite, que sœur Lourdes subit de ses supérieures. Evidemment, tout cela nous fait songer à « Des Hommes et des Dieux »  mais là où le film de Xavier Beauvois  établissait le portrait magnifique de 8 hommes avec leurs doutes et leurs convictions, qui donnaient tout, y compris leur vie, pour les autres, si le film de Vincent Sandoval nous montre aussi les doutes, le portrait est beaucoup moins idyllique. Le réalisateur traque la peur, les doutes, la lâcheté par le biais d’impitoyables et saisissants gros plans. Il met la foi, le courage, l’autorité à rude épreuve et fait de ce film dans un lieu en apparence hors du temps un récit tragiquement universel sur la barbarie, la lâcheté, l’oppression.  Un cri dans le silence, vibrant, notamment grâce à des interprètes exceptionnelles et une réalisation maîtrisée qui joue habilement du clair obscur, de la blancheur et de la noirceur, un défi relevé en 8 jours seulement. Un prix du public largement mérité.

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 Le jury présidé par Jérôme Clément, entouré de Djamel Bensalah, Evelyne Bouix, Julie Gayet, Michel Leclerc, Géraldine Maillet et Atiq Rahimi a décerné les prix suivants qui, je trouve, reflètent parfaitement la diversité de ce festival et récompensent des films très différents mais qui, tous, méritaient de figurer au palmarès. Je ne suis pas mécontente de l’absence de « The Weight » au palmarès qui fait partie de ces films qui, sous prétexte d’une forme (certes et incontestablement) originale se permettent un fond glauque et sordide, finalement vain, une belle imposture.

 LE LOTUS DU MEILLEUR FILM - Grand Prix a été attribué à I.D. de Kamal K.M. (Inde)

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Après le film iranien de Morteza Farshbaf, "Querelles", l’an passé, c’est donc l’Inde qui est à l’honneur cette année pour un film loin de Bollywood auquel nous aurions tort de réduire le prolifique cinéma indien.

 Synopsis

Charu et ses amies partagent un appartement dans l’une des tours de Mumbai. Toutes âgées d’une vingtaine d’années, elles sont venues des quatre coins du pays pour vivre dans la métropole. Un jour, un ouvrier se présente pour faire des travaux de peinture. Agacée de ne pas avoir été prévenue par ses colocataires, Charu presse le peintre d’en finir rapidement mais le retrouve quelques minutes plus tard allongé sur le sol, inconscient. Paniquée mais animée par la volonté de bien faire, elle part sillonner la ville de long en large à la recherche de la moindre information qui puisse la renseigner sur l’identité de cet homme….

 Dans une société où la multiplicité des moyens de communication, au lieu de faciliter cette dernière la complexifie voire l’annihile bien souvent,  dans une société mondialisée et des réseaux sociaux où chacun veut proclamer, vulgariser son identité se pose la passionnante question de ceux qui n’en ont pas. Au lieu de nous ouvrir au monde, ces moyens de communication, souvent, enferment dans un autre et c’est justement la recherche de l’identité de cet homme mort qui va finalement conduire Charu à perdre la sienne puis, peut-être, à la (se) trouver. Entre le documentaire et la quête initiatique, la recherche de la jeune femme nous fait découvrir les différents et contrastés visages de Mumbai du centre à la périphérie jusqu’aux bidonvilles, une plongée terrifiante (avec des petites touches empruntées au cinéma d’horreur ou en tout cas à suspense) dans un monde qui grouille d’anonymes, d’inconnus, de « sans identités ». Charu se retrouve confrontée à un monde absurde, s’éloigne de plus en plus des siens pour se retrouver égarée au milieu d’une marée de visages pire qu’hostiles, inconnus, sans identités et ignorant tout de la sienne. Une plongée dans l’envers du décor de Bollywood et de l’Inde mais surtout le reflet pertinent d’une société mondialisée (et car mondialisée) individualiste. Plus encore que sa réalisation, un message tristement universel qui faisait de ce prix pour ce film intelligent une évidence pour le jury qui l’a primé à l’unanimité.

 LE LOTUS DU JURY - Le Prix du Jury ex-aequo a d’abord été attribué à FOUR STATIONS de Boonsong NAKPHOO (Thaïlande)

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 Synopsis - Des personnes en bas de l’échelle sociale vivent le long de la voie ferrée dans quatre régions différentes de la Thaïlande et se battent pour survivre. Au Nord, Tu Pu, un vieux moine, essaye tant bien que mal d’enseigner la sagesse et la maîtrise de soi aux jeunes novices. Au Centre, Too, un travailleur venu de Birmanie doit quitter son travail dans une ferme afin de retrouver sa femme et empêcher son retour prématuré dans leur pays d’origine. Au Nord-Est, Boonkong, un orphelin, fait de son mieux pour gagner la confiance de sa tante et de son mari. Au Sud, Chuan et Klaew qui vivaient en bon voisinage depuis des années ne peuvent plus se supporter...

 Dans le calme et la beauté de la nature que chaque plan exhale et exalte par le biais de plans d’une beauté et d’une tristesse mêlées époustouflantes, le temps semble suspendu mais derrière cette trompeuse sérénité (qui, finalement rappelle celle qui l’est tout autant du couvent d’ « Apparition ») se trouve un monde qui se délite, un monde en crise. Si cette sérénité contraste avec la vie qui grouille dans « ID » la détresse et la solitude sont finalement similaires.  Après « Eternity » de Sivaroj Kongsakul (Grand Prix du festival en  2011), le cinéma thaïlandais  prouve une nouvelle fois sa richesse mais aussi une lenteur, une vision du temps, une capacité à embrasser l’écoulement du temps et la beauté simple de la nature qui lui sont propres.

 L’autre prix du jury a été attribué à MAI RATIMA de YOO Ji-tae (Corée du Sud)

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 Le Coréen Yoo Ji-Tae  venu présenter son film à Deauville comme vous le verrez dans la vidéo ci-dessous est loin d’être inconnu du grand public puisqu'il interprétait le rôle mémorable du tyrannique Lee Woo-jin dans "Old boy" de Park Chan-wook.

"Mai Ratima" est donc son premier long-métrage. Le titre désigne une jeune femme d'origine thaïlandaise venue en Corée pour un mariage arrangé où elle est devenue le souffre-douleur de sa famille d'accueil. Alors que son beau-frère la frappe en pleine rue, un jeune homme, tout aussi perdu qu'elle, Soo-young, lui vient en aide. Ils s'enfuient ensemble et se réfugient à Séoul. Ils tombent amoureux l'un de l'autre mais la réalité va rapidement les séparer.

 Surprenant et courageux choix pour un acteur dont la vie est fort probablement à 100000 mieux de celle de ses protagonistes que de traiter cette histoire dramatiquement universelle tout comme la crise économique implicitement évoquée comme la cause de cette descente aux enfers. Ce film est à l'image de ses personnages principaux: plein de défauts et néanmoins attachant. Plein de défauts parce que Yoo Ji-tae s'amuse avec des mouvements de caméra parfois inutiles ou surlignés pour mettre en exergue l'égarement, la suffocation de Mai Ratima qu'il enferme aussi souvent dans son cadre comme elle l'est dans sa réalité sans issue, sans espoir. Plein de défauts parce que le jeu des comédiens dans les premières scènes est exagéré quand il devient plus subtil quand il se concentre sur Mai Ratima et Soo-young pour lesquels le réalisateur semble vouloir nous faire partager son empathie, et il y parvient d'ailleurs la plupart du temps. Plein de défauts encore parce qu'il ne semble pas assumer la fin (pourtant réussie) pour nous livrer un générique qui offre un dénouement alternatif mais fait finalement perdre toute sa force, redoutable, à celle qui précède. Malgré cela (et finalement à cause de tout cela), Yoo Ji-Tae parvient à nous intéresser à ses deux personnages égarés qui s'accrochent l'un à l'autre, à leur dérive désespérée, à leur déchirante séparation puis descente aux enfers. Si le titre porte le nom du personnage féminin principal, ce cas particulier n'en est pas moins universel. Tragiquement. Et c'es là toute la force de ce premier film, imparfait mais dont l'universalité peut difficilement laisser indifférent.

 Le jury de la critique composé de cinq journalistes a LE LOTUS AIR FRANCE - Prix de la Critique à TABOOR de Vahid VAKILIFAR (Iran)

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 Synopsis - Hypersensible aux ondes électromagnétiques qui l’entourent, un homme voit la température de son corps augmenter de jour en jour. Afin de se protéger, il s’est confectionné une combinaison en aluminium qu’il porte sous d’amples vêtements. Malgré son état physique, l’homme enfourche sa moto à la tombée de la nuit et rend visite à ses clients. Sa mission : désinsectiser les habitations. L’homme plonge chaque soir au coeur de la nuit, parcourant  tous les recoins de cette mégapole où le temps semble arrêté, où nulle trace du tumulte de la journée ne demeure. Tout en guettant l’aube, il est confronté aux intrigues de la nuit.

 Taboor (avec le film de clôture, « Piéta » de Kim Ki Duk, dont je vous parlerai également ultérieurement, Ours d’or au dernier Festival de Berlin) est sans doute le film qui a le plus décontenancé les spectateurs qui ont quitté la salle par vagues quand « The Weight », aussi sordide soit-il, curieusement n’a pas eu le même effet. Etrange société (cf ID…) dans laquelle la lenteur, l’opacité, l’hermétisme, la singularité effraient, décontenancent, découragent et suscitent plus le rejet qu’une atmosphère et des images glauques. Le premier (long) plan est d’une beauté et d’une singularité étranges et marquantes : un homme revêt une combinaison métallique dans une roulotte tapissée d’aluminium. La scène s’étire en longueur et nous laisse le temps d’appréhender la composition de l’image, d’une fascinante étrangeté, une fascinante étrangeté qui ne cessera ensuite de croître. Tout semble rare, dans ce film : les dialogues, les personnages…et même le scénario. Malgré tout, la fascination opère pour cet univers et ce personnage entre la science-fiction et une réalité métaphorique bien sûr impossible à traiter frontalement dans un pays soumis à la censure, la surveillance et l’oppression. Tout est à la fois banal et étrange, quotidien et irréel comme cette viande qui cuit longuement filmée (et qui aura fait fuir plus d’un spectateur) qui prend soudain un tout autre sens. Un film radical et « absurde » dans un pays dont l’Etat l’est lui-même au point sans doute de ne pas se reconnaître dans cet univers carcéral, répétitif, cloisonné, oppressant, dans cette société qui étouffe, déshumanise, condamne à l’isolement, au silence, à se protéger des « radiations », d’un ennemi invisible mais bel et bien là. Le temps s’étire (longs couloirs, tunnels, longs plans fixes) quand il est dicté par une force supérieure qui « irradie », invisible et redoutable, et réduit l’être humain à être cette machine silencieuse et désincarnée. Un film qui s’achève par un plan splendide d’un homme dans la lumière qui se détache de la ville et la surplombe loin de « la violence du monde extérieure » rappelant ainsi le beau discours du réalisateur avant la projection qui avait dédié le film à son père « qui a toujours su préserver sa belle nature de la violence du monde extérieur ».  Un film qui ne peut laisser indifférent, une qualité en soi. Un prix de la critique prévisible pour le film visuellement le plus inventif, opaque et radical, et malin.

 

 Prochains festivals à suivre sur mes blogs :

-Le Festival du Film Policier de Beaune (je vous en dirai prochainement davantage)

-Le Festival de Cannes

-Le Champs-Elysées Film Festival dont Inthemoodforfilmfestivals.com sera partenaire

-et…évidemment le Festival du Cinéma Américain de Deauville

Retrouvez toute l'actualité sur les 7 blogs/sites inthemood:

http://inthemoodforfilmfestivals.com , http://inthemoodlemag.com , http://inthemoodforcinema.com , http://inthemoodforcannes.com , http://inthemoodfordeauville.com , http://inthemodoforluxe.com, http://inthemoodforhotelsdeluxe.com

Pour toutes les informations sur le Festival du Film Asiatique de Deauville, retrouvez le site officiel du festival: http://deauvilleasia.com

11:19 Écrit par Sandra Mézière dans BILANS (FESTIVAL DU FILM ASIATIQUE) | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : deauville, cinéma, film, festival, asie | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | |  Imprimer | | Pin it! |

13/03/2013

Vidéo - Wong Kar Wai au Festival du Film Asiatique de Deauville 2013 (hommage)

10:27 Écrit par Sandra Mézière dans VIDEOS/ BANDES ANNONCES | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | |  Imprimer | | Pin it! |