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festival du film asiatique de deauville

  • Programme du Festival du Film Asiatique de Deauville 2014 : premières informations

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    Cette 16ème édition du Festival du Film Asiatique de Deauville aura lieu du 5 au 9 mars 2014. La présidente de son jury sera la réalisatrice Claire Denis

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    Vous pouvez retrouver toutes les informations sur le festival sur le site officiel du festival www.deauvilleasia.com, sur la page Facebook officielle et sur les comptes twitter officiels du festival ( @deauvilleasia @lpscinema). Vous pouvez par ailleurs d'ores et déjà acquérir vos pass, ici: http://badgecid.com

      Comme chaque année, je vous ferai vivre le festival en direct de l'ouverture à la clôture sur mes différents sites et principalement sur Inthemoodforfilmfestivals.com, Inthemoodfordeauville.com, Inthemoodlemag.com et Inthemoodforcinema.com mais aussi sur twitter (@moodforcinema, @moodfdeauville, @moodforfilmfest). Je vous informerai bien entendu de la programmation ici dès qu'elle sera dévoilée.

    Le 16e Festival du Film Asiatique de Deauville rendra hommage au réalisateur japonais Hideo Nakata, en sa présence, réalisateur des films cultes DARK WATER et RING. 

    A l’occasion de cet hommage, son nouveau film MONSTERZ sera projeté en avant-première mondiale, en sa présence.

     

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    Filmographie sélective (source: site officiel du Festival du Film Asiatique de Deauville) 
    2014 MONSTERZ
    2012 THE COMPLEX
    2010 TV SHOW
    2010 CHATROOM
    2008 DEATH NOTE : L CHANGE THE WORLD
    2007 KAIDAN
    2005 LE CERCLE - THE RING 2
    2002 DARK WATER
    2001 SADISTIC AND MASOCHISTIC documentaire
    2001 LAST SCENE
    2000 SLEEPING BRIDE
    2000 CHAOS
    1999 RING II
    1999 LE CERVEAU DE VERRE

    Le Festival du Film Asiatique de Deauville 2014 rendra également hommage  à TSAI MING-LIANG. En sa présence, sera projeté le film "Les Chiens errants" Lion d’Argent au Festival de Venise (en collaboration avec La Cinémathèque française ).

     

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    Filmographie sélective ( source: site officiel du Festival du Film Asiatique de Deauville)

    2014 VOYAGE EN OCCIDENT
    2013 LES CHIENS ERRANTS
    2009 VISAGE
    2007 I DON'T WANT TO SLEEP ALONE
    2005 LA SAVEUR DE LA PASTÈQUE
    2003 GOOD BYE, DRAGON INN
    2001 ET LÀ-BAS, QUELLE HEURE EST-IL ?
    1999 THE HOLE
    1997 LA RIVIÈRE
    1994 VIVE L'AMOUR
    1992 LES REBELLES DU DIEU NÉON

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    Après cet aperçu sur l'édition 2014, je vous propose un petit retour sur l'édition 2013, l'occasion aussi pour moi de vous parler de mon amour inconditionnel pour ce festival et la ville qui l'accueille.

    En bas de page, vous trouverez également le concours qui vous permettra de remporter vos pass pour le Festival. Quelques réponses aux questions du concours pourraient bien se trouver parmi les lignes à venir...

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    L'an passé, un soleil insolent irradiait les planches tandis que, au CID, les spectateurs effectuaient une plongée dans la noirceur d’une société asiatique souvent oppressée par une crise décidément bel et bien mondiale, du moins pour ce qui concernait les films en compétition qui ne furent pas moins passionnants justement parce qu’ils mettaient en lumière cette face sombre et souvent ignorée ou en tout cas masquée par d’autres (ir)réalités.

    Vous pourrez retrouver mon compte rendu complet et détaillé du Festival du Film Asiatique de Deauville 2013 en cliquant ici.

     Parmi ces films qui mettaient en lumière une face sombre de l'Asie à l'image des trois exemples très différents cités ci-dessous, il y eut notamment le film philippin « APPARITION »  de Vincent SANDOVAL qui a reçu le prix du public, un film qui se déroule dans un lieu en apparence hors du temps, un récit tragiquement universel sur la barbarie, la lâcheté, l’oppression.  Un cri dans le silence, vibrant, notamment grâce à des interprètes exceptionnelles et une réalisation maîtrisée qui joue habilement du clair obscur, de la blancheur et de la noirceur, un défi relevé en 8 jours seulement.

    Le grand prix décerné à "I.D" de Kamal K.M était une plongée dans l’envers du décor de Bollywood et de l’Inde mais surtout le reflet pertinent d’une société mondialisée (et car mondialisée) individualiste.  

     Le prix de la Critique, décerné à TABOOR de Vahid VAKILIFAR (Iran) était non moins sombre et passionnant même s'il avait décontenancé les spectateurs. Je me souviens encore de son premier (long) plan d’une beauté et d’une singularité étranges et marquantes : un homme revêt une combinaison métallique dans une roulotte tapissée d’aluminium. La scène s’étire en longueur et nous laisse le temps d’appréhender la composition de l’image, d’une fascinante étrangeté, une fascinante étrangeté qui ne cessera ensuite de croître. Tout semble rare, dans ce film : les dialogues, les personnages…et même le scénario. Malgré tout, la fascination opère pour cet univers et ce personnage entre la science-fiction et une réalité métaphorique bien sûr impossible à traiter frontalement dans un pays soumis à la censure, la surveillance et l’oppression. Tout est à la fois banal et étrange, quotidien et irréel comme cette viande qui cuit longuement filmée (et qui aura fait fuir plus d’un spectateur) qui prend soudain un tout autre sens. Un film radical et « absurde » dans un pays dont l’Etat l’est lui-même au point sans doute de ne pas se reconnaître dans cet univers carcéral, répétitif, cloisonné, oppressant, dans cette société qui étouffe, déshumanise, condamne à l’isolement, au silence, à se protéger des « radiations », d’un ennemi invisible mais bel et bien là. Le temps s’étire (longs couloirs, tunnels, longs plans fixes) quand il est dicté par une force supérieure qui « irradie », invisible et redoutable, et réduit l’être humain à être cette machine silencieuse et désincarnée. Un film qui s’achève par un plan splendide d’un homme dans la lumière qui se détache de la ville et la surplombe loin de « la violence du monde extérieure » rappelant ainsi le beau discours du réalisateur avant la projection qui avait dédié le film à son père « qui a toujours su préserver sa belle nature de la violence du monde extérieur ».  Un film qui ne peut laisser indifférent, une qualité en soi. Un prix de la critique prévisible pour le film visuellement le plus inventif, opaque et radical, et malin.

    Vous pourrez retrouver la suite de mon compte rendu de l'édition 2013 du Festival du Film Asiatique de Deauville en cliquant ici.

     

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    9 films étaient ainsi l'an passé projetés dans le cadre de la compétition et autant de regards, d’univers différents que de nationalités malgré cette noirceur commune et un instructif voyage dans la société, la culture et le cinéma asiatiques. Seuls, égarés, broyés par la crise, la solitude, oppressés, perdus dans la multitude, les personnages des films de cette compétition étaient tous en errance sous ou en quête d’ une identité et d’un ailleurs souvent inaccessible.

    L'édition 2013 fut aussi marquée par deux hommages et par la venue de deux grands cinéastes: Wong Kar Wai et Sono Sion (comme vous le verrez sur mes vidéos ci-dessous).

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    Le plus beau film de cette édition 2013 fut pour moi "The Land of hope" de Sono Sion, d'ailleurs même pour moi le plus beau film de l'année 2013 toutes nationalités et catégories confondues, un film dont la beauté mélancolique et poétique fait écho à celle de Deauville qui ne cessera jamais de me surprendre et ravir. Un film porté par un cri de révolte et l’énergie du désespoir, plus efficace que n’importe quelle campagne anti-nucléaire et surtout l’œuvre d’un poète, un nouveau cri d’espoir vibrant et déchirant qui s’achève sur un seul espoir, l’amour entre deux êtres, et une lancinante litanie d’un pas, qui, comme l’Histoire, les erreurs et la détermination de l’Homme, se répètent, inlassablement. Un film d’une beauté désenchantée, d’un romantisme désespéré (cette scène où le couple de vieux paysans danse au milieu du chaos est à la fois terriblement douce et violente, sublime et horrible, en tout cas bouleversante), d’un lyrisme et d’une poésie tragiques avec des paraboles magnifiquement dramatiques comme cet arbre -et donc la vie- qui s’embrasent mais aussi un travail sur le son d’une précision et efficacité redoutables. Vous pourrez retrouver la critique complète de ce film que je vous recommande plus que vivement dans le compte rendu précité.

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    Si j'aime le cinéma asiatique, j'aime aussi passionnément la ville qui lui sert de décor et sa douce mélancolie qui lui fait judicieusement écho. Je ne connais pas d’endroits, ou si peu, dont la beauté soit aussi agréablement versatile, dont les couleurs et la luminosité lui procurent une telle hétérogénéité de visages. Oui, Deauville a mille visages. Loin de l’image de 21ème arrondissement de Paris à laquelle on tendrait à la réduire (qu’elle est aussi, certes), ce qui m’y enchante et ensorcelle se situe ailleurs : dans ce sentiment exaltant que procurent sa mélancolie étrangement éclatante et sa nostalgie paradoxalement joyeuse. Mélange finalement harmonieux de discrétion et de tonitruance. Tant de couleurs, de visages, de sentiments que j’éprouve la sensation de la redécouvrir à chaque fois. Bien sûr, je la préfère très tôt le matin, mystérieuse, presque déserte, qui émerge peu à peu des brumes et de l’obscurité nocturnes, dans une âpre luminosité qui se fait de plus en plus évidente, incontestable et enfin éblouissante. Ou le soir, quand le soleil décline et la teinte de couleurs rougeoyantes, d’un ciel incendiaire d’une beauté insaisissable et improbable et que je m’y laisse aller à des rêveries et des espoirs insensés. A l’image des êtres les plus intéressants, Deauville ne se découvre pas forcément au premier regard mais se mérite et se dévoile récompensant le promeneur de sa beauté incendiaire et ravageuse aux heures les plus solitaires, avec des couleurs aux frontières de l’abstraction, tantôt oniriques, tantôt presque inquiétantes.

     Mais plutôt que d'effectuer une nouvelle déclaration d'amour à Deauville je vous propose quelques liens à ce sujet:

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    -Mon article sur "Une journée idéale à Deauville" avec de nombreux bons plans et bonnes adresses (dont les quelques phrases ci-dessus sont extraites)

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    -Mon recueil de 13 nouvelles romantiques et cruelles sur le cinéma "Ombres parallèles" publié à compte d'éditeur aux Editions Numeriklivres qui comprend plusieurs nouvelles qui se déroulent à Deauville, ville à laquelle la couverture rend d'ailleurs hommage. Un roman qui vous pouvez acquérir directement en cliquant ici mais aussi sur fnac.com, chapitre.com, Amazon, iBookstore Apple, Numeriklire.net, Cultura, Google play etc.

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    Image ci-dessus, Ouest-France de septembre 2013

     

    org7.jpg-Mon roman "Les Orgueilleux" qui a pour cadre le Festival du Cinéma Américain de Deauville et qui est aussi une déclaration d'amour à Deauville, également publié à compte d'éditeur aux Editions Numeriklivres et que vous pouvez acquérir directement en cliquant là (j'en profite pour vous dire qu'il fait partie du Calendrier de l'Après de mon éditeur et est à 1,49 € au lieu de 4,99€ jusqu'à fin janvier) mais aussi sur fnac.com, chapitre.com, Amazon, iBookstore Apple, Numeriklire.net, Cultura, Google play etc . Vous pouvez aussi retrouver mon interview à ce sujet dans le magazine "L'ENA hors les murs" (magazine des anciens élèves de l'ENA) en cliquant ici.

    Le roman et le recueil de nouvelles font partie de la collection e-LIRE de mon éditeur Numeriklivres défini par celui-ci comme "un écrin pour des bijoux littéraires" et j'en profite pour vous annoncer que j'aurai l'honneur d'être sur le stand de mon éditeur au Salon du Livre de Paris 2014 avec ces deux ouvrages.

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    Le Festival du Film Asiatique de Deauville 2014 se déroulera comme chaque année au CID de Deauville (cf photo ci-dessous).

     

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    CONCOURS

    Cette année comme les années précédentes, 16 pass sont en jeu. Ils seront ainsi répartis

    1er et 2ème prix: 4 pass (1 pour le 6, 1 pour le 7, 1 pour le 8, 1 pour le 9)

    3ème et 4ème prix: 2 pass (1 pour le 8, 1 pour le 9)

    5ème et 6ème prix : 2 pass (1 pour le 6, 1 pour le 7)

    soit 6 gagnants qui se répartiront les 16 pass.

    Vous pouvez participer jusqu'au 25 février 2014 à minuit. Vos réponses sont à envoyer à inthemoodforfilmfestivals@gmail.com avec, pour intitulé de votre email "Concours Festival du Film Asiatique de Deauville 2014". N'oubliez pas de me communiquer vos coordonnées (nom, prénom, email, numéro de téléphone). Les gagnants seuls seront contactés, par email après le 25 février.  Pour faire partie des heureux gagnants, répondez correctement aux 10 questions suivantes. Les réponses ont toutes un lien avec Deauville et/ou le cinéma asiatique et/ou le Festival du Film Asiatique de Deauville. Bonne chance à tous!

    1. Donnez-moi le titre du film dont est extraite l'image ci-dessous.

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    2. Citez le précèdent film du réalisateur du film dont est extraite l'image ci-dessous.

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    3. Quel est le rapport entre le film dont est extraite l'image ci-dessous et un des films primés au Festival du Film Asiatique de Deauville 2013.

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    4. De l'affiche de quelle édition du Festival du Film Asiatique de Deauville est découpée l'image ci-dessous?

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    5. De quel film est extraite l'image ci-dessous?

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    6. Comment se nomme le film dont est extraite l'image ci-dessous?

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    7. 2 indices pour découvrir un film. Quel est ce film?

    -Primé au Festival du Film Asiatique de Deauville.

    -En se référant au titre du film, Woody Allen aurait pu dire, pour paraphraser une citation qu'il affectionne... "..., c'est long, surtout vers la fin".

    8. Qui a reçu le nouveau prix créé lors du Festival du Film Asiatique de Deauville de l'an passé?

    9. En quelle année le Festival de Deauville a-t-il rendu hommage à ce cinéaste?

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    10. Que représente le Festival du Film Asiatique de Deauville pour vous?

  • Hommage à Brillante Mendoza: l'intégrale

    Le Festival rendra également hommage, en sa présence, à l'un des cinéastes émergents les plus doués et les plus prolifiques du moment : le cinéaste philippin BRILLANTE Ma. MENDOZA.

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    Né le 30 juillet 1960 à San Fernando aux Philippines, Brillante Ma. Mendoza étudie la publicité à l'université de Santo Tomas à Manille, puis entame une carrière de décorateur pour le cinéma, la télévision, le théâtre et la publicité. Son travail est particulièrement remarqué sur les films philippins tels que « Flirting with Temptation » (1986), « Private Show » (1986), « Olongapo » (1987), « The Great American Dream » (1987) et bien d'autres. Brillante Ma. Mendoza devient ensuite l'une des figures marquantes de la publicité philippine et travaille comme décorateur sur de nombreux films publicitaires de grandes sociétés internationales telles que San Miguel Brewery, Asia Brewery, McDonald's, Procter & Gamble et Unilever. Il est naturellement amené à rencontrer des responsables politiques et certains grands noms de l'industrie philippine. En 2005, Brillante Ma. Mendoza fonde la société de production indépendante Centerstage Productions et réalise « Masahista », son premier long métrage. Le film traite de l'homosexualité, un sujet sensible aux Philippines, et remporte le Léopard d'Or de la Vidéo au festival de Locarno, le prix du public au festival de Turin et le prix Interfaith au festival de Brisbane en 2006. Ses films suivants seront tous primés dans les festivals internationaux. Son deuxième long métrage, « Kaleldo », un portrait d'une famille philippine après une éruption volcanique, obtient en 2007 le prix Netpac au festival de Jeonju en Corée du Sud et la comédienne Cherry Pie Picache remporte le prix de la meilleure actrice au festival de Durban. « Manoro », un film documentaire sur un enseignant d'une école primaire, remporte en 2006 le prix CinemAvenir au festival de Turin et les prix du meilleur film et du meilleur réalisateur au festival CinéManille. « John John », une plongée émouvante dans les bidonvilles de Manille, est présenté à la Quinzaine des Réalisateurs en 2007. L'actrice principale Cherry Pie Picache remporte également le prix de la meilleure actrice au festival de New Dehli. « Tirador », entièrement tourné caméra à l'épaule dans les rues de Manille, reçoit notamment le prix du jury au festival de Marrakech 2007, le prix Caliagi au festival de Berlin 2008 et le prix du meilleur film et du meilleur réalisateur au festival de Singapour 2008. « Serbis », une coproduction entre les Philippines et la France racontant la vie quotidienne des occupants d'un cinéma diffusant des films pornographiques, marque le grand retour du cinéma philippin en compétition au festival de Cannes en 2008 après plus de vingt ans d'absence. Brillante Ma. Mendoza obtient l'année dernière avec « Kinatay », la descente aux enfers d'un jeune étudiant en criminologie, le prix de la mise en  scène au festival de Cannes. « Lola », son dernier film à ce jour, est présenté l'année dernière en compétition au festival de Venise et remporte le prix du Meilleur Film au Festival de Dubaï. « Lola » sortira sur les écrans français le 5 mai 2010.

    A l'occasion de cet hommage, le Festival projettera l'intégralité de son oeuvre :

    MASAHISTA (The Masseur) (2005)

    De Brillante Ma. MENDOZA

    Avec Coco Martin, Jaclyn Jose, Alan Paule, Katherine Luna

    Iliac travaille comme masseur dans un salon où les soins dispensés se terminent en acte sexuel avec les clients. Alors qu'il se prépare à faire le deuil de son père, il rencontre un écrivain.

    KALELDO (Summer Heat) (2006)

    De Brillante Ma. MENDOZA

    Avec Johnny Delgado, Cherry Pie Picache, Juliana Palermo, Angel Aquino, Alan Paule

    Dix ans après l'éruption du Mont Pinatubo, un homme veuf et amer tente d'élever seul ses trois filles avec une main de fer : Grace, Lourdes et Jesusa.

    MANORO (The Teacher) (2006)

    De Brillante Ma. MENDOZA

    Documentaire

    A la veille d'une élection présidentielle, Jonalyn, une fillette de treize ans, tente de convaincre son entourage d'aller voter.

    FOSTER CHILD (John John) (2007)

    De Brillante Ma. MENDOZA

    Avec Cherry Pie Picache, Eugene Domingo, Jiro Manio, Dan Manio

    Thelma élève des enfants abandonnés avant leur adoption. Lorsqu'elle apprend que John John, le dernier enfant qu'elle garde, va être adopté, chaque moment avec lui devient de plus en plus précieux.

    TIRADOR (Slingshot) (2007)

    De Brillante Ma. MENDOZA

    Avec Jiro Manio, Kristofer King, Coco Martin, Nathan Lopez, Jaclyn Jose

    Lors de la Semaine sainte qui marque aussi le début de la campagne pour les élections nationales, un groupe de « tiradors » - de l'argot local pour désigner des voleurs à la petite semaine - essaye de survivre tant bien que mal.

    Source: dossier de presse du Festival

    Autres articles à ne pas manquer sur les blogs "in the mood" en ce moment:

    Récapitulatif et critiques de meilleurs films du Festival de Cannes 2009

    "La Rafle" (critique du film et vidéos de la réalisatrice Rose Bosch) : au-delà du cinéma

    Vidéos inédites de Marion Cotillard aux César 2010 et en Lady Dior

  • Bilan du Festival du Film Asiatique de Deauville 2008 (suite et fin) : en attendant septembre et le 34ème Festival du Cinéma Américain…

    740985291.jpgJe vous l’écrivais dès dimanche soir en direct de Deauville : c’est le film coréen  « With a girl of black soil » qui a remporté le grand prix (Lotus d’or) ainsi que le prix de la critique internationale (Lotus Air France). Un film sombre dans sa mise en scène comme dans son sujet, poignant, qui économise les dialogues, un film tout en retenue, réaliste dans sa forme (avec un style quasi documentaire), un film qui reflète la réalité sociale de son pays. Ces caractéristiques se retrouvent  ainsi dans la quasi-totalité des films en compétition, de surcroît des premiers films pour 8 d’entre eux.  Elles se retrouvent d’ailleurs également dans les deux autres films lauréats : « Wonderful town » et « Flower in the pocket », récompensés du prix du jury ex aequo.

    « Flower in the pocket » met ainsi en scène de998218804.jpgux jeunes frères, en Malaisie, dont le père, anéanti par la mort (ou le départ, rien n’est dit à ce sujet) de son épouse, ne s’occupe plus, bien qu’habitant avec eux. Ils sont livrés à eux-mêmes et la première partie du film se déroule d’ailleurs en l’absence du  père nous laissant ignorer son existence. Les rôles sont inversés : les enfants préparent à manger à leur père, adoptent un chiot abandonné, allégorie de leur propre solitude et abandon. Le père et les enfants ne font que se croiser sans échanger un mot (le père parle d’ailleurs très peu, enfermé dans sa douleur et son mutisme). Là encore,  comme dans la plupart des films en compétition de cette édition 2008, le cinéaste recourt à une économie de dialogues. Malgré la rudesse de leurs conditions de vie, malgré le sujet pesant, ce film est empreint d’une légèreté paradoxalement profonde, jalonné de scènes attendrissantes entre les deux enfants qui ne semblent d’ailleurs pas souffrir de la situation. La souffrance est surtout celle du père, aveuglé par celle-ci, dévoré par son passé comme lui-même en dévorera la photo qui en est le témoignage. Et puis, en silence, doucement, en réalisant que ses fils ont su faire ce à quoi lui n’est pas parvenu (faire abstraction de leur manque pour s’occuper de « quelqu’un d’autre », en l’occurrence un animal, mais aussi en s’occupant l’un de l’autre), en les découvrant malades, il va enfin  devenir présent. Le dernier plan nous les montre ensemble dans un véhicule avançant, allant symboliquement vers l’avant, regardant dans la même direction, et cette fois le père n’est plus enfermé dans sa douleur mais enfermé avec ses enfants, s’ouvrant ainsi à eux et au monde. Ensemble, vraiment, enfin. Un film drôle (les deux enfants sont d'une malice et d'une ingénuité particulièrement touchantes), attendrissant, réaliste. En espérant que ce film sortira en salles, je vous laisse découvrir l’explication du titre qui résume toute sa drôlerie tendre. Un film qui, à l’image de la plupart de ceux de cette compétition 2008, s’inspire à la fois du cinéma britannique (pour son aspect social)et du néoréalisme italien tout en conservant la lenteur propre au cinéma asiatique.

    Il est particulièrement frappant de voir que 7 films en compétition sur 11 mettent en scène des enfants livrés à eux-mêmes, ou en tout cas des enfants dont on souligne la grande solitude, voire l’opposition à l’autorité parentale. Des films ancrés dans la réalité, moins langoureux ou poétiques que ce à quoi le cinéma asiatique nous a habitués et quand ils le sont encore (comme dans le très beau « Keeping watch »), l’issue n’en est pas moins fatale et la réalité pas moins âpre. Cette solitude, cet égarement sont peut-être le symbole d’une Asie écartelée entre tradition (paternité) et modernité  (apport du monde extérieur), une Asie qui cherche son identité dans la mondialisation, alors aliénante. Espérons vraiment qu’elle ne la perdra pas, que le cinéma asiatique conservera (et je pense surtout au cinéma coréen vers lequel va ma préférence) la poésie savoureuse,  la lenteur languissante,  la beauté formelle allégorique, les sublimes silences qui le caractérisent et l’enrichissent, tout comme ce festival, cette traversée sombre et éclairante d’un continent encore pour moi mystérieux et non moins fascinant, m’a enrichie. Malgré le temps exécrable qui a raréfié les promenades, le dépaysement et le voyage étaient donc au rendez-vous, et même si l’affluence semblait moins importante que les années passées, la programmation n’en était pas moins de très bonne qualité, prouvant la modernité et l’inventivité du cinéma asiatique.

    J’en profite également pour vous recommander deux excellents blogs de passionnées, que j’ai le plaisir de connaître, consacrés à ce Festival du Film Asiatique 2008 : La Plume et l’Image et Cinemaniac à Deauville.

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    Statuettes asiatiques au Village Asia
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    Manifestation (...de 3 personnes:-)) pour le Tibet sous le ciel sombre de Deauville

    Je vous donne d’ores et déjà rendez-vous sur « In the mood for Deauville » pour le prochain Festival du Cinéma Américain de Deauville qui se déroulera du 5 au 14 septembre 2008 et où je serai bien entendu, comme chaque année, pour vous en faire un compte-rendu aussi exhaustif que possible, à l’image de celui de l’an passé dont vous pouvez retrouvez tous les articles sur ce blog. Tout au long de l’année, jusqu’en septembre, retrouvez également sur ce blog toutes les informations concernant ce 34ème Festival du Cinéma Américain que je ne manquerai pas de vous livrer. En attendant, je vous invite à faire part de vos attentes et vos questions concernant ce Festival du Cinéma Américain de Deauville 2008, dans les commentaires ci-dessous.

     Pour suivre le reste de l’actualité cinématographique, je vous donne rendez-vous sur mon blog « In the mood for cinema », et sur « In the mood for Cannes », pour toute l’actualité du Festival de Cannes 2008.

    Sandra.M
  • Première journée de compétition du Festival du Film Asiatique de Deauville 2008

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    Ce jeudi débutait la compétition officielle avec au programme un film coréen, un film taïwanais et un  film japonais. Le film coréen, un premier film intitulé « Beautiful » est une idée originale de Kim Ki-Duk, pourtant très éloignée de la poésie enchanteresse de « Printemps, automne, hiver et printemps » et « Locataires ». L’idée en elle-même (voir pitch ci-dessous dans la note consacrée aux films en compétition) était plutôt prometteuse mais la réalisation se révèle plate et insignifiante alors que justement avec un tel sujet il aurait été intéressant d’établir un parallèle ou au contraire un contraste entre le fond et la forme. Il semblerait plutôt que le réalisateur, Juhn Jaihong, se soit acharné à créer un contraste des plus saisissants entre le titre et le traitement de l’idée originale tant l’image de l’homme, de l’Homme aussi, y est lugubre, simpliste, nauséeuse,  caricaturale, irréversible (terme employé à dessein, mais au moins, le film éponyme présentait une tentative d’originalité dans sa construction). Il est de, rares, sujets qui s’accommodent mal du second degré, transformant l’humour noir en  plaisanterie vaine et sinistre, c’est le cas de ce « Beautiful » au titre délibérément ironique, voire cynique, (la jeune femme qui se fait violer est accusée par la police d’agresser avec sa beauté et donc d’être responsable, le policier qui semble un moment vouloir la protéger adopte bientôt le même comportement obsessionnel que le violeur) au regard du contenu du film. Le discours à peine esquissé et finalement passant au second degré sur le rapport au corps : la volonté de le nier puis de l’exhiber, aurait pourtant pu être intéressant, mieux et vraiment traité.  Un film qui tend vers un seul objectif : déranger le spectateur, n’être pas politiquement correct,  avec tellement d’obstination ostensible qu’il en devient ridicule. Son esthétique finale de jeu vidéo renforce cette impression, sans davantage sembler être au service d’un propos. N’est pas Gus Van Sant qui veut…

     

     
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    Heureusement le film suivant, un film taïwanais intitulé « Keeping watch», également un premier film réalisé par une jeune femme, Fen Fen Cheng, aux antipodes du précédent, est une sorte de conte poétique sur l’histoire d’amour entre une jeune fille abandonnée par sa mère, qui vit seule avec son père et qui travaille à réparer des montres et un jeune homme  atteint d’un dédoublement de la personnalité qui se fait passer pour un ami d’enfance dont elle apprend bientôt qu’il a en réalité « disparu ». Si dans le premier cas, le titre résumait toute la vacuité du film, ici il est le témoignage de la densité et la polysémie de ce film dans lequel on répare les montres  et on voudrait retenir le temps, dans lequel on crie son nom pour se sentir exister et pour donner du poids à son âme, dans lequel les couleurs pastels et acidulées des aquarelles  qui créent des transitions entre différentes séquences, soulignent  la distance entre la réalité et sa perception. Au contraire de son sujet, c’est un film tendre et lumineux, dans lequel on ne meurt pas mais disparaît, dans lequel les âmes s’envolent et reviennent, une valse allégorique qui fait danser les regrets et les sentiments, une bouleversante et exquise esquisse. Un scénario et un montage habiles au service d’un film dont la douceur du rythme et des couleurs contraste avec la force de son sujet  et de son dénouement : allégorique et poignant. Mon premier coup de cœur de ce festival.

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    Quant au film japonais intitulé « Funuke show some love, you losers » de Yoshida Daihachi : si ses deux heures s’avèrent interminables, ses petites touches d’humour qui, à défaut de nous faire rire, font parfois sourire, l’interprétation remarquable de Sato Eriko, et l’esthétique plutôt réussie inspirée des mangas les rendent néanmoins supportables.

     

    La soirée s’est terminée par un double hommage : le premier a été consacré au compositeur japonais Joe Hisaïshi (« Porco Rosso », « Sonatine », « Hana Bi,  « Le petit poucet », « Le mecano de la général », « Le soleil se lève aussi »…). Le second hommage a été consacré à un autre Japonais : le célèbre et remarquable comédien Kôji Yakusho dont vous ignorez peut-être le nom mais avez certainement eu l’occasion d’admirer l’une de ses compositions. C’est notamment lui qui jouait dans « L’Anguille » d’Imamura, palme d’or au Festival de Cannes en 1997. De nombreux films dans lesquels il a joué ont ensuite été sélectionnés dans des festivals internationaux comme « Eureka » d’Aoyama (2000) ou « De l’eau tiède sous un pont rouge » de nouveau signé par Imamura, en 2001. Vous avez également pu le voir dans « Babel » (un film dont je vous avais longuement parlé lors du Festival de Cannes 2006, un film pour lequel Alejandro Gonzalez Inarritu a remporté le prix du meilleur réalisateur).

    -Voir vidéos et photos des hommages dans l’article ci-dessous.

    A suivre : Je vous parle bientôt de mes deux autres coups de cœur de la compétition : « The red awn » du Chinois Cai Shangjun et surtout « With a girl of black soil » du coréen Jeon Soo-il dont il ne serait pas étonnant qu’il figure au palmarès…

  • Retenir le temps...

    Hier a commencé la compétition officielle et à l’image du titre d’un des films en sélection j’aimerais pouvoir retenir le temps. A défaut, je vous livre le récit en images de la journée d’hier dont vous pourrez lire mes critiques et commentaires demain… En attendant je vous recommande vivement « Keeping watch », l’aquarelle poétique et philosophique de Fen Fen Cheng…et vous recommande de fuir le nauséeux, simpliste, et insignifiant  « Beautiful », de Juhn Jaihong (pourtant sur une idée « originale » de Kim Ki Duk). Plus de détails bientôt…
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  • Ouverture et hommage à Im Kwon-Taek : l’ivresse cinématographique et poétique

    10 ans déjà. 10 ans que Deauville et le cinéma  ont ouvert une troisième page du livre de leur histoire : après « Un homme et femme » qui l’a à jamais immortalisée, après le Festival du Cinéma Américain dont ce sera cette année les 34 ans qui l’a auréolée d’un prestige hollywoodien, le Festival Asiatique créé il y a 10 ans nous embarque dans son ailleurs poétique, lyrique, lénifiant, exaltant aussi. Là et un peu ailleurs.  Dans un monde chatoyant et dépaysant. Grisée un peu déjà. Ne vous méprenez pas : grisée de l’air revigorant de Deauville qui exhale tant de souvenirs et en promet tant d’autres, grisée de cinéma, grisée de poésie, grisée de l’Asie fascinante et envoûtante. Ivre de cinéma et de poésie comme d’autres le sont de «  femmes et de peintures ». Im Kwon Taek justement qui, avec le film éponyme, « Ivre de femmes et de peintures » obtenait le prix du meilleur réalisateur au Festival de Cannes 2002, après avoir été, deux ans auparavant, le premier réalisateur coréen en compétition avec « Le chant de la fidèle  Chunhyang ». En 2005, il a reçu un ours d’or d’honneur au Festival de Berlin et l’année précédente, « La pègre » était sélectionnée au Festival de Venise. C’est donc tout naturellement que ce 10ème festival de Deauville placé sous le signe de l’enthousiasme et de l’exception a décidé de lui rendre hommage en projetant le 100ème film de ce réalisateur particulièrement prolifique (et ce n’est pas le seul cinéaste coréen à avoir cette particularité…). Après le discours du maire de Deauville Philippe Augier tout juste réélu, et après la remise de la médaille de la ville de Deauville puis de son trophée, Im  Kwon-taek nous a embarqués avec lui « beyond the years ».  D’abord il faut que l’ouïe et le regard s’habituent, constamment sollicités par les bruits stridents, les images frénétiques du « là », puis nous goûtons peu à peu à la musique douce, lente, poétique de l’ « ailleurs »,  de ce cinéma qui nous donne le sentiment du don d’ubiquité : là et ailleurs donc. Ailleurs avec Dong-ho,  le beau-fils de ce maître de chant traditionnel qui lui a appris le tambour. Il a été élevé avec la fille adoptive du maître de chant, Song-hwa qui a appris son art devenant  une « chanteuse de Pansori » (d’ailleurs titre d’un autre film d’Im Kwon Taek), chant accompagné au tambour qui ressemble à une complainte mélancolique. Las des exigences de son père adoptif, le fils décide de s’enfuir, laissant sa sœur  à laquelle il était lié par une très tendre complicité. Celle-ci va alors devenir aveugle suite à un « médicament » administré par son père. Pour la retenir et l’emprisonner dans sa dépendance et l’obscurité ? Parce qu’on dit que la voix des aveugles devient encore plus belle et ainsi pour la voir réaliser le rêve auquel lui-même n’a pu accéder ? Sans doute un peu des deux. En partant, Dong-ho a abandonné la musique, sa demi-sœur qu’il aime en secret et son père. Par-delà les années, grâce à un montage limpide et astucieux, à travers les récits judicieusement entremêlés de Dong-ho et d’un ami d’enfance également amoureux de Song-hwa, nous suivons l’histoire de Dong-ho, ses élans impulsifs et sa retenue,  sa réconciliation avec lui-même, la musique, son père. L’émotion n’est jamais forcée ou fracassante mais toujours sous-jacente, susurrée plutôt que proclamée (si ce n’est dans les chants passionnés de la jeune femme). Par la pureté et la majesté des paysages en écho à celle de Song-hwa, par la visite d’une maison qui en dit plus long qu’une lettre d’amour, par deux pieds d’enfant qui se frôlent à peine, par un pied dévoilé qui se couvre pudiquement, réminiscence de ce souvenir d’enfance, Im Kwon-taek a le don d’en montrer si peu et d’en dire tellement. Il a l’ivresse discrète et non moins communicative. Je suis ressortie de ce film, chancelante, éblouie par la lumière criarde du jour, de la réalité, encore dans cet ailleurs presque palpable où par la force d’un amour intemporel et insensé, des routes deviennent des océans qui réunissent au-delà des années, de la distance, où deux oiseaux blancs métaphoriques, épris de liberté, immortels s’envolent ensemble au son du tambour et d’une voix exaltée.  Et moi, un peu avec eux…