22.09.2008
Le bilan du 34ème Festival du Cinéma Américain de Deauville
Il y a une semaine déjà s’achevait le 34ème Festival du Cinéma Américain de Deauville. Il ne m’en fallait pas moins pour prendre du recul sur ce qu’est invariablement un festival de cinéma, celui-ci en particulier : une tornade émotionnelle dont le tourbillon fascinant, parfois dévastateur mais non moins majestueux, vous emporte et vous laisse bousculé, étourdi, heureux et épuisé, régénéré et mélancolique, un peu changé et riche de paradoxes comme ce festival sait si bien les exhaler et concilier. Cette 34ème édition n’a pas dérogé à la règle même si pour beaucoup ce fut un « petit festival ». Pour moi, au bout de quinze années (et cette année n’était certainement pas la dernière…) je le trouve toujours aussi riche et passionnant, et il me fait toujours vivre des moments, de vie et de cinéma, exaltants et ineffables, souvent même improbables.
Cette édition fut en effet probablement moins festive et son générique moins spectaculaire que celui de l’an passé mais contrairement à un certain nombre de festivaliers j’ai trouvé sa compétition particulièrement riche et variée, et une nouvelle fois Deauville, à travers sa programmation, a effectué une radiographie particulièrement instructive de l’Amérique contemporaine. Deauville était ainsi cette année avant tout la vitrine du cinéma indépendant (comme en témoignait d’ailleurs aussi son hommage à l’actrice Parker Posey) et peut-être un peu moins la vitrine des blockbusters à venir...quoique…
Cela avait pourtant commencé en fanfare sur un air joliment suranné et naïf d’Abba, avec un film enchanté et enchanteur, mené par une Meryl Streep à l’enthousiasme communicatif (voir ma critique sur http://www.inthemoodfordeauville.com ). Une légèreté plutôt bannie de la compétition ancrée dans les problèmes de l’Amérique contemporaine, en particulier liés à l’enfance et à l’adolescence, symboles d’une Amérique qui n’arrive plus à grandir, à trouver une lueur d’espoir alors que ses enfants se font tuer en Irak, une Amérique engluée dans un présent inextricable, terrassant rêves et utopies.
L’Irak, c’était d’ailleurs le sujet hors champ de mon grand favori de cette compétition 2008, oublié de la compétition « American son » ou l’histoire d’un Marine de 19 ans qui tombe amoureux juste avant d’être envoyé en Irak. La guerre est hors champ et pourtant omniprésente et rend d’autant plus poignante cette histoire d’amour a priori banale mais sur laquelle pèse une épée de Damoclès. A travers le portrait de ce jeune homme comme tant d’autres, le réalisateur Neil Abramson personnifie et humanise ces soldats envoyés en Irak et sans jamais vraiment aborder le sujet de front crée une des dénonciations les plus efficaces de la guerre, de cette guerre qui broie des innocents, implique ces fils américains dans un combat qui les dépasse, un combat parfois aussi pour échapper à la banalité de leur existence ou même la délinquance. Certains ont trouvé l’histoire d’amour banale, naïve mais c’est justement cette banalité et cette naïveté qui exacerbent la profondeur et la dureté de ce qui suit, de cet inéluctable départ à la guerre, la réalité et le poids de son choix. Nous suivons ce jeune Marine et avec lui éprouvons l’impitoyable compte à rebours avant la fin de l’innocence de ce fils américain comme tant d’autres qui, en 96 heures, va devenir adulte. Finalement beaucoup plus efficace que « Dans la vallée d’Elah » projeté l’an passé, pourtant si démonstratif.
Mon deuxième coup de cœur de la compétition dont je vous ai déjà parlé c’est « Gardens of the night » un film pudique, sensible, magistralement traité sans complaisance ni voyeurisme (prix de la critique internationale qui récompense un film pour ses qualités artistiques) sur un sujet particulièrement délicat dont le traitement aurait pu s’avérer scabreux. Un film dont la réalisation témoigne d’un grand savoir-faire et a fait vibrer une poignante note d’espoir chez les festivaliers… Un film qui a fait l’unanimité. (voir ma critique sur http://www.inthemoodfordeauville.com )
Le prix de la révélation Cartier et le prix du jury ont été dévolus à mon troisième favori : « Ballast » de Lance Hammer, portrait particulièrement sensible de trois êtres (dont un adolescent, encore) que la mort du frère jumeau de l’un d’entre eux (et père de l’adolescent) va bouleverser. La lenteur lancinante et prenante, la morosité presque fascinante des paysages : tout contribue à nous faire éprouver leur lente réconciliation avec eux-mêmes et l’existence avec une judicieuse économie de mise en scène et d’emphase. (les acteurs sont par ailleurs des non professionnels). Un film d’une efficacité et d’un réalisme bluffant.
Tous les autres films ou presque de cette compétition évoquaient d’ailleurs une enfance ou une adolescence meurtrie, désarçonnée, égarée, douloureuse, des personnages fragiles, un pénible passage à l’âge adulte :
- une régression infantile dans le mésestimé « Momma’s man » de Azazel Jacob (ou comment au lieu de rentrer chez lui auprès de sa femme et de son nouveau-né un trentenaire trouve une excuse fallacieuse pour rester chez ses parents)
- les adolescents surdoués et non moins en crise du très conventionnel et télévisuel « Smart people » avec lesquels leur père taciturne depuis la mort de leur mère n’arrive plus à communiquer
- le contexte douloureux et âpre d’un premier amour dans « Snow Angels »
- l’éveil à la sexualité, le rapport au corps, le racisme dans « Towelhead » d’Alan Ball (scénariste de « American Beauty » et créateur de la série « Six feet under »), un film faussement subversif, réellement malsain sous prétexte d’éviter tout manichéisme (auquel il n’échappe pourtant pas dans le personnage de la jeune fille) et toute morale bien pensante : cela aurait pu être intéressant traité avec un peu plus de délicatesse
- la quête insoluble du père dans « All god’s children can dance »
- la fascination fatale pour la violence des adolescents dans un prestigieux pensionnat de la Côte Est dans « Afterschool ».
- les péripéties de deux sœurs (dans « Sunshine cleaning ») qui décident de créer une société de nettoyage de scènes de crime et cicatrisent ainsi leur blessure d’enfance : le suicide de leur mère. Par l’heureux producteur de « Little miss sunshine » dont sunshine et le ton décalé sont les deux seuls points communs avec ce film-ci, le premier n’arrivant scénaristiquement pas à la hauteur du second.
Et enfin « The visitor » de Tom McCarthy qui échappe semble-t-il à cette classification, le Grand Prix de cette édition 2008, le seul film de cette compétition que j’ai manqué (mais vous pourrez retrouver ma critique dès sa sortie en salles, le 29 octobre 2008, sur www.inthemoodforcinema.com ) et qui raconte comment un vieux professeur solitaire retrouve goût à la vie quand il découvre chez lui des squatteurs, un Syrien et une Sénégalaise victimes d’un escroc.
Carole Bouquet, la présidente du jury de cette 34ème édition, plutôt avare d’explications sur les raisons des choix du jury, lors de la remise des prix, a simplement déclaré « Nous aurions voulu mettre d’autres films et metteurs en scène à l’honneur mais c’est le jeu ». Zoe Cassavetes, présidente du jury Cartier, quant à elle a déclaré : « la sélection nous a montrés des films très différents avec malgré tout une similarité, celle de la provocation et l’honnêteté » ajoutant « Nous avons une élection en novembre qui va nous permettre de redistribuer les cartes du rêve, de la culture et de la paix ». Zoe Cassavetes n’est pas la seule à placer tous ses espoirs en Obama puisque le réalisateur de « Ballast », en recevant son prix, a également déclaré « Notre pays est dans un état lamentable et ça me gêne beaucoup, c’est pourquoi je crois au pouvoir de l’art qui peut vraiment changer les choses. Pour cela nous avons un véritable espoir à saisir et il s’appelle Barack Obama. »
Le rêve, l’onirisme étaient donc définitivement évincés de cette compétition 2008 même si dans certains émergeaient une (très faible) lueur d’espoir. Comme si le cinéma enserré dans une réalité sombre ne pouvait et ne devait y échapper mais au contraire la mettre en lumière : une lumière bien crue et blafarde le plus souvent.
En allait-il autrement des Premières ? Il est vrai que cette année, pour mon plus grand plaisir, tous les genres ou presque étaient représentés : du western avec le second film en tant que réalisateur d’ Ed Harris « Appaloosa » à la comédie romantique avec le très efficace « Coup de foudre à Rhode Island » de Peter Hedges, à la comédie d’action avec « Max la menace » de Peter Segal en passant par le thriller suffocant avec « Harcelés » de Neil La Bute, la comédie grinçante à suspense avec le très réussi « Married life », le film de guerre engagé avec « Miracle à Santa Anna » de Spike Lee, le film inclassable avec « Meurtres à l’Empire State Building » de William Karel, le film politique sous forme de « fiction documentaire » avec « Recount », le mélo improbable avec « The Yellow handkerchief » de Udayan Passad…
Parmi ces 10 jours si intenses et forcément trop courts, je retiendrai :
-la passion communicative et l’engagement infaillible de Spike Lee lors de son hommage mais aussi à travers son dernier film projeté en Première : le magnifique et lyrique « Miracle à Santa Anna » (voir ma critique sur http://www.inthemoodfordeauville.com )
-l’émotion d’Ed Harris lors de son hommage ("Quand j'exprime ce qu'il y a au fond de mon coeur, je m'émeus moi-même, désolé! Je ne me sens jamais autant en vie que lorsque je joue. Je suis un homme extrêmement chanceux. Au mois de novembre, je fêterai mes vingt-cinq ans de mariage avec mon épouse, l'actrice Amy Madigan. Son amour, son soutien, son encouragement et sa passion pour la vérité m'apportent une stabilité constante, la joie et m'inspirent tous les jours.") et le plaisir de retrouver un western classique qui respecte magistralement les codes du genre avec en prime une ode à l’amitié, beaucoup d’humour et évidemment des Indiens, des paysages majestueux…, et cette envie de « laisser le temps au temps » à l’image de l’époque à laquelle se déroule le film. Dommage juste que le « méchant » incarné par Jeremy Irons ait un rôle si plat, voire inexistant. « Appaloosa » du nom d’un petit village du Mexique, à la fin du 19ème. Sortie en salles le premier octobre : je vous en reparlerai à cette occasion sur www.inthemoodforcinema.com . Me voilà presque prête à rejoindre « l’IAFT » l’Immense Amicale de vos Fans Tricolores, pour reprendre l’expression du président fondateur du festival Lionel Chouchan !
- la magie intemporelle du cinéma avec mon coup de cœur de ce festival 2009 : « Meurtres à l’Empire State Building » de William Karel, une œuvre inclassable d’une inventivité visuelle et scénaristique incroyable, un hommage drôle, palpitant et émouvant au film noir américain et à toutes ses figures mythiques
-la modestie, l’enthousiasme de Juliette Binoche lors de la conférence de presse de « Coup de foudre à Rhode Island » , une comédie romantique dans laquelle elle irradie et excelle (de même que Steve Carell), un genre dans lequel on aimerait les voir l’un et l’autre plus souvent (un film actuellement à l’affiche que je recommande à tous les amateurs du genre qui, s’il ne le renouvelle pas, en respecte les règles avec beaucoup de talent et utilise avec ingéniosité ceux, multiples, de ses interprètes principaux)
-Steve Carell, encore, aussi efficace dans la comédie romantique « Coup de foudre à Rhode Island » que dans la comédie d’action : le très réussi « Max la menace » (une comédie d’action aux scènes d’action aussi impressionnantes, enfin presque, que dans un James Bond, et au scénario qui tient la route et se suit avec jubilation)
-la palpitante épopée électorale de « Recount » (que je n’espère pas prémonitoire pour cette élection 2008…)
-la très réussie première œuvre d’Helen Hunt en tant que réalisatrice « Une histoire de famille » qui fait beaucoup penser à Woody Allen, mêlant humour, émotion, profondeur avec beaucoup d’habileté, brassant de nombreux thèmes avec le même intérêt, dressant des portraits de personnages exubérants, attachants, fragile, humaines et débutant par une citation juive que je vous laisse découvrir qui prend toute sa signification à la fin. Un premier film étonnamment maîtrisé, drôle et poignant.
-le galimatias d’André Halimi lors de la remise du prix littéraire à François Forestier (si quelqu’un a la traduction, je suis preneuse…)
-la disponibilité de Viggo Mortensen et son indissociable drapeau de l’équipe de San Lorenzo
-le percutant, courageux et nécessaire « Johnny Mad Dog », prix Michel d’Ornano 2008 pour son réalisateur Jean-Stéphane Sauvaire, sur les enfants soldats et son utilisation intelligente du hors champ
-Des regards aussi : ceux, bleutés et perçants, de Ed Harris et Viggo Mortensen, ou celui, terrifiant, de Samuel L.Jackson lors d’une conférence de presse où il a particulièrement économisé son sourire si bien que le soir même le voir dans « Lakeview terrace » où il interprète un policier raciste était d’autant plus crédible et terrifiant !
-la causticité et le cynisme réjouissant de « Married life »
-la polémique suscitée par « The girl next door » de Gregory Wilson (que je n’ai pas vu), un film qui a tellement heurté les festivaliers que son réalisateur a dû être accompagné de 4 gardes du corps pendant toute la fin de sa présence à Deauville
-les étourderies attendrissantes et la gentillesse de la présentatrice Gennie Godula (qui aura consolé les admirateurs de Sir Didier Allouche)
-la richesse, la noirceur, la diversité des films en compétition
-l’intransigeance de certains spectateurs et « journalistes » qui peut-être devraient retourner à Appaloosa au 19ème et, comme le préconise Ed Harris donner eux aussi le temps au temps , le temps aussi d’admettre que leur avis n’est que l’expression d’une subjectivité faillible (comme le mien sur ce blog) et non l’expression d’une vérité objective infaillible qui ne tolère aucune tentative d’objection
-le regret de n’avoir pas eu le temps de profiter des Nuits Américaines ( des projections de classiques du cinéma américain 24H sur 24H)
- de belles rencontres professionnelles et de drôles de hasards et coïncidences à la Lelouch (d’ailleurs absent cette année ?)
-les musiques d’Abba qui n’ont cessé de résonner dans le CID lors de l’ouverture, entre les séances toute la semaine… et même dans « Max la menace » et qui résonnent encore dans ma pauvre tête endolorie de festivalière traumatisée
-l’absence regrettée de Canal plus (presque) compensée par le fameux et incontournable lounge Orange
-les couleurs changeantes des Planches et des festivaliers à fleur de peau, finalement pareillement chatoyantes
- la gentillesse des équipes de France 3
-les facéties d’Edouard Baer à chacune de ses apparitions
-les charismatiques et francophiles présences de William Hurt et John Malkovich
…
Et tant d’émotions viscérales, de souvenirs contrastés, d’images bigarrées, d’instants magiques, de rencontres ou retrouvailles passionnantes et/ou impromptues que ces quelques lignes ne sauraient retranscrire et que j’aurai tout juste assez d’une année pour digérer d’ici la 35ème édition du Festival du Cinéma Américain de Deauville que vous pourrez évidemment suivre sur « In the mood for Deauville » après avoir suivi le Festival de Cannes sur http://inthemoodforcannes.hautetfort.com , et, dès maintenant, de nombreux autres événements cinématographiques sur www.inthemoodforcinema.com . En attendant, n’hésitez pas à livrer vos commentaires sur cette édition 2008 du Festival du Cinéma Américain de Deauville…et n’oubliez surtout pas de plonger « in the mood for cinema » !
Sur http://www.inthemoodfordeauville.com retrouvez de nombreuses photos et vidéos inédites et mes critiques de film de ce 34ème Festival du Cinéma Américain.
PALMARES COMPLET DE CE 34ème FESTIVAL DU CINEMA AMERICAIN DE DEAUVILLE
Grand prix
« The Visitor » de Thomas McCarthy
Prix du jury
« Ballast » de Lance Hammer
Prix de la Révélation Cartier
« Ballast » de Lance Hammer
Prix de la critique internationale
« Gardens of the night » de Damian Harris
Prix Michel d'Ornano
Jean-Stephane Sauvaire (“Johnny Mad Dog”)

20:53 Écrit par Sandra Mézière dans BILANS (FESTIVAL DU CINEMA AMERICAIN ) | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, deauville, festival du cinéma américain, ed harris, viggo mortensen, carole bouquet, edouard baer |
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14.08.2008
Les hommages du 34ème Festival du Cinéma Américain de Deauville
Pour la 34ème édition de ce Festival du Cinéma Américain de Deauville, 4 hommages sont programmés:
-Une intégrale du réalisateur, scénariste, producteur, comédien Spike Lee (La Cinémathèque française rendra également hommage à Spike Lee du 3 au 28 septembre 2008)
-Un hommage à la comédienne Parker Posey
-Un hommage au comédien, réalisateur, producteur, scénariste Ed Harris
-Un hommage au réalisateur Mitchell Leisen (Une rétrospective Mitchell Leisen aura lieu à la Cinémathèque française du 27 août au 2 novembre 2008)
Filmographie sélective de Spike Lee
Réalisateur
1986 SHE’S GOTTA HAVE IT (Nola Darling n’en fait qu’à sa tête)*
1988 SCHOOL DAZE *
1989 DO THE RIGHT THING *
1990 MO’ BETTER BLUES *
1991 JUNGLE FEVER *
1992 MALCOLM X *
1994 CROOKLYN *
1995 CLOCKERS *
1996 GIRL 6
GET ON THE BUS
1997 4 LITTLE GIRLS (documentaire)
1998 HE GOT GAME *
1999 SUMMER OF SAM *
2000 BAMBOOZLED (The Very Black Show) *
THE ORIGINAL KINGS OF COMEDY (documentaire)
2002 25TH HOUR (la 25ème heure)
JIM BROWN: ALL AMERICAN (documentaire)
2004 SHE HATE ME *
2005 ALL THE INVISIBLE CHILDREN (Segment JESUS CHILDREN OF AMERICA)
2006 INSIDE MAN (Inside Man, l’homme de l’intérieur)
WHEN THE LEVEES BROKE : A REQUIEM IN FOUR ACTS (documentaire télévision)
2007 MIRACLE AT ST. ANNA (Miracle à Santa Anna)
* également scénariste
Filmographie sélective de Parker Posey
Comédienne
1993 CONEHEADS de Steve Barron
DAZED AND CONFUSED (Génération Rebelle) de Richard Linklater
1994 AMATEUR de Hal Hartley
SLEEP WITH ME de Rory Kelly
MIXED NUTS de Nora Ephron
1995 PARTY GIRL de Daisy Von Scherler Mayer
DRUNKS de Peter Cohn
FLIRT de Hal Hartley
KICKING AND SCREAMING de Noah Baumbach
THE DOOM GENERATION (Doom Generation) de Greg Araki
1996 THE DAYTRIPPERS (En route vers Manhattan) de Greg Mottola
BASQUIAT de Julian Schnabel
WAITING FOR GUFFMAN de Christopher Guest
SUBURBIA de Richard Linklater
1997 THE HOUSE OF YES de Mark Waters
CLOCKWATCHERS de Jill Sprecher
HENRY FOOL de Hal Hartley
1998 WHAT RATS DON’T DO de Alastair Reid
YOU’VE GOT MAIL (Vous avez un mess@ge) de Nora Ephron
THE MISADVENTURES OF MARGARET (Les folies de Margaret) de Brian Skeet
1999 THE VENICE PROJECT de Robert Dornhelm
2000 SCREAM 3 de Wes Craven
BEST IN SHOW (Bêtes de Scène) de Christopher Guest
2001 JOSIE AND THE PUSSYCATS (Josie et les Pussycats) de Henry Elfont & Deborah Kaplan
THE ANNIVERSARY PARTY de Alan Cumming & Jennifer Jason Leigh
2001 PERSONAL VELOCITY : THREE PORTRAITS de Rebecca Miller
THE SWEETEST THING (Allumeuses!) de Roger Krumble
2002 THE EVENT de Thom Fitzgerald
A MIGHTY WIND de Christopher Guest
2004 LAWS OF ATTRACTION (Une affaire de Coeur) de Peter Howitt
BLADE: TRINITY de David S. Goyer
2005 ADAM & STEEVE de Craig Chester
2006 THE OH IN OHIO de Billy Kent
SUPERMAN RETURNS de Bryan Singer
FOR YOUR CONSIDERATION de Christopher Guest
FAY GRIM de Hal Hartley
2007 BROKEN ENGLISH de Zoe Cassavetes
2008 THE EYE de David Moreau & Xavier Palud
Filmographie sélective de Ed Harris
Comédien
1978 COMA (Morts suspectes) de Michael Crichton
1980 BORDERLINE (Chicanos, chasseur de têtes) de Jerrold Freedman
1981 DREAM ON de Ed Harker
KNIGHTRIDERS de George A.Romero
1982 CREEPSHOW de George A.Romero
1983 UNDER FIRE de Roger Spottiswoode
THE RIGHT STUFF (L’étoffe des héros) de Philip Kaufman
1984 SWING SHIFT de Jonathan Demme
PLACES IN THE HEART (Les saisons du coeur) de Robert Benton
A FLASH OF GREEN de Victor Nunez
1985 ALAMO BAY de Louis Malle
CODE NAME: EMERALD de Jonathan Sanger
SWEET DREAMS de Karel Reisz
1987 WALKER de Alex Cox
1988 TO KILL A PRIEST (Le complot) de Agnieszka Holland
1989 JACKNIFE de David Hugh Jones
THE ABYSS (Abyss) de James Cameron
1990 STATE OF GRACE (Les anges de la nuit) de Phil Joanou
1991 PARIS TROUT (Rage) de Stephen Gyllenhaal
1992 GLENGARRY GLEN ROSS (Glengarry) de James Foley
1993 THE FIRM (La firme) de Sydney Pollack
NEEDFUL THINGS (Le bazar de l’épouvante) de Fraser Clarke Heston
1994 CHINA MOON (Lune rouge) de John Bailey
MILK MONEY (La surprise) de Richard Benjamin
1995 JUST CAUSE (Juste cause) de Arne Glimcher
APOLLO 13 de Ron Howard
1995 NIXON de Oliver Stone
1996 EYE FOR AN EYE (Au-delà des lois) de John Schlesinger
THE ROCK (Rock) de Michael Bay
1997 ABSOLUTE POWER (Les pleins pouvoirs) de Clint Eastwood
1998 THE TRUMAN SHOW de Peter Weir
STEPMOM (Ma meilleure ennemie) de Chris Columbus
1999 THE THIRD MIRACLE (Au coeur du miracle) de Agnieszka Holland
2000 WAKING THE DEAD (Le fantôme de Sarah Williams) de Keith Gordon
THE PRIME GIG (Coup monté) de Gregory Mosher
POLLOCK de Ed Harris
2001 ENEMY AT THE GATES (Stalingrad) de Jean-Jacques Annaud
BUFFALO SOLDIERS de Gregor Jordan
A BEAUTIFUL MIND (Un homme d’exception) de Ron Howard
2002 THE HOURS de Stephen Daldry
2003 MASKED AND ANONYMOUS de Larry Charles
THE HUMAN STAIN (La couleur du mensonge) de Robert Benton
RADIO de Michael Tollin
2005 A HISTORY OF VIOLENCE de David Cronenberg
WINTER PASSING de Adam Rapp
2006 COPYING BEETHOVEN d’Agnieszka Holland
2007 GONE BABY GONE de Ben Affleck
CLEANER de Renny Harlin
NATIONAL TREASURE: BOOK OF SECRETS (Benjamin Gates et le livre des secrets)
de Jon Turteltaub
2008 TOUCHING HOME de Logan Miller
APPALOOSA de Ed Harris
Filmographie sélective de Mitchell Leisen:
Réalisateur
1933 CRADLE SONG
1934 DEATH TAKES A HOLIDAY (Trois jours chez les vivants)
MURDER AT THE VANITIES
BEHOLD MY WIFE
1935 FOUR HOURS TO KILL!
HANDS ACROSS THE TABLE (Jeux de mains)
1936 THIRTEEN HOURS BY AIR
THE BIG BROADCAST OF 1937
1937 SWING HIGH, SWING LOW
EASY LIVING
1938 THE BIG BROADCAST OF 1938
ARTISTS AND MODELS ABROAD
1939 MIDNIGHT
1940 REMEMBER THE NIGHT
ARISE MY LOVE
1941 I WANTED WINGS
HOLD BACK THE DAWN (Par la porte d’or)
1942 THE LADY IS WILLING (Madame veut un bébé)
TAKE A LETTER, DARLING (Mon secrétaire travaille la nuit)
1943 NO TIME FOR LOVE (La Dangereuse aventure)
1944 LADY IN THE DARK (Les Nuits ensorcelées)
FRENCHMAN’S CREEK (L’Aventure vient de la mer)
PRACTICALLY YOURS
1945 KITTY (La Duchesse des bas-fonds)
MASQUERADE IN MEXICO
1946 TO EACH HIS OWN (A chacun son destin)
1947 SUDDENLY, IT’S SPRING
GOLDEN EARRINGS (Les Anneaux d’or)
1948 DREAM GIRL
1949 BRIDE OF VENGEANCE
SONG OF SURRENDER
1950 NO MAN OF HER OWN (Chaînes du destin)
CAPTAIN CAREY, U.S.A. (Le Dénonciateur)
1951 THE MATING SEASON
DARLING, HOW COULD YOU!
1952 YOUNG MAN WITH IDEAS
1953 TONIGHT WE SING (Les Plus grandes vedettes du monde)
1955 BEDEVILLED
1957 THE GIRL MOST LIKE
19:08 Écrit par Sandra Mézière dans HOMMAGES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, festival du cinéma américain de deauville, hommages, spike lee, parker posey, ed harris, mitchell leisen |
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Les Premières du 34ème Festival du Cinéma Américain de Deauville
Vous trouverez ci-dessous les pitchs des 14 films (sans compter les films d'ouverture et de clôture auxquels je consacrerai prochainement un article) projetés en Première de ce 34ème Festival du Cinéma Américain de Deauville avec notamment "L'échange" de Clint Eastwood, en compétition lors du dernier Festival de Cannes. Retrouvez ci-dessus, prochainement mon article consacré à ce film .
APPALOOSA de Ed Harris
Avec Viggo Mortensen, Renée Zellweger, Jeremy Irons, Ed Harris
Pitch: Etats-Unis, 19ème siècle. Virgil Cole est désigné comme le nouveau marshall d'une ville dirigée par Randall Bragg, propriétaire de ranch, qui sème la terreur. Ce dernier vient de tuer l'ancien marshall et le député de la ville. Arrêté par Cole et jugé, il est condamné à mort par pendaison, mais réussit à s'échapper au dernier moment. S'enchaîne alors une coursepoursuite entre les deux hommes.
DAN IN REAL LIFE (Coup de foudre à Rhode Island) de Peter Hedges
Avec Juliette Binoche, Steve Carell, Dane Cook, Emily Blunt, Dianne Wiest
Pitch: Dan, un père veuf et célibataire, est persuadé qu'il ne retrouvera jamais l'amour. Jusqu'au jour où il rencontre Marie dans une librairie et en tombe follement amoureux. Mais cette dernière se trouve être la petite amie de son frère…
GET SMART (Max la Menace) de Peter Segal
Avec Steve Carell, Anne Hathaway, Alan Arkin, Dwayne Johnson, Terence Stamp, James Caan
Pïtch: Après l’attaque du QG de l'agence de renseignement Contrôle, l'identité de ses agents est compromise et le Chef n'a d'autre choix que de promouvoir son analyste le plus zélé : Max. Bien que Max rêve depuis toujours d’assister le légendaire Superagent 23, le Chef lui choisit pour partenaire l'Agent 99, aussi belle qu'aguerrie, dont la couverture n'a jamais été compromise.
HELLBOY II: THE GOLDEN ARMY (Hellboy II : Les légions d’or maudites) de Guillermo del Toro
avec Ron Perlman, Selma Blair, Doug Jones, Jeffrey Tambor, Luke Goss, John Hurt
Pitch:Après qu’une ancienne trêve établie entre le genre humain et le royaume invisible des créatures fantastiques ait été rompue, l’Enfer sur Terre est prêt à émerger. Un chef impitoyable qui règne sur le royaume d’en dessous, renie ses origines et réveille une menace sans précédent : une armée de créatures que personne ne peut arrêter. Maintenant, il est temps pour Hellboy, le super héros le plus indestructible et le plus cornu de la planète, de combattre un dictateur sans pitié et ses légions.
IDIOTS AND ANGELS (Des idiots et des anges) de Bill Plympton – Film d’animation
Pitch: Angel est un homme égoïste et sans principes qui s’éveille un matin avec des ailes dans le dos. Il s’efforce de les dissimuler mais les autres clients du bar où il a ses habitudes vont finir par percer son secret…
LAKEVIEW TERRACE de Neil La Bute
Avec Samuel L. Jackson, Patrick Wilson, Kerry Washington, Jay Hernandez
Pitch: Le rêve d'un jeune couple venant d'emménager dans la maison idéale vire rapidement au cauchemar à cause d'un voisin raciste…
LARS AND THE REAL GIRL (Une fiancée pas comme les autres) de Craig Gillespie
Avec Ryan Gosling, Emily Mortimer, Paul Schneider, Kelli Garner, Patricia Clarkson
Pitch: Timide et introverti, Lars vit seul dans le garage aménagé de son frère Gus et de sa bellesoeur Karin. Quand il leur annonce qu’il a enfin rencontré une jeune fille sur Internet et qu’elle va bientôt lui rendre visite, Gus et Karin sont soulagés et très impatients de faire sa connaissance. Leur surprise est grande lorsque Lars leur présente très officiellement Bianca, poupée en silicone grandeur nature qu’il considère comme une vraie femme…
MARRIED LIFE de Ira Sachs
Avec Pierce Brosnan, Chris Cooper, Patricia Clarkson, Rachel McAdams
Pitch: Harry aime tellement son épouse Pat qu’il est prêt à la tuer plutôt que de la faire souffrir en lui annonçant qu’il la quitte pour une autre. Harry vit actuellement le grand amour avec Kay, une femme beaucoup plus jeune que lui. Mais son meilleur ami Richard n’est pas insensible aux charmes de Kay…
MIRACLE AT SANTA ANNA (Miracle à Santa Anna) de Spike Lee
Avec Derek Luke, John Turturro, Michael Ealy, Laz Alonso, Omar Benson Miller
Pitch: Durant la Seconde Guerre mondiale, une escouade composée exclusivement de soldats Noirs américains est laissée dernière les lignes ennemies et trouve refuge dans un village isolé des montagnes toscanes.
RECOUNT de Jay Roach
Avec Kevin Spacey, Bob Balaban, Ed Begley Jr., Laura Dern, John Hurt, Denis Leary
Pitch: Comme les deux candidats à l’élection présidentielle américaine de 2000 - George W. Bush et Al Gore - semblent arriver à égalité en Floride, la décision est prise de recompter les bulletins de vote. Alors que la Cour Suprême s’empare de l’affaire, le républicain James Baker et le démocrate Ron Klain vont tout faire pour gagner les faveurs du public.
THE CHANGELING (L’échange) de Clint Eastwood
Avec Angelina Jolie, John Malkovich, Jeffrey Donovan, Michael Kelly, Jason Butler Harner, Devon Conti
Pitch: Los Angeles, 1928. Un matin, Christine dit au revoir à son fils Walter et part au travail. Quand elle rentre à la maison, celui-ci a disparu. Une recherche effrénée s’ensuit et, quelques mois plus tard, un garçon de neuf ans affirmant être Walter lui est restitué. Christine le ramène chez elle mais au fond d’elle, elle sait qu’il n’est pas son fils…
THE GIRL NEXT DOOR de Gregory Wilson
Avec Blythe Auffarth, Daniel Manche, Blanche Baker, Graham Patrick Martin
Pitch:1958. Dans une banlieue paisible, deux soeurs sont placées chez leur tante après le décès de leurs parents. Cette dernière, mentalement instable, va s’occuper d’eux à sa manière ...
THE LIFE BEFORE HER EYES (La vie devant ses yeux) de Vadim Perelman
Avec Uma Thurman, Evan Rachel Wood, Eva Amurri, Gabrielle Brennan
Pitch: Diana, professeur de beaux-arts à l’université, mariée et mère d’une fille de huit ans, a tout pour être heureuse. Mais l’ombre d’une tragédie vécue lorsqu’elle était étudiante l’obsède encore. A l’époque, elle et son amie Maureen étaient ensemble lorsqu’un de leurs camarades armé a déclenché une fusillade dans leur école et fait de nombreux morts…
THE WACKNESS de Jonathan Levine
Avec Sir Ben Kingsley, Josh Peck, Famke Janssen, Olivia Thirlby, Mary-Kate Olsen
Pitch: New York, été 1994. Giuliani vient d’être élu et la ville vibre au son du Hip Hop. Les cours sont terminés mais Luc, le dealer d’herbe officiel du lycée, se sent hors-cadre : pas de potes, toujours puceau, des parents endettés et l’entrée à l’université dans deux mois. D’ou son idée d’échanger de l’herbe contre des séances de psychothérapie avec le docteur Squires qu’il vient de rencontrer.
11:49 Écrit par Sandra Mézière dans PREMIERES (Festival du Cinéma Américain ) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, deauville, festival du cinéma américain, ed harris, clint eastwood, l'échange, angelina jolie |
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