10.03.2010

En direct du Festival du Film Asiatique de Deauville 2010: Deauville irrémédiablement...

festivaldeauville20102.jpgEt c'est reparti... Pour la 25ème fois, je vais séjourner à Deauville pour l'un de ces festivals. Deauville où chaque lieu ou presque évoque désormais pour moi un souvenir, suscite une réminiscence. Deauville associée à tellement de pages tournées, gravées, noircies; à de belles et constantes amitiés; à des moments inoubliables et même irréels; et à une douce et exaltante mélancolie.

 Deauville où, malgré tout, je retourne, chaque fois, irrémédiablement, avec la réconfortante certitude que de nouveaux souvenirs s'ajouteront à tous ceux déjà engrangés. Deauville tellement liée à ma passion pour le cinéma, ses prémisses autant que son exacerbation; où les dédales de mon existence ont pris un autre chemin et finissent toujours par me ramener: aujourd'hui encore. Et c'est toujours la même fébrilité, le même enthousiasme à la veille de nouvelles découvertes et pérégrinations cinématographiques.

 Même si je suis allée moins régulièrement au Festival du Film Asiatique qu'au Festival du Cinéma Américain (dont je n'ai pas manqué une édition depuis 17 ans), j'y retourne néanmoins désormais chaque année depuis ma participation à son jury de cinéphiles de 2005 (qui n'existe d'ailleurs malheureusement plus). 

  J'essaierai de vous faire un compte rendu de cette première journée de festival (première pour moi seulement puisque l'ouverture a eu lieu hier soir avec l'hommage à Brillante Ma. Mendoza et la projection de "Lola") ce soir même si je ne vous garantis rien, ayant l'habitude que le tourbillon festivalier  m'emporte et bouscule mes bonnes résolutions. Quoiqu'il arrive vous pourrez lire mon compte rendu ici, même avec un petit décalage temporel!

 Alors rendez-vous (dans la mesure du possible) dans la journée "in the mood for Deauville"! Mes articles seront publiés à la fois sur "In the mood for cinema" et sur "In the mood for Deauville " (sur lequel vous pourrez de surcroît trouver tous les renseignements pratiques pour assister au festival).

23:09 Ecrit par Sandra.M dans EDITORIAUX | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, deauville, festival du film asiatique 2010 | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

17.09.2009

Mon bilan du 35ème Festival du Cinéma Américain de Deauville

blogdeauville504.jpgAlors que, déjà,  avec leur voracité inextinguible,  les médias sont passés à une autre actualité que celle du Festival de Deauville, dans un calme assourdissant et nécessaire (mais heureusement très temporaire) pour  les appréhender avec recul et mesure, je me replonge dans mes souvenirs de ces 10 journées deauvillaises pour vous faire part de mon bilan de cette édition 2009 du Festival du Cinéma Américain.
 La veille de l'ouverture, je m'interrogeais ainsi pour savoir ce que serait pour moi le film de ce 35ème anniversaire, s'il serait « palpitant, déroutant, décevant, inquiétant, émouvant, inénarrable, envoûtant, anecdotique, inoubliable, sans l'ombre d'un nuage... » .  Alors ?
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Devant le CID, merci à ma photographe de "La cité des arts"

Nostalgique et joyeuse, décevante et agréable, mélancolique et ensoleillée...et initiatique... : voilà ce que fut pour moi cette édition 2009. Sans doute trouverez-vous tout cela contradictoire et antithétique à l'image de ce qu'est ce festival et de ce que sont et ont toujours été mes journées dans le cadre de celui-ci.

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Arrivée des voitures officielles sur le tapis rouge- Séance du soir-
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Nostalgique parce que, forcément, au bout de 16 années de pérégrinations deauvillaises... et plus de 160 jours de présence rien que pour ce Festival du Cinéma Américain, il est très difficile de rivaliser avec tant de souvenirs, de rencontres, de films mémorables, idéalisés peut-être aussi par le prisme de l'imagination et de la mémoire ;  parce que Deauville c'est pour moi plus qu'un festival, c'est le lieu de l'exacerbation de ma passion dévorante pour le cinéma ; c'est le lieu de la  danse endiablée et  déconcertante entre le cinéma et ma réalité ; c'est le lieu qui a vu éclore, renaître et se fracasser tant de mes illusions ; c'est le lieu où dix jours en paraissent cent et un seul à la fois ; c'est le lieu qui, à jamais, aura une place particulière dans mon existence, quitte à avoir des réactions épidermiques et à défendre ce festival comme si je l'avais enfanté même si, cette année, j'ai un instant renié ma progéniture  en songeant à  délaisser  Deauville pour Venise l'an prochain, je pense que l'attachement filial ou en tout cas sentimental sera finalement toujours plus fort.

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L'actrice Mira Sorvino et  le réalisateur John Gunn présentent le poignant "Like Dandelion Dust"

Joyeuse parce que, forcément, comme chaque festival, celui-ci a engendré son lot de rencontres cinématographiques et humaines, de découvertes filmiques, d'instants hors du temps, de moments insolites et inattendus, et cette sensation à la fois rassurante et violente que cela durerait éternellement, qu'il était possible de vivre indéfiniment au rythme des projections.

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L'hommage aux "ZAZ" (Zucker-Abrahams-Zucker) par Dany Boon

Décevante parce que ce n'est plus un secret pour personne : cette édition 2009 n'a pas été à la hauteur de ce qu'aurait pu être un 35ème anniversaire et de ce que furent ses 25ème et 30ème anniversaires sans parler de sa mémorable 33ème édition. A la décharge des organisateurs, les 20% de recettes de partenaires en moins et la crise économique y sont certainement pour beaucoup. Les invités de la Mostra n'ont ainsi pas prolongé leurs séjours pour venir à Deauville, notamment Matt Damon qui, il y a deux ans, avait honoré les deux festivals de sa présence (soi-disant absent pour cause de rentrée des classes cette année). Les nombreuses stars présentes dans les films sélectionnés n'ont ainsi le plus souvent pas fait le déplacement et même les équipes des films en compétition habituellement présentes. A l'exception des deux derniers jours, avec notamment la venue d'Harrison Ford, le festival n'a pas connu son effervescence coutumière  pas plus que le village du festival déserté par les partenaires officiels (par exemple Narciso Rodriguez présent l'an passé, ayant pourtant signé pour un partenariat de trois ans, avait rompu son contrat avec le festival). Le festival a néanmoins attiré 50000 festivaliers (selon les organisateurs). Excuse des organisateurs face à l'absence d'avant-première évènementielle comme Deauville en a connu tant ou argument pour se singulariser : le festival se présente désormais avant tout comme vitrine du cinéma indépendant américain dans la lignée de son alter ego, Sundance. Espérons aussi que le festival renouvèlera les Nuits Américaines 24H/24H comme les deux premières années et non uniquement à partir de 22h comme cette année. Espérons aussi qu'il rétablira les séances en deuxième partie de soirée.

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Conférence de presse de Robin Wright Penn pour "The Private lives of Pippa Lee"
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Conférence de presse d'Harrison Ford
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Raymond de Felitta, Andy Garcia et Dominik Garcia-Lorido, conférence de presse de "City Island"
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Meryl Streep, conférence de presse de "Julie et Julia"
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Stanley Tucci, conférence de presse de "Julie et Julia"
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Rachel Mac Adams et Eric Bana lors de la conférence de presse de "The time traveler's wife"

Agréable parce que malgré tout, même si le cru 2009 ne résiste pas à la comparaison avec ses éditions précédentes, il nous a réservé de beaux moments parmi lesquels les présences de deux habitués du festival : la pétillante  Meryl Streep (incroyable -mais cela devient un pléonasme- dans le film d'ouverture « Julie et Julia ») et Harrison Ford, submergé par l'émotion devant une salle médusée. Il y a eu l'émotion plus en retenue, d'autant plus touchante, d'Andy Garcia qui, à travers le film qui lui a consacré le festival pour son hommage, a vu là la preuve de  la concrétisation de ses rêves ; un jury abordable et dynamique. Et puis Steven Soderbergh qui a présenté en avant-première le décevant « The Informant ! » ; Robin Wright Penn dont j'ai découvert l'impressionnante étendue du talent dans « Pippa Lee » ; Julia Migenes pour le concert d'ouverture illuminé de sa lyrique exubérance ; la clôture sur un air d'une nostalgique réminiscence, celui de Michael Jackson ;  les facétieux ZAZ lors de leur hommage ; le poignant « Like Dandelion dust » de Jon Gunn avec Mira Sorvino ; la sympathique comédie « La proposition » de la déjantée Anne Fletcher. Des films souvent avec des thèmes forts (« Cold souls », « The Time traveler's wife », « Sin nombre », The messenger »...) et des interprétations marquantes ( « City Island », « Pippa Lee », « Julie et Julia », "Me and Orson Welles"...) mais souvent des scénarii bâclés et une sensation d'inachevé.

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Jean-Loup Dabadie et Elsa Zylberstein rendent hommage à Andy Garcia
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L'acteur Cristian Mc Kay, incroyable en Orson Welles dans "Me and Orson Welles"
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Avec Humphrey, à Casablanca ou peut-être bien au lounge Orange... Merci à ma photographe "Cinémaniac".

Mais agréable seulement parce que, pour la première fois, parmi les vingt projections auxquelles j'ai assistées (10 films en compétition et 10 avant-premières) je n'ai eu aucun coup de cœur pour un ou plusieurs des films présentés. Même si je reconnais la force du propos de certains d'entre eux ou de leurs interprètes, aucun film ne m'a réellement enthousiasmée alors qu'il y en avait toujours plusieurs les années précédentes.

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L'éxubérante Julia Migenes lors de son concert pour l'ouverture du festival
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Remise du prix littéraire à Colum Mc Cann pour "Et que le vaste monde poursuive sa course folle"

Mélancolique parce que Deauville est intrinsèquement mélancolique, d'une mélancolie poétique qui endolorit chaleureusement les pensées, et ne cessera jamais de m'envoûter.

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Harrison Ford avec un deuxième s en prime. Euh...
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L'une de mes "cantines": l'incomparable Miocque
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Avec Crocodile Dundee (en réalité une des sculptures de Richard Orlinski avec lesquelles seraient repartis certains invités...)  dans la cour de l'hôtel Normandy
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blogdeauville602.jpgEnsoleillée, pas seulement grâce à une météo radieuse, et malgré la noirceur de certains films en compétition qui, bien que de qualité inégale, de par leur  diversité, ont témoigné de la vitalité du cinéma indépendant américain. Deauville pourrait même devenir un festival s'affirmant comme politique ou du moins engagé  (avec la compétition mais aussi les Docs de l'Oncle Sam que je regrette d'avoir manqués cette année) et se donner une mission de découvreur de talents (mission déjà accomplie si on regarde la liste des films primés les années précédentes de « Being John Malkovich » à « The Visitor », en passant par « Little miss sunshine »). C'est ainsi un film sur les conséquences de la guerre en Irak sans distributeur qui a été primé, un film d'Oren Moverman avec Woody Harrelson. Le prix du jury ex aequo attribué à "Sin Nombre" de Cary Joji Fukunaga s'inscrivait aussi dans cette optique mettant en lumière  les brûlures et les parts d'ombres de l'Amérique du Sud.

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Rencontre impromptue avec le photographe Dominique Saint sur les planches qui m'a proposée cette séance photos improvisée, je l'en remercie.
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Et enfin, ce festival s'est révélé initiatique parce que mon état d'esprit avait changé entre l'ouverture et la clôture, que j'ai compris que le présent aussi insensé puisse-t-il sembler n'annihile pas la douceur des souvenirs,  mais qu'au contraire il se fortifie et s'éclaire grâce à eux.

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Le jury palmarès présidé par Jean-Pierre Jeunet avec le lauréat ex-aequo du prix du jury: Cary Joji Fukunaga pour "Sin nombre"
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Le jury "Révèlation" présidé par Maïwenn

Merci à Orange, notamment pour m'avoir permis de faire gagner des pass à 18 d'entre vous, et pour l'accueil toujours chaleureux au lounge Orange, au Public Système Cinéma pour l'accueil, de plus en plus cordial, notamment à Clément.R, et à mes acolytes festivaliers d'un jour ou de plusieurs et aux trois cinéblogueuses pour leur charmante compagnie.

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Le pass pour le lounge Orange
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Le lounge Orange dans les jardins de l'hôtel Royal
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Dans le hall de l'hôtel Normandy

A suivre : un article sur les films en compétition de ce 35ème Festival du Cinéma Américain de Deauville avec notamment la critique de « The messenger » et « Sin nombre ». Quant aux critiques des avant-premières elles seront mises en ligne à l'approche des sorties en salles des films en questions et notamment les critiques des trois films que je vous recommande « Like Dandelion Dust », « Pippa Lee », « City Island ».

Toutes les photos de cet article sont la propriété exclusive de Sandra Mézière pour inthemoodforcinema.com et inthemoodfordeauville.com . Pour toute utilisation, me contacter à inthemoodforcinema@gmail.com .

16:11 Ecrit par Sandra.M dans FESTIVAL DU CINEMA

16.07.2009

Inthemoodfordeauville.com en vacances...

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Deauvilleaffiche.jpgQuand vous lirez cette note, je serai déjà loin mais rassurez-vous vous pourrez retrouver l’actualité cinématographique quotidienne, sur Inthemoodforcinema.com et sur Inthemoodfordeauville.com, le 10 août avec, dès mon retour en France, de nombreuses nouveautés et le programme détaillé et commenté du 35ème Festival du Cinéma Américain de Deauville que vous pourrez suivre en direct sur ces deux blogs, du 4 au 13 septembre 2009.

J’emporte de nombreux romans dans mes bagages  (dont certains ont fait l’objet de récentes adaptations cinématographiques, je vous en parlerai donc au retour) mais aussi des envies d’écrire et d’insouciance,  des projets utopiques, des tas de souvenirs hétéroclites et insaisissables d’une année riche d’imprévus exaltants, de rencontres palpitantes et enrichissantes, de mystères et de visages insondables et déroutants, d’instants diaboliquement ou majestueusement cinématographiques.

prix_elle.jpgOutre mes articles concernant le 35ème Festival du Cinéma Américain de Deauville, dès mon retour vous pourrez lire de nouvelles critiques littéraires des premiers romans que j’aurai reçus en tant que membre du jury du Prix des Lectrices de Elle 2010 mais aussi des nouvelles promises à l’image de celle-ci, et (peut-être) quelques articles concernant ces vingt-cinq jours exaltants qui m’attendent si je me décide à lever le voile mystérieux dont j’aime entourer cette précieuse évasion. D’ailleurs comme de nombreux voyages s’annoncent prochainement, je pense aussi y laisser une plus large place sur inthemoodforcinema.com.

 Comme je ne pouvais pas vous laisser  sans quelques conseils cinématographiques voici, ci-dessous, quelques films en DVD et à l’affiche dont vous pourrez lire mes critiques en cliquant sur les titres des films concernés :

Sorties DVD:

 -          « Gran Torino » (sortie DVD : le 1er juillet)

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-          « Slumdog millionaire » (sortie DVD : le 15 juillet)

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-          « Les Noces Rebelles » (sortie DVD : le 21 juillet)

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-          «  Largo Winch » (sortie DVD : le 28 juillet)

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-          - « J’irai dormir à Hollywood » (sortie DVD : le 10 juin )

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-          « L’Etrange histoire de Benjamin Button » (sortie DVD le 5 août)

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Et, toujours à l’affiche : 

« Public Enemies » de Michael Mann

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« Whatever works » de Woody Allen

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« Harry Potter et le Prince de sang-mêlé » de David Yates

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 ou encore, pour les plus jeunes, « L’âge de glace 3, le temps des dinosaures » (qui bat actuellement des records d’entrées, ayant ainsi effectué le meilleur démarrage Paris/périphérique de tous les temps avec 180008 entrées) et « Là-haut » (sortie en salles : le 29 juillet).

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…sans oublier les classiques du septième art qu’Inthemoodforcinema.com vous recommande toujours (cliquez ici pour accéder à toutes mes critiques de classiques du cinéma.) 
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Il vous reste aussi quelques jours pour profiter de l’exposition Jacques Tati  (jusqu'au 2 août) ainsi que du cycle Michael Mann à la Cinémathèque (jusqu'au 26 juillet) pour lequel, inthemoodforcinema.com, en partenariat avec la Cinémathèque, met 20 places en jeu. Cliquez ici pour connaître le règlement du concours et participer.

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Je vous propose aussi la nouvelle bande-annonce d « Inglourious Basterds » de Quentin Tarantino que je vous recommande de courir voir lors de sa sortie en salles le 19 août et dont vous pouvez lire ma critique en cliquant ici

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Je vous propose également deux teasers d’ « Un Prophète » de Jacques Audiard (sortie en salles: le 26 août), mon autre coup de cœur du Festival de Cannes 2009.

 

 

Je vous parlerai bien entendu à nouveau de ces deux films lors de leurs sorties en salles.

 J’en profite pour vous rappeler que vous pouvez suivre ce blog sur Twitter et sur sa Page Facebook.

 Je demeure joignable, même pendant les vacances,  à inthemoodforcinema@gmail.com .

 A très bientôt, le 10 août.

 Cinématographiquement vôtre.

 Sandra.M

00:05 Ecrit par Sandra.M dans EDITORIAUX | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, deauville, vacances, festival | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

26.06.2007

Editorial : plongez avec moi "in the mood for Deauville"!

bd068f00db860b3b409f7e7153bc533c.jpgLes Journées Romantiques du Festival de Cabourg, ses mots bleus et ses instants fragiles, résonnent encore sur la Promenade de Proust et dans ma mémoire de festivalière insatiable  que la Normandie s’apprête déjà à accueillir un autre festival, celui qui a été créé par André Halimi et Lionel Chouchan, il y a 33 ans déjà : le Festival du Cinéma Américain de Deauville. Deauville, elle non plus jamais avare de recherches du temps perdu, teintée de mélancolie lumineuse, pourrait aussi célébrer le romantisme qu’elle symbolise d’ailleurs à de nombreux égards. A proximité des plages du débarquement et à quelques kilomètres du célèbre mémorial de Caen, le 21ème arrondissement de Paris a pourtant et logiquement choisi le cinéma d’Outre-Atlantique, là où l’Histoire de France est indissociable de celle des Etats-Unis.

12c101a655697b98bfbdf0e3fbb61c6b.jpgCe Festival du Cinéma Américain de Deauville, le premier auquel j’ai assisté, je le connais plus que bien, depuis ce jour de 1994 où je me retrouvai à Deauville, un jour de Festival du Cinéma Américain évidemment. Un beau jour de 1994… Hasards et coïncidences comme les affectionne un célèbre inconditionnel de Deauville dont une place, inaugurée l’an passé, porte enfin le nom. Hasards et coïncidences, comme je les affectionne aussi.

Puis, j’y ai fait partie d’un jury de cinéphiles en 2000 et ensuite d’un 40515de908845191426b311b82771049.jpgjury de cinéphiles de son Festival du Film d10bbb46bab5ef79d6ed75c1aff2f767.jpgAsiatique en 2005, son petit frère du mois de mars qui grandit magnifiquement et attire chaque année davantage de cinéphiles.

J’ai fêté ensuite les 25 ans du festival, puis ses 30 ans et demain ses 33 ans. J’ai donc décidé cette année de lui consacrer un blog entier, à l’image de celui que j’ai créé pour les 60 ans du Festival de Cannes : In the mood for Cannes.

 Depuis 1994, chaque année, début septembre, quoiqu’il arrive, la rentrée se déroule pour moi au Festival du Cinéma d00a97f75b86b9ac3e764d375be52d8f.jpgAméricain de Deauville, de l’ouverture à la clôture. Rendez-vous délicieusement immuable. Malgré la tentation vénitienne. (La Mostra de Venise se déroule presque toujours en même temps que le Festival du Cinéma Américain de Deauville).

 Deauville c’est Hollywood et Sundance à la fois, depuis l’instauration de la compétition de films indépendants en 1995. Ce sont les blockbusters et les films indépendants. Deauville, c’est un tapis rouge auquel sied mieux le noir et blanc 58da7c34360d2c1a9c300c783593ab9c.jpgnostalgique. Terre de contrastes et paradoxes. C’est Al Gore qui vient présenter son sidérant  documentaire contre le f584dec25b8ccc663b8d7af939d10451.jpgréchauffement climatique et dire des "vérités qui dérangent". Ce sont aussi les films au dénouement desquels flotte glorieusement et insolemment la bannière étoilée. Deauville, c’est la discrétion et la tonitruance. C’est Cannes sans l’exubérance. C’est le luxe avec la convivialité. Ce sont les premiers balbutiements de jeunes cinéastes et la consécration de leurs aînés. C’est Kirk Douglas qui marche difficilement mais non moins majestueusement sur la scène du CID. C’est James Coburn et son flegme légendaire qui envoûtent le Salon des Ambassadeurs. C’est Laurent Bacall qui vient accompagnée de Nicole Kidman. Le cinéma d’hier y côtoie celui d’aujourd’hui et l’un et l’autre s’enrichissent mutuellement. Deux époques se rencontrent, deux Amérique aussi.  C’est ba60934e1d454c6a67f50bc7342c61c0.jpgainsi Gus Van Sant qui vient présenter Gerry, la quintessence du film indépendant, non moins sublime. C’est aussi Sylvester Stallone qui vient présenter son dernier film. C’est un festival qui satisfait à la fois les amateurs de cinéma d’action et les cinéphiles les plus exigeants, les spectateurs et les "professionnels de la profession". Ce sont James Ellroy, Meryl Streep, Geena Rowlands ou tant d’autres qui stupéfient l’assistance lors de mémorables conférences de presse. C’est Cyd Charisse qui esquisse quelques pas de danse sur la scène du CID. Ce sont des soirées interminables à refaire le monde du cinéma sous les 10a10e99f94f8827d5dc0d7f75dbd8c0.jpgétoiles dans la villa Canal plus-Orange-Cartier, selon les époques et les sponsors, et pas seulement les étoiles de la bannière. C’est Paul Haggis qui y gagne ses premiers galons de réalisateur en remportant le grand prix du festival avec Collision, qui sera ensuite couronné par les Oscars. Ce sont Steve Buscemi ou Charlie Kaufman qui y donnent de passionnantes leçons de cinéma. C’est Joel Grey qui entonne avec grâce quelques notes dans un CID silencieusement 99d824912fa7a612663ca039f294cf7c.jpgattentif. C’est le charismatique Al Pacino qui ne peut retenir ses larmes d’émotion.  Ce sont les applaudissement effrénés pendant la projection de Tigre et Dragon d’Ang Lee. Ce sont Clint Eastwood, Tom Hanks, Morgan Freeman, Harrison Ford, Steven Spielberg, Sydney Pollack et tant d’autres prestigieux invités habitués des Planches. C’est la présence d’un trio b49e253435d36f46dd50d428b748d7b7.jpginoubliable et inégalable : Spielberg-Lucas-Coppola. Ce sont Tom Di Cillo, Jonathan Nossiter, Karyn Kusama, John Cameron Mitchell… qui ont vu leurs films présentés en compétition officielle, couronnés.  

Ce sont les derniers feux de l’été, souvent les plus brillants et intenses, qui auréolent les 36dd16a8f594e0e3887657b625a6bd8a.jpgPlanches d’une luminosité incomparable comme sortie d’un songe d’une nuit d’été. Des feux de couleurs bleu blanc 92c1448339d217ca77ea260ed13c70cd.jpgrouge. Comme un film de Kieslowski. A Deauville, le cinéma américain se met en effet à l’heure européenne. Deauville, c’est ainsi aussi le prix Michel d’Ornano qui récompense le meilleur traitement de scénario de long métrage d’un jeune scénariste français. C’est encore le Panorama,  et le prix littéraire.  Ce sont aussi les hommages qui ont amené à Deauville les plus grands noms du cinéma américain. C’étaient auparavant des courts métrages de grande qualité dont on peut regretter 8e7f00aec252ad4be8da109534618d34.jpgla disparition de la compétition il y a quelques années et dont nous espérons le retour pour cette édition 2007. Ce sont enfin et surtout tous ces souvenirs indicibles amoncelés qu’un édito ne pourrait retranscrire… Deauville ne ressemble à aucun autre festival.

Depuis, j’ai découvert beaucoup d'autres festivals de cinéma. Deauville reste celui qui me tient le plus à cœur. Plus qu’ailleurs (ma) vie et  (mon) cinéma y sont indissociables. Plus qu’ailleurs, rires et mélancolie, présent, avenir et nostalgie s’enlacent dans un joyeux et revigorant tumulte.

34617da77f55cffeabc2e2df5c983761.jpgJ’espère donc vous faire partager cette passion, vous donner à votre tour envie d’arpenter225c4cd601773e09c55b801e42bf57a2.jpg nonchalamment et rêveusement les planches sur lesquelles s’égrènent les noms de tous ceux qui ont laissé une empreinte et un souvenir vivace dans la mémoire de ce festival,  vous donner envie de vous laisser conquérir par un cinéma différent,  vous donner envie de faire les Christophe Colomb du septième art, découvreurs de l’Amérique, d’une autre Amérique parfois, blessée et moins insolente, ou à défaut  vous faire vivre ce festival comme si vous y étiez.

De nombreux liens figurent déjà sur ce blog, n’hésitez pas à les parcourir, d’autres viendront s’y ajouter. N’hésitez pas non plus à me communiquer des adresses de sites, blogs ou de pages internet consacrés au Festival du Cinéma Américain de Deauville.

86a7fe30f46f7339fcdbf48115684f74.jpgCe blog sera dans le même esprit que mon blog consacré au Festival de Cannes, avec des 332dbdee18ca060bb01743f2566f0f13.jpginterviews, des vidéos, des sondages, toutes les informations pratiques pour venir au festival, le programme détaillé, des reportages sur l’atmosphère du festival, et bien entendu de très nombreuses critiques de films.

 Il s’inscrit aussi dans la continuité de mon blog principal In the mood for cinema classé parmi les 70 « blogs qui comptent », tous domaines confondus, par le Guide des Relations presse et de la communication 2007 (tout en relativisant la subjectivité de ce classement, bien entendu), également seul blog référencé sur le site officiel du Festival du Cinéma Américain de Deauville 2006, un blog sur lequel vous trouverez notamment mon compte-rendu du Festival du Cinéma Américain de Deauville 2006.

Pour toute information, site, publicité à me demander ou communiquer, avant et pendant le festival, vous pouvez me contacter à l’email suivant : festival.cinema@laposte.net .

38f80be9ef579ba2c18bfc17d68e48d0.jpgJe vous invite également à laisser vos souhaits concernant ce blog et vos éventuelles suggestions, b8b158128ef874c6a875e36b4af82878.jpgdans les commentaires ci-dessous.

Vous pourrez bientôt trouver sur ce blog toutes les informations concernant ce festival et bien entendu il sera alimenté quotidiennement et en direct pendant le festival de Deauville.

 Nous savons pour l’instant seulement que cette 33ème édition se déroulera du 31 août au 9 septembre. Patience : le programme et les jurys devraient bientôt et progressivement être dévoilés !

A Deauville, plus qu’ailleurs ma devise empruntée à Saint-Augustin s’applique : « Celui qui se perd dans sa passion est moins perdu que celui qui perd sa passion ». Egarez-vous dans cet ensorcelant labyrinthe cinématographique et plongez avec moi « in the mood for Deauville »!

Sandra.M

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Photos  © Sandra.M